21/03/2018

Remplacement des Sea Lynx allemand !

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Je vous l’annonçais en décembre 2016, l'Allemagne prépare le remplacement de sa flotte de 22 hélicoptères de guerre anti-sous-marine Westland Sea Lynx. La flotte devrait prendre sa retraite en 2025.

Le maintien de la flotte de « Sea Lynx » qui a commencé à entrer en service à partir de 1981 devient un défi de plus en plus important pour la marine allemande, avec une moyenne de seulement six appareils déployables en 2017.

Les phases du programme:

La première étape de la future compétition a été franchie avec l’approbation des exigences fonctionnelles du futur remplaçant par le chef de la défense allemande.

La seconde phase est actuellement en préparation, le bureau fédéral allemand des marchés publics travaille en ce moment à l’élaboration de plusieurs propositions d’hélicoptères susceptibles d’être sélectionnés en vue du choix final. Cette seconde phase donnera lieu à une demande de propositions aux différents hélicoptéristes courant 2019.

Trois appareils suceptibles de participer à l’évaluation : 

Les appareils susceptibles de venir remplacer les Westland « Sea Lynx » sont l’Airbus NH90 « Sea Lion », l’AgustaWestland (Leonardo) AW159 « Wildcat » et le Sikorsky S-70B « Sea Hawk ».

Airbus NH90 « Sea Lion » :

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La version spéciale commandée par la marine allemande du NH90, le « Sea Lion » vient d’effectuer son premier (voir article du 9.12.16 ). Selon Airbus, il serait très facile de convertir les modèles déjà commandés par l’Allemagne en vue d’assurer la lutte anti-sous-marine ASW et ceci pour un coût moindre. La seule difficulté vient du fait que le « Sea Lion » de part sa taille ne peut pas être engagé depuis les anciennes frégates de la marine encore en service et celle-ci devrait les remplacer au plus vite.

Lancé lors du Salon international ILA Airshow de Berlin en mai 2014, le « Sea Lion » est largement similaire à la version de base du NH90 NFH de l'OTAN, mais présente des équipements de communication et de navigation spécifiques à l'Allemagne, dont un système de communications par satellite. L’avionique comprend en plus un système d'identification automatique (AIS) pour localiser, identifier et suivre les navires. L’appareil sera également de mitrailleuses latérales M3M de 12,7 mm de chaque côté, de missiles Marte MKII, de torpilles Torpille MU90. Par ailleurs le « Sea Lion » peut emporter des réservoirs de carburant internes et externes supplémentaires ainsi qu'une deuxième console de mission.

Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, le NH90 « Sea Lion » est destiné à fournir des services de surveillance continue, de surveillance maritime, de recherche et de sauvetage (SAR), de transport pour les nouvelles régates F124 et F125 Baden-Wurttemberg, ainsi que des navires de soutien au combat de classe Berlin (Type 702) de la Marine allemande.

Leonardo AW159 Wildcat :

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L’AW159 Lynx « Wildcat » est prévu pour remplacer les Lynx de première génération, ce nouvel hélicoptère multi-rôle de six tonnes, est commandé à 62 exemplaires par le ministère britannique de la Défense. Le premier a été livré à la fin de 2011.

Doté de deux turbines Rolls-Royce Honeywell CTS800 de nouvelles générations capables d’offrir 12 % de puissance supplémentaire, face aux anciens modèles. Le poste de pilotage comprend un système entièrement intégré d’affichage, utilisant quatre écrans 10x8 pouces. Les capteurs disposés dans le nez comportent une imagerie TV/IR couplé avec un désignateur laser. La version maritime dispose d’un radar Selex-ES Galileo 7400E actif sur 360 degrés. L'AW159 intègre un système d'alerte de missiles, des détecteurs d'alerte radar et un système de distribution des contre-mesures. En outre, il dispose d’une palette complète en matière d’armement soit : des mitrailleuses, torpilles, grenades sous-marines et pourra également tirer la future arme de surface a guidage autonome (FASGW).

Sikorsky S-70B « Sea Hawk » :

 

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La version S-70B est la version export du MH60R, soit le dernier développement du SH60 «SeaHawk» destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.

Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le  sauvetage (SAR), le  ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC)  ainsi que le relais des communications. Lockheed Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles. 

 

Photos : 1 Sea Lynx de la marine allemande@ Marine allemande 2 NH90 « Sea Lion »@Airbus 3 AW159 Wildcat@ Leonardo 4 S-70B « Sea Hawk » @ Sikorsky

 

 

 

 

 

 

 

 

Taïwan, des F-15 au lieu du F-35 ?

