23/04/2010

Le premier F-15K41 a volé !

 

 

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ST. LOUIS, Boeing a mené le premier vol du F-15K41, soit le premier appareil destiné à l’armée de l’air de Corée du sud. L'avion piloté part  le pilote d’essais de Boeing, Steve Schmidt, a décollé de  l’aéroport de Saint-Lambert Louis international pour un vol d’une durée de près de deux heures.

Il s’agit ici de la version la plus poussée du célèbre F-15 Eagle, commandé à 21 exemplaires par la ROKAF. Le F-15K41 est dérivé de la version F-15E est intègre un système frontal passif l’IRST (Infrared Search and Track), le viseur de casque JHMCS (Joint Helmet Mounted Cueing System) et du radar AESA, l’AN/APG-63(V)2 (Active Electronically Scanned Array). Il est doté de deux réacteurs Pratt & Whitney F100-GE-229.

Le F-15K41 dispose d’un cycle de vie, pouvant l’emmener jusqu’en 2040 au sein de l’armée de l’air sud-coréenne.

On se souviendra de la polémique engendrée lors du choix final, ou le Rafale était le grand favori, face à l’Eurofighter, le Sukhoi SU-35 et le F-15 de Boeing. En effet, le choix est ici davantage politique, car la Corée n’était pas en position d’opposer une fin de non recevoir  à l’Amérique, surtout dans l’optique de se doter d’une industrie aéronautique. Ce qui permettait par ailleurs, de choisir en contrepartie un hélicoptère européen.

Photo : le premier F-15K41 destiné à la ROCAF @ Boeing

 

22/04/2010

Cebu Pacific commande 7 A320

 

 

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Cebu Pacific complète sa flotte d’A320, en passant commande de 7 Airbus A320. La compagnie philippine basée à Manille  dispose déjà de 21 avions de la famille A319/A320.  Soit la plus jeune flotte des Philippines. Par la même occasion Cebu Pacific confirme son choix du motoriste CFM International avec le CFM56.

Basée à Manille, Cebu Pacific exploite actuellement dix A319, onze A320 et huit ATR 72-500, dont elle attend encore deux exemplaires.  Après avoir offert des tarifs réduits vers des destinations intérieures, la compagnie a lancé ses opérations internationales en novembre 2001 en direction des destinations de Bangkok, Busan, Guangzhou, Ho Chi Minh, Hong Kong, Jakarta, Kota Kinabalu, Kuala Lumpur, Macao, Osaka, Séoul, Shanghai, Singapour et Taipei. 

Cebu Pacific est la compagnie leader en matière de «low cost» dans la région et la première à avoir introduit le billet électronique affranchi d'excédent de bagages et de sélection de siège aux Philippines. Par contre, elle n’a pas renoncé à offrir un système de divertissement de bord.

Photo : A320 Cebu Pacific @ Bastien Ding

 

21/04/2010

Lockheed : les livraisons de C-130J Super Hercules s’accélèrent !

 

 

 

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MARIETTA, le premier des  28 Lockheed Martin C-130J Super Hercules de transport vient d’être livré au  317ème Groupe de transport aérien à la base de Dyess, Little Rock Air Force Base, dans l'Arkansas.

Les nouveaux appareils remplaceront la flotte existante des 33 C-130 du 317e Groupe de transport aérien. Le C-130J Super Hercules seront livrés au cours des deux prochaines années, avec la livraison finale en 2012. En parallèle, Lockheed livre le nouveau C-130J Super Hercules à l’Italie, le Canada tout en assurant une augmentation des livraisons à destination de l’US Air Force.

A propos du C-130J Super Hercules :

Le C-130J Super Hercules est la dérivée la plus avancée du célèbre  C-130 cargo,  il incorpore une technologie de pointe pour réduire les besoins en personnel, de fonctionnement de soutien, et les coûts de cycle de vie plus actuel C-130. Le modèle dispose également d'une maniabilité accrue et une manutention plus courtes. Il est doté des nouveaux moteurs Rolls-Royce Allison AE 2100D3 doté d’hélices à  6 pales. 

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Photos :  1 C-130J Super Hercules 2 livraison du premier C-130J Super Hercules  à la base de Dyess. @ Lockheed Martin.

 

20/04/2010

Réouverture partielle du ciel !

 

 

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L'Europe a établi une "zone d'interdiction de vol" partielle dans le cadre d'un assouplissement des restrictions au trafic aérien, annonce lundi Eurocontrol, l'agence européenne de l'aviation civile.

Cette initiative fait suite aux critiques des compagnies aériennes qui réclamaient la mise en place de corridors aériens plutôt qu'une interdiction générale des vols dans les pays jugés menacés par les cendres volcaniqu es en provenance d'Islande.

Le nouveau système harmonisé permettra que des vols aient lieu là où ils ne compromettent pas la sécurité, indique Eurocontrol.

"En conséquence, une 'zone d'interdiction de vol' limitée sera instaurée par les Etats concernés, en fonction des prévisions du Vaac (centre d'observation des cendres volcaniques)".

