09/08/2017

En désespoir, la Thaïlande va prolonger 14 F-5 !

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Bangkok, le gouvernement thaïlandais a dégagé un projet visant prolonger 14 avions de combat Northrop F-5E « Tiger II » de Royal Thai Air Force (RTAF) pour un montant estimé à 96 millions de dollars américains, faute de mieux.

Selon le programme la mise à niveau devrait être effectuée par Thai Aviation Industries (TAI), une société appartenant à l'État, et comprendra l'acquisition de systèmes acquis auprès d'entreprises israéliennes telles que Rafael Advanced Defense Systems et Elbit Systems. Ce projet qui concerne 14 avions se décline de la manière suivante : 4 appareils seront complètement modernisés, tandis que les 10 autres seront soumis à des travaux de modernisation axés sur le remplacement du système radar de l'avion non encore modernisé.

Modernisation des F-5 en Thaïlande :

La Thaïlande possède une flotte de 32 avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » acquis à la fin des années 1970. En 1988, une première mise à jour à conduit l’installation d’un nouveau HUD/WAC (Head-Up Display / Weapon Aiming Computer) GEC Marconi,  système de sonde AN/ALE-40 et un système d’alerte radar  AN/ALR-46 RWR (Radar Warning Receiver).

En 2002, une seconde mise à jour est confiée à la société israélienne Elbit qui un système de viseur de casque DASH II et un écran MFD (affichage multifonction) ainsi que des commandes de type : HOTAS (Hands On Throttle-and-Stick). En matière d’armement le sF-5 thaïlandais ont reçu le missile israélien  Rafael Python-3.

En 2015, la troisième mise à ne concernait que 15 appareils devant permettre de patienter avant l’arrivée des premiers Saab Gripen C/D et la modernisation de la flotte de F-16. Les appareils subirent une remise à niveau structurelle et l’installation du radar  Elta EL / M-2032 israélien des missiles air-air Python-5 et Derby. Le viseur de casque  DASH a été porté au standard  IV.

Une amélioration qui ne satisfait pas :

Cette nouvelle amélioration doit permettre à la RTAF de tenir en attendant mieux. D’une part ces 14 appareils vont venir remplacer 4 appareils qui sont  hors service et permettre de soulager la dotation en F-5 améliorés qui doit encore tenir bon jusqu’à la commande des troisième et quatrième tranches de JAS-39 Gripen C/D qui se font attendre faute de moyens financiers. Rappelons que la demande pour une troisième tranche avait été transmise par la RTAF au gouvernement Thaï en 2015 déjà, et devait être budgétisée l’année suivante.

Pour la RTAF, cette solution « low cost » n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois, car bien que modernisés, les F-5 ne font plus le poids, vis-à-vis des nouveaux avions de combat, dont s’équipe par exemple la Chine.

Photo : F-5 RTAF @ Somjorn Pawanathee

08/08/2017

Nouveau cursus de formation aux Forces aériennes !

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Les Forces aériennes augmentent l’attractivité de la formation des pilotes. En réduisant la durée du cursus habituel, elles permettent aux pilotes d’être plus rapidement opérationnels. De plus, le volet académique de l’instruction est individualisé et reporté à une date ultérieure. La nouvelle formule est entrée en vigueur en cet été.

La formation de pilote militaire de carrière est longue et exigeante. Le développement de l’instruction des pilotes des Forces aériennes, introduit dans le courant de l’été 2017, occasionnera quelques changements : l’instruction des pilotes sera écourtée et réorganisée, et les études obligatoires à la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften seront supprimées. Ainsi, la formation deviendra plus attrayante pour favoriser davantage encore la relève.

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De nouvelles conditions-cadres permettent aux Forces aériennes suisses d’adapter la formation de leurs pilotes. Tout d’abord, la formation des officiers et le processus de sélection sont maintenus dans leur forme actuelle. Ensuite, après avoir réussi la sélection aéronautique, les candidates et les candidats suivent une instruction de base aéronautique militaire de six mois sur PC-7, notamment pour décider de la spécialisation sur jet ou sur hélicoptère.

Viennent ensuite une formation de pilote de ligne d’une durée d’une année (frozen ATPL) dans une école d’aviation civile, puis un stage de perfectionnement aéronautique de deux ans sur PC-7, PC-21 et F/A-18 pour les futurs pilotes de jet, et sur EC-635 pour les pilotes d’hélicoptère. Après l’obtention du brevet, les pilotes sont incorporés dans les escadrilles d’aviation et accomplissent ultérieurement des formations académiques individualisées dans le cadre d’une planification de carrière.

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D’un côté, l’instruction est plus attrayante, et de l’autre, les candidats font leurs premières expériences aéronautiques sur PC-7 au sein des Forces aériennes avant de se lancer dans la formation à l’aviation civile, ce qui est un atout pour toute la formation. » En outre, avec le développement de l’instruction des pilotes des Forces aériennes, la phase d’études aéronautiques à la ZHAW, obligatoire par le passé, est supprimée. A l’avenir, chaque pilote breveté bénéficiera d’une planification de carrière individuelle. Pour certains, cela inclura des études de bachelor ou de master, définies en fonction de leurs aptitudes et aspirations personnelles ainsi que des besoins des Forces aériennes.

Le premier cycle de la nouvelle instruction débutera avec l’instruction aéronautique militaire en automne 2017. (Sources DDPS).

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Photos : 1 PC-21 et F/A-18D @ DDPS 2 formation sur PC-21@PIlatus 3 EC635 @ Milan Rohrer

Air Lease commande des B737MAX et B787 !

