06/08/2007

F/A-18 Update

Le processus d’adaptation des F/A-18 touche à sa fin, toutes les machines sont aujourd’hui équipées avec le nouveau matériel, et un de nos HORNET effectue en ce moment des tests de tirs sur le polygone de China-Lake en Californie. Ces dernières semaines nos Forces aérienne ont effectuées plusieurs exercices notamment de transfert d’informations avec des E-3F SENTRY (AWACS) ainsi que le tout nouveau RAFALE de l’Armée de l’air française (seul capable de fonctionner en liaison 16).

L’adaptation comprend les éléments suivants :

Les appareils de types AN/APX-111 Combined Interrogator Transponders (appareils IFF ami/ennemi) produits par le holding BAe System et Marconi Aerospace System permettront de remplacer les IFF déjà en service. Le pilote est ainsi en mesure d'identifier lui-même directement toutes types de cibles et n'est plus dépendant des informations de la centrale d'engagement. Ces systèmes sont par ailleurs également en cours d'intégration sur les F/A-18 de l'US Navy et de la Finlande, et vont progressivement remplacer les IFF des versions précédentes. Cet IFF représente le standard en la matière pour les années à venir tant au USA qu'en Europe.

Le système cartographique tactique embarqué (Tactical Aircraft Moving Map Capability, TAMMC) fournit aux pilotes à une échelle réglable et en temps réel une vision de la menace et de l'évolution de celle-ci. De plus, les cibles ainsi que les points de passages et les zones de non survol peuvent en temps réels y apparaître et ceci en fonction de leurs modifications. Les systèmes de commandement et contrôle Multifunctional Information Distribution System Low-Volume Terminals (MID/LTV, Aiborne Link-16) permettent une transmission digitale à haute capacité entre divers éléments aériens et terrestres. Ils offrent la possibilité de coordonner la surveillance et l'identification des moyens engagés. Un tel système permet donc un échange de données entre les avions F/A-18 et la conduite des opérations, basée sur le système FLORAKO. La vue d'ensemble sur la situation aérienne (Situational Awareness) est améliorée dans l'ensemble de l'organisation de l'engagement. Ces systèmes permettent donc une pleine utilisation de nos HORNET et leur parfaite intégration au réseau radar. De plus, cela renforce leur protection face à un adversaire. La compatibilité avec d'autres avions alliés permet également de renforcer notre capacité de réaction et d'obtenir la réponse appropriée à la menace.

Viseur de casque 

Le casque à affichage intégré (Joint Helmet Mounted Cueing System, JHMCS) produit par Boeing et Lockheed Martin. Ce casque combine un senseur magnétique et un affichage projeté sur la visière, permettant au pilote de cibler le radar, les détecteurs infrarouges ou les armes air-air, simplement en tournant la tête vers la cible. Diverses données de vols peuvent également être affichées. Il faut relever que ce système est prévu notamment pour l'utilisation de la nouvelle version du missile courte portée AIM-9X SIDEWINDER sur les HORNET qui remplace l’ AIM-9P5 encore en service sur les F-5.

 

Exercice F/A-18C/D et RAFALE F2

nouveau casque à viseur intégré des pilotes Suisse /photo Laurent Baudillon, www.airpic.net

 l'AIM-9X Hyper manoeuvrant équipe désormait les F/A-18 / photo laurent Baudillon, www.airpic.net

22/07/2007

Démonstrateur furtif NEURON

Le programme NEURON est le premier démonstrateur de technologie d’avions de combat sans pilote européen. Le but étant de réunir le meilleur de chacun afin de pouvoir contrer l’industrie Américaine, et pouvoir développer à terme un Drone de combat furtif.

 

En effet, ces quinze dernières années, le développement d’aéronef sans pilote fut particulièrement fulgurant, et si un grand nombre de difficultés technologique durent être résolues, la création de Drone de reconnaissance, non armé, de première générations tel que l’ ADS 95 RANGER (Israël & suisse) en service dans nos Forces aérienne, et notamment vendu à la Finlande ne posait, en soit pas de grand défi technique.

 

La problématique en est totalement inversée lorsque l’on se penche sur la futur génération de Drone d’attaque et reconnaissance armé et devant répondre à des capacités furtives (Unmanned Combat Aerial Vehicule). Ce type d’engins est destinés à des missions de pénétration à grande vitesse afin de traiter, avec l’homme dans la boucle décisionnelle, un objectif dans la profondeur, voire à un horizon plus lointain d’assurer des missions de défense aérienne.

