16/02/2016

Avation PLC commande des ATR 72-600 !

ATR_72-600_ATR_house_colors_F-WWEY_-_MSN_98_(9739890333).jpg

La société de leasing Avation PLC basée à Singapour a passé commande pour 5 nouveaux appareils de type ATR 72-600. D'un montant d'environ 130 millions de dollars au prix catalogue, cet achat porte à 35 le nombre total de commandes fermes d'ATR 72 passées par Avation PLC depuis son premier achat d'ATR, en 2011.

La société Avation PLC a déjà pris livraison de plus de 20 ATR 72, principalement des ATR 72-600 qui volent actuellement aux couleurs de Virgin Australia, Flybe (pour Scandinavian Airlines), UNI Air (Taïwan), Air India et Fiji Airways. Les livraisons des autres ATR 72-600 commandés s'échelonneront jusqu'à 2018.

L'ATR 72 a été développé sur la base de l'ATR 42 pour en augmenter la capacité (de 48 à 78 sièges). La longueur du fuselage a été augmentée de 4,5 mètres, l'envergure a été augmentée ainsi que la puissance des moteurs et la capacité en carburant (10 %). l'ATR 72 fut annoncé en 19861 et fit son premier vol le 27 octobre 1988. Exactement un an après, le 27 octobre 1989, Finnair fut la première compagnie à exploiter l'appareil2. Au début de l'année 2013 ATR comptait ainsi des commandes nettes pour 1254 avions (437 ATR 42 et 817 ATR 72), dont plus de la moitié depuis 2005. En effet si la société a connu des problèmes financiers dans les années 2000, la flambée du prix du pétrole a ravivé l’intérêt des compagnies aériennes pour l'avion qui s'est révélé très économe. L’ATE 72-600 sont équipés des moteurs PW127M de Pratt & Whitney Canada. Le cockpit bénéficie d'écrans EFIS et d'un ordinateur multi-fonction (multi purpose computer) qui augmente son efficacité (maintenance). La nouvelle avionique est fournie par Thales.

Le premier vol de l'ATR 72-600 est intervenu le 24 juillet 2009. La certification civile est obtenue de l'EASA à la fin du mois de mai 2011. Le premier ATR 72-600 a été livré à la compagnie marocaine Royal Air Maroc en aout 2011.

 

Photo : ATR 72-600 @ ATR Aircraft

 

15/02/2016

La Grèce va moderniser ses P-3B « Orion » !

784.jpg

Athènes, la Force aérienne hellénique (HAF) prévoit un budget de 141,9 millions de dollars pour la modernisation de ses cinq avions de patrouille maritime (MPA) de type Lockheed P-3B « Orion ». Ce programme permettra également de réactiver cette flotte d’avions, actuellement stockée en « cocon » pour des raisons financières.

La mise à jour :

Le contrat de modernisation à mi-vie (MLU) des P-3B « Orion » grecs sera effectué en collaboration avec la Division Central de l’US Naval Air Warfare, qui fournira les kits de matériel pour la mise à niveau et la modernisation des aéronefs. De plus, ce contrat prévoit la maintenance par étapes, une intégration d’un nouveau système de mission, nouvelle avionique et d'autres matériels et services auxiliaires. Par ailleurs, il est prévu en fonction de l’état de fatigue des appareils un remplacement des ailes, d’une partir du fuselage central pour d’autres ainsi que le stabilisateur horizontal.

Selon le Département américain de la Défense (DoD), cette mise à jour de la flotte des P-3B devrait être terminée d'ici la fin de juillet 2019 et augmentera la durée de vie de l'avion pour 15.000 heures, soit l'équivalent de 20 années de service normal.

La Force aérienne hellénique possède cinq P-3B figurant dans son inventaire et qui ont été mis en service 1996. Les appareils sont affectés à l’Escadron 353 basé à Elefsis près d'Athènes. Lors de la crise financière, l'ensemble de ces appareils ont été entreposés, en attendant une décision sur le projet de modernisation.

Rappel :

Le Lockheed P-3 « Orion » est un quadrimoteur à hélices. Le P-3 Orion est un dérivé militaire du projet d'avion civil Lockheed L-188 «Electra»qui a été abandonné. En 1957, l’USN fait part de son besoin d'avoir un remplaçant à ses P2 «Neptune» vieillissant et encore doté de moteurs à pistons. Lockheed est sélectionné pour le développement de l'appareil.

Un premier prototype désigné YP3V-1 est construit. Il effectua son premier vol le 25 novembre 1959. Par rapport au modèle civil, dont il est issu, il est plus court de 2,24 m et est modifié pour accueillir une soute à bombes.

Ses essais effectués, il fut mis en production sous le nom de P-3A. 157 appareils de ce type furent construits. Il fut mis en service pour la première fois dans les forces armées des États-Unis en 1962.  Ils étaient équipés de propulseurs Allison T56-A-10W de 4 500 chevaux et du même système tactique que le P2V-7. À partir du 109e appareil, celui-ci fut remplacé par un système Deltic plus moderne tandis que les avions déjà en service furent rétrofités avec ce système.

Une seconde version vit le jour sous le nom de P-3B et fut construite à 145 exemplaires. Les différences avec le P-3A résidaient dans une nouvelle motorisation, des Allison T56-A-14, et la possibilité d'emporter des missiles AGM-12 Bullpup.

 

893.JPG

Photos : P-3B « Orion » de l’HAF@ HAF

 

L’AW169 entre en service en Angleterre !

aw169-kss1-2x.jpg

Finmeccanica, (AgustaWestland) a livré à la société Specialist Aviation Services le premier hélicoptère de type AW169. L'hélicoptère est également le premier à être livré à un client au Royaume-Uni et entrera en service auprès de Surrey Air Ambulance Sussex Kent après l'installation d'un intérieur médical avancé par le spécialiste Aviation Services.

