13/01/2018

Suisse, nouvelle année, nouveau chef des Forces aériennes !

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La nouvelle année est importante pour l’armée suisse. En effet, avec le mois janvier sonne la mise ne place de la réforme DEVA. Soit une nouvelle donne dans laquelle l’armée doit s’orienter vers l’avenir en tablant sur la modernité et la flexibilité. Des améliorations notables de la disponibilité, de la formation des cadres et de l’équipement, ainsi qu’un ancrage régional renforcé qui constituent les quatre points principaux de cette réforme.

Nouveaux chef pour l’aviation :

Le Ministre de la Défense Guy Parmelin à nommé au 1er janvier le divisionnaire Bernhard Müller chef des Forces aériennes. Celui-ci officiait jusqu’ici en tant que numéro deux des Forces aériennes. De son côté Aldo Schellenberg devient le chef des Opérations.

En choisissant le divisionnaire Bernhard « Beni » Müller notre ministre joue sur plans. D’une part, il place un suisse-allemand à un poste clef, alors qu’outre Sarine, on lui reproche de positionner un « peu trop » d'officiers romands. Mais le plus important vient du fait que les Forces aériennes retrouvent un chef issus de l’aviation et non de la défense aérienne. Une situation qui aura une extrême importance avec le choix d’un nouvel avion de combat prochainement.

Un homme de terrain :

Bernhard Müller est originaire du canton d’Argovie. Notre nouveau commandant n’est pas très connu en suisse-romande, pour avoir eu l’occasion de m’entretenir avec lui à Emmen en 2014, j’ai fait la connaissance d’un homme particulièrement carré, très professionnel qui n’aime visiblement pas les soirées mondaines. Homme de terrain, Bernhard « Beni » Müller est pilote d’hélicoptère de carrière. Il a contribué à l’entrée en service des Super Puma en tant qu’instructeur. Son expérience de pilote militaire semble rassurer les membres des Forces aériennes. Car l’homme aura fort à faire, tant dans le dossier du futur avion de combat, mais également sur le mise en place du futur système de défense sol-air, qui devra fonctionner en binôme avec le nouvel avion.

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Photos : Div. Bernhard « Beni » Müller & EC635 @ DDPS

 

La Russie va acquérir des LET 410 !

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Le ministère russe de la Défense (MoD) a annoncé qu'il allait acquérir 18 avions de transport LET-410 « Turbolet » bimoteurs, à décollage et atterrissage court (STOL), de conception tchèque, pour un prix non dévoilé. Ces avions seront à assemblés sous licence à Ekaterinbourg.

"Nous avons un contrat ferme pour 18 avions. Nous avons l'intention de les utiliser dans des conditions météorologiques compliquées pour l'atterrissage sur l'eau et la neige. Nous prévoyons également d'utiliser l'avion pour des opérations spéciales ", a déclaré le vice-ministre de la Défense, Yuri Borisov, à l'agence de presse russe TASS.

Selon le vice-ministre de la Défense russe, la Russie a l'intention d'équiper le LET-410 avec une avionique russe et de modifier la cellule déjà robuste pour permettre à l'avion d'atterrir sur la neige, l'eau et sur des surfaces molles et austères comme l'herbe et la toundra.

 

Le LET-410 :

La nouvelle version du LET-410 comprend une modernisation complète de l’avionique avec un cockpit tout écrans, doté du système Garmin G3000 qui  fournit un haut niveau de sécurité et  une vison facilitée pour les paramètres de vol.L'avion est alimenté par de nouveaux moteurs plus puissants General-Electric H85 avec puissance maximale au décollage de 850 HP. De nouvelles  hélices AV-725 complètent l’amélioration de la propulsion et contribuent à réduire le niveau sonore.

L’avion dispose d’une aile qui intègre des réservoirs à capacité accrue, permettant ainsi, un plus long rayon d’action qui atteint aujourd’hui 2’500km et 10 heures d’endurance.

Le fuselage offre dorénavant un volume de cabine passagers de 17,9m3 / 632 pi avec une cabine passagers entièrement modernisée permettant le montage de la dernière génération de sièges passagers. La famille des avions LET 410 et 610 a été développée et construite par l'entreprise tchèque Let Kunovice.  Le LET 410 est un biturbopropulseur de 19 places construit à 1'100 exemplaires.

 

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Photos : LET-410 de l’armée tchèque @ LET

 

12/01/2018

Première livraison de T-50 « Golden Eagle » à la Thaïland !

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Les livraisons des premiers avions école de Korean Aerospace Industries (KAI) T-50 « Golden Eagle » à la Thaïlande ont débuté le 8 janvier dernier. Deux des premiers avions T-50TH (Thaïlande) ont quitté Séoul pour Bangkok, alors que la Royal Thai Air Force (RTAF) a débuté le processus de remplacement de sa flotte actuelle d'avions à réaction Aero L-39 Albatros.

La Thaïlande est actuellement engagée pour 12 avions T-50TH sur deux lots de quatre et huit appareils.

Rappel :

La Royal Thai Air Force (RTAF) a opté pour son nouvel avion école avancé, avec le Korea Aerospace Industries (KAI) T-50E« Golden Eagle ». L’avion doit venir remplacer progressivement les Albatros L-39 dans un premier temps, puis les Alpha Jet acquis d’occasion auprès de l’Allemagne. A terme, se sont 24 appareils KAI T-50 qui pourraitent être commandés en plusieurs tranches. Pour la RTAF, il s’agit notamment d’unifier la formation avancée avec un seul appareil et non deux comme c’est le cas aujourd’hui. 

 Le KAI T-50 : 

Le KAI T-50 «Golden Eagle»  est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 «Golden Eagle»  largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspiré de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’éléments, d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14'600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8'000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

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Photos : L'un des deux premier T-50TH en route pour Bangkok @ Chen Wen

 

11/01/2018

Commandes en hausse pour Dassault !

