19/07/2016

Fin des soucis pour le KC-46A !

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Boeing et l'US Air Force ont testé avec succès une solution matérielle pour résoudre les problèmes rencontrés lors du ravitaillement avec un C-17 « Globemaster III ». La résolution de ce problème était une condition préalable à la décision prévue de l’US Air Force d'approuver la production initiale à taux faible de (LRIP) en août prochain,

De nouveaux essais en vol de ravitaille avec un C-17 « Globemaster III » et un F-16 ont permis de validé la solution technique. Cette solution consiste dans l'installation de soupapes de décharge de pression hydraulique dans la perche de ravitaillement. Ces deux vannes de dérivation ont pour but de soulager la pression de chargement du combustible dans la perche fixe.

Ravitaillement d’un A-10 :

Le 15 juillet dernier, un KC-46A a ravitaillé avec succès un avion de combat de type Fairchild A-10. Ce dernier a reçu 680kg de kérosène à une altitude de 15'000 pieds. Avec ce dernier essais l’ensemble de la flotte de l’US Air Force et de la Navy ont pu être testé compatible avec le nouveau ravitailleur.

Un soulagement pour Boeing :

L’avionneur américain est sous pression pour livrer à temps 18 KC-46A à partir du mois d’août 2017. Avec ces essais réussis, l’avionneur devrait donc obtenir la capacité opérationnelle initiale dans les délais prévus.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : 1 Ravitaillement réussi d’un C-17 2 Ravitaillement d’un A-10 @ Boeing

 

Le premier PC-21 australien !

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Pilatus Aircraft a débuté ces jours les essais de moteur et de roulage au sol du premier exemplaire du PC-21 destiné à Royal Australian Air Force. L’avionneur suisse démontre une nouvelle fois, sa capacité à monter en puissance en vue de répondre rapidement à la demande de ses clients. En effet, ce premier PC-21 destiné à l’Australie, débute ses tests sept mois seulement après la signature du contrat.

Rappel :

Le contrat de services d'une valeur de 1,2 milliard de dollars verra Pilatus Aircraft livrer en partenariat avec Lockheed-Martin Australia 49 avions écoles de nouvelle génération PC-21. Le contrat comprend également sept simulateurs de vol, ainsi que l’ensemble des systèmes d’apprentissage au sol et pièces détachées. Ce nouveau système de formation va assurer aux pilotes les connaissances et les compétences nécessaires pour leurs permettre de passer directement sur des avions militaires de pointes, comme le Super Hornet et le futur F-35.

6ème client :

L’Australie devient ainsi le 6ème client pour le système d’entrainement PC-21, les autres pays sont : la Suisse avec 8 appareils (2 en options), Singapour 19 aéronefs, les Emirats Arabes Unis 25 appareils, l’Arabie Saoudite 55 appareils en commandes et le Qatar avec 24 appareils en commandes.

La génération PC-21:

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heures. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

 

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Photos : 1 Le premier PC-21 aux couleurs de la RAAF@ Stephan Widmer 2 PC-21 suisse dans les alpes@ Pilatus Aircraft

 

18/07/2016

Nouveaux Apache dotés du Brimstone pour les Anglais !

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MBDA a révélé avoir mené avec succès une série d'essais d’intégration du missile « Brimstone » sur l’hélicoptère Boeing AH-64E « Apache ». L’idée d’adapter le missile sur l’Apache date du milieu de l’année dernière. Cette option avait été préconisée à l’époque en vue de modernisation des WAH-64D « Apache » anglais.

Pour les anglais, il s’agit notamment de simplifier l’approvisionnement en missiles avec une uniformisation du Brimstone I,puis le II, déjà en service sur le Tornado et le drone MQ-9, l’intégration prochaine de celui-ci sur l’Eurofighter « Typhoon II ».

Le missile offre la possibilité d'un double mode. Le missile pouvant être utilisé contre des objectifs blindés mobiles, ainsi que des navires, mais également dans le cadre de la traque aux terroristes.

