26/06/2021

Plus de Chinook pour la RAF !

18_SQUADRON_MOUNTAIN_TRAINING_MOD_45166839.jpg

La Royal Air Force (RAF) a passé une commande de plus de 580 millions de dollars à Boeing pour la livraison de 14 hélicoptères Boeing CH-47F «  Chinook » exerçant une option sur un contrat existant.

Les nouveaux Chinook nommé HC.Mk6A au sein de la RAF seront conformes à la dernière norme Block II, faisant du Royaume-Uni le premier client étranger pour la variante. Le Block II s'appuie sur la version CH-47F existant avec une série d'améliorations qui améliorent la portée, la capacité de charge et la capacité électrique de l'équipement embarqué. La différence la plus notable est le montage de l'Advanced Chinook Rotor Blade (ACRB), qui présente un profil aérodynamique symétrique et une géométrie de pointe avancée pour augmenter la capacité de levage. Les moteurs Honeywell T55-715 fournissent environ 20 % de puissance en plus.

Des changements internes dans les flotteurs de carburant de chaque côté du fuselage augmentent la capacité en réduisant le nombre de cellules de trois à un, tandis que le nez est plus pointu pour fournir un volume supplémentaire pour le capteur et d'autres systèmes. Un nouveau système d'entraînement est installé et un système d'actionneur parallèle actif est installé pour améliorer le système de commande de vol numérique avancé (DAFCS) en assurant une division précise du couple entre les deux rotors.

Rappel 

Boeing a livré le premier Block II, un MH-47G optimisé pour le soutien des forces spéciales, à USSOCOM en septembre 2020. Plus tard cette année, le 21 septembre, la société célébrera le premier vol du CH-47. La RAF a été le premier client à l'exportation du CH-47 et a récemment célébré le 40e anniversaire de la livraison de son premier Chinook. La flotte a été fortement utilisée et a connu une action considérable depuis ses débuts au combat dans les Malouines en 1982, jusqu'à la guerre du Golfe de 1991, jusqu'aux opérations intenses en Afghanistan. En 2018, un détachement a également commencé à opérer au Mali. Certains des premiers appareils reçus sont toujours en service, bien qu'ayant subi une série de mises à niveau et d'améliorations, et dans la dernière revue de défense et de sécurité du Royaume-Uni publiée en mars, le ministère de la Défense a annoncé que neuf d'entre eux seraient retirés.

La dernière commande de la RAF pour le CH-47F Block II devrait être livrée pour des opérations spéciales dans une configuration proche de celle du MH-47G d'USSOCOM. En attendant, le reste de la flotte d’hélicoptères « Chinook » Mk5 est en train d'être mis à niveau vers la norme commune HC.Mk6A, le DAFCS remplaçant le système de commandes de vol analogique d'origine. Le programme de conversion du Mk 6A doit être achevé cette année.

Photo : HC.MK6A de la RAF@ RAF

25/06/2021

Mesure de la radioactivité avec un Super Puma !

67317.jpg

Cette année une nouvelle de séries de vols pour la mesure de la radioactivité dans notre pays auront lieu. Les vols de mesure de la radioactivité annuels de la Centrale nationale d’alarme (CENAL), rattachée à l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), auront lieu du 28 juin au 2 juillet 2021. Un hélicoptère Super Puma survolera des couloirs parallèles à une hauteur d’environ 90 m au-dessus de la zone mesurée. Cette technique permet de relever rapidement la radioactivité au sol sur de vastes surfaces. En cas d’événement, les résultats des mesures permettront de détecter d’éventuels écarts par rapport à la norme.

Cette année seront survolées la ville de Lugano et certaines zones du canton du Tessin (le 30 juin) et les villes de Wil et Frauenfeld en Suisse orientale (le 1er juillet). On effectuera en outre des vols de routine aux environs des centrales nucléaires de Mühleberg (le 28 juin) et de Gösgen et au-dessus d’un plus vaste périmètre au sud-est de cette dernière (le 29 juin). Un vol ascensionnel continu aura lieu par ailleurs au-dessus du lac de Neuchâtel (le 28 juin) de même qu’un survol transversal du Plateau suisse (le 1er juillet).

