26/06/2020

Lancement de la campagne Air2030 !

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La décision sur le remplacement de nos anciens avions de combat, qui sont en service depuis 1978 et 1996, sera prise le 27 septembre 2020. En effet, le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), a récolté un nombre suffisant de signatures pour le dépôt de son référendum contre l’acquisition de nouveaux avions de combat. Contrairement à son annonce initiale de 90’000, seules 65’685 signatures ont été recueillies. Le GSsA utilise cette même technique avec ses arguments.

Diffusion de faux chiffres et d’informations erronées :


Le GSsA n’a pas seulement tort sur la nécessité d’un remplacement. Il prétend également que l’argent pourrait être mieux utilisé dans le système de santé et mélange donc tout. L’acquisition de nouveaux avions de combat, ainsi que les coûts d’exploitation qui en découlent sont financés exclusivement par le budget ordinaire de l’armée. Il s’agit donc simplement d’une allocation des finances de l’armée. L’argent ne manquera pas ailleurs et ne sera pas retiré du budget de l’armée. Les opposants à l’acquisition de nouveaux avions de combat parlent également d’un « achat inutile d’avions de combat de luxe », en ajoutant les coûts d’exploitation aux coûts d’acquisition*. Cette façon de calculer revient par exemple à prendre en compte, lors de la construction d’un bâtiment scolaire, les coûts d’entretien et d’enseignement des 30 prochaines années. Aussi, notre protection est tout sauf un « luxe ». Notre sécurité, celle de nos familles, et leur liberté à l’avenir également sont les pierres angulaires de la stabilité et de la prospérité économique.

*Selon les opposants le coûts total serait compris entre 24 et 31 milliards de nos francs. Chiffres largement gonflés étant donné, que selon l’expertise d’armasuisse lors des essais, le montant moyen est de 18 milliards.