08/03/2016

Une version ambulance pour l’AW609 « Tiltrotor » !

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Salon Heli-Expo 2016 (Louisville, Kentucky) Finmeccanica, par l'intermédiaire de sa division d'hélicoptères, a annoncé avoir signé un protocole d'accord (MoU) avec Era Group Inc., l'un des plus grands opérateurs d'hélicoptères dans le monde et le plus grand opérateur civil d'hélicoptères de type AgustaWestland, pour le développement de la variante médicalisée d'urgence (EMS) de l’AW609 « tiltrotor ».

 Le protocole d'accord représente la prochaine étape importante pour la première la commercialisation de l’AW609 de transport en mer, recherche et sauvetage et des missions de transport de passagers. A ce jour, AgustaWestland revendique 60 commandes pour son aéronef à rotors basculants AW609.

L’AW609 :

Les caractéristiques uniques du système à rotor basculant de l’AW609 combinent les avantages d'un hélicoptère et d'un avion à voilure fixe en un seul appareil. Cet appareil et l'équivalent en plus petit du V-22 « Osprey » américain. Décollage et atterrissage vertical, en volant au-dessus des conditions météorologiques défavorables avec jusqu'à neuf personnes et le confort d'une cabine pressurisée à deux fois la vitesse d'un hélicoptère, l’AW609 représente la prochaine génération d'aéronefs de transport destinés à des marchés gouvernementaux et militaires. L’AW609 certifié pour le vol aux instruments dans des conditions givrantes, dispose d'un fuselage en matériaux composites, un cockpit de pointe. Il est doté de commandes de vol numériques de type « Fly-by-Wire ». Permettant des vitesses de croisière de l'ordre de 275 noeuds et à des distances allant jusqu'à 700 miles nautiques, ce type d'appareil ouvre la voie à de multiples possibilités.

Ce type d'aéronef est susceptible de trouver plusieurs applications dans le civil avec les opérations SAR (Search and Rescue), ainsi qu'en transport ambulance version (SME). En transport passagers version taxi et de convoyage pour le personnel des entreprises. Mais les applications les plus vastes se situent du côté militaire avec les Forces spéciales, le soutien logistique d'unités au sol, le transport rapide et pratique qu'offre ce type de véhicule à des unités aéroportées. Les « tiltrotor » compléteront judicieusement les capacités de projection sur un théâtre d'opération en complémentarité des avions de transports et des hélicoptères.

 

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Photos : l’AW609 tiltrotor@ AgustaWestland

 

07/03/2016

Le F-35 trop sensible à la cyberguerre !

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Trop d’informatique peut s’avérer dangereux en matière de cybersécurité, c’est le constat qui vient d’être fait, par le directeur des essais opérationnels et d’évaluation (DOT & E) du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35.

 Ces prochains mois, le programme F-35 va recevoir une nouvelle version de son logiciel ALIS (Autonomic Logistics information System) mais des inquiétudes demeurent sur les performances et la sécurité de celui-ci. En effet, un rapport remis par le directeur des essais opérationnel et d’évaluation (DOT & E) publié en janvier dernier, suggère que le logiciel ALIS ne doit en aucun cas être mis en service dans sa version actuelle, en vue de la mise en capacité opérationnelle initiale (COI) du F-35 au sein de l’US Air Force. En effet, toujours selon le rapport le système n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. La mouture actuelle du logiciel est trop perméable face à une cyber attaque destinée à pénétrer le système du F-35 !

Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Certes, le programme pourra être modifié pour offrir plus de sécurité, mais les critiques sur le « tout informatique » ne cessent d’augmenter à propos du F-35 et qui pour certains experts en cyberguerre estiment que l’électronique, si importante pour cet avion va se retourner contre lui.

 

Photo : F-35 C @ Lockheed-Martin

 

 

Le CS100 de Bombardier effectue des tests en Europe !

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L’avionneur canadien Bombardier a débuté une série de tests avec le CS100 en Europe. Le programme d’une durée d’un mois est réalisé avec un avion CS100 dédié aux vols d’évaluation d’itinéraires. L’avion est exploité par Bombardier à partir de la base du client de lancement, soit la compagnie Swiss International Air Lines (SWISS) basée à Zurich, en Suisse.