Les récent tirs, ont démontrés la possibilité d’engager le « Brimstone II » sur une cible navale située au milieu de bâtiments amis. Le missile arrive à sélectionner un objectif spécifique, indépendamment de la vitesse de la cible et à manœuvrer, même dans un environnement  congestionné. La cible a été détruite et coulée avec un seul coup et ceci sans causer de dommage collatéraux pour les navires amis. Cette réussite est due au «Dual Mode» du « Brimstone II » et de son mode semi-actif laser et son radar actif à ondes millimétriques (MMW) qui travaillent en tandem, pour fournir une capacité unique à engager sélectivement un objectif spécifique.

Tirs de vérification :

Un certain nombre de tirs de missiles de télémétrie sans tête ont été entrepris par MBDA. Ces essais ont permis d’explorer les variables du modes de guidage du missiles (semi-actif laser, radar millimétrique-ondes et bi-mode) et ceci à différentes altitudes de libération, les vitesses et les attitudes. Les tests ont également permis de travailler sur les différentes sources de désignation (système MTADS de l'AH-64 et radar de contrôle de tir, et laser tiers.

MBDA développe une nouvelle version du « Brimstone » destinée pour l'Apache, surnommé FAHW (future arme d'hélicoptère d'attaque). Le FAHW est une étape dans le développement qui améliore les capacités du « Brimstone » indépendamment de la plate-forme.

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Achat de 50 AH-64 E « Apache » :

Au final, le Royaume-Uni ne modernisera pas sa flotte actuelle d’hélicoptères WAD-64D « Apache » mais procédera à l’achat de 50 nouveaux modèles de type AH-64 E« Apache » BlockIII équipé du missile Brimstone II qui viendront remplacer la flotte actuelle. Le contrat est estimé à près de 2,3 milliards de dollars.

 

Photos : 1 AH-64 E Apache Block III @ Boeing 2 Tir d’un Brimstone depuis un Apache @ MBDA

 

 

 

 

Nouvelle baisse de la demande de fret !

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L’Association du transport aérien international a publié ses statistiques sur le secteur mondial du fret aérien, qui indiquent que la demande, mesurée en tonnes- kilomètres de fret (FTK) a ralenti en mai, avec une croissance de 0,9 % en glissement annuel. Les rendements demeurent sous pression puisque la capacité, mesurée en tonnes-kilomètres disponibles (AFTK), a augmenté de 4,9 % en glissement annuel.

La demande dans le secteur du fret aérien a diminué ou est restée inchangée en mai dans toutes les régions sauf l’Europe et le Moyen-Orient. Ces régions ont enregistré en mai des taux de croissance des volumes de fret de 4,5 % et 3,2 % respectivement, comparativement à la même période l’an dernier.

La faiblesse généralisée des volumes commerciaux mondiaux, qui, dans l’ensemble, font du surplace depuis la fin de 2014, est responsable d’environ 80 % de la performance morose du fret aérien.

« Le commerce mondial fait du surplace depuis la fin de 2014 et le fret aérien suit. Les espoirs d’une année 2016 forte s’amenuisent, alors que l’incertitude économique et politique augmente. Le fret aérien est vital pour l’économie mondiale. Mais l’environnement d’affaires est extrêmement difficile et on ne voit pas de signe d’un soulagement à court terme », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique ont enregistré en une diminution de 0,7 % de la demande dans le secteur du fret aérien, par rapport à l’an dernier. La capacité a augmenté de

3,7 %. Les transporteurs d’Asie-Pacifique affrontent des vents contraires dans le contexte du faible niveau de commerce dans la région et dans le monde.

Les transporteurs d’Amérique du Nord ont subi un déclin de la demande de 0,2 % en glissement annuel. Les volumes de fret aérien ont souffert de la force du dollar américain, qui a placé les marchés d’exportation américains sous pression. Cela a fait en sorte que la demande de transport de fret chez les transporteurs américains est demeurée négative depuis douze mois consécutifs.

