09/07/2016

Des « Sea Hawk » pour la Marine israélienne !

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La Marine israélienne prévoit de se doter de huit hélicoptères de type Sikorsky SH-60F « Sea Hawk » d’occasions en provenance des stocks de l’US Navy. Ces hélicoptères seront utilisés à bord des quatre nouvelles frégates commandées au chantier naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).

Confirmation américaine :

L'Agence américaine de défense et de sécurité pour la coopération (DSCA) vient de confirmer cette commande en fin de semaine dernière. La DSCA confirme également que le département d'Etat américain a approuvé la vente éventuelle d’un montant estimé à près de 300 millions de dollars pour les huit SH-60F « Sea Hawk ».

En plus des huit hélicoptères Sikorsky SH-60F « Sea hawk », le contrat comprend 12 moteurs General-Electric T-700-401C ainsi que les systèmes de navigation, communications, identification ami /ennemi, des mitrailleuses et des réservoirs de carburant auxiliaires.

Le Sikorsky SH-60F « Sea Hawk » :

Le SH-60F vola pour la première fois en 1987 et entra en service en 1989. Le SH-60F est assez proche du SH-60B. Ses missions sont pour l'essentiel les mêmes. Le SH-60F est conçu pour protéger avec d'autres hélicoptères une flotte entière à partir d'un bâtiment de surface. Il doit le protéger des menaces de surface dans un périmètre de 50 miles et jusqu'à 150 miles pour les menaces sous-marines. Il peut lancer et écouter les bouées acoustiques grâce à un quatrième homme d'équipage. Il traque les sous-marins grâce à son sonar actif AQS-13F (au lieu d'un MAD) et bénéficie d'un pilote automatique pour les phases de vol stationnaire. Il assure les missions de transport entre navires de la flotte.

 

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Photos : Sikorsky SH-60F « Sea Hawk »@ US Navy

08/07/2016

MiG-29K, l’Inde et la Russie contournent l’embargo !

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L’approvisionnement en systèmes pour les MiG-29K/KUB indiens n’est pas encore complètement réglé, la faute aux embargos combinés édictés par le gouvernement ukrainien qui empêchent l'exportation de tous les articles à usage militaire à la Russie, ainsi que les sanctions européennes et américaines qui interdisent l'exportation de composants militaires à Moscou.

La société russe RSK MiG éprouve des difficultés à livrer un avion complet qui intègre toutes les fonctionnalités promises à la marine indienne et ceci car certains fournisseurs se trouvent en Ukraine. De fait, l’Inde à jusqu’ici importé directement ces systèmes pour les intégrer sur sa flotte de MiG-29K/KUB. Certains systèmes qui auraient dû provenir de fournisseurs occidentaux sont remplacés par des produits entièrement russes.

A terme, l’Inde et la Russie prévoient de partager la fabrication de ces systèmes et de les intégrer directement sans avoir à dépendre de l’Ukraine ni de l’Occident.

Pour la Russie et l’Inde c’est l’occasion de diminuer la dépendance en matière de systèmes militaires et de renforcer la coopération et le développement de ceux-ci. Comme dans la cas des moteurs d’hélicoptères, l’embargo semble au final jouer en la faveur des russes.

 

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Le MiG-29K/KUB :

Le MiG-29K/KUB est un appareil multirôles, destiné à assurer la maîtrise aérienne et à remplir différentes missions de combat de jour comme de nuit, dans toutes les conditions météorologiques et ceci depuis un porte-avions. Cette version navalisée du célèbre appareil russe, tant le monoplace «K» que le biplaces «KUB» font partie de la génération améliorée de la famille MiG-29.

Cette nouvelle génération de MiG se classe au sein des appareils dit : 4+ multirôles destinés à la défense aérienne des missions des forces navales, la supériorité aérienne gagne, la mer et au sol la destruction des cibles avec la haute précision guidée jour et nuit des armes et dans toutes les conditions météorologiques.

Les MiG-29K/KUB sont basés sur les porte-avions, dont le tonnage est de 28.000 tonnes, équipés de rampe de décollage et d'atterrissage. Les principales innovations du MiG-29K/KUB sont :

- L'amélioration de la cellule avec environ 15% d'application de matériaux composites. 

- L'aile pliante est aménagée avec une amélioration du dispositif hypersustentateur.

- Système de contrôle  Fly-by-Wire avec quadruple redondance.

- Réduction considérable de la signature radar.

- Augmentation de la charge des armes, stockées sur huit points externes.

