17/06/2020

Berlin cherche un nouvel avion de patrouille maritime !

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Le ministère allemand de la Défense prépare une étude de marché portant sur le remplacement des avions de patrouille maritime Lockheed P-3 « Orion ». Ces derniers actuellement sont en cours de modernisation, mais ce chantier est actuellement à l’arrêt en vue de l’acquisition d’un nouvel avion.

Préparé pour la commission parlementaire de défense, le document montre que le ministère a décidé d'arrêter la modernisation des avions de patrouille de la Bundeswehr (forces armées) après une étude de faisabilité économique.

Les candidats potentiels :

L'examen du marché retient trois types d’appareils : il s’agit du C-295 MPA d'Airbus DS, de l’ATR72 MPA de Rheinland Air Service/ ATR Aircraft et le Boeing P-8A « Poseidon ». 

Airbus C-295 MPA :

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La nouvelle génération de C-295 est l'appareil idéal pour les missions de défense et d’actions au profit de la société, telles que les actions humanitaires, les patrouilles maritimes, et des missions de surveillance de l'environnement, entre autres. Avec des systèmes simples, le C-295 de transport tactique fournit par sa taille et sa grande polyvalence une très bonne flexibilité de mise en oeuvre pour le personnel. En version MPA l’avion d'un système d’avionique intégrée avancé. La suite avionique comprend quatre écrans à cristaux liquides et des unités de contrôle associées. Un ensemble de capteurs géophysiques fournit des informations sur l'attitude, le cap et les données aériennes. D'autres sous-systèmes comprennent un AHRS (système de référence d'attitude et de cap), un ADS (système de données aériennes), un FMS (système de gestion de vol) et un système de commande de vol automatique. L'avion est équipé d'un système tactique entièrement intégré (FITS) pour le contrôle de la mission. Le système comprend une gamme de capteurs et de composants, notamment un radar de recherche, des capteurs électro-optiques / infrarouges (EO/ R), des mesures de support électronique (ESM) / un système d'intelligence électronique (ELINT), COMINT, un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD), un interrogateur IFF, un SATCOM, une liaison de données et un Link-11. Le C-295 fait partie de la famille Airbus Military avions de transport légers et moyens, qui comprend également le plus petit C-212 et CN-235.

ATR72 MPA :

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ATR en collaboration avec Rheinland Air Service propose l’ATR72-500 MPA (RAS 72) « Sea Eagle ».  Le « Sea Eagle » est basé sur un avion de ligne régional ATR72 qui a été équipé par la division mission spéciale de la société allemande MRO RAS (Hall 2C, Stand C342) dans ses installations de Mönchengladbach. La suite de patrouille maritime de l’avion est intégrée par Aerodata, basée à Braunschweig, centrée sur le système de gestion de mission AeroMission de l’entreprise.

La suite d'équipements comprend un radar de recherche à balayage électronique AESA Leonardo Seaspray 7300, une tourelle électro-optique / infrarouge FLIR Systems Star Safire III, des mesures de support électronique Elettronica, des communications par satellite et un système de lancement / récepteur de bouées acoustiques. L'avion a un point dur de chaque côté du fuselage avant pour le transport de torpilles.

La variété de capteurs embarqués à la pointe de la technologie permet aux opérateurs et aux décideurs de détecter et d'identifier des cibles sensibles au-dessus ou en dessous de la surface de l'océan, tout en transmettant en temps réel toutes les informations capturées à bord au centre de commandement.

 Le P-8A «Poseidon» :

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Le P-8A « Poseidon » de Boeing est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.

Le P-8A « Poseidon » est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service.

Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une réduction des coûts importante, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.

Cet avion équipé de liaison 11, liaison 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration les autres aéronefs. 

Boeing a dû faire plus de 50 modifications coûtant un milliard de dollars pour adapter simplement la cellule de base du B737 pour satisfaire aux exigences de certification plus exigeante de la marine américaine. Le coût du développement est estimé à 5,5 milliards de dollars américain, tandis que le coût total (développement + appareils) est lui estimé à 20 milliards de dollars.

Photos : 1 P-3 Orion allemand @ Bundeswehr 2 C-295MPA@ Airbus DS 3 ATR-72MPA@ ATR Aircraft 4 P-8A@ Boeing

16/06/2020

Les Apache du Qatar au complet !

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Boeing a achevé la production des 24 hélicoptères d'attaque AH-64E « Apache » BlockII pour le Qatar. Le premier des 24 premiers hélicoptères a été remis le 14 mars 2019.

Bien que cela ne soit pas confirmé par Boeing, la conclusion des livraisons au Qatar suggère que ces derniers hélicoptères pourraient être les premiers à être équipés de la dernière configuration de la version 6.

