30/04/2018

Le KC-46 approche de la certification STC !

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Everett, l’avionneur Boeing annonce avoir terminé avec succès l’ensemble des essais requis pour obtenir le certificat de type supplémentaire (STC) de la part de la FAA. Il s’agissait de valider les systèmes ravitaillement en vol et de communication avec un un C-17 Globemaster III. 

Le STC comprend les systèmes militaires installés sur l’avion d’essais de type B767-2C pour en faire un avion ravitailleur. Dans le cadre des tests STC, l'équipe de Boeing et de l’Air Force devait valider la perche ainsi que les nacelles de ravitaillement. Ils ont également démontré le KC-46 peut prendre du carburant depuis un KC-135, un KC-10 et d'autres KC-46, effectué des essais de nuit et de jour et tester les systèmes de défense de l’avions et vérifier le bon fonctionnment de avionique. 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

Photo :KC-46A @ Boeing

 

29/04/2018

Le Gripen E et le F-35 favoris en Finlande ?

 

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Helsinki, dans le cadre du programme de remplacement de la flotte actuelle de sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet », le ministère finlandais de la Défense prévoit l'achat de 64 nouveaux chasseurs à réaction pour un montant d'environ 7 à 10 milliards d'euros.

Le ministère de la Défense finlandais a envoyé des appels d'offres au début de l’année 2018 à Boeing et Lockheed-Martin, Saab, Dassault Aviation et Airbus DS. Les avions potentiellement en course sont : le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Les avionneurs n’ont pas encore répondus à la demande finlandaise afin de confirmer leur participation à l’évaluation, celle-ci leur parviendra tout soudain. Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

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Le Scaf une menace pour le Rafale et l’Eurofihgter :

D’un point de vue général, tous les types d’avions proposés répondent aux critères finlandais. Pourtant, la nouvelle du lancement du futur avion européen Scaf en partenariat entre Dassault Aviation et Airbus DS pose problème sur l’avenir des avions Rafale et Eurofighter.

De nombreux experts et spécialiste proches du dossier finlandais ont émis des doutes sur les deux avions européens. Pour l'expert en systèmes d'armes Arto Pulkki, l’annonce du lancement du Scaf relègue le Rafale et l’Eurofighter au second plan. En effet,  si le développement des deux avions est garanti jusqu’en 2030, il est évident qu’à partir de cette date le « Scaf » deviendra la priorité des deux avionneurs délaissant petit à petit les modernisations des deux avions actuels. De fait, l’achat de l’un deux avions, posera un problème d’obsolescence à mi-vie déjà. La Finlande désire un avion, dont la modernisation puisse être garantie au-delà de 2040.

A noter qu’en Suisse, dans les milieux très proches du nouvel avion de combat, nous assistons depuis la semaine dernière aux mêmes réflexions.

Gripen E et F-35 en pointe :

Le choix d'un nouvel avion de combat pour l'armée de l'air finlandaise pourrait donc se résumer à deux concurrents, l'Américain Lockheed Martin F-35 ou le Saab suédois Gripen E.

Pour Arto Pulkki, le Rafale et l’Eurofighter disposent clairement de technologies plus anciennes et ceci malgré les mises-à-jour. Par ailleurs, leur production sera limitée dans le temps.  

Par contre, le Lockheed Martin F-35 et le Saab Gripen E ont des égalités techniques, à l'exception de la capacité furtive du F-35. Si, le F-35 offre l’avantage de la furtivité et de la technologie la plus récente, sa capacité d’emport, ainsi que les problèmes de développement associés à un prix élevés le désavantage. De son côté, le Gripen E suédois à l’avantage du prix, ainsi que les développements technologiques pour détecter les avions furtifs.

De son côté, Lauri Puranen, qui est le coordinateur du projet d'évaluation préliminaire des avions en remplacement des F/A-18 Hornets en Finlande, a déclaré ce vendredi que la ligne de départ était la même pour les cinq combattants. Cependant, les nouveaux éléments sur l’évolution du futur avion européen, aura des conséquences sur l’appréciation finale du dossier. Du point de vue politique, la Finlande pourrait bien vouloir se rapprocher un peu plus de la Suède, pays avec lequel elle a déjà une vaste coopération militaire. Acheter des combattants suédois signifierait également une coopération industrielle, un maintien des capacités au sein de l’Otan et une confirmation de l’intérêt européen.