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Taipei, le gouvernement de Taiwan s’inquiète de la nomination à vie du président chinois Xi Jinping et de la recrudescence des menaces chinoises sur la petite île. En effet, depuis deux ans la Chine accentue ses exercices militaires aériens autour de l’île de Taïwan. L’armée de l’air chinoise a effectué au moins vingt fois des manœuvres à proximité de Taïwan en 2017, contre seulement huit fois en 2016. Alarmé par la multiplication de ces exercices, le ministre taïwanais de la défense Feng Shih-kuan a souligné, dans un rapport annuel, que ces manœuvres constituaient une « énorme menace » pour la sécurité de l’île. Dans ce contexte particulièrement tendu, Taipei cherche à moderniser son armée afin de la rendre plus dissuasive face au géant chinois.

Intérêt pour le F-35 :

Dans un premier temps Taïwan s’est beaucoup intéressé au Lockheed-Martin F-35 et plus particulièrement à la version F-35B. LF-35B étant la variante STOVL  (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) l’idée première était de pouvoit disloquer les appareils sur différents points de l’île, hors des bases aériennes et donc de pouvoir survivre en cas de bombardement chinois. Mais cette solution à un coût énorme, et le F-35B est hors de prix pour l’armée taïwanaise.

Le F-15C « Eagle » :

L’alternative pourrait venir du Boeing F-15C « Eagle » qui serait moins coûteuse politiquement moins risquée. Certes, l’attrait tactique du F-15 ne permet pas d’être utilisé hors des bases aériennes comme le pourrait un F-35B. Par contre, le pays pourrait se doter d’un nombre très important de F-15, soit une flotte trois fois supérieur à celle d’un F-35B. Par ailleurs, d’un point de vue politique le Congrès américain ne mettrait aucune condition à la vente du grand chasseur américain, tandis que celle du F-35 pourrait envenimer un peu plus les relations déjà tendues entre Pékin et Washington.

Des sources proches du dossier ont déclaré que lors d'une discussion entre les Etats-Unis et Taïwan sur les moyens de renforcer les capacités d'interception de la défense aérienne taïwanaise, les Etats-Unis ont proposé la location d'avions de chasse F-15C. Parce qu'il s'agirait d'un «bail», cela ne compterait pas comme une vente d'armes à Taiwan, la durée du bail étant ouverte aux ajustements en termes de temps et en fonction des contraintes budgétaires. La proposition a été soumise au ministère de la Défense pour évaluation.

Remplacer les Mirage 2000 :

La possible arrivée du F-15 coïnciderait avec le remplacement de la flotte vieillissante d'avions de combat Mirage 2000 qui servent actuellement le rôle d'intercepteur et qui coûte très cher à maintenir.

Taiwan a demandé la dernière version de l'Eagle, soit le F-15C ayant subit la dernière mise à jour (Mid-Life Update (MLU), y compris les mises à niveau de son ordinateur de mission, son système de détection et son radar. L’idée sera également d’y adapter le programme d'amélioration en plusieurs étapes (MSIP) de l'armée de l'air japonaise adapté pour décoller d'une piste plus courte et qui sera bénéfique aux besoins de Taiwan.

 

Photo : F-15C « Eagle » @ USAF

 

 

20/03/2018

Capacité opérationnelle initiale pour les P-8A australien !

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La Royal Australian Air Force (RAAF) a déclaré la capacité opérationnelle initiale (IOC) son appareils multimission maritime (MMA) Boeing P-8A « Poseidon », soit cinq mois plus tôt que prévu.

L'étape, qui a été annoncée par le service le 20 mars, vient avec 6 des 12 avions actuellement basé à Edinburgh en Australie du Sud. Trois autres aéronefs subissent actuellement le processus d'approbation pour une flotte finale de 15 aéronefs.

L'Australie a acquis le P-8A pour remplacer les 19 avions de patrouille maritime Lockheed AP-3C « Orion » qui sont en service depuis les années 1960. Les 15 P-8A seront exploités en tandem avec sept systèmes d'aéronef sans pilote (UAS) Northrop Grumman MQ-4C « Triton » , qui seront acquis une fois le développement achevé par le constructeur et l'US Navy (USN).

Les livraisons à l'Australie ont débuté en novembre 2016, date à laquelle les escadrilles 10 et 11 ont réceptionné les premiers du P-8A. Dans le cadre de ce processus, le RAAF a envoyé ses équipages s'entraîner aux côtés de l'USN et du personnel britannique de la Royal Air Force (RAF) au Centre de test intégré (ITC) de la Naval Air Station (NAS) de Jacksonville en Floride.

Le Boeing P-8A «Poseidon» : 

Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.