 

En ce début de nouveau millénaire, l’industrie aéronautique militaire européenne doit faire face à quatre grands défis :

 

a)     Le développement des ses compétences stratégiques.
b)    Le maintien des ses pôles d’excellences.
c)     Le maintien du plan de charge de ces ateliers de production et d’études.
d)    Maintenir une indépendance industrielle militaire de qualité.

 

C’est sous l’initiative du gouvernement français, que ce programme fut lancé en 2004, et associe la France à l’Italie, l’Espagne, la Suède, la Grèce et la Suisse.
Le maître d’œuvre ayant été choisit il s’agit de la firme française Dassault Aviation.

 

NEURON est un démonstrateur technologique dont l’objectif n’est pas de répondre dans l’immédiat à un besoin militaire, mais de démontrer la maturité et l’efficacité de solutions technologiques et de capacités industrielles dont bénéficie l’europe. Il s’agit entre autre de valider certaine technologies en faisant appel à un système d’avionique modulaire fiable, basé sur des calculateurs embarqués faisant eux même appel à des logiciels de haut niveau.

 

 

 

Les objectifs de démonstrations sont :

 

a)     L’exécution d’une mission air-sol, insérée dans un réseau de commandement, communication, contrôle, renseignement.
b)    La réalisation d’une plate-forme furtive, tant dans le domaine de la signature radar que celui de la signature infrarouge.
c)     Le tir d’armements air-sol à partir d’une soute interne avec délai très courts.
d)    Assurer la modularité de la soute pour l’armement et/ou du matériel de reconnaissance.
e)     Validé les systèmes de télé pilotage et de maintenance.

 

Il est clair qu’à travers ces missions. Le but est de démontrer la validité de commandement et de contrôle d’un aéronef sans pilote d’une taille équivalente à celui d’un avion de combat, avec tous les modes de secours nécessaires assurant la sécurité requise. Ce système aérien d’un nouveau genre, devra être capable d’échanger des informations avec l’ensemble de la bulle aéroterrestre.

 

Les scénarios qui seront validés sont :

 

a)     mission subsonique air-sol. La distance franchissable au cours de cette mission n’est pas considérée comme paramètre critique.
b)    Insertion dans l’espace aérien d’un polygone d’essais.
c)     Tir d’un armement air - sol à partir de la soute après désignation externe de l’objectif.

 

 

Calendriers des étapes :

 

2004 : Création du projet.
2005 : Signature des différents accords entre les gouvernements.
2006 : finalisation de l’attribution du contrat principal jusqu’en 2009, les partenaires concevront, construiront et essayeront le démonstrateur.
2009 : livraison du démonstrateur final.

 

 

Côté Helvétique, quelle participation ?

 

Financière tout d’abord soit de l’ordre de 6 millions de nos francs, notez que le projet total est estimé à 600 millions francs.
L’industrie n’est pas en reste puisque RUAG qui bénéficie d’un important savoir-faire en la matière (drone ADS 95) est associé au développement ce qui permettra également les échanges de technologies soit dans le but de participer à la fabrication d’un UCAV issu directement de ce démonstrateurs ou d’engendrer des perspective de développement d’engins similaire et d’acquisitions.

 

Et du point de vue militaire ?

 

Quelque soit les choix stratégiques avenir, la menace traditionnelle et la dissuasion n’ont guère change la donne, depuis le retrait de nos chasseurs-bombardiers HUNTER en 1994,  nos Forces ne peuvent plus compter sur un appuis feu aérien. Par conséquent, il est impératif de combler cette lacune et il est clair que la perspective engendrée par les UCAV permettra de combler celle-ci. De plus ces même engins étant à même d’emporter du matériels de reconnaissance dans leur soute, l’on pourra du même coup remplacer le trou créer par le retrait de nos MIRAGE IIIRS.

 

 

Participations industrielles par pays :
France : Dassault Aviation
Suède :SAAB
Grèce : Hellenic Aerospace industry
Italie : Alenia & Finmeccanica
Espagne : EADS CASA

Suisse : RUAG Aerospace

vue d'artiste d'un drone NEURON sur les alpes

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 les drones NEURON pourront également évoluer a plusieurs

    

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15:15 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

29/05/2007

Le Ching-Kuo A-1

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Historique :

Soucieux de ne pas dépendre uniquement de fournisseurs étrangers pour équiper sa Force aérienne, le gouvernement de Taiwan décida en 1982 de lancer la mise au point  d’un intercepteur capable de rivaliser avec n’importer quel chasseur du moment. L’avionneur national AIDC fut chargé de la conception de l’aéronef. Celui-ci avait déjà participé à la fabrication du T-CH-1 Chung-Tsing (un dérivé du T-28 américain).

