18/04/2018

La REGA a reçu son premier Challenger 650 !

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La Garde aérienne suisse de sauvetage « Rega » a reçu le premier des trois nouveaux avions-ambulance de type Bombardier Challenger 650. Le nouvel avion de la Rega a été développé sur la base de la flotte précédente et apporte diverses améliorations pour les patients et les équipages. Lors de sa conférence de presse annuelle du jour, la Rega est revenue sur l’an dernier : avec 15'958 missions en 2017, la Rega a été sollicitée plus que jamais auparavant, tant en Suisse qu’à l’étranger. Cela représente une mission toutes les 33 minutes

L'avion-ambulance immatriculé HB-JWA est le premier des trois nouveaux avions-ambulance qui compléteront la flotte de la Rega d'ici à la fin 2018. Pour Ernst Kohler, CEO de la Rega, la nouvelle flotte représente un investissement pour le futur : "Le nouvel avion est l'un des avions-ambulance civils les plus modernes au monde ; nous nous assurons ainsi de pouvoir porter une assistance professionnelle et fiable aux patientes et patients dans le monde entier pour les prochaines années." La Rega parvient à clôturer ce projet dans les délais fixés et dans le budget prévu de 130 millions de francs au total pour les trois aéronefs. 

Challenger 650 : l'histoire à succès se poursuit

Le Challenger 650 est le successeur des trois avions-ambulance précédents de la Rega, les Challenger CL-604. Ces derniers ont œuvré pour des interventions en faveur de la population suisse depuis 16 ans - plus longtemps que n'importe quel autre avion dans l'histoire de la Rega. L'équipement intérieur et médical des avions-ambulance est fabriqué sur mesure : au cours des quatre dernières années, une équipe de pilotes, de professionnels de la santé et d'ingénieurs de la Rega s'est associée à des spécialistes externes pour développer la nouvelle cabine. Les modifications se basent non seulement sur l'expérience menée avec les CL-604 mais aussi sur l'expérience acquise par la Rega pendant près de 60 années d'activités dans le rapatriement de personnes malades ou blessées. 

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Les patients bénéficient d'amélioration en cabine et dans le cockpit

Les patients bénéficieront non seulement de places plus larges et multifonctionnelles et d'une diminution du bruit en cabine, mais aussi de la technologie de pilotage la plus moderne dans le cockpit. Grâce aux nouveaux outils de navigation et de communication, les pilotes peuvent désormais emprunter des routes aériennes de plus haute altitude, par exemple au-dessus de l'Atlantique. En raison d'une résistance de l'air plus faible aux altitudes élevées, le nouvel avion-ambulance brûle moins de kérosène, ce qui a pour conséquence de diminuer les arrêts pour s'approvisionner en carburant. Urs Nagel, chef pilote avion-ambulance de la Rega : "Avant tout, en ce qui concerne les vols long-courriers, nous pourrons rapatrier nos patients plus rapidement et plus économiquement". Par ailleurs, un nouveau radar météorologique augmente la sécurité durant le transport, d'une part, et, d'autre part, une caméra infrarouge permet l'approche d'un nombre supplémentaire d'aéroports en cas de mauvaise visibilité. C'est un avantage majeur pour les pilotes de la Rega, lesquels naviguent chaque année sur plus de 400 aérodromes différents à travers le monde. 

La Rega organise chaque année le rapatriement de plus de 1'200 patients

Les équipages de la Rega rapatrient des patients malades ou blessés de l'étranger à bord des trois avions-ambulance ou sur des vols de ligne. Les équipages médicaux à bord des avions-ambulance comprennent toujours au moins un-e médecin de vol et un-e spécialiste en soins intensifs. L'année dernière, la Rega a rapatrié 1'249 patients dont 901 dans l'un de ses trois avions-ambulance. La centrale d'intervention a organisé un transport sur vol de ligne pour 348 patients, accompagnés au besoin d'un-e médecin ou d'un-e infirmier-ière spécialiste en soins intensifs. 

Nouvelle flotte - nouvelle parure

La Rega renouvelle également une partie de sa flotte hélicoptère : d'ici le milieu de l'année 2019, six nouveaux hélicoptères de sauvetage de type Airbus Helicopters H145 remplaceront les EC 145 qui équipent ses bases de plaine. En 2021, trois hélicoptères de sauvetage toute météo de type AW 169-FIPS complèteront ce renouvellement. La Rega profite de la modernisation de sa flotte et saisit l'opportunité de rafraîchir son logo, resté inchangé depuis plus de 20 ans. Le nouvel avion-ambulance Challenger 650, immatriculé HB-JWA est le premier aéronef de la Rega à porter cette nouvelle signature.

 

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Photos :Le nouveau Challenger 650 de la REGA @ REGA

17/04/2018

Premier vol pour le BBJ MAX !

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Boeing a célébré le vol inaugural du premier Boeing Business Jet (BBJ) MAX-8, qui étend la gamme en matière de performances et de confort cabine d'affaires.