Quelques détails : 

Le contrat comprend également un paquet logistique avec pièces de rechange et la formation de 70 pilotes et de 100 membres du personnel au sol. Des pièces détachées, des radios sécurisées Thales. Question armement, des missiles guidés à laser AGM-114R « Hellfire », des missiles FIM-92H « Stinger » ainsi que des roquettes guidée APKWS (Advanced Precision Kill Weapon Systems) de BAe Systems. 

L’AH-64 E Apache :

L’AH-64E « Apache » offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.

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Photos : Apache aux couleurs du Qatar@ Boeing

 

15/06/2020

Le « Laser » Gunship pour 2022 !

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Prévue à l’origine pour débuter des essais en 2019, la future arme « Laser » embarquée ne pourra pas faire de démonstration avant 2022 selon le calendrier révisé du Commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (AFSOC). Le programme a souffert de différents retards, dont un manque de financement de l’ordre de 58 millions de dollars US.

Le bout du tunnel :

Après des années de financement, le Commandement des opérations spéciales de l'Air Force est sur le point de pouvoir « enfin » tirer avec une arme laser de haute puissance à partir d'un avion de combat AC-130J « Ghostrider » au cours de l'exercice 2022.

Le laser à haute énergie de 60 kilowatts sera monté sur un Lockheed-Martin AC-130J « Ghostrider », déjà fortement armé. L'arme laser sera un élément complémentaire, car l’avion dispose déjà d'un canon à tir latéral de 30 mm, d'un canon de 105 mm, de missiles à guidage laser AGM-176A « Griffin », de GBU-39/ B montés sur les ailes et de GBU- Bombes 39B/ B de petit diamètre à guidage laser.

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Contrairement à ces armes cinétiques, le laser offensif à haute énergie serait capable de désactiver furtivement les systèmes ennemis. L’Air Force envisage en effet, de neutraliser des armes défensives et des capteurs avec ses armes laser silencieuses et invisibles avant même que l'ennemi ne sache qu'ils étaient attaqués. Il n'y a pas d'explosion, de sons ou d'éclairs pour alarmer les cibles. Un combattant ennemi ne se rendrait compte de ce qui s'était passé qu'une fois qu'il aurait tenté d'utiliser un système qui avait déjà été désactivé.

Un laser à haute énergie de 60 kW devrait permettre d’obtenir des effets létaux de haute précision sur des cibles avec peu ou pas de signature acoustique et de très faibles dommages collatéraux.

À cette intensité, un faisceau d'énergie dirigée peut faire frire les systèmes de commandement et de communication ennemis, désactiver les véhicules d'évacuation potentiels et rendre les installations ennemies sans électricité sans oublier d’aveugler les capteurs optiques.

La situation du programme :

Selon les documents budgétaires de l'exercice 21, le programme utilise des efforts de prototypage rapides pour développer des sous-systèmes laser, de contrôle du faisceau, de puissance et thermique, puis réunira les systèmes par le biais d'un intégrateur principal.

Lockheed Martin a obtenu un contrat pour le laser haute puissance en décembre 2018 et devrait être livré au début de 2021. La valeur totale de ce contrat devrait être de 19,3 millions de dollars. D'autres aspects du système laser sont en cours de développement au Naval Surface Warfare Center.

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Photos : le futur AC-130J « laser » @ USAF

14/06/2020

Vol supersonique silencieux, le X-59 en préparation !

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La NASA et Lockheed-Martin préparent activement les tests en vol du X-59 supersoniques prévu en 2021. Si les vols supersoniques n’ont rien d’extraordinaire de nos jours, le X-59 doit prouver qu’il est possible de rendre celui-ci silencieux !

Malgré l’utilisation d’outils de conception avancés, l’équipe qui développe le démonstrateur X-59 de la NASA ne peut être sûre qu’elle atteindra ses objectifs de «bas boom» tant que l’avion ne franchira pas la barrière acoustique en vol. Bien que les caractéristiques de conception qui réduisent les bangs soniques soient comprises, l'équipe est confrontée au défi de s'assurer que le X-59 conserve sa forme unique d'adoucissement de la flèche pendant le vol. Il est également difficile de savoir comment le son du jet se déplacera dans l'atmosphère.

La NASA espère que les caractéristiques de conception à faible flèche du X-59 permettront de répondre aux nouvelles réglementations autorisant le vol supersonique au-dessus du continent américain pour des avions civils

Dans le cadre de la mission plus large de démonstration de vol le X-59 a pour but de démontrer les caractéristiques de conception qui peuvent réduire les booms et de tester comment le public perçoit un bruit sonore plus doux. La NASA déploiera à terme le X-59 sur des « vols communautaires » au-dessus des États-Unis, collectant des données de perception publique dans le processus. Il a l'intention de communiquer ces données aux régulateurs de la Federal Aviation Administration (FAA), qui pourraient les utiliser pour autoriser une certaine forme de vol supersonique terrestre civil. La réglementation américaine a interdit un tel vol pendant des décennies, mais la FAA a déjà commencé des travaux liés à la mise à jour de ses règles.