Pour procéder aux mesures, un hélicoptère survolera les régions concernées en effectuant des lignes parallèles à 90 m d’altitude. Afin de réduire le plus possible les nuisances sonores pour la population, une pause sera observée entre 12 h 00 et 13 h 00 et les vols se termineront vers 17 h 00. En cas de mauvais temps, ils seront déplacés à l’une des dates mentionnées ci-dessus. Les éventuelles modifications du programme seront publiées sur le site de la CENAL (www.naz.ch). Tous les résultats pourront être consultés sur le même site à partir du 2 juillet 2021.

La CENAL effectue chaque année des vols aéroradiométriques pendant une semaine. Cette campagne de mesures permet de s’assurer de la disponibilité opérationnelle des équipements et du personnel, de collecter des données dans les zones urbaines et à proximité des infrastructures critiques et de mettre en pratique la coopération avec les partenaires cantonaux et internationaux. Les vols à proximité des centrales nucléaires sont effectués à la demande de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). Dans le cadre du programme de mesure urbaine, Lugano sera la dernière des dix plus grandes villes suisses à faire l’objet de relevés.

Les données accumulées pendant ces campagnes permettent d’actualiser les connaissances sur la situation radiologique nationale et servent de base de préparation pour la gestion des situations d’urgence. Ces données sont partagées avec les différentes autorités nationales compétentes. Le choix des zones de vols est coordonné entre les différents partenaires civils et militaires et tient notamment compte des densités de population ainsi que des infrastructures d’importance nationale telles que les axes de circulation.

La radiométrie est une technique de reconnaissance qui consiste à détecter la radioactivité à distance et à en estimer les concentrations. La radiométrie sert ainsi à cartographier les zones potentiellement contaminées ou à rechercher d’éventuelles sources radioactives. La sensibilité des équipements permet en outre de cartographier la radioactivité naturelle de l'environnement. De telles capacités de détection pourraient être requises lors d’incidents dans une centrale nucléaire, lors d’accidents de transport ou industriels impliquant des matières radioactives, lors de la chute d’un satellite ou en cas d'acte malveillant impliquant des matières radioactives. 

4137199997.png

Dans le cadre de la protection des troupes et infrastructures de l'armée, le centre de compétences NBC-DEMUNEX de l’armée exploite différents systèmes de radiométrie (RLL) sur différentes plateformes complémentaires et interconnectées. Si l'engagement de ces systèmes vise en premier lieu à assurer la protection des troupes, des engagements subsidiaires au profit des autorités compétentes et d'organisations partenaires sont possibles et prévus. À cet effet, les moyens du centre de compétences NBC-DEMUNEX font notamment partie l’organisation de prélèvement et de mesure nationale. 

En cas de besoin, le personnel professionnel du centre de compétences NBC-DEMUNEX assure les premières prestations. Les ressources personnelles du centre étant par contre limitées en nombre et en durée, le renfort ou la relève des spécialistes professionnels peut nécessiter la mobilisation de spécialistes des troupes NBC de milice.

Le système de détection utilisé permet non seulement une analyse quantitative de la radioactivité présente (intensité) mais en règle générale également une identification de la source (nucléides). Les spécialistes peuvent ainsi classer les sources de radiations selon leur origine probable : naturelle, sources industrielles ou produits médicaux par exemple : la sensibilité des détecteurs dépend de leur taille. Les plus lourds (une centaine de kilogrammes) sont installés dans des hélicoptères et les plus légers (moins de 2 kg) sont réservés à l'utilisation manuelle. 

L'éventail des plateformes et des détecteurs disponibles permet aux spécialistes de s'adapter à la situation en choisissant leur meilleur compromis entre la sensibilité de la mesure, l'efficacité de détection, la mobilité et la protection des intervenants. 

