05/07/2016

Pologne, l’hélicoptère W-3PL modernisé !

403699.jpg

PZL-Swidnik a remis aux forces polonaises la dernière mise à niveau de l’hélicoptère de transport et d’appuis W-3PL « Gluszec ». La mise à niveau des hélicoptères W-3PL a été faite en collaboration avec la filiale d’AgustaWestland de Leonardo Helicopters.

L’armée polonaise a reçu les quatre derniers hélicoptères modernisés sur un total de huit. Développé par PZL-Swidnik en collaboration avec les forces armées polonaises et l'Air Force Institute of Technology, le W-3PL « Gluszec » est équipé d'un cockpit doté d’une avionique moderne qui comprend un affichage tête haute et un nouvel ordinateur de mission. L’appareil dispose d’une tourelle Rafael Defense Advanced Systems avec capteur infrarouge de type « Toplite », montée sur le toit, d’une tourelle de mitrailleuse 12,7 mm sous le nez. L’hélicoptère peut également emporter un double canon de 27 mm, des paniers lance-roquettes de 57/70/80 mm, des missiles air-air et des bombes de petit diamètre. Pour sa protection, le W-3Pl est doté de lance paillettes et de contre-mesures infrarouges.

Selon PZL-Swidnik, le W-3PL sera utilisé par l’escadron 56 basé à Inowroclaw pour la recherche et sauvetage de combat (RESCO), transport de troupes, la protection des convois, des agressions et de la surveillance. Ainsi modernisés, la flotte de W-3PL devrait rester en service jusqu'en 2025-30.

p1423725.jpg

Le PZL W-3 :

Le PZL W-3 « Sokol » produit pas PZL-Swidnik est un hélicoptère bimoteur, polyvalent et de taille moyenne. Le W-3 Sokoł (faucon, en polonais) est le premier hélicoptère à être entièrement conçu et construit en série en Pologne. Les travaux sur le projet ont débuté chez WSK PZL-Świdnik en 1973 par l'équipe de Stanislaw Kamiński. Le Sokoł a fait son premier vol le en novembre 1979. À la suite d'un programme de développement assez long, la lente production du Sokół commença en 1985. Les premières ventes de l'appareil se firent en Pologne et parmi les voisins du bloc de l’Est. Plus tard, pour élargir les ventes, PZL améliora le Sokół initial (W-3) en W-3A, pour tenter d'obtenir les certifications des pays de l'ouest. Le Sokół est de conception classique, avec deux turbomoteurs PZL-10W, qui sont dérivés des PZL-10S - des turbomoteurs TVD-10B russes construits sous licence, qui propulsent les Antonov AN-28 polonais. Des matériaux composites sont utilisés dans les 3 pales du rotor anticouple et dans les 4 pales du rotor principal.

 

PZL_W-3PL_Głuszec_(16702201527).jpg

Photos : 1 & 3 PZL W-3PL 2 Cockpit @ N.Roman

Le premier A350 destiné à Thai Airways !

A350-900_Thai_Airways_rolls_out.jpg

Le premier A350 XWB destiné à la compagnie Thai Airways International (THAI) a été déployé depuis les installations d’Airbus à Toulouse. L’avion est maintenant prêt à procéder à d'autres essais au sol et en vol. Ce premier A350-900 pour Thai sera livré au 3ème trimestre de 2016.

Thaï Airways a passé commande pour un total de 12 A350-900. Le premier exemplaire sera exploité sur la route Bangkok – Melbourne. L’appareil est aménagé en deux classes pour total de 321 passagers, dont 32 en Affaires et 289 en Economie.

L’A350 :

L'A350 XWB, est le tout dernier membre de la famille de gros-porteurs Airbus. Grâce à une toute nouvelle conception aérodynamique, un fuselage et une voilure en fibre de carbone, ainsi que de nouveaux réacteurs Trent XWB de Rolls-Royce à faible consommation de carburant, l'A350 XWB affiche une réduction de 25 pour cent de la consommation de carburant et d'émissions et des  coûts de maintenance significativement réduits. Sa cabine extra-large offre aux passagers plus d'espace personnel toutes classes confondues et des sièges d'une largeur standard de 18 pouces en classe économique.

A ce jour, Airbus a enregistré 777 commandes fermes émanant de 41 clients dans le monde, faisant déjà de l'A350 XWB l'un des gros-porteurs les plus plébiscités de tous les temps.

 

Photo : A350-900 XWB de la Thai @ Airbus/A.Tchaikovski

04/07/2016

Pour Israël le F-35 est insuffisamment protégé en cybersécurité !

919672156.jpg

Tel Aviv, les israéliens ne font pas confiance dans les systèmes de sécurité qui compose le F-35 en matière de cyberguerre. De fait l’Etat Hébreu va maximiser l'autonomie de sa futur flotte de F-35 « Joint Strike Fighters » avec son propre système de cybersécurité.