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Seattle,   Air Lease Corporation a finalisé ce matin une commande portant sur 12 B737MAX et 2 B787-900. Cette commande avait été précédée d’une intention d’achat au dernier Salon du Bourget.

L'accord comprend 5 B737MAX-7s et 7 B737MAX-8 ce qui porte le total des commandes des avions de la famille « MAX » de la société à 130. La société de leasing a commandé un total de 49 « Dreamliner ». 

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» est 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol. Par ailleurs, le B737MAX profite des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol. La famille B737 "MAX" comprend le B737-7 «MAX», le B737-8 «MAX» et le B737-9 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-9 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-7 «MAX » en 2019.

Le B787-900 :

Le B787-900 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-800, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing. Le B787 « Dreamliner » dispose près de 110 commandes et engagements auprès de clients chinois à ce jour.

Photo : B737MAX et B787 @ Boeing

07/08/2017

Huile de palme et café contre des Sukhoi Su-35 !

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L'entreprise de commerce d'État indonésienne PT Perusahaan Perdagangan Indonésie et le conglomérat d'Etat russe Rostec ont signé un accord préliminaire pour échanger des avions de combat Sukhoi Su-35 contre des produits tels que de l'huile de palme et du café et du thé, a déclaré le ministère indonésien du commerce.

Un mémorandum d'accord (MoU) a été signé à Moscou et des détails supplémentaires sur l'accord attendu seront annoncés dans les prochains jours par les ministres indonésiens du commerce et de la défense, a annoncé ce dimanche le ministre indonésien du commerce, Imam Pambagyo.

Finalisation du contrat :

Cet accord va ainsi boucler l’accord sur la vente de 11 Sukhoi Su-35 « Flanker-E » destiné à l’Indonésie. Le choix avait été annoncé en septembre 2015. Les avions en concurrence étaient: le Rafale de Dassault Aviation, le Lockheed-Martin F-16 « Viper », l’Airbus Eurofighter T3 et le Saab Gripen E. Il semble que le prix a joué un rôle déterminant dans le choix.

Le Sukhoi Su.35 :

Le Su-35 est un appareil de la génération 4++.  Les caractéristiques de l'avion comprennent une nouvelle avionique numérique avec fusion des données, un nouveau réseau d'antennes radar progressive avec une longue portée de détection et de cibles aériennes. Son noyau est le système de gestion de l'information (SGI), qui intègre les sous-systèmes fonctionnels, logiques, d'information et de logiciels en un complexe unique qui assure l'interaction entre l'équipage et l'équipement. L'IMS comprend deux ordinateurs centraux numériques, dispositifs de commutation et de l'information. Le pilote dispose de deux écrans MFI affichage multi-fonctions de 9x12 pouces et une résolution de 1400x1050 pixels.

Le noyau du Su-35 dispose de deux doubles radars en bande X en réseau, à antennes progressives Irbis-E, soit un N-12 à l’avant et un N-011 dans la queue. A l’avant le N-12 est monté sur une unité de commande hydraulique à deux étapes (en azimut et en rouleau). Le dispositif d'antenne scanne par un faisceau électronique dans l'azimut et l'angle d'élévation dans les secteurs non inférieure à 60°. L'unité d'entraînement en deux étapes électro-hydraulique tourne en outre l'antenne par des moyens mécaniques à 60 ° en azimut et 120 ° en roulis. Ainsi, en utilisant la commande électronique et mécanique tour supplémentaire de l'antenne, l'angle de braquage maximal du faisceau peut atteindre 120 °. Le radar Irbis-E détecte les cibles aériennes jusqu’à une portée maximale de 400 km. Le tout avec une nouvelle génération d'optique frontale.

La durée de vie de la cellule est de 6’000 heures de vol, soit un cycle de vie de 30 années d'exploitation. La durée de vie assignée des moteurs AL-117S dérivé de l’AL-31F avec poussée vectorielle est de 4’000 heures.

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Photos : Sukhoi Su-35 @ Sukhoi

L’Iran négocie l’achat d’hélicoptères en Russie !

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Téhéran négocie avec Moscou un contrat en vue de l’achat de plusieurs d’hélicoptères .Le futur contrat devrait également concerner la maintenance, la production et  le co-développement. Les discussions sont centrées sur l’hélicoptère léger Kamov Ka-226T. 

En attendant, l'Iran continue d'exploiter plus de 50 Mil Mi-17 et développe ses propres designs basés sur les anciens modèles américains de type Bell. La mise en œuvre de l'accord implique la mise en place d'une entreprise commune et la mise en place d’un partenariat à caractère "civil" pour sortir du régime de sanctions des Nations Unies. Il semble également que l’Iran cherche une aide russe pour faire fonctionner sa fabrication d'hélicoptères et fournir une expertise pour aider ses projets locaux à atteindre un niveau compétitif. Les fabricants iraniens ont besoin de nombreux composants, notamment les moteurs et l'avionique, qui sont actuellement indisponibles dans le pays.

Le Kamov Ka-226T : 

Le Kamov Ka-226 est un petit hélicoptère bimoteur utilitaire russe, il d’une cabine arrière interchangeables, plutôt que d'une cabine classique, ce qui permet l'utilisation de différentes configurations d'équipement. Le Ka-226 est entré en service en 2002. Le Ka-226T est équipé de moteurs Turbomeca Arrius 2G1. 

Photo : Kamov Ka-226T@ Russians Helicopters