La genèse :

Pour gagner du temps et surtout combler les lacunes dans différents domaines techniques, AIDC fit appelle au bureau technique de Général Dynamics (aujourd’hui Lockheed Martin) pour concevoir le Ching-Kuo (prénom du défunt fils du général et président Tchang Kaichek).

Le premier prototype fut prêt en janvier 1989.Il s’agissait d’un monoplace qui fut suivit de deux biplaces. Résolument hybride, l’A-1 Ching-Kuo ne peut cacher ce que sa cellule a emprunté au F-16 de Lockheed Martin .Les commandes de vol proviennent également du F-16, le train d’atterrissage provient lui du F-5 de Northrop, les entrées d’air sont celles du F/A-18. L’avionique est un doux mélange de ce qui aurait dû équiper le défunt F-20 Tigershark et le Harrier AV-8B.

Techniquement :

Le résultat est sans surprise : un chasseur moderne aux performances très proches des aéronefs occidentaux actuels. Il est propulsé par une paire de réacteurs TFE-1042 de 4.5t de poussée conçu par l’américain Allied Signal. Le radar Kam-Lung (Dragon doré ) GD 53 n’est autre qu’un dérivé de l’APG-67 produit par Raytheon Hughes (génération 6 au USA par comparaison à l’APG-73 des F/A-18 Suisse de génération 7). L’armement est principalement « made in Taiwan «, composé de missiles air-air Tian-Chien I & II qui sont en fait des dérivés de l’AIM 9L Sidewinder et AIM 7 Sparrow. Mais les composants et notamment les autodirecteurs sont de purs développements de l’industrie de l’île de Taiwan.

Conséquences :

Le premier Ching-Kuo de série a été livré à la RoCAF en janvier 1994 et la dernière des 130 machines le 26 décembre 1998. L’avion dépendant de matériel d’origine américaine se voit dès lors soumis à embargo lors de possible contrat à l’étranger. De ce fait aucun A-1 n’a été livré à l’extérieur de l’île et le coût d’un seconde série serait dès lors impossible à assumer pour son constructeur comme pour le gouvernement Taiwanais. En conséquence, depuis l’année 2000 La Force aérienne Taiwanaise s’est dotée depuis de 60 Mirage 2000-5 et 150 F-16A/B block 20/30 pour un prix nettement moins élevé. Notons au passage que la RoCAF et l’une des Armée de l’Air les mieux équipée de la région, ce qui ne manque pas de contribuer à irriter régulièrement le gouvernement de la Chine communiste qui, rappelons le, lorgne toujours sur la petite île.

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23:28 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

16/05/2007

Mitsubishi F-2 Vipère

1607438126.JPGDans le sillage du programme national de chasseur-bombardier Mitsubishi F-1, et préoccupé d’assurer l’avenir de son industrie aéronautique militaire, le Japon s’est engagé au début des années 80 dans l’étude d’un chasseur de supériorité de la class Mach 2 : le FS-X. En 1987, sous la pression politique américaine  pour réduire le déficit commercial avec le japon, le programme s’est radicalement transformé pour donner vie au F-2.

 

Conception

Ce chasseur, qui n’est autre qu’un F-16 de Lockheed Martin, incorpore cependant bon nombre de modifications étudiées préalablement par l’Institut de Recherche et de développement aéronautique Japonais. Cela afin d’en faire un avion plus lourd et doté d’une autonomie plus longue.

Réalisé en coopération par Mitsubishi à 60% et Lockheed Martin 40%, le F-2 possède une masse à l’aire plus importante et de ce fait la masse maximale au décollage est portée à 22t.

Destiné à être un avion polyvalent, le F-2 emporte un canon Vulcan de 20mmm, des missiles air-air Mitsubishi AAm-3 ainsi que des AIM-7F Sparrow. La panoplie est complétée par des ASM-1 & II antinavire d’origine Japonais.

 

Avionique

Les commandes électriques numériques sont coproduites par Japan Aviation Electronics et l’américain  Bendix-King, le radar multimode à balayage électronique actif est entièrement réalisé par Mitsubishi tout comme le viseur tête haute, les écrans multifonction et la centrale gyrolaser. Les contre-mesures, elles aussi sont d’origine nipponne.

 

Début des essais

Les deux premiers prototypes, le monoplaces YF-2a et le biplace YF-2B ont volé successivement les 7 octobre 1995 et 2 avril 1996. Le premier F-2 de présérie a été remis à la JASDF (Force aérienne d’autodéfense japonaise) le 22 mars 1996. Le 3ème squadron   Hikotai de Misawa fut le premier  à  recevoir le F-2 fut le F-2. Au total se sont 130 F-2 qui (83 monoplaces et 47 biplaces) qui ont remplacer les anciens Mitsubishi F-1. La production s’est arrêtée en 2005. Au passage il faut noter que les éléments les plus modernes, dont le radar, ont servit à moderniser les F-15J actuellement en service au japon.