Les faiblesses dénoncées par Israël :

En terme de cybersécurité comme dans la guerre électronique, il est toujours difficile d’obtenir des informations et pour cause. Pour les israéliens, le F-35 pose plusieurs problèmes en matière de cybersécurité : d’une part l’avion est composé de millions de lignes de codes qui composent les logiciels. Ceux-ci sont peuvent devenir une véritable faiblesse voir le « talon d’Achille » de ’avion en cas de pénétration de la part de hackers.

De plus, le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé au Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Mais pour israël, il existe également un autre problème avec ALIS, en cas de guerre électronique généralisée, il sera impossible pour les utilisateurs de l’avion d’avoir la garantie de pouvoir en permanence rester en contact avec le centre de maintenance aux Etats-Unis pour recevoir les correctifs de logiciels. De plus, la chaine d’approvisionnement en pièces détachées risques d’être sévèrement compromise clouant ainsi au sol les flottes de F-35. Israël est principalement lié à la vulnérabilité des systèmes externes qui relient le F-35 à la fois aux réseaux militaires américains et aux réseaux des partenaires de l’avion.

La réponse israélienne :

En réponse à ces problèmes, l'industrie israélienne va construire et installer ses propres défenses cybernétiques autochtones pour protéger les réseaux et les systèmes sur les futurs F-35I. Israël prévoit de mettre en place sont propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS).

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

 

2444597639.jpg

Photos : 1 F-35 @ Lockheed-Martin 2 Image de synthèse @ IAF

 

 

 

US Navy, mise à jour des P-8A « Poseidon » !

2823369.jpg

L'US Navy (USN) a attribué un Boeing un contrat d’une valeur de 71.6 millions de dollars pour le développement et l'intégration du programme « Increment 3 » en vue de l’amélioration des capacités de bord de la flotte d’avions de patrouille maritime P-8A Poseidon (MPA).

Le contrat, attribué « Increment 3 » comprend l’amélioration des capacités du système de liaison de données Link16 pour le guidage du missile Harpoon II, l’intégration d’un récepteur et d’un filtre pour le système de diffusion, l'amélioration du système de radio à haute fréquence, l’amélioration des logiciels de ciblage ainsi que de l’ensemble des communications par satellite à bande étroite (SATCOM). Les travaux devraient être terminés d'ici la fin de Février 2019.

Le programme « Increment 3 » fait partir d'une série de mises à niveau qui sont en cours de déploiement sur le P-8A pour l'USN et la Royal Australian Air Force (RAAF).

 Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

 Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

 

2823210.jpg

Photos : Boeing P-8A Poseidon@ Mark McEwan

03/07/2016

A330 pour Tibet Airlines !

airbus aviation, a330-200, a330 mtow 242, tibet airlines, compagnies aériennes, infos aviation, les nouvelles de l'aviation

 

 

La compagnie aérienne Tibet Airlines, basé à Lhassa, a réceptionné son premier gros-porteur, un Airbus A330-200 doté d'une masse maximale au décollage (MTOW) de 242 tonnes, après une cérémonie de livraison qui a eu lieu à Toulouse.

 

Cette version A330-200 "242 tonnes", est la première livrée en Chine, elle permet aux compagnies d'opérer sur les aéroports les plus difficiles d'accès situés en haute altitude, où des performances au décollage, un rayon d'action supplémentaire et des coûts opérationnels optimisés sont des éléments essentiels.

 

L'appareil présente une configuration tri-classe premium dotée de 12 sièges en classe affaires, 32 en classe "premium economy" et 235 en classe économique. Son déploiement permettra à la compagnie d'ouvrir de nouvelles lignes internationales.  

 

Tibet Airlines exploite une flotte tout-Airbus comprenant 14 A319 et deux A320. La compagnie, basée à l'aéroport de Lhassa, qui se situe à plus de 3’500 mètres d'altitude, est réputée pour ses opérations en haute altitude. Grâce aux performances reconnues des monocouloirs, notamment celles de l'A319 déjà exploité par Tibet Airlines sur des aéroports à haute altitude, la compagnie a pu assurer avec succès des vols de connexion entre le Tibet et un plus grand nombre de villes chinoises telles que Pékin et Shanghai. L'A330 est le premier gros-porteur capable d'une approche RNP-AR (Required Navigation Performance with Authorisation Required), et est le seul gros-porteur exploité au Tibet. L'appareil dépassera les attentes de la compagnie en termes de performances en haute altitude et assurera également une efficience inégalée, ainsi qu'un confort optimisé pour les passagers.

 

La famille A330, qui comprend également des versions cargo ou VIP, ainsi que des avions de ravitaillement / transport militaire, a enregistré à ce jour plus de 1’600 commandes. Plus de 1 200 appareils de cette famille sont aujourd’hui exploités par plus de 100 opérateurs dans le monde. L’A330, l’un des appareils les plus rentables au monde, offre un coût d’exploitation inégalé. Grâce à l’introduction des nombreuses optimisations qui seront mises en service au cours des prochaines années, la famille A330 reste la plus rentable et performante de sa catégorie, et enregistre un taux moyen de régularité technique de 99,4% .

 

Photo : A330-200 Tibet Airlines @ N.Nectous