20/06/2018

FedEx augmente ancore sa commande de B767 & B777 !

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FedEx Express a annoncé aujourd'hui une nouvelle commande portant sur 12 B767 Freighters et 12 B777 Freighters. Le contrat est estimé à  près de 6,6 milliards $ au prix catalogue de l’avionneur.

« Nous franchissons une nouvelle étape positive dans notre programme de modernisation de la flotte », a déclaré David L. Cunningham, président et chef de la direction de FedEx Express.

Cette commande intervient alors que l'industrie du fret aérien continue de se renforcer. Un an après, la demande a augmenté de près de 10%, le fret aérien mondial est en voie d'augmenter encore de 4 à 5% en 2018. 

FedEx Express et Boeing ont un partenariat de longue date. Le transporteur express est un acteur majeur en ce qui concernele  B757 Freighter et le plus grand opérateur du B767 Freighter et  du B777 Freighter. FedEx est également un client de l'activité Global Services de Boeing. 

Les B767 seront des avions d'un type nouveau pour FedEx qui opère des B757. Les trois premiers appareils sont attendus en 2014, les livraisons s'étendant jusqu'en 2018 à raison de 6 appareils par an.

Ces appareils remplaceront des gros-porteurs de capacité intermédiaire moins efficients selon le communiqué de Boeing, soit les  triréacteurs MD-11 actuellement en service chez Fedex.

Le B777 « Freighter » :

Le B777F permet de combler le fossé entre les avions cargo gros-porteurs de la mi-taille et les plus grands cargos comme le B747F.Avec un poids maximum au décollage de 347.810 kg, le B777 « Freighter » a une capacité de charge utile de recettes de 112 tonnes (102 tonnes métriques). Le B777 « Freighter » est capable de voler 4,900 miles nautiques (9,070 km) avec une pleine charge utile. Sonlong  rayon d’action se traduit par des économies importantes pour les opérateurs de fret: moins d'arrêts et donc moins de droits d'atterrissage, moins de congestion dans les grands aéroports, une baisse des coûts de manutention et un plus court délai de livraison du fret. Le B777  « Freighter » caractéristiques des capacités encore jamais vues sur un cargo bimoteur, pouvant accueillir 27 palettes standard (96 po x 125 po, 2,5 mx 3 m) sur le pont principal .Il est alimenté par  le plus puissant réacteur commercial de General Electric, le GE90-110B1. Le B777 « Freighter » est conforme aux normes de bruit QC2 pour l'accessibilité maximale aux aéroports sensibles au bruit.

Photo :B767 & B777 F aux couleurs de FedEx@ Boeing

 

Jet Airways reçoit son premier B737 MAX !

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Boeing et Jet Airways a célébré hier la livraison du premier B737 MAX de la compagnie aérienne. Jet Airways sera la première compagnie indienne à arborer le nouveau et amélioré « 737 », qui offre une amélioration à deux chiffres en terme d’efficacité énergétique et en ce qui concerne l'amélioration du confort des passagers.

« Le nouveau 737 MAX est un élément essentiel de notre stratégie de croissance future et nous sommes fiers de devenir la première compagnie aérienne en Inde pour présenter ce tout nouvel avion à nos clients », a déclaré Naresh Goyal, Président de Jet Airways.

Cette livraison est la première des 150 B737 MAX destiné à Jet Airways basé à Mumbai, après deux commandes distinctes pour 75 jets placés en 2015 et plus tôt cette année.

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» est 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol. Par ailleurs, le B737 MAX profite des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol. La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-900 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-700 «MAX » en 2019.

A propos de Jet Airways :

Jet Airways est une compagnie aérienne internationale indienne, qui exploite des vols vers 65 destinations en Inde et à l'étranger. Jet Airways étend son réseau en Inde en couvrant les villes métros, les capitales de l'État et les destinations émergentes. Au-delà de l'Inde, Jet Airways propose des vols vers des destinations internationales clés en Asie du Sud-Est, Asie du Sud au Moyen- Orient, en Europe et en Amérique du Nord.

Le groupe Jet Airways exploite actuellement une flotte de 120 appareils, comprenant Boeing B777-300 ER, Next Generation Boeing B737, A330-200 / 300 et 600s / ATR 72-500. 

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Photos :Le premier B737 MAX de Jet Airways@ Boeing

 

19/06/2018

Le Sénat américain bloque la livraison de F-35 à la Turquie !

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Je vous en parlais le 15 juin dernier, la mobilisation du Sénat américain à fonctionner un vote qui bloque temporairement la livraison des F-35 à la Turquie.                       

Le projet de Loi d’autorisation de la Défense nationale (NDAA) contenant l’amendement vise à interdire les ventes de F-35 à la Turquie doit encore être adopté par la Chambre et ne devrait pas devenir loi avant la fin de l’été.

 De fait, la vente de F-35 à la Turquie est momentanément bloquée à moins que Trump certifie que la Turquie ne menace pas l'OTAN, l'achat de matériel de défense de la Russie ou la détention de citoyens américains. L'amendement affirmait que l'achat du système S-400 en provenance de Russie augmentait les tensions et les risques pour l'alliance de l'OTAN. Il exige également la libération du pasteur américain Andrew Brunson, qui fait face à des accusations de terrorisme en Turquie.