 

Commentaires

Régulièrement critiqué par le parlement japonais pour son coût exorbitant, car quatre fois plus élever que la version d’origine du F-16 avec certes des performances supérieur à la version de base du F-16 A/B mais équivalentes aux version F-16C/D block 50 et surtout block 60. Seul le radar à antenne active le premier du genre à entrer en service à l’époque constituait une réelle nouveauté. A l’avenir il n’est plus question de développer seul au japon un avions de combat  mais d’acheter 100 % étranger et de négocier une participation au développement en tant que partenaire afin de diminuer les coûts, sans quoi le soleil qui rayonne encore sur l’industrie  aéronautique nipponne risque à terme de ne plus se lever.

Mitsubishi F-2B et F-2A :

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01/05/2007

Le réveil de L'Aéronautique Chinoise

1639930363.jpgL'industrie aéronautique chinoise est une des plus méconnues en occident, malgré l'importance numérique de ses productions qui existent depuis bientôt un demi-siècle. Principalement équipées d'avions russes construits sous licences, très souvent améliorés et renommés sous une appellation Chinoise, les Forces aériennes Chinoises ont souvent été accusées d'opérer sur des avions "plagiés". Mais curieusement depuis la fin de la guerre froide, c'est en Chine que l'on assiste au développement le plus effréné de nouveaux modèles d'avions de chasse. Tout cela suivant une formule chère aux dirigeants de Pékin qui marie, dans l'esprit des deux voies, à la fois la poursuite de programmes indigènes et celle de programmes en collaboration, afin d'obtenir un savoir-faire étranger non seulement russe mais notamment occidental. Actuellement pas moins de six programmes sont fin de développement: d'une part les constructions sous licence du Sukhoi-27SK alias J-11 et Su-30MK dénommé J-11 II (armée de l'air et marine), d'autre part des machines susceptibles d'entrer en service dans les cinq prochaines années afin de remplacer les modèles locaux actuels. J’en retiendrai deux, soit les plus avancés puisque leur entrée en service est tout simplement en cours. Le FH-7 "flying léopard" construit par XAC (Xian Aircraft Corporation), avionneur dont les usines se situent au centre du pays dans la province du Shaanxi, est un chasseur-bombardier bimoteur doté de deux copies du célèbre Spey britannique de Rolls-Royce, dont la désignation chinoise est WS.9. Son premier vol remonte à décembre 1988, mais dans l'attente de recevoir une avionique occidentale et principalement d'origine israélienne, le programme a pris un certain retard. Dévoilé dans sa conception définitive au salon aéronautique de Zhouhai en novembre 98, le FH-7 est entré en service en 96 au sein de l'aviation populaire. Puis ayant la chance de recevoir des J-11 (Su-24SK), la totalité des FH-7 a été transférée au sein de la marine au nombre de 80 exemplaires; techniquement, il s'agit d'un gros Phantom mais doté d'une avionique moderne capable de tirer une gamme complète de missiles anti-navires et divers engins en développement en Chine. Le FC-1 construit par la CAC (Chengdu Aircraft Corporation), province du Sichuan, est quant à lui fort différent. Conçu dit-on avec l'aide de MIG, le FC-1 ressemble pour beaucoup au défunt F-20 Tigershark de Northrop. Il est propulsé par un Klimov RD-93 (dérivé du RD-33 qui équipe les Mig-29) de 8.3 t. de poussée. Equipé d'un radar multi mode Doppler russe et d'une avionique hybride franco-israélienne, le FC-1 représente le chasseur tous temps léger, susceptible d'être produit en grande quantité. Notons au passage que le Pakistan participe financièrement au développement et pourrait semble-t-il être le premier client à l'exportation du FC-1. Conclusions

Bien que les programmes aéronautiques Chinois ne soient pas les plus Hi Tech en matière de furtivité et d'aérodynamique, n'oublions pas que l'industrie est rapide et s'adapte très vite. De plus, les transferts de technologies actuelles risquent de favoriser les développements futurs au grand damne des équipementiers occidentaux.

-Ceux-là mêmes qui livrent aujourd'hui leur savoir-faire à Pékin. Le lancement d’un avion de ligne de la classe 100sièges annoncée en début d’année, démontre la volonté des autorités Chinoise d’aller de l’avant.

01:27 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |