13/09/2017

Feu vert au Super Hornet pour le Canada !

 

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Le Département d'État des États-Unis vient d’approuver une vente potentielle d’avions de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » au Canada. La valeur totale estimée du contrat est de 5,23 milliards de dollars.

Rappel :

Cette approbation fait suite à une demande d’information du Canada en mars de cette année. Le standard concerné est le BlockII du « Super Hornet ». La confirmation du gouvernement Trudeau d’opter pour le « Super Hornet » lui permet de rassurer son électorat. En effet, lors de la campagne le futur premier Ministre avait marteler qu’il fera tout pour ne pas acheter le F-35. Pourtant, cette solution est-elle véritablement la bonne ? Visiblement les accords passés par l’ancien gouvernement Harper lient plus que jamais le pays (participations financières et industrielles) au programme F-35. Ne pouvant donc pas annuler la commande, le gouvernement actuel temporise avec cet achat, qui ne permettra pas de moderniser suffisamment la Royal Canadian Air Force.

Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018. A noter que le différent sur le commerce angagé par Boeing contre Bombardier Commercial Aircraft pourrait ralentir sérieusement la conclusion du contrat. Dans ce cas le Canada pourrait être tenté d’acquérir une série de F/A-18 A/B d’occasions auprès de l’Australie. Cette option ne semble pas du goût de la Royal Canadian Air Force, qui à juste titre désire un avion moderne et ne veut pas faire du neuf avec du vieux.

L’offre américaine :

L’offre américaine comprend : 10 avions F/A-18E « Super Hornet » Block II et 8 avions F/A-18F « Super Hornet » BlockII. 8 moteurs de rechange F414-GE-400 et pièces détachées. 20 radars AN/APG-79 Active Scanned Array (AESA), 20 canon M61A2 20MM, 28 systèmes AN/ALR-67 (V) 3 de contre-mesures électronique, 15 nacelles AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod », 20 système de radio tactique conjoint (MIDS-JTRS), 30 viseur de casque Boeing (JHMCS) ainsi que des lunettes de vision nocturne AN/AVS-9, 28 systèmes de contre-mesures intégrées AN/ALQ-214, 130) rails lanceurs de missiles guidés LAU-127 E, des systèmes de contre-mesures électroniques AN/ ALE-47, des radios tactiques AN/ARC-210 et IFF AN/APX-111.

Questions armement il est prévu 100 missiles air-air AIM-9X-2 Sidewinder Block II, 30 AIM-9X-2 Sidewinder Block II d'entraînement, 8 missiles d'entraînement spécial AIM-9X-2 Sidewinder Block II (NATM), 20 AIM-9X-2 Sidewinder Block II d'orientation tactique, 16 AIM-9X-2 Sidewinder Block II CATM. Le contrat prévoit également des systèmes complets de formation et de traitement de mission. Des missiles AMRAAM en nombre non précisé.

 

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Photos : 1 Super Hornet @ Daniel Gorun 2 Super Hornet @ Chema Gomez

12/09/2017

Des F-16 « Viper » pour Bahreïn !

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Le Département d'Etat américain a approuvé la vente de 19 avions de combat Lockheed-Martin F-16V «  Viper » Block70 au Royaume du Bahreïn. La vente concerne un contrat d’une valeur de 2,78 milliards de dollars. Cette vente devrait également permettre de prolonger un peu plus la ligne de production du célèbre « Fighting Falcon ».

Dans un deuxième temps, Bahreïn envisage de la mise à niveau de 20 F-16 Block40 au niveau du nouveau standard « Viper ».

Cette vente devrait également permettre de prolonger un peu plus la ligne de production du célèbre « Fighting Falcon ».

Le F-16 « Viper » Block70 :

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

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Photos : F-16 Viper@ Lockheed-Martin

10/09/2017

Les H145M serbes dotés du système HForce !

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Airbus Helicopters a révélé que les hélicoptères H145M destinés à la Serbie seront dotés du nouveau système d’armes HForce. À la fin de 2016, Belgrade a commandé un total de neuf appareils H145M et deviendra ainsi le client de lancement du HForce.

À la fin du mois d'août, Airbus a effectué le premier vol d'un H145M avec un système d'armes HForce "complet" comprenant une mitrailleuse et des roquettes de 70 mm, ainsi qu'un ordinateur de mission Rockwell Collins. La qualification du système sur le H145M est prévue en 2018 et sera précédée de campagnes de tir avant la fin de l'année en Hongrie pour les mitrailleuses les canons et les roquettes, et en Suède pour les roquettes guidées par laser.

HForce, un concept novateur :

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Le concept HForce d’Airbus Helicopters est en soi une nouvelle offre intégrée pour les utilisateurs de la gamme des hélicoptères Airbus (ex Eurocopter). Le système doit permettre à des forces armées de renforcer ou de donner une puissance de feu à leurs hélicoptères de transport, tels que les H225 Super Puma/Cougar, le H125 Ecureuil/Fennec et les H135/635 et H145/645. Le système Airbus HForce permet donc d’armer ces types d’hélicoptères pour des pays n’ayant pas les moyens ou les besoins d’acquérir des hélicoptères d’attaques « Tigre « ou « Apache » par exemple. Pour les autres, il sera possible de compléter les capacités d’appuis feu déjà disponibles.

Le concept HForce s’articule autour d’un système « plug and play » ayant un ordinateur de mission commun qui permettra aux opérateurs de commander l'hélicoptère dans une configuration de base, sans armes, tout en gardant la possibilité de les mettre à jour facilement. Conçu autour d'un système de gestion Rockwell Collins Deutschland fonctionnant avec un viseur de casque Thales « Scorpion » monoculaire HSMD couplé à un système FLIR Wescam électro-optique/infrarouge. Le système permet de gérer le tir avec une mitrailleuse de 12,7mm ou un canon de 20mm, des roquettes et des missiles antichars AGM-114 « Hellfire ».

Le H145M :

Le H145M est conçu à partir de la version civile et parapublique modernisée du H145 (anciennement dénommé EC145 T2 sous Eurocopter). Avec une masse maximum au décollage en augmentation (3 700 kilos), il peut être équipé d'équipements de mission, notamment d'un canon latéral monté sur pivot, il peut transporter des armes sur des mâts multifonctions ; des capteurs électro-optiques/infrarouges avec moyen de repérage d'objectifs ; ainsi que des solutions d'avionique militaire pour les communications, la navigation et la gestion de vol.

Équipé d'un dispositif de descente sur corde pour les opérations spéciales, le H145M bénéficie d'une capacité de survie améliorée par la protection balistique de l'équipage, des réservoirs de carburant auto-obturant et un système de guerre électronique d'autoprotection contre les menaces de missiles.

Bénéficiant de la robustesse, des faibles coûts d'exploitation et de la disponibilité élevée des hélicoptères éprouvés de la famille EC145/H145 d'Airbus Helicopters, le nouveau H145M est doté de moteurs Turbomeca Arriel-2E, un système numérique de régulation des moteurs à pleine autorité (FADEC) sur deux canaux, un rotor de queue caréné Fenestron®, ainsi que des boîtes de transmission modernisées pour les rotors principal et de queue. La masse maximum au décollage de cet hélicoptère modernisé est augmentée de 50 kg, tandis que ses performances en vol stationnaire - même avec une seule turbine opérationnelle - sont cruciales pour la sécurité en vol et le succès des missions, en particulier dans le cadre d'opérations spéciales ou de recherche et de sauvetage au combat.

 

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Photos : 1 & 3 H145M HForce 2 Les hélicoptères pouvant recevoir Hforce @ Airbus Helicopters

 

Des « FireHawk » pour le Comté de Los Angeles !

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Sikorsky a reçu un contrat du Comté de Los Angeles pour deux hélicoptères S-70i « Black Hawk » en configuration « FireHawk » soit de lutte incendie. Jusqu’ici la version « FireHawk » était basée sur le S-70A avec l’introduction du S-70i, la nouvelle version de l’hélicoptère disposera des dernières innovations apportées sur le célèbre « Black-Hawk ».

En plus de la lutte contre les incendies aériens, le Firehawk effectue également les missions de commandement et le contrôle d'autres appareils de lutte contre l'incendie, la recherche et le sauvetage et le soutien logistique.

Le S-70i :

Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Photo : S-70 « FireHawk »@ Sikorsky

 

 

09/09/2017

Police du ciel : collaboration renforcée entre la Suisse et l’Autriche !

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La Suisse et l’Autriche veulent renforcer leur collaboration dans la sécurisation transfrontalière de l’espace aérien pour contrer les menaces aériennes non militaires. Le Conseil fédéral, lors de sa séance du 6 septembre 2017, a approuvé un nouvel accord sur la police aérienne et l’a transmis pour adoption au Parlement. Il a permis au chef du DDPS de l’entériner, sous réserve de sa ratification par le Parlement.

Intevenir dès la frontière:

Pour être efficaces dans leur mission de police aérienne, les Forces aériennes suisses doivent pouvoir intervenir dès la frontière. A cet égard, la collaboration avec les Etats voisins s’avère indispensable. Cette coopération est déjà en place aujourd’hui ; elle se fonde sur des traités gouvernementaux conclus avec l’Allemagne, l’Autriche, la France et l’Italie.

Mais contrairement aux accords conclus avec les autres Etats voisins, celui convenu avec l’Autriche se limite à l’échange de données sur la situation aérienne et n’autorise aucun engagement transfrontalier des avions. Cette restriction diminue considérablement l’efficacité du service de police aérienne. Lors de manifestations comme le Forum économique de Davos (WEF), qui nécessite une restriction de l’espace aérien des deux côtés de la frontière, l’absence d’un service transfrontalier de police aérienne peut avoir des conséquences particulièrement fâcheuses.

Exemple d’une lacune actuelle avec l’Autriche :

Un exemple récent est l’incident survenu le 5 juillet 2016. Averties d’une alerte à la bombe sur un appareil de la compagnie aérienne israélienne El Al en route entre New York et Tel-Aviv, les Forces aériennes suisses ont immédiatement déployé deux F/A-18. Les avions ont intercepté l’appareil au-dessus de Schaffhouse, mais ont dû faire demi-tour avant la frontière. Ce n’est qu’au sud-ouest de Salzbourg que l’avion menacé a pu être pris en charge par les Forces aériennes autrichiennes. Cette menace non militaire non élucidée a donc été hors contrôle pendant plusieurs mi- nutes dans l’espace aérien autrichien. Avec le présent accord, le Conseil fédéral entend combler ce type de lacune de sécurité dans le cadre du service de police aérienne quotidien. Ce faisant, le principe de réciprocité est appliqué selon les usages internationaux.

Permettre des engagements transfrontaliers :

Le Conseil fédéral souhaite combler cette lacune avec le nouvel accord sur la collaboration dans le domaine de la sécurisation transfrontalière de l’espace aérien pour contrer les menaces aériennes non militaires. Il règle la collaboration transfrontalière avec l’Autriche pour le service de police aérienne à un niveau comparable à celui qui existe déjà avec les autres pays voisins. Les forces aériennes suisses et autrichiennes auront la possibilité de prendre des mesures sur le territoire des deux Etats et d’accompagner des avions au-delà de la frontière jusqu’à leur prise en charge par les forces aériennes partenaires. L’usage des armes comme mesure de police aérienne de dernier recours n’est possible qu’avec les appareils du pays survolé.

L’accord défini :

Le personnel de la Partie d’envoi, à savoir les personnels militaire et civil des forces armées et des ministères de la défense (p.ex. armasuisse), doit impérativement être couvert par l’accord.

Par menace aérienne non militaire on entend toute situation dans laquelle il existe un soupçon qu’un aéronef avec ou sans pilote est utilisé illégalement et constitue une menace potentielle pour l’une des Parties en cas de violation de sa souveraineté aérienne. Cette formulation délibérément ouverte garantit la prise en compte de l’évolution technique de l’aviation et définit les menaces non militaires de façon à inclure tant que possible les menaces encore inconnues aujourd’hui si les conditions susmentionnées sont remplies.

Par autorité d’engagement on entend l’autorité nationale de chaque Partie chargée d’exécuter les mesures de sûreté aérienne. En Suisse, il s’agit de la Centrale des opérations des Forces aériennes.

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Photos : Exercice de police du ciel @ DDPS/Swiss air Force