Avant de pouvoir être légiféré, le projet de loi doit être concilié avec celui déjà adopté par la Chambre des représentants. Cette mesure de compromis doit ensuite être adoptée par les deux chambres et signée par Trump. 

Réaction en Turquie :

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu déclaré que la Turquie se tournerait vers d’autres marchés si les USA ne lui permettaient pas d’acheter les avions de combat F-35 auprès de l’avionneur  Lockheed-Martin.

Ankara a juré de riposter face à toute tentative de restriction en matière d’exportation de matériel militaire. Il semble que la visite du président russe Vladimir Poutine en avril dernier en Turquie a inclus des discussions de livraison en ce qui concerne le Sukhoi Su-57.

De son côté Lockheed-Martin s’attend toujours à remettre un F-35 à la Turquie, lors d’une cérémonie qui aura lieu à Fort Worth, au Texas, le 21 juin, mais l’avionneur ne sait pas, si l’avion pourra rejoindre la Turquie. Selon le calendrier, le premier avion aux couleurs de la Turquie doit rester aux USA durant 6 mois pour assurer la formation des pilotes turcs avant de s’envoler vers Ankara.

 

Photo :F-35 @ Lockheed-Martin

 

 

Des Rafale Marine à Meiringen !

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Le Département de la Défense confirme que le demain quatre Rafale Marine se poseront sur la base aérienne de Meiringen. L’Armée suisse offre aux pilotes français, dans le cadre de leur formation au vol de navigation, la possibilité de s’entraîner à atterrir sur un terrain d’aviation étranger en milieu alpin.

Les vols de navigation avec escale à l’étranger font également partie de la formation standard des pilotes suisses. L’aérodrome militaire de Meiringen est considéré comme exigeant et est donc populaire auprès des forces aériennes étrangères pour ce type d’entraînement. Les jets français voleront de Landivisiau (F) vers la Suisse. 

Sur le plan juridique, cette escale se fonde sur l’accord entre le Conseil fédéral et le gouvernement de la République française relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.

Photo : Rafale Marine @ H. Canola

 

 

18/06/2018

Avions de combat, Bruxelles tente de reprendre la main !

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Après les nombreuses critiques survenues sur la manière de gérer le dossier de remplacement de la flotte d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 AM/BM « Fighting Falcon », le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé en fin de semaine dernière un changement important dans le processus de sélection opérés par l'armée de l'air belge. Le choix final est pour l’instant repoussé à la mi-octobre.

Prolongation des F-16 et étude du Rafale :

Le Premier ministre Charles Michel a déclaré que la Belgique allait évaluer de manière approfondie la mise à niveau de la flotte de F-16 ainsi que l'offre française basée sur le Rafale Dassault. Selon le Loi belge, l’option d’une offre hors concours peut être acceptée à la condition que les produits proposés au sein de l’offre officiel ne répondent pas correctement au cahier des charges. Cependant, le pays n’ayant pas donné d’avis sur les offres du F-35 et de l’Eurofighter, le gouvernement belge prend une initiative osée qui pourrait fâcher les deux avionneurs en course.

 Trois options :

Trois options vont être ouvertes en Belgique : l'extension de la durée de vie des F-16, l'achat de l'un des deux avions participant au concours RFGP en cours, à savoir l'Eurofighter et le Lockheed-Martin F-35, ainsi qu'une troisième option, la proposition française sur avec le Rafale.

A noter au passage qu’en choisissant l’option européenne de l’Eurofighter ou du Rafale, la Belgique se positionnerait directement en vue du futur avion de combat européen.

Reprendre la main :

Cette décision du Premier Ministre devrait permettre d’éteindre l’incendie de l’épineux dossier pour les prochaines semaines et satisfaire les partis d’oppositions au moins jusqu’à la fin de l’été. Reste qu’il va falloir étudier le dossier complet du Rafale qui n’a pas encore été transmis. En même temps, au vues des critiques du dossier, il aurait été ridicule de ne pas tenir compte de l’offre française qui est en soi aussi bonne que celle d’Airbus (Rafale = 5'000 emplois et 20 milliards d’euros de compensation, Eurofighter = 6'700 emplois et 19,3 milliards d’euros de compensation). Mais l’atout du Rafale se trouve notamment dans le rapport coût/efficacité plus avantageux avec une maintenance plus faible.

Pour autant, quelque soit le choix final, le Gouvernement belge devra essuyer les pots cassés. Car en cas de choix du Rafale ou d’une hypothétique extension de vie des F-16 les deux avionneurs Lockheed-Martin et Airbus pourraient attaquer la décision en justice. A l’inverse, un refus du Rafale serait moins problématique, mais laisserait un goût amer à beaucoup de monde. On peut se demander, si au final, il ne serait pas plus judicieux de recommencer à zéro le concours avec l’ensemble des protagonistes et permettant également à Boeing et Saab de revenir en course. Une nouvelle compétition ou tous les aéronefs auraient des chances de se présenter sur un même pied d’estale serait également bon pour l’image du gouvernement belge.

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Photos 1 F-16 belges 2Les avions officiels : F-35 et Eurofighter, le Rafale en offre parallèle