- Augmentation de la capacité interne de carburant et en vol possibilité de ravitaillement.

La motorisation comprend deux moteurs Klimov RD-33MK avec puissance accrue, équipé d'une chambre de combustion sans fumée et le nouveau système de contrôle électronique (de type FADEC).

Les MIG-29K/KUB dispose d’un radar  multi-mode "pulse-Doppler" de type "Zhuk-ME" fabriqué par "Fazotron-INPI" Corporation. En comparaison avec les radars de la génération précédente, le  "Zhuk-ME" dispose d’un plus grand angle de balayage en azimut, offrant une portée de détection deux fois plus longue. Le  "Zhuk-ME" permet le suivi de 10 cibles aériennes avec quatre cibles en tirs simultané de missiles. Par la suite, les MiG-29K/KUB devraient recevoir le radar «Zhuk-AE» doté d’une antenne à balayage électronique (AESA). Les MiG-29K/KUB sont équipés d’un canal IRST et d’un système de désignation laser d’illumination, destiné aux cibles terrestres

A ce jour, l’Inde a passé commande pour 16 Mig-29K/KUB avec options pour 30 et la Russie pour 20 appareils.

 

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Photos : 1 & 3 MiG-29KUB russe@ RACMiG 2 MiG-29KUB marine indienne @ Indian Navy

Les KUH-1 « Surion » cloués au sol !

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L’affaire du crash de l’hélicoptère Airbus H225 en Norvège à des répercutions en Corée du sud. Selon un rapport publié par l'agence Yonhap, citant un responsable de l'administration du programme d'acquisition de défense de Séoul, Airbus a informé Séoul que l'accident mortel d'un H225 en Norvège était du à une "boîte de vitesses défectueuse".

La Corée du Sud a par précaution cloué à la terre sa flotte d’hélicoptères Aerospace Industries KUH-1 « Surion » en attendant le remplacement des boîtes de vitesses. Selon le rapport 57% des « Surion » en service dans l’armée coréenne auront besoin de remplacer les boîtes de vitesse. De son côté Airbus Helicopters s’engage à rembourser le gouvernement sud-coréen.

Actuellement l’armée coréenne compte 52 hélicoptères KUH-1 « Surion » en service et 47 doivent encore être livrés. On dénombre également 204 lettres d'intention de l'armée (153), les marines sud-coréenne (40) et l'Agence de police nationale coréenne (11).

Historique du KUH «Surion» :

Le programme coréen pour un hélicoptère multirôle (KMH) fut lancé le 12 mars 2004 avec comme objectif le développement d’un hélicoptère polyvalent entièrement coréen. Compte tenu, des besoins financiers énormes pour le développement d’une telle machine, le programme fut réorienté, afin de répondre aux besoins utilitaires (KUH) de l’armée coréenne en priorité. 

Le second problème des coréens était de pouvoir compter sur la collaboration d’un constructeur étranger reconnu, pour diminuer les risques industriels. La Corée lança le 15 avril 2005 un appel d’offre international pour permettre à un constructeur étranger d’intégrer le programme. Plusieurs sociétés étrangères, telles que Boeing, Bell Helicopter, Sikorsky aux États-Unis, Airbus Helicopters, AgustaWestland en Europe et une société russe ont répondu à l’offre.

Le 13 décembre 2005, le gouvernement coréen a annoncé le choix d'Airbus Helicopters (ex Eurocopter) comme partenaire principal de Korea Aerospace Industries (KAI) dans le programme KUH pour le développement du premier hélicoptère de transport militaire coréen. 

 

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Photos : 1 KUH-1 « Surion » 2 Cockpit @ KAI

07/07/2016

Trafic aérien, la demande se maintient !

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Genève, l’Association du transport aérien international (IATA) a publié ses statistiques mondiales sur le trafic de passagers en mai, qui révèlent que la demande (mesurée en kilomètres- passagers payants, ou RPK) a augmenté de 4,6 % par rapport à mai 2015, soit le même pourcentage qu’en avril. La capacité a augmenté de 5,5 %, ce qui a fait fléchir le coefficient d’occupation des sièges de 0,7 point de pourcentage, à 78,7 %. La demande intérieure a augmenté de 5,1 %, soit plus que la demande internationale qui n’a augmenté que de 4,3 %.