Le premier BBJ MAX-8, est équipé d'un réservoir de carburant auxiliaire, ce qui permet au nouveau propriétaire de voler jusqu'à 6.640 miles nautiques (12’297 km) dans une configuration standard.

« Le BBJ MAX sera en mesure de relier des villes lointaines comme un avion commercial gros porteur ».

Les clients du monde entier ont placé des commandes pour près de 20 avions BBJ MAX, y compris les trois modèles: le BBJ MAX-7, BBJ MAX-8 et BBJ MAX-9. La première livraison est prévue pour la fin de cette année. En plus de sa gamme leader sur le marché et de l'espace intérieur, le BBJ MAX dispose également d'un système qui fournit une altitude cabine inférieure, un escaliers escamotables intégrés et d'autres équipements modernes.

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Le Boeing Business Jet MAX est  basé sur la nouvelle famille d'avion B737 MAX, il est conçu avec des moteurs plus économes en carburant, amélioration de l'aérodynamique et des systèmes avancés. La nouvelle technologie permet à tous les trois modèles de la famille de voler plus loin avec des coûts d'exploitation inférieurs à ses prédécesseurs.

Boeing Business Jets :

La gamme Boeing Business Jets (BBJ) est constituée d'avions de ligne aménagés spécialement pour un usage privé créée en 1996. Ces aménagements proposent en outre des chambres à coucher, des salles de bains avec douches, des salles à manger ou de réunion et un vaste salon. Boeing ne proposait initialement que des B737 aménagés. Face au succès rencontré, la flotte BBJ s'est étendue avec les B777, B787 et B747-400.

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 Photos : 1 & 3le BBJ MAX-8 2Intérieur @ Boeing

16/04/2018

Préparation de la qualification du « Sea Lion » !

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NH Industries (NHI) s'apprête à lancer des activités de qualification pour les hélicoptères NH90 « Sea Lion » soit la navale achetée par l'Allemagne. Berlin prévoit d’acquérir 18 NH90 NFH en remplacement de la flotte de 21 Westland « Sea King » en service au sein de la marine. Les premiers « Sea Lion » devraient être livrés en 2019.

Des essais de certification militaire auront lieu avec les deux premiers appareils qui ont effectué leur première sortie en novembre 2017.Selon Silke Hirn, responsable du programme « Sea Lion » chez Airbus Helicopters, les deux premiers appareils de série sont désormais en phase finale à de préparation à Donauwörth. Il semble cependant que le calendrier de qualification soit difficile, car le fabricant s'efforce de respecter les délais de production et de livraison du programme.

Bien que « Sea Lion » est presque identique au NH90, il faut considéré que c'est la première qualification de la variante navale allemande, y compris l'intégration d'équipements de communication et de mission spécifiques à l'Allemagne, la période de qualification pour cette configuration n'est pas longue". Mais les procédures d'acceptation du ministère allemand de la Défense sont un facteur contributif. La certification militaire est prévue pour la mi-2019.

NH90 « Sea Lion » : 

Lancé lors du Salon international ILA Airshow de Berlin en mai 2014, le « Sea Lion » est largement similaire à la version de base du NH90 NFH de l'OTAN, mais présente des équipements de communication et de navigation spécifiques à l'Allemagne, dont un système de communications par satellite. L’avionique comprend en plus un système d'identification automatique (AIS) pour localiser, identifier et suivre les navires.

L’appareil sera également de mitrailleuses latérales M3M de 12,7 mm de chaque côté, de missiles Marte MKII, de torpilles Torpille MU90. Par ailleurs le « Sea Lion » peut emporter des réservoirs de carburant internes et externes supplémentaires ainsi qu'une deuxième console de mission.

Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, le NH90 « Sea Lion » est destiné à fournir des services de surveillance continue, de surveillance maritime, de recherche et de sauvetage (SAR), de transport pour les frégates F124 et F125 Baden-Wurttemberg, ainsi que des navires de soutien au combat de classe Berlin (Type 702) de la Marine allemande.

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Photos : 1 2 NH90 « Sea Lion » @ Karl Schwarz  Sea lion @ Airbus/Christian Keller

Autonomie reccord pour le Global 7000 !

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Les véhicules d’essais en vol Global 7000 ont effectué plusieurs vols long-courriers vers des destinations comme Sydney, Dubaï et Hawaï. Ce rigoureux programme d’essais en vol a démontré l’autonomie incroyable de l’avion et l’aptitude de l’avionneur Bombardier à dépasser ses engagements.

La nouvelle distance franchissable de 7’700 milles marins sera une caractéristique de base de du Global 7000 pour tous les clients existants et futurs. Cette performance améliorée est fournie sans coût supplémentaire.

Avec une autonomie opérationnelle maximale de 7’700 milles marins, l’avion Global 7000 peut voler plus loin que tout autre avion d’affaires. L’avion a été largement annoncé comme étant capable d’assurer certaines des plus longues liaisons du monde, comme New York‑Shanghai ou Singapour‑Seattle. Aujourd’hui, Bombardier confirme qu’avec son autonomie étendue, le biréacteur Global 7000 est le seul avion d’affaires qui peut relier New York à Hong Kong et Singapour à San Francisco.