Les compagnies aériennes pourront opérer en dehors de cette zone en recevant informations et conseils de la communauté scientifique. Eurocontrol fournit des prévisions toutes les six heures.

Des compagnies pourraient disparaître :

En cas de prolongation des activités aériennes, certaines compagnies aériennes ne pourront survivre. On estime que 100 à 150 compagnies aériennes de plus ou moins grande taille pourraient être concernées, si une suspension des vols devait dépasser une à deux semaines !

 

Traces de cendres sur un F-5 :

Hier, les Forces aériennes suisses ont effectués des tests avec un SuperPuma, un PC-6 ainsi qu'un F-5 Tiger  II, il a été constaté au retour de celui-ci des traces de cendres sur les ailes, mais aucune vitrification au niveau des réacteurs.

Photo : A340 Iberia. @Fabricio Jimenez

 

12:56 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nuages de cendres, trafic aérien |  Facebook | |

19/04/2010

Nuage de cendres : le point sur la situation

 

 

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La situation exceptionnelle que nous impose le nuage de cendre et de particules fines du volcan Eyjafjöll sur le fonctionnement du transport aérien, demande quelques explications ainsi qu’une mise à jour de la situation.

Situation sur les vols en Europe :

Le nuage de cendres volcaniques a cloué au sol 84% des vols le weekend dernier, soit 78,4% d’annulation pour samedi contre 59,2 % vendredi. Seuils 4’000 des 25’000 vols prévus dimanche ont pu être assurés. Ces vols sont interdits dans 24 pays européens, mais se poursuivent dans les pays méridionaux et sur certaines parties de l’Espagne, le Portugal, les Balkans, l’Italie, la Grèce et la Turquie.

Ce lundi certain aéroports comme Nice et Marseille, Toulouse, Montpellier, Biarritz ont pu être momentanément réouvert au trafic, mais de manière limitée et seulement jusqu’en milieu d’après-midi.

Quels dangers pour l’aviation ?

Les centres volcaniques ont un effet abrasif sur les métaux, elles entrent dans le réacteur et déstabilise l’air dans le compresseur principal, ce qui bloque l’approvisionnement en carburant, puis dans la chambre de combustion, les hautes températures font fondre les particules qui sont ensuite refroidies au contact de la turbine et se solidifient enfin, en cristaux. Ces cristaux bouchent la sortie de la tuyère du réacteur, ce qui a pour effet de faire caler celui-ci. On parle également de vitrification. (voir schéma & photo Vol BA Boeing 747 juin 1982).

Le second risque concerne une pollution de la cabine à travers le système de conditionnement d’air. Il peut également y avoir une abrasion de la glace du cockpit et provoquer une sévère diminution de la visibilité.

 

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Mesures des risques :

Si, il existe un élément qui met tout le monde d’accord, c’est bien le manque de recul face à ce genre d’imprévu ! L’aviation à réaction n’ayant qu’à peine 50 ans et ce type d’éruption étant «heureusement» rare, peu d’information sont disponibles sur les risques de concentrations des particules.

Comme je l’écrivais dans un article dernièrement sur les vols d’essais, ceux-ci doivent permettre de connaître non seulement la position et le déplacement du nuage de particules, mais de vérifier que les zones ayant été affectées par celui-ci sont maintenant débarrassées des micro-particules pour permettre une exploitation totalement sécurisée des vols. En effet, seule la mesure du niveau de concentration de centres dans le ciel permettra de dire si le danger est réel.

Les vols d’essais mené en Suisse montrent que le nuage de cendres est plein de trous, d'après les observations, on a constaté qu’il y a des périodes qui sont critiques et d’autres où l’air est propre.

Etablissement d’une norme internationale pour l’avenir :

Il nous manque aujourd’hui des outils scientifiques pour permettre de réduire le chaos qui règnent en ce moment. En effet, si ce nuage existe bien, toutes les zones ne sont pas en même temps contaminées ni ne recèlent la même concentration de particule. Hors, il faut bien le reconnaître il est à ce jour très difficile de suivre celui-ci et d’en établir une carte 3D précise comme c’est le cas avec les orages par exemple. Gageons que l’expérience acquise ces derniers jours, servira l’avenir de l’aviation. Pour pouvoir activer et baisser le niveaux des restrictions, il nous faudra à l’avenir :

  • Disposer d’élément de mesure fiable de la concentration des particules et pouvoir en suivre l’évolution en tout temps.
  • Disposer d’une base de données permettant aux différents acteurs de l’aviation, avionneurs, motoristes, organes de contrôle de l’aviation de fixer les normes qui certifient le niveau de concentration maximale en cendres volcaniques dans lequel les appareils peuvent voler en toute sécurité.
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Photos : 1 B757 @Fabricio Jimenez 2 Schema attrition d’un réacteur. 3 réacteur après vitrification, B747 British Airways 1982 @ Cpt Eric Moody