23/04/2016

Les derniers miliciens formés sur F-5 « Tiger II » !

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La carrière des « bons vieux » Northrop F-5 E/F « Tiger II » touche à sa fin et avec elle, la dernière école de recrue de soldats d’aviation formés sur le vénérable chasseur. Dorénavant, l’école de recrue pour soldats d’aviation se consacrera uniquement aux Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».

La première volée de soldat de milice formé sur F-5 E/F s’est déroulée durant l’été 1981, il y a 35 ans à Payerne. La deuxième école de recrues a pris fin le 9 novembre 1982 dans l'Oberland bernois.

Ces miliciens qui font voler nos aéronefs :

Certes, les soldats d’aviation de milices n’effectuent les tâches les plus complexes sur les aéronefs militaires, les professionnels sont là pour y répondre. Mais le soldat de milice est un élément clef au bon fonctionnement de notre aviation. Durant les premières semaines de l'école de recrues, les recrues sont incorporées au sein des différents groupes spécialisés sur la base de tests. Les fonctions ci-après sont entre autres instruites à l’école de recrues d’aviation : aide-mécanicien, mécanicien et électromécanicien sur hélicoptères Super Puma/Cougar, EC635 aide-mécanicien d’aviation, aide-mécanicien sur armes et mécanicien pour F-5 Tiger ou F/A18 Hornet, ferblantier d’aviation, électricien et mécanicien-électricien. En outre, une formation comme ordonnance d’aérodrome, comme soldat de piquet de sauvetage, de transmission et de poste de commandement d’engagement ou comme soldat chargé de la sécurité des ouvrages est également possible.

C’est ainsi que durant 35 années, des milliers de jeunes suisses ont œuvré sur les aérodromes au bon fonctionnement du Tiger II. Reste maintenant à trouver un successeur à celui-ci !

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Photos : Peinture spéciale sur un F-5 E pour la dernière ER 2 Miliciens au travail de réarmement sur les canons d’un F-5@ DDPS

 

 

 

 

22/04/2016

Début des essais pour le Su-25SM3 !

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La nouvelle version de l’avion d'attaque au sol Sukhoi Su-25SM3, surnommé "char volant", a débuté ses premiers essais en vol. Ces tests vont permettre de mettre à l’épreuve les nouveaux systèmes intégrés à l’avion et d’en valider le fonctionnement.

Si, le programme tient ses promesses, les forces aérospatiales de russes recevront les premiers appareils modernisés avant la fin de l’année.

Le Su-25SM3 "Frogfoot" : © SPUTNIK. RAMIL SITNIKOV

Les Sukhoi Su-25SM3 sont destinés à détruire, par tout temps et de jour comme de nuit, des cibles mobiles comme des chars d'assaut ou des véhicules blindés. Ce véritable « char volant » peut pulvériser ces derniers, mêmes s’ils sont protégés contre les attaques aériennes par des lance-missiles sol-air.

La nouvelle version «  SM3 » d'attaque mise à niveau est équipée d’un nouveau système de navigation PrNK-25SM-1, comprenant les éléments suivants: un système embarqué de calcul numérique, un écran couleur BTsU-25S couplé à un système de calcul MFTsI-0332M multifonctions, un laser optique SOLT-25 à imagerie thermique . En outre, le Su-25SM3 est doté du système de communication KSS-25 et le nouveau système de guerre-électronique Vitebsk-25, ainsi que les contre-mesures électroniques de type L370K25, qui protège la plate-forme individuelle contre tout autre aéronef et contre différents radars et missiles air-air guidés.

Les Su-25 seront également dotés du systèmeT-SOK-DLC-130-03 de télévision de bord pour le suivi des objectifs et un nouveau système de contrôle de l'armement le SUO-39M.

En ce qui concerne l'armement, le Su-25SM3 pourra utiliser les missiles Kh-58USH (code OTAN AS-11 'Kilter'), les Kh-25ML (AS-10 'Karen') et le Kh-29L (AS-14 «jas») à missiles à guidage laser, sans oublier les missiles à guidage optique comme les Kh-29T / TD / TE, ainsi que les KAB-500S (assistés par satellite) et KAB-500KR, soit les bombes aériennes TV-assistée. Chaque appareil sera capable de transporter deux missiles R-73 à courte portée air-air pour l'autodéfense.

L'avion sera également en mesure d'emporter un large éventail de bombes non guidées comme par exemple les FAB-500, OFAB-500U, OFZAB-500 et des roquettes S-13, S-24 et S-25. L’avion est armé d'un canon 9A623 de 30mm.

 

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Photos : Prototype du Su-25SM3 @ Sergy

 

 

Le Mitsubishi X-2 a effectué son vol inaugural !

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Le Mitsubishi X-2 a effectué son vol inaugural au départ de l’aéroport de Nagoya au Japon. Le Japon devient ainsi, le quatrième pays à tester en vol son propre avion de combat furtif.

L’avion a décollé ce matin de l'aéroport de Nagoya au centre du Japon à 08h50, pour ensuite venir se poser à 09H13 sur l’aérodrome militaire de Gifu. Durant ce court vol, le pilote d’essais a effectué les opérations de base de vérification des systèmes de l’avion. Après le vol, le pilote d'essai a déclaré que l'avion était "extrêmement stable" et que celui-ci, réagissait à l’identique aux vols de simulation.

L'avion, désigné auparavant ATD-X, est conçu pour permettre au Japon d’explorer les technologies de combat avancées, telles que la furtivité, la poussée vectorielle, les systèmes de capteurs avancés et la liaison des données.