L’AW169 fait partie de la famille des hélicoptères de nouvelle génération qui comprend les AW139 et  AW189. Ces hélicoptères possèdent tous les mêmes caractéristiques de vol de haute performance et des caractéristiques de sécurité tout en disposant d’un cockpit commun avec écrans tactiles. La philosophie et la conception de la maintenance est également commune aux trois modèles.

Lancé au Salon aéronautique international de Farnborough en juillet 2010, l’AW169 a rapidement trouvé le succès du marché, avec plus de 100 appareils en commande. L’AW169 a été conçu en réponse à la demande croissante du marché, pour un hélicoptère qui offre des performances élevées, répond à toutes les dernières normes de sécurité et possédant des capacités multi-rôles. L’AW169 intègre plusieurs nouvelles fonctionnalités technologiques, pour fournir les plus hauts niveaux de sécurité et les avantages opérationnels pour ses clients. Des technologies de nouvelle génération sont intégrées dans le système du rotor, les moteurs, la production d'électricité et l’avionique.  La transmission est électrique, ainsi que les systèmes de distribution.

agusta-westland-signing-ceremony.jpg

 

Photos : 1 l’AW169 à son arrivée 2 Cérémonie de livraison@ AgustaWestland

14/02/2016

Les enjeux du remplacement des F-16 belges !

342.jpg

Bruxelles, en juin 2014, le ministère de la Défense a adressé à cinq avionneurs, une première demande d'informations dans le but de préparer le lancement de la compétition en vue du remplacement des avions de combats Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980.

Situation de la flotte de F-16 :

Au printemps dernier, la Belgique avait anticipé le long processus d’évaluation en se lançant dans une dernière mise à jour de sa flotte de F-16, celle-ci doit permettre à l’avion de tenir une dizaine d’années, le temps de voir venir le nouvel appareil. Les F-16 belges auront atteint la limite d’âge en 2023.

Le projet :

En décembre dernier, le ministre de la défense Steven Vandeput a annoncé que, grâce à un plan stratégique en cours d'approbation, 34 nouveaux combattants seraient acquis pour une enveloppe estimée à 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Un appel d'offres va être publié à la mi-2016 pour un choix en 2018 et permettre le début des livraisons en 2023.

Premières sélections : 

La Belgique a lancé une première demande d’information qui lui a permis d’évaluer les coûts en vue de l’établissement du budget. L’appel d’offre officiel qui sera effectué prochainement servira à établir une «Short List» qui conduira progressivement à la sélection finale d’un avion de combat. 

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants, le Lockheed-Martin F-35, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

Les questions de fond :

Tout paraît donc dans le meilleur des mondes, pour offrir une véritable compétition en vue du remplacement de la flotte de F-16 en Belgique. Sauf, qu’il y a un détail important qui risque de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN, devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique.

B-61_bomb.jpg

Commentaire :

La question de la B-61 est l’élément clef de cette compétition. Si d’aventure les politiques décidaient que le pays n’a plus intérêt à garder une telle compétence, alors la compétition serait bien réelle. On peut effectivement s’interroger sur la faisabilité que les Etats-Unis acceptent par exemple, de monter la B-61 sur le Rafale ou l’Eurofighter. Le secret militaire, les contraintes industrielles et politiques rendront l’exercice compliqué et donc irréaliste. Reste que la France pourrait de son côté proposer le Rafale avec le missile à tête nucléaire ASMP-A, histoire de faire d’une pierre deux coups. Il faudrait alors revoir le partenariat franco-belge et définir une doctrine commune. L'arsenal nucléaire français étant indépendant de celui  de l'OTAN, là encore rien n'est simple. On le voit, la question du remplacement des F-16 belges et sensiblement plus complexe qu’il n’y paraît.

 

1446821462.png.jpeg

Photos : 1 F-16 Belges @ FAB 2 La B-61 @USAF 3 F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

 

 

 

Un nouvel avion de transport russe !

Ilyushin_IL_106.jpg

La Russie a lancé un nouveau programme en vue du développement d’un nouvel avion de transport militaire lourd (PAK TA) en vue du remplacement à terme des Antonov AN-124.

Selon le directeur général de la société Ilyushin, Sergei Velmozhkin, le nouvel avion de transport en cours de développement en Russie, doit être en mesure d'atterrir sur des pistes non goudronnées avec une capacité d’emport de une charge utile de 80 à 100 tonnes. Le travail de conception est actuellement lancé et le premier pourrait intervenir d’ici 2022-2023.

 

Relance de l’II-106 ?

Ce qui est intéressant dans les rares informations distillées par les russes sur le futur avion de transport PAK TA, semble confirmer pour l’instant que le projet de base est assez proche du programme Ilyushin II-106 qui devait voir le jour au début des années 1990. L’avion était assez proche de l’actuel l'Il-76 et An-124, mais disposait d’ailettes et d’un fuselage relativement large et plus court. Avec une longueur de 58 mètres (190 pieds) et une envergure de près de 60 mètres. L'Il-106 aurait un poids maximum au décollage de 258 tonnes (569.000 livres), et d'un poids à vide de 135 tonnes métriques. Une vitesse de croisière de 820 à 850 km/h et capable de poser sur une piste non aménagée. La cabine mesurait six mètres de large et avait une longueur de 34 mètres pour une hauteur de 4,6 mètres.

Commentaire :

Que la Russie relance ou non le programme de Ilyushin II-106, elle nous prépare un nouveau très gros-cargo comme elle nous a habitué à le faire. Voilà encore un projet aéronautique qui va être très intéressant à suivre sur de nombreux points.

 

Photo : A l’origine une vue de l’II-106