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Photos : 1 Boeing P-8A Poseidon de la RAAF 2 Postes de travail du P-8A@ RAAF

Déploiement du drone longue portée chinois EA-03 !

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Le drone à réaction GAIC EA-03 a été déployé par l’armée chinoise officiellement. Les premiers exemplaires sont opérationnels en mer de Chine méridionale ainsi que sur la péninsule de Corée. 

Selon les premières images satellites disponibles, on peut voir les premiers EA-03 installés sur les infrastructures de la base de Shuangliao dans la province Jilin au nord-ouest de la Chine proche de la Corée du Nord. Une seconde photo montre le drone sur la base aérienne de Jialaishi, dans la partie nord de l'île chinoise de Hainan en mer ce Chine.

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Le GAIC EA03 « Soar Dragon » :

Le premier drone longue portée (HALE) chinois EA-03 a été développé par l’Institut 611 Chengdu et assemblé par le constructeur GAIC (Guizhou Aircraft Industry Corporation) a apatir de 2011, il utilise un plan d'aile tandem inhabituel. À l'exception de l'aile et de la configuration des stabilisateurs verticaux, le « Soar Dragon » a une apparence et une mission similaires à celles du Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk exploité par US Air Force.

L ‘EA-03 est doté d’une autonomie de plus de 7'000 km soit  36 heures de vol et peut atteindre un plafond de 18’000 mètres en croisière. Avec une longueur de 14,33m et une envergure de 24,86m sa masse au décollage est estimée à 6’800kg. Malgré une forte limitation de temps de vol, il peut surveiller une très large zone grâce à ses divers équipements embarqués comme les caméras à haute résolution et les radars SAR latéraux. Le drone est motorisé par un moteur chinois Guizhou WP-13 d’environ 4’400kgp. Ce moteur est un dérivé du Tumansky R-13 russe.

La grande particularité de l’EA-03 vient de sa conception. En effet, les ailes sont en formes rhomboïdales. Soit les ailes principales sont en position basse en flèches. Les ailes arrières en fléche inversée et implantées en position haute. Vue du plan, les ailes forment un losange.

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Photos : 1 & 3 GAIC EA-03 @ Weimeng 2 Photo satellite@ NSA

19/03/2018

L’Uruguay s’intéresse au L-15 armé !

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La Fuerza Aérea Uruguaya (Armée de l'air uruguayenne, FAU) s’intéresse de près à la version armée de l’avion école et d’attaque au sol Hongdu Aviation Industry Corporation (HAIG) L-15 chinois.

Remplacer les IA-58 « Pucara » et Cessna A-37B :

La FAU a désespérément besoin de modernisation, mais manque de liquidités. L'IA-58 aurait été déclassée en 2017 en raison d'un manque de pièces de rechange, tandis que la dernière douzaine de A-37B opérationnels sont maintenus en achetant des pièces de rechange et en sous-traitant des fournisseurs des États voisins. De fait, il devient urgent de remplacer ces deux aéronefs.

Facilités de paiements :

L’Uruguay est à la recherche d'un avion moderne dans le rôle d'attaque légère, mais dispose d’une faible marge de manoeuvre en ce qui concerne le financement du futur avion. La Chine semble se montrer particulièrement souple à ce sujet.

Des essais en Chine :

Un rapport chinois antérieur a révélé que la FAU avait envoyé une équipe d'officiers en Chine en août 2016 pour évaluer le L-15. Les photos ont révélé que les pilotes évaluateurs venaient de Escuadrón Aéreo n ° 1 Ataque et Escuadrón Aéreo n ° 2 Caza, qui volent les FMA IA-58 Pucará et Cessna A-37B. Si la transaction se réalise, le pays deviendra le premier client du L-15 en Amérique-latines.

Le Hongdu L-15 :

La PLAAF (People's Liberation Army Air Force) dispose d’un nouvel avion école développé par le constructeur aéronautique chinois, Hongdu, en coopération avec Yakovlev. Issus des planches à dessins de l'ingénieur M. Zhang Hong. Le L-15 « Falcon » reprend les lignes du Yak-130, mais dispose d’une capacité supersonique.

Ce choix permet aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front.

Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006 mais motorisé par deux réacteur ZMKB-Progress DV-2 sans PC (postcombustion) d'une puissance de 21.58 kN. Pour réponde aux besoins de l’entrainement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec le Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN qui lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,6. Le moteur IA-222-25F a été initialement développé pour équiper les Yak-130 de l’aviation russe. Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars. Le L-15 a connu un succès à l'exportation en Zambie, où il est désigné L-15Z, avec des livraisons de six avions achevés en 2017.

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Photos : HAIG L-15 @Weimeng