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Dassault Aviation a annoncé des livraisons de jets « Falcon » supérieures à ses attentes en 2017 et des commandes en hausse, ceci malgré une conjoncture difficile au sein du marché de l’aviation d’affaires. L’avionneur français a pu compter sur une relative reprise du secteur des jets privés qui s’est amorcée en fin d’année.

Le groupe Dassault Aviation a enregistré 41 commandes pour sa gamme d’avions d'affaires « Falcon » en 2017 et livré 49 avions de ce type et 9 avions de combat de type Rafale.
En décembre, le groupe a signé avec le Qatar un accord sur la levée de l'option pour 12 Rafale, et "cette commande sera enregistrée" à réception du "premier acompte", a-t-il précisé. 

En 2017, 41 Falcon ont été commandés contre 33 Falcon commandés en 2016.
Le carnet de commandes de l'avionneur français comptait au 31 décembre dernier 101 Rafale soit 31 pour la France et 70 destinés à l'export contre 110 (32 pour la France et 78 à l'export) il y a un an.

Côté livraisons, 49 Falcon neufs ont été livrés en 2017, "ce qui est supérieur à notre prévision de 45 Falcon et identique à 2016", précise le groupe. Neuf Rafale ont été livrés, un à la France et huit à l'Égypte, conformément aux prévisions, contre 9 en 2016 (6 à la France et 3 à l'Égypte).

Dassault Aviation a annoncé en décembre qu'il engageait "le processus de résiliation du contrat Silvercrest" qui le lie à Safran en raison des retards dans le développement du moteur de son jet d'affaires, le Falcon 5X. Cette résiliation conduira à l'arrêt du programme Falcon 5X, selon Dassault qui a annoncé le lancement "d'un nouvel avion avec une entrée en service en 2022".

Un avenir meilleur :

La tendance reste soutenue dans l'aérospatiale pour 2018 grâce à la hausse de la production d'avions commerciaux et malgré un ralentissement dans les hélicoptères, tandis que le marché des jets a amorcé une reprise.

 

Photo : Falcon 8X & Rafale@ Dassault Aviation

10/01/2018

Entrée en service du Z-18A au sein de l’armée chinoise !

 

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L'Armée populaire de Libération (APL) a officiellement mis en service l'hélicoptère de transport tactique CAIC Z-18A « Gaoyuan ».

Le Z-18A est basé sur le modèle Z-8 issus de la version de base AC313, développée par Avicopter (China Aviation Industry Corporation Helicopter Company), est en quelque sorte une modernisation du de la copie du Sud-Aviation SA.321 "Super Frelon". C’est aussi le plus grand hélicoptère conçu en Chine.

L’origine du Z-18 « Gaoyan » :

Le Z-18A« Gaoyan » est basé sur le développement du AC313 (Z-8 pour la version militaire de base), soit du premier hélicoptère géant à usage civil et de fabrication chinoise. Son niveau de fabrication atteint le niveau international de la troisième génération des hélicoptères. Il témoigne de la capacité de la Chine à réaliser, désormais indépendamment un hélicoptère géant, après l'Europe, les Etats-Unis et la Russie.

L'hélicoptère AC313 dispose d'une charge maximale au décollage de 13,8 tonnes et peut parcourir une distance maximale de 900 kilomètres. Il peut transporter 27 personnes ou 15 blessés au cours d'un seul voyage. Ce type d'hélicoptère se caractérise par son niveau de sécurité, sa fiabilité et son confort. Cet hélicoptère peut être utilisé dans la lutte contre les incendies et les opérations de secours.L’appareil est dérivé du Harbin Z-8 qui n’est autre que la version chinoise du SNCASE Frelon.

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L'hélicoptère de transport moyen Z-18 a été mis en service au sein de la Marine chinoise à bord du porte-avions Liaoning, il est devenu la plate-forme de choix pour des missions spécialisées allant de l'alerte avancée aéroportée, du transport VIP, à la guerre anti-sous-marine (ASW). Après quatre années d'essais intensifs, au sein de l'Armée populaire de Libération celle-ci a opté pour sa propre variante de transport le Z-18A.


Le projet Z-18 a débuté sous le nom de Z-8F-100, une version modernisée du Z-8 qui est en service depuis le début des années 1980. Le Z-18A est doté de trois turbomoteurs WZ-6C plus puissants, il bénéficie de matériaux composites et d'un nouveau cockpit en «verre» pour ses deux pilotes. Il peut accueillir 27 soldats entièrement armés ou 15 civières médicales avec un rayon d’action de 8’000 à 10 ‘000 km.  Le Z-18A est doté d’un nez redessiné et emporte une tourelle FLIR et
d'un carénage Satcom. Il pourra emporter notamment l'obusier léger Norinco AH-4 de 155 mm.

La famille Z-18 de l’armée chinoise :

  • Z-18A de transport et assaut.
  • Z-18F destiné à la lutte anti-sous-marine.
  • Z-18J faisant fonction de radar aéroporté.

 

Capacité de projection de force: 

Durant ces dernières années, les experts militaires ont minimisé les risques d'engagements potentiels de l'armée chinoise à juste titre, du fait de l'incapacité de celle-ci à pouvoir projeter ses forces sur un théâtre opérationnel lointain. Avec l'arrivée d'un premier porte-avions, d'avions ravitailleurs et d'alerte lointaine (AEW&C) de l'avion de transport tactique Y-20 et maintenant de l'hélicoptère Z-18A, la Chine est dispose d'une réelle capacité de projection de force, dont il faudra dorénavant se méfier. 

 

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Photos : le Z-18A « Gaoyan » @ CCTV