La radiométrie aérienne utilise un hélicoptère et permet de mesurer de manière exhaustive la radioactivité au sol sur de vastes secteurs. Trois heures peuvent ainsi suffire à couvrir quelque 100 km². 

En quelques heures, un équipement de radiométrie ultrasensible est installé à bord d’un hélicoptère Super Puma de forces aériennes. Afin de cartographier le territoire de manière aussi complète que possible.  D’autre moyens sont disponibles pour ces mesures, soit un Puch 4x4 NBC et un robot d’exploration. 

72532472.png

Deux équipes partagent ces compétences :

Afin de maintenir la disponibilité opérationnelle des équipements et des équipages, des campagnes de mesures et des exercices sont régulièrement organisés. 

Les deux équipes qui exploitent les systèmes de radiométrie aérienne réunissent des spécialistes du centre de compétences NBC-DEMUNEX de l'armée et de la centrale nationale d'alarme (CENAL), ainsi que leurs militaires de milice respectifs. Les membres des deux équipes s’entraînent séparément une fois par an pendant deux semaines différentes pour des vols de mesure et des scénarios d’intervention et partagent ensuite leurs expériences dans des ateliers et des modules de formation communs. Les plans de vols sont coordonnés annuellement afin de pouvoir obtenir à terme une vue d'ensemble complète de la situation radiologique sur l'ensemble du territoire national. 

En parallèle, le centre de compétences NBC-DEMUNEX conduit également des campagnes de mesures de radiométrie terrestres. 

Remerciements et source : Un grand merci pour ces précieuses informations obtenues par l’intermédiaire de Stéphane Maillard Chef du groupe d’intervention NRBC.

107908368.jpg

Photos : Hélicoptère Super Puma équipé pour effectuer les mesures de radioactivité @ DDPS Sina Guntern  Déroulement des vols 3 Puch NBC & robot 4 L’équipe NBC-DEMUNEX à bord @ DDPS

 

 

24/06/2021

Seconde partie des essais pour le T-7A « Red Hawk » !

4264509087.jpg

L’avionneur américain Boeing a lancé cette semaine les essais en vol de la phase II destinés aux  prototypes T-7A « Red Hawk ».

Cette semaine l’avion a repris ses tests en vol et effectués trois vols, soit les premiers depuis plusieurs mois. À l'automne dernier, les deux premiers prototypes d'avions avaient effectué 246 sorties avant d'entrer dans une période de modification.  Les ingénieurs de Boeing avaient chargé un correctif logiciel le 17 juin pour un problème de stabilité aérodynamique identifié la semaine dernière par l'US Air Force.

Selon le pilote d’essai Steve Schmidt, "L'avion a fonctionné à merveille et comme prévu"

Préparation pour la production

Le premier tronçon de cellule arrière de l’appareil de série est déjà arrivé de suède et a été fixé sur la partie avant de l’avion, les ailes et les ailerons vont bientôt être montés. L’US Air Force s'attend maintenant à ce que la phase de production à large échelle du T-7A débute d’ici 2023. Cette étape a été retardée sensiblement par l'impact des perturbations du COVID-19 sur la chaîne d'approvisionnement de Boeing et de Saab, soit de 9 mois par rapport au calendrier initial. 

Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab 

Le T-7A « Red Hawk » de Boeing/Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.

boeing3.jpg

Photos : le T-7A « Red Hawk » @ Boeing/Saab

23/06/2021

L’école des pilotes s’entraine en Italie !

34010993.jpg

L’école de pilotes des Forces aériennes suisses s’entraine en Italie jusqu’au 1 juillet prochain, les candidats pilotes militaires de carrière de la classe 15/17 des Forces aériennes poursuivent leur formation sur PC-21 dans le Sud de l’Italie.