Bref, rien n’est définitif en Finlande, mais ces nouvelles questions pourraient bien avoir un sérieux poids dans le choix final.

 

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Photos : 1 F-35 & Gripen 2  Gripen E @ Saab3 F-35 @ Lockheed Martin

Ethiopian Airlines opte pour le Q400 !

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Bombardier Avions commerciaux a annoncé, la conclusion d’une entente d’achat ferme avec Ethiopian Airlines pour 10 avions Q400 neufs. La commande comprend également les droits d’achat pour cinq avions Q400 supplémentaires. Selon le prix courant de l’avion Q400, la valeur de cette commande ferme s’élève à environ 332 millions de dollars américains.

« Les avions biturbopropulsés de Bombardier continuent d’offrir une performance sans pareil à nos exploitants, et nous sommes fiers que le transporteur national d’Éthiopie reconnaisse encore une fois cette valeur incroyable en élargissant sa flotte d’avions Q400 », souligne Fred Cromer, président, Bombardier avions commerciaux. « La tendance du marché pour l’achat de biturbopropulseurs plus gros et plus performants s’est intensifiée, et cette cinquième nouvelle commande témoigne du succès de l’avion Q400 et de la valeur qu’il offre aux clients à travers le monde. »

Le Bombardier Q400 :

Conçu comme un biturbopropulseur moderne du 21e siècle, l’avion Q400 est le dernier-né de la gamme d’avions Q Series. Il procure des niveaux inégalés de performance, de souplesse opérationnelle et de confort des passagers. Outre sa configuration standard à classe unique, l’avion Q400 est offert en plusieurs options : intérieur biclasse au confort accru des passagers, configuration à capacité assise supplémentaire pouvant aller jusqu’à 90 fauteuils pour les marchés à haute densité et configuration combi.

Photo :Q400 aux couleurs d’Ethiopian Airlines

 

28/04/2018

Problèmes à répétition pour le premier déploiement du F-35 !

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J’aurais aimé vous donner de bonnes nouvelles du programme F-35, malheureusement une fois de plus, les informations qui nous parviennent ne sont pas encourageantes. Les dernières mauvaises nouvelles concernent le déploiement de l’avion au Japon. L’US Marins Corps attendaient beaucoup de cet exercice extérieur et nombreux sont les observateurs qui espéraient « enfin » voir le F-35 sortir du long et ténébreux tunnel dans lequel il s’est engagé.

Problèmes à répétitions :

Depuis le déploiement du Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » par le Corps des Marines des États-Unis à destination du MCAS d’Iwakuni, au Japon, en janvier 2017, l'avion a été confronté à un assortiment de problèmes de maintien en puissance. Au total se sont 16 F-45B du VFMA-121 qui ont été déployés à Iwakuni.

De nombreux problèmes affectant le premier déploiement outre-mer du F-35 sont de nature logistique et sont liés à la distance entre l'avion et les installations de maintenance et de fabrication de pièces aux États-Unis, selon un rapport publié le 25 avril dernier par le Government Accountability Office (GAO).

Les problèmes avec la chaîne d'approvisionnement du F-35B comprennent de longs temps de déplacement pour les pièces, des dates de livraison estimées inexactes, des retards aux douanes et des difficultés à expédier les équipements du système d'information logistique (ALIS).

Mais il y a pire, le Corps des Marines a appris qu'il devait prendre en considération «les préoccupations météorologiques lors de l'expédition du matériel via ALIS», a déclaré le GAO. "Alors que les avions ont été transférés au Japon via l'Alaska, ALIS a été déplacé à Hawaii en raison de préoccupations sur la façon dont la température de congélation affecterait le système logistique."