Le Global 7000 :

Le biréacteur Global 7000 établit une nouvelle norme de catégorie de biréacteurs d’affaires à large fuselage grâce à sa spacieuse cabine à quatre zones. Les passagers voyageant à bord de l’avion Global 7000 jouiront de 20% de plus d’espace habitable que dans la cabine déjà impressionnante du meneur de l’industrie, le biréacteur Global 6000. Ce biréacteur offrira une longueur de cabine passagers étonnante, 18,17 m (59 pi 7 po) et avec, en plus, un régime de croisière rapide supérieur de M 0,90, cet appareil portera la gamme Global vers de nouveaux sommets à son entrée en service, en 2016. Avec 10 passagers à bord, cet avion peut s’enorgueillir d’une autonomie incroyable de 7’700 NM (14’260 km).

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Photos :le Global 7000 @ Bombardier

 

 

15/04/2018

Frappes en Syrie : les enjeux !

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Les avions de combat,  les forces navales britanniques et françaises et américaines ont lancé plus de 100 missiles de croisière guidés avec précision dans une frappe massive sur ce qui devrait être l'appareil militaire syrien en représailles à l'utilisation d'armes chimiques par Damas sur le village de Douma.

Les faits :

Des avions de la coalition dirigée par les États-Unis et des navires ont lancé des missiles de croisière sur trois sites associés au programme d'armes chimiques de la Syrie. L'attaque comprenait 105 missiles de croisière à longue portée tirés par des bombardiers Rockwell B-1B « Lancer », des Panavia Tornado GR4 britanniques, des chasseurs Dassault Rafale français et des navires en Méditerranée. Selon les premières révélations disponibles par le porte-parole du Pentagone, cette attaque a vu la première utilisation au combat de la version à portée étendue de la munition de air-sol (JASSM-ER) de Lockheed Martin, et du missile de croisière français, le Scalp MdCN de MBDA.

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 Les frappes se sont concentrées sur trois cibles pour paralyser le programme d'armes chimiques du régime syrien: le centre de recherche et de développement de Barzah dans la région de Damas utilisé pour la recherche, le développement, la production et les essais d'agents chimiques et biologiques, l'installation de stockage d'armes chimiques à Him Shinshar à l'ouest de Homs et le bunker d'armes chimiques Him Shinshar à environ 7 km du deuxième site.

Ce qui a fonctionné :

Le côté positif de cette frappe internationale vient du fait que l’ensemble des tirs ont été précis et ont touchés les objectifs prévus avec précision.

La coalition occidentale a montré sa capacité d’action et sa marge de manœuvre offensive.

La parole aux actes a été tenue.

Ce qui n’a pas fonctionné:

Etant donné que tout le monde a été prévenu, les trois sites avaient été évacués tant, du point de vue matériel qu’humain.

La coalition n’a pas fourni de preuve des armes chimiques, ce qui pose un problème de légitimité des frappes d’une part et de l’autre pose un problème en ce qui concerne le bien fondé de cette action.

Ces frappes renforcent le pouvoir syrien.

Analyse :

Le véritable but de ces frappes n'est pas l'arme chimique, mais la victoire militaire et politique de Bachar El Assad. Sur le terrain, il est aujourd'hui acquis que Bachard El Assad et ses alliés russes et iraniens ont gagné la guerre. Ces frappes n'ont eu d'objectif que de casser l'image de la victoire politique en créant le doute sur l'usage d'armes chimiques, peu importe la vérité. La coalition Occidentale espère ainsi reprendre un peu pied sur la situation en Syrie en espérant pouvoir un jour traduire le gouvernement syrien devant un tribunal international.

A contrario, le fait d’avoir détruit des bâtiments vides n’est pas une victoire en soi et pour beaucoup de commentateurs au Proche-Orient cela fait sourire. Mieux les partisans de Bachar El Assad jubilent, car le soutien au régime syrien est en augmentation. L’alliance entre les syriens, russes et iraniens en et même renforcée.

Comme l’explique très justement notre Ministre de la Défense G. Parmelin, nous ne connaissons pas les résultats de l’enquête sur l’usage ou non d’armes chimiques, pour la simple raison que l’enquête de l’OIAC n’a pas débuté. On ne s’étonnera pas que la parole des dirigeants occidentaux, soit de plus en plus mise en doute par certain.

Et pour terminer, le plus grave reste à venir. En effet, les russes n’ont pas réagi militairement et pour cause. Les systèmes russes présents sur le territoire syrien de type ELINT/SIGINT ont enregistrés les modes opératoires des frappes, les communications et les fréquences radars de guidage. De quoi, adapter les tactiques futures et des systèmes sol-air S300, S400 et S500 sans oublier l’aviation.

 

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Photos : 1Rocwell B-1B 2Rafale 3Tornado @ Reuters