Six candidats pilotes militaires de carrière et sept moniteurs de vol et onze mécaniciens des Forces aériennes se trouvent actuellement dans les Pouilles. Dans cette région méridionale de l’Italie qui forme le talon de la péninsule, ils participent sur PC-21 et jusqu’au 1er juillet 2021 à un échange entre les deux écoles de pilotes. Le « 61 Stormo » de l’armée de l’air italienne, qui exploite trois différentes escadrilles d’instruction, est l’hôte de la formation baptisée « AMA ITA 21 ». Cet échange d’une dizaine de jours entre les deux écoles de pilotes se déroule dans le cadre du plan de coopération entre la Suisse et son voisin du Sud. Il offre aux Forces aériennes suisses la possibilité de perfectionner sa technique de vol dans un contexte international. Enfin, il sert aux candidats pilotes militaires de carrière d’introduction à la coopération internationale entre forces aériennes.

Le programme de l’instruction est pour le moins varié. Pour la délégation suisse, l’accent est mis sur les objectifs suivants.

  • Concrétiser la planification et l’organisation de tels engagements à l’étranger
  • Poursuivre l’instruction au combat aérien selon le programme de formation
  • Entraîner la navigation à basse altitude en terrain inconnu
  • S’entraîner en terrain inconnu et exercer les survols dans l’espace aérien civil
  • Effectuer des vols avec passagers sur les avions d’entraînement des forces aériennes partenaires
  • Échanger des expériences générales et entretenir des contacts personnels avec les cadres et les participants des escadrilles d’instruction.

Important pour l’avenir de la sécurité

« Nous menons à bien ces instructions et perfectionnements à l’étranger avec chaque classe de l’école de pilotes et dans différents pays », explique le lieutenant-colonel Michael von Jenner, moniteur de vol sur le PC-21 des Forces aériennes et detachment commander de la formation AMA ITA 21. L’échange sur la base aérienne de Lecce-Galatina a eu lieu pour la dernière fois en 2012. Celui prévu l’an passé a dû être reporté en raison de la pandémie de coronavirus. Par conséquent, les participants à l’édition 2021 se réjouissent d’autant plus, même s’il faut appliquer systématiquement un concept COVID-19. Car le perfectionnement en commun avec des partenaires internationaux contribue grandement au succès de la mission future des Forces aériennes. (Sources DDPS).

Des déplacements réguliers

Ce type de déplacement n’est de loin pas unique, en 2016, les élèves pilotes suisses s’étaient rendu en Pologne sur les installations de la base aérienne de Deblin. En 2011, c’était la Suède qui était au programme. Auparavant, il y a eu des déplacements en France et en Belgique

Rappel : 

L’instruction d’un pilote militaire de carrière dure environ 5 ans et 4 mois. 3 ans et 4 mois d‘études en aéronautique avec une instruction de pilote de ligne intégrée sont d’abord nécessaires. L’instruction au vol militaire proprement dite dure deux ans : 30 semaines sur un Pilatus PC-7 Turbo-Trainer et 45 semaines sur le PC-21. Pendant ces 45 semaines d’instruction, des cours sont donnés sur des sujets tels que la reconversion technique, la formation au vol dans les nuages (IFR), le vol en formation, la navigation, les attaques air-sol, le service de police aérienne et le combat aérien. 210 missions sont prévues pour chaque élève.

Photo : PC-21 école des Forces aériennes suisses @ Pilatus

 

 

22/06/2021

L’Indonésie veut un avion ravitailleur en vol !

646281692.jpg

Jakarta prépare les discussions en vue de la finalisation du contrat pour 36 avions de combat Rafale, mais le pays veut également une flotte d’avion ravitailleurs en vol. De son côté, le ministère indonésien des Finances (MoF) a autorisé le pays à obtenir jusqu'à 700 millions de dollars de prêts étrangers pour l'achat de deux avions-citernes pour venir équiper l'armée de l'air indonésienne (Tentara Nasional Indonesia Angkatan Udara : TNI-AU).