Le développement du X-59 intervient alors que des sociétés privées telles que Aerion Supersonic, Boom Supersonic et Spike Aerospace vont de l'avant avec le développement d'avions d'affaires et d'avions de ligne plus rapides que le son.

En 2018, la NASA a attribué à Lockheed un contrat de 247,5 millions de dollars pour gérer la conception, le développement, la fabrication et les essais en vol conceptuels et détaillés du X-59. Lockheed-Martin assemble l'avion sur son site de Skunk Works à Palmdale.

Le X-59 :

L'avion est monoplace pour un fuselage d'environ 30 mètres de long et une envergure de 9 mètres. Il est conçu pour naviguer à 55’000 pieds et Mach 1,4, selon la NASA. Le X-59 sera propulsé par un seul moteur General-Electric F414-GE-100 de 22’000 lb-poussée (98 kN), qui est une variante du moteur qui propulse le Boeing F/ A-18E/F « Super Hornet ». Le moteur sera intégré à l'empennage du X-59. Bien que sa conception soit nouvelle, le X-59 utilisera des composants trouvés sur d'autres avions militaires, une stratégie visant à maintenir les coûts au plus bas. Il sera équipé du train d'atterrissage du Lockheed-Martin F-16, du manche du F-117A Night Hawk et du cockpit et de la verrière du Northrop-Grumman T-38 Talon. Le défi des ingénieurs est d'intégrer ces systèmes qui ont été conçus pour différents avions.  

L'équipe prévoit que les caractéristiques de conception uniques du X-59 lui donneront un « boom sonore » de moins de 75 décibels perçus au sol, soit l’équivalant un tonnerre lointain ou la fermeture d’une portière de voiture.  

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Photos : le X-59 @ Lockheed-Martin

13/06/2020

Vols de mesure de la radioactivité !

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Les vols de mesure de la radioactivité annuels de la Centrale nationale d’alarme (CENAL), rattachée à l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), auront lieu du 15 au 19 juin 2020. Un hélicoptère Super Puma survolera des couloirs parallèles à une hauteur d’environ 90 m au-dessus de la zone mesurée. De cette façon, la radioactivité au sol peut être mesurée rapidement et sur une vaste surface. Les nuisances sonores seront réduites dans la mesure du possible.

Cette année, ce seront la ville de Saint-Gall (17 juin), les côtes est et ouest du lac de Zurich (17 juin) ainsi que la partie nord-ouest du canton de Zurich (16 juin) qui seront survolées et mesurées. On effectuera en outre des vols de routine aux environs des centrales nucléaires de Beznau et de Leibstadt. Les vols de mesure seront étendus en direction du nord-ouest jusqu’à la frontière avec l’Allemagne (15 juin). Afin de comparer les différents instruments de l’organisation de prélèvement d’échantillons et de mesure, des mesures seront effectuées sur la place d’armes de Thoune et au-dessus du lac de Thoune (18 juin).

Depuis plusieurs années, la CENAL poursuit un programme de mesure de la radioactivité des villes suisses. En cas de doute suite à un événement, les valeurs récoltées fourniront une base permettant de détecter tout écart par rapport à la situation normale. Les vols au-dessus des centrales nucléaires sont réalisés à la demande de l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

Pour procéder aux mesures, un hélicoptère survolera les régions concernées en effectuant des lignes parallèles à 90 m d’altitude. Afin de réduire le plus possible les nuisances sonores pour la population, une pause sera observée entre 12 h 00 et 13 h 00 et les vols se termineront vers 17 h 00. En cas de mauvais temps, les vols seront déplacés à un autre jour de la semaine de mesure. Les éventuelles modifications du programme seront publiées sur le site www.naz.ch. Tous les résultats pourront être consultés sur le même site à partir du 19 juin 2020.

Mesure de la radioactivité normale :

Les mesures aéroradiométriques, effectuées depuis un aéronef, permettent de relever la radioactivité au sol rapidement et sur une vaste surface. Chaque été, la CENAL organise une semaine de vols afin de collecter des valeurs et de garantir la capacité d’intervention des équipes de mesure et des appareils. Le programme se concentre sur les mesures de la radioactivité des agglomérations urbaines. Les années précédentes, elles ont été réalisées au-dessus de Zurich, Bâle, Genève, Berne et d’autres villes. (Sources DDPS)

Photo : Hélicoptère Super Puma équipé pour effectuer les mesures de radioactivité @ DDPS