Les activités de reconnaissance de lignes sont prévues sur de grandes villes européennes, dont Bruxelles, Vienne et Varsovie. De plus, Bombardier a également confirmé que le dernier de huit avion d’essai, soit le deuxième avion CS300 s’est intégré avec succès au programme d’essais en vol à Mirabel (Québec), la semaine dernière.

Le programme européen d’évaluation d’itinéraires se déroule alors que SWISS se prépare à l’entrée en service de l’avion CS100. La livraison du premier avion CS100 de ce transporteur aérien par Bombardier est prévue au deuxième trimestre de 2016.

Le CS100 va assurer des vols d’évaluation d’itinéraires selon des routes et des procédures opérationnelles typiques des sociétés aériennes. Ces vols vont donner de très bonne indication des performances des avions C Series selon un horaire de compagnie aérienne typique à différents aéroports. Les performances sur piste, les atterrissages, les manœuvres de rotation et les opérations au sol sont quelques-unes des importantes caractéristiques qui seront observées.

Le programme européen d’évaluation d’itinéraires fait suite à un programme effectué l’an dernier dans toute l’Amérique du Nord sur plus de 35 villes.

 

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Photos : 1 CS100 SWISS 2 CS100 @ Bombardier

06/03/2016

Assemblage final des premiers M-346 polonais !

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Les travaux d'assemblage finaux ont débutés pour les deux premiers exemplaires du nouvel avion école de l’Armée de l’air polonaise. Alenia Aermacchi a publié une photographie montrant le premier exemplaire du M-346 destiné à la Pologne. Le M-346 va remplacer progressivement la flotte de PZL Mielec-produits Iskras TS-11 vieille de 38 ans.

C’est en décembre 2013, que le ministère polonais de la Défense a annoncé le choix de son nouvel avion école, soit le M-346 d’Alenia Armacchi. Le contrat est évalué à 384 millions de dollars pour la fourniture de huit d’appareils, plus quatre en options et un simulateur. Selon l’avionneur italien, le premier M-346 polonais effectuera son vol inaugural en mai prochain. La certification devrait être obtenue en octobre pour une première livraison en novembre de cette année.

Le M-346 :

L'Alenia Aermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2'880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multi-onctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1’800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.

 

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Photos : 1 le premier M-346 polonais 2 M-346 en vol@ Alenia Aermacchi

 

 

 

Un ATR 72 teste le « tout électrique » !

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L’avionneur ATR Aircraft a repris les essais en vol avec un ATR 72 dans le cadre du programme européen Clean Sky. Cette nouvelle phase d’essais en vol a pour but de tester un nouveau système de gestion de l'alimentation électrique, afin d’optimiser la distribution électrique. Des tests sont également effectués sur un nouveau système de conditionnement d’air entièrement électrique.

Le « tout électrique » :

Le programme de tests en vue d’un « Avion tout électrique » (AEA, « All Electrical Aircraft ») fait suite à une première campagne d'essais en vol du programme Clean Sky, réalisée en juillet 2015, avec le même ATR 72. L'objectif de la première campagne était de tester les derniers isolants composites, plus efficaces, et les nouveaux capteurs vibro-acoustiques intégrés à un panneau du fuselage de l'ATR. Les vols avaient également permis de mettre à l'épreuve la dernière génération de fibres optiques en vue d'une meilleure identification des micro-fissures et d'une maintenance simplifiée.

Les technologies testées lors de la campagne d’un « Avion tout électrique » ont été développées par Finmeccanica l’un des deux actionnaires d'ATR, et par des membres du programme « Clean Sky, tels que Liebherr pour le système de climatisation électrique ou Thales pour le système d’alimentation électrique. L'objectif est de développer un large éventail de technologies au service d'un système de transport aérien plus écologique, innovant et compétitif.

 

Photo : l’ATR 72-600 du programme Clean Sky @ ATR Aircraft