La demande officielle a été publiée après des consultations avec le ministère de la Défense et le ministère de la Planification du développement national (Kementerian Perencanaan Pembangunan Nasional : BAPPENAS) a été rendue publique par une source gouvernementale.

Etude en cours

La TNI-AU a nommé la socitété GMF AeroAsia, une filiale du transporteur national Garuda Indonesia, pour l'aider à mener une étude approfondie sur les capacités de ravitaillement en vol de qui seront nécessaire à l'Indonésie. Parmi les questions explorées dans l'étude figurent les coûts du cycle de vie, les capacités locales de maintenance des cellules, la compatibilité des méthodes de ravitaillement avec la flotte d'avions de la TNI-AU et l'interopérabilité avec les actifs TNI-AU existants et futurs.

Dans le cadre de ses conclusions, le TNI-AU et le GMF AeroAsia recommandent que les nouveaux avions ravitailleurs soient équipés à la fois des méthodes de ravitaillement en vol sonde-et-panier et avec une perche fixe.

La Force aérienne indonésienne mène actuellement une étude préliminaire en vue de la sélection de différents prétendants. Il s’agit  de l’Airbus A330 MRTT, du Boeing KC-46A « Pegasus » et de l’Ilyushin Il-78MD-90A.

L’Airbus A330MRTT  

L’A330 MRTT (Multi Role Tanker Transport) d’Airbus Military est le seul avion stratégique de ravitaillement et de transport de nouvelle génération, actuellement disponible et opérationnel au monde. L’importante capacité d’emport carburant de base (111 tonnes) de l’avion de ligne A330-200, dont il est dérivé, permet à l’A330 MRTT d’exceller dans les missions de ravitaillement en vol, sans l’adjonction de réservoir supplémentaire. L’A330 MRTT est proposé avec un choix de systèmes de ravitaillement incluant la perche caudale ARBS (Aerial Refuelling Boom System) d’Airbus Military et/ou une paire de nacelles tuyau/panier sous voilure et/ou un système ventral tuyau/panier FRU (Fuselage Refuelling Unit).

Grâce à son large fuselage, l’A330 MRTT peut également servir d’avion de transport capable de transporter 300 soldats ou 45 tonnes de charge utile. Il peut également être décliné en version d’évacuation sanitaire (EVASAN) et recevoir jusqu’à 130 civières.

Le KC-46A « Pegasus » 

3758721247.jpg

Le KC-46A Pegasus « New Gen Tanker » est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matière d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 « Dreamliner ». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le « New Gen Tanker » se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le « New Gen Tanker » met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 « Dreamliner ». Le « New Gen Tanker » dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).  

Il-78MD-90A

Le nouvel avion ravitailleur en vol Ilyushin Il-78M-90A amélioré de United Aircraft (UAC) a commencé ses essais en vol avec une première sortie effectuée depuis le site de production d'Aviastar SP à Oulanovsk à la fin de l’année 2019.

Les principaux changements apportés au modèle mis à jour comprennent une nouvelle aile à capacité de carburant accrue et des moteurs Perm PS-90A-76, comme la version -90A du transport Il-76. En plus d'améliorer l'efficacité énergétique, ils permettront également de réduire la distance de décollage du nouvel avion, malgré l'augmentation de la masse maximale au décollage.

Ravitailleur polyvalent 

Outre ses performances améliorées notamment en ce qui concerne la capacité de ravitaillement en vol, UAC note que le nouveau modèle peut être reconfiguré pour être utilisé comme moyen de transport, en retirant ses réservoirs de carburant supplémentaires embarqués. Le -90A est également doté de nouveaux systèmes de navigation qui lui permettront d’être exploités dans l’espace aérien international conformément aux exigences du secteur civil.

1102089254.jpg

Photos : 1 A330 MRTT@ Airbus 2 KC-46A@ Boeing 3 IL-78MD-90 @ UAC