« Après un très fort début d’année, la croissance de la demande revient à des niveaux plus traditionnels. Une combinaison de facteurs explique probablement ce rythme de croissance plus modéré. Parmi ces facteurs, il y a les activités terroristes incessantes et la fragilité de l’économie mondiale. Aucun de ces facteurs n’est de bon augure pour la demande de billets d’avion. Et le choc d’Istanbul et les conséquences économiques du Brexit font qu’il est très difficile d’envisager un redressement hâtif », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Marchés de passagers internationaux :

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La croissance annuelle du nombre de RPK internationaux a ralenti pour un troisième mois consécutif, passant de 5 % en avril à 4,3 % en mai, en glissement annuel. Les compagnies aériennes de toutes les régions ont enregistré une croissance. La capacité totale a augmenté de 6,1 %, de sorte que le coefficient d’occupation a perdu 1,3 point de pourcentage pour s’établir à 77,1 %.

Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont enregistré une augmentation de trafic de 5,1 % en mai, par rapport à l’année précédente. La capacité a augmenté de 6,4 %, de sorte que le coefficient d’occupation a perdu 1,0 point de pourcentage pour s’établir à 75,1 %. Le fort élan vers le haut s’était arrêté au cours des récents mois alors que la croissance faisait du surplace depuis le début de l’année.

Les transporteurs d’Europe ont vu la demande augmenter de seulement 2,1 % en mai, par rapport à mai 2015, ce qui reflète les conséquences persistantes des attaques terroristes de Bruxelles. La capacité a augmenté de 3,5 % et le coefficient d’occupation a perdu 1,1 point de pourcentage pour s’établir à 80,6 %. Bien qu’étant en baisse, ce pourcentage est le plus élevé parmi toutes les régions.

Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une hausse de trafic de 11,8 % en mai, par rapport à l’année précédente. C’est l’augmentation la plus importante parmi toutes les régions. Toutefois, la capacité a augmenté de 15,6 %, et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 2,4 points de pourcentage pour s’établir à 71,9 %. La croissance de capacité a maintenant dépassé la croissance du trafic au cours de 18 des 20 derniers mois.

Les transporteurs d’Amérique du Nord ont vu le trafic augmenter de 0,5 %, alors qu’ils continuent de diriger leurs efforts vers les marchés domestiques plus grands et plus robustes. La capacité a augmenté de 1,9 % et le coefficient d’occupation a perdu 1,1 point de pourcentage pour s’établir à 80,1 %.

Les transporteurs d’Amérique latine affichent une hausse de trafic de 5,1 % en mai, par rapport à mai 2015. Comme en Europe, le mouvement vers le haut s’est interrompu. La capacité a augmenté de 5,2 % et le coefficient d’occupation des sièges est demeuré inchangé à 80,2 %.

Les transporteurs d’Afrique ont enregistré une augmentation de trafic de 9,5 %, suivant la forte tendance à la hausse liée à l’expansion des réseaux long-courriers des compagnies aériennes de la région, et notamment d’Ethiopian Airlines. La capacité a augmenté de 10,4 % et le coefficient d’occupation a perdu 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 64,5 %.

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Photos : 1 B787 Ethiad 2 CRJ900 Adria ariways @ Weimeng 3 A320 Wizzair @ P.Kummerling

Extra 330LE à moteur électrique !

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Le 24 juin dernier l’avionneur Extra en collaboration avec Siemens a réalisé le premier vol d’un avion de voltige Extra 330LE avec un moteur électrique sur l’aérodrome Hünxe, dans le nord de l’Allemagne.

Les chercheurs de l’entreprise Siemens ont mis au point un nouveau type de moteur électrique qui, avec un poids de seulement 50 kg, délivre une puissance continue de 260 kilowatts, cinq fois plus que les systèmes comparables d'entraînement.

L’Extra 330LE dispose d’une masse maximale au décollage de 1.000 kg qui lui permet de tester des moteurs puissants ainsi que les batteries Li-Ion. Un cadre tubulaire a été installé en avant de la cloison pare-feu pour accueillir 14 batteries de 18,6 KWh. La cellule de l’avion permet de résister à des facteurs de charges élevés. L’agilité de l’Extra 330LE va permettre de tester les composant électriques à leur maximum en terme de vitesse et d’accélération.

Plus loin :

Ce projet d’avion propulsé électriquement est un début et permettra dans un proche avenir de développer des aéronefs hybrides destinés au transport régionaux. Siemens et Airbus réfléchissent déjà à un avion de transport de 100 passagers pouvant franchir les 1’000km.

 

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Photos : 1 l’Extra 330LE électrique 2 le moteur et les batteries @ Siemens/Extra