Parmi les autres problèmes liés à la maintenance du F-35 au Japon figurent les longs délais de réparation, la maintenance qui devait être rapide et efficiente sur le F-35 s’avère longue et bien plus complexe que prévu. Par ailleurs l’USMC a dû faire face à de nombreuses pénuries de pièces de rechange. De plus, il s’est avéré que lors de l’exercice, certaines pièces de l’avion, pourtant neuves, avaient une faible fiabilité.

Des maladies incurables ?

Le GAO s’interroge aujourd’hui sur les maladies de jeunesse du F-35 qui se transforment en maladies chroniques. Pour les responsables de la maintenance de l’USMC et du GAO, tous les nouveaux avions connaissent des maladies de jeunesse. L’entrée en service à l’époque du Boeing AV-8B « Harrier » qui apportait la capacité de décollage court et atterrissage vertical, puis l’arrivée du F/A-18 A/B « Hornet » ont apporté leurs lots de « petits pépins ». Mais ceux-ci ont été rapidement réglés, lors des premiers déploiements, et n’ont que peu affectés les missions. Avec le F-35, c’est tout le contraire déclare Cary Russel du GAO.

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Photos : 1F-35B à Iwakuni 2maintenance du F-35@ USMC

26/04/2018

Tornado allemands, Boeing propose l'EA-18G !

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Salon aéronautique ILA de Berlin, l’avionneur américain Boeing propose son avion d'attaque électronique EA-18G « Growler » à la Luftwaffe dans le cadre d'une campagne plus large, visant à remplacer la flotte de Panavia Tornado.

Bryan Crutchfield, directeur de Boeing pour les ventes mondiales, a déclaré aujourd’hui que l'EA-18G est la seule plate-forme actuellement disponible, qui peut remplacer la version de guerre-électronique et de reconnaissance de la variante ECR du Tornado allemand. Ceux-ci doivent être retirés vers 2030, en même temps que la flotte d'Interdiction (IDS) actuellement en service.

Boeing EA-18G « Growler » :

L’EA-18G dispose du radar AN/APG-79 à antenne active (AESA) lui permettant non seulement d’être autonome en comparaison de son prédécesseur le EA-6B en mode air-air, mais intègre des possibilités de liaisons de données numériques et de brouillage dirigé indépendant du reste des systèmes embarqués.

Pour la lutte contre les défenses ennemies, l’EA-18G dispose de pod ALQ-99 de brouillage  couplé à un système d’analyse à large spectre ALQ-218 lui permettant de différencier les types de radars (surveillances, poursuites, sol ou embarqué) et l’analyse des types de fréquences. Le système enregistre  et répertorie l’ensemble des menaces pour permettre leur restitution sur un écran tactique, avec une plus grande précision que par le passé.

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Les systèmes embarqués du «Growler» lui permettent d’agir sur trois modes tactiques :

- Reconnaissance électronique (analyse des diverses menaces, radar et missiles)

- Suppression des menaces connues et mémorisées selon un scénario prévu.

-  Réaction immédiate à l’engagement d’une nouvelle menace non répertoriée.

Du point de vue des communications, l’avion dispose du système AlQ-227 qui lui permet d’épier et de brouiller les communications adverses, en contre partie le Growler dispose pour sa propre protection le nouveau concept INCANS  qui améliore les communications et transferts de données à l’intérieur d’un groupe naval.

Capacités ECM :

-          Détection passive/active.

-          Analyse des menaces et classifications.

-          Brouillage actif, perturbation électronique (radar et communication).

-          Paralysie électronique avec des virus informatiques.

Capacités de tirs :

-          air-air (AIM-9X Sidewinder, AIM-120 AMRAAM,) 

-          Elimination de radars ennemis (AGM-88 HARM)

L’ensemble de ces possibilités offrent l’opportunité aux équipages du Growler de pouvoir participer directement à l’escorte d’un groupe d’attaque tout en étant susceptible de se défendre face à n’importe quelles menaces en vol.

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Photos : 1 EA-18G  « Growler »@ USN2 Tornado ECR @ Luftwaffe