Les transporteurs d’Europe rapportent une augmentation de 4,5 % des volumes de fret et une hausse de capacité de 5,7 % en mai 2016. La performance positive de l’Europe correspond à l’augmentation des commandes d’exportation en Allemagne au cours des derniers mois.

Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une augmentation de la demande de 3,2 % et une augmentation de capacité de 9,5 % en mai 2016, comparativement à la même période l’an dernier. Bien que les transporteurs de la région affichent la plus forte demande globale, les conditions de la demande se sont détériorées considérablement. La croissance annuelle en mai 2016 représentait le cinquième du rythme enregistré en mai 2015. Cela reflète à la fois un ralentissement de l’expansion du réseau chez les principaux transporteurs de la région au cours des six derniers mois et les faibles conditions commerciales.

Les transporteurs d’Amérique latine affichent un déclin de la demande de 9,7 % et une baisse de capacité de 7 %, alors que les conditions économiques continuent de se dégrader en Amérique latine, particulièrement dans la plus grande économie de la région, le Brésil.

Les transporteurs d’Afrique ont enregistré en mai 2016 une croissance de 0,3 % par rapport à la même période l’an dernier. La capacité des compagnies aériennes africaines a augmenté de 22,2 % en glissement annuel, à cause de la tendance expansionniste des opérations long-courriers depuis décembre 2015.

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Photos : 1 B757 DHL 2 B747 Cargolux @ John Fleck

17/07/2016

Le F-16 n’a pas dit son dernier mot !

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La chaine de montage du célèbre chasseur F-16 n’a plus que 15 appareils neufs à produire pour l’instant. Cependant, l’avionneur Lockheed-Martin planifie une seconde vie pour le « Fighting Flacon ».

A Fort Worth au Texas, les installations de production de Lockheed-Martin fonctionnent essentiellement sur le programme du F-35 « Joint Strike Fighter ». Mais l’avionneur le sait, l’ensemble des clients du F-16 ne pourront pas se payer le F-35. Par ailleurs, certains utilisateurs du nouvel avion vont continuer à maintenir tant que possible le F-16 en service, afin de garantir une dotation suffisante en terme d’avions de combat.

Une nouvelle version du F-16 :

Alors, chez Lockheed-Martin on prépare une évolution de la dernière version disponible du F-16 « Viper ». Ce futur standard devra incorporer des technologies en provenance du F-22 et F-35. Ce nouveau programme de mise à niveau les F-16 semble être la prochaine étape naturelle pour les clients existants et émergents du F-16. Mais ce programme ouvre la voie également en vue d’en séduire de nouveaux et de relancer la fabrication du célèbre avion produit à ce jour à plus de 4'500 exemplaires.

L’arrivée du standard « Viper » permet le remplacement de l’actuel radar à antenne mécanique par le Northrop Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam » de type AESA couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.

A l’avenir, Lockheed-Martin veut ajouter un réseau de données à haut débit et un nouveau système informatique pour permettre plus de circulation de l'information dans les nouveaux écrans du jet. Une nouvelle version ainsi configurée du F-16, lui permettra de travailler de concert avec les F-22 et F-35 en réseaux. Mais ces nouvelles applications permettront également à l’avion d’emporter de nouvelles armes plus sophistiquées.

Pour l’avionneur, trois clients ont commandé plus de 300 F-16 modifiés à la nouvelle norme « Viper ». Il s’agit de Taïwan, la Corée du Sud et Singapour. D’autres utilisateurs pourraient être tentés à l’avenir de moderniser le F-16.

Lockheed-Martin espère donc continuer à placer le standard « Viper » à d’autres utilisateurs et du même coup préparer le lancement d’une version encore plus puissante, telle que décrite ici. L’occasion de venir sur de nouveaux marchés en Asie, Amérique Latine et en Europe. En effet, l’avionneur américain désire pouvoir offrir le futur standard « Viper amélioré » à des pays ne pouvant s’offrir pour diverses raisons le F-35 et qui pourraient être intéressés par un monomoteur performant.

 

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Photos : F-16 Viper @ Lockheed-Martin