Le gouvernement japonais prendra sa décision en vue du remplacement des avions de combat actuels à la fin du mois de mars 2019. C’est à ce moment qu’il sera décidé, si le Japon développe un nouvel avion de combat basé sur le prototype du X-2.

En cas de décision positive, le futur appareil dérivé du X-2 disposera de moteurs plus puissants que ceux testés aujourd’hui. De plus, la capacité d’emport d’armement devra être augmentée. Le Mitsubishi X-2 est long de 14 mètres est doté d’une motorisation développée par IHI Corp. l’avion dispose d’une masse maximale au décollage de 13.000 kg, un plafond de pratique de 65.000 pieds, un niveau maximum de Mach 2,25 (1,82 en mode Supercruise) et un rayon d’action de 761 km et 2900km avec réservoirs largables. Selon l’avionneur japonais, le développement du X-2 a coûté près de 366 millions de dollars à ce jour.

 

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Photos : Le premier vol du X-2 @Mitsubishi Heavy Industries

 

 

21/04/2016

Les USA ont besoins de 175 à 200 bombardiers stratégiques !

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Selon l’US Air Force Global Strike Command (AFGSC), soit l’unité de commandement des missions nucléaires des Etats-Unis, les besoins en ce qui concerne la dotation en bombardiers stratégiques seraient de 175 à 200 appareils.

Actuellement, l’AFGSC prépare la publication d’une analyse de ses besoins en ce qui concerne la future flotte combinée de bombardiers stratégiques et conventionnels. Le groupe de travail, a par ailleurs, confirmé cette semaine que le nombre définitif de bombardier sera basé autour d'une exigence opérationnelle "minimum" portant sur 100 Northrop-Grumman B-21, soit le nouveau bombardier stratégique de l’US Air Force.

La situation aujourd’hui :

L’US Air Force compte actuellement, un total de 159 bombardiers dans son inventaire qui comprend les flottes de B-1B, B-52H et B-2A.

Le B-21, future épine dorsale :

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L’entrée en service du futur Northrop-Grumman B-21 se fera progressivement à partir de 2025, si tout va bien. Il remplacera en priorité les Boeing B-52H « Stratofortress » et les Rockwell B-1B et finalement l’actuel Northrop B-2.Mais, avant d’en arriver là, le B-21 volera avec un mélange des aéronefs actuellement en service.

Rappel :

Le programme du B-21 LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif, capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la stratégie militaire américaine future dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient. Le budget estimé pour le développement et la production du B-21 s'élève à 33,1 milliards de dollars pour la période 2015-2024. Le coût unitaire estimé est 606 millions.

La problématique des coûts :

A travers cette étude, l’US Air Force Global Strike Command prépare lentement, mais sûrement la dure réalité, que celle des coûts du futur programme de bombardier B-21. En effet, le budget actuel de l’Air Force permettra tout juste de construire 100 B-21. Hors, pour espérer pouvoir disposer de 175 à 200 nouveaux bombardiers et remplacer complètement les trois aéronefs en service, l’Air Force aura besoin de près de 80 milliards de dollars, uniquement pour ce projet. Les initiant de ce groupe de travail compte donc sur le temps pour obtenir les fonds nécessaires à l’objectif. En effet, il faudra du temps pour fabriquer B-21 en plus d'organiser et de former le personnel navigant et la maintenance. L’objectif principal est de s’assurer pour l’instant que les exigences du commandement central des États-Unis en vue de la modernisation de la flotte de bombardement seront possibles.

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Photos : 1 Rockwell B-1B 2 B-21 @ Northrop-Grumman 3 B-52H @ USAF

 

Swiss mettra en service le CS100 en juillet !

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Zürich, la compagnie SWISS confirme la mise en service du Bombardier CSeries CS100 en juillet prochain. L’avion doit progressivement venir remplacer la flotte actuelle composée d’Avro RJ100.

Premier vol commercial :

Le premier vol commercial est planifié pour le vendredi 15 juillet : sous le numéro de vol LX638, il décollera à 12h30 de Zurich à destination de Paris-Charles de Gaulle où son arrivée est programmée à 13h50. Le vol retour LX639 est prévu avec un départ de Paris à 15h15 pour se poser à Zurich à 16h30.

Les destinations du CS100 :

Hormis Paris, le CS100 sera utilisé en direction des aéroports de Manchester, Prague et Budapest. Varsovie et Bruxelles rejoindront le réseau du nouvel avion un peu plus tard, puis en septembre par Nice, Stuttgart, Hanovre, Milan, Florence et Bucarest.

Le CS100 de SWISS :

Le nouvel appareil de la compagnie sera aménagé pour recevoir 125 passagers avec des rangées de cinq sièges de front (2-3). A pleine charge, l’appareil disposera d’un rayon d’action de 3.650 km avec une masse maximale au décollage (MTOW) de 52.600 kg en configuration standard.

Le CS100 de Bombardier va permettre à la compagnie d’économiser du carburant et de réduire le bruit. En effet, grâce à des réacteurs associés à des systèmes et matériaux de dernière génération indique le CS100 est deux fois moins bruyant pour la sensation auditive humaine que d’autres types d’avion comparables. Sa consommation de carburant est d’environ un quart inférieure à celle de l’Avro RJ100 actuellement en service, ce qui équivaut à une réduction des émissions de CO d’environ 90.000 tonnes par an.

L’intégration des Bombardier CS100 dans la flotte européenne de SWISS s’accompagne en outre de la création de 150 emplois parmi le personnel de cabine.

 

Photo : le premier CS100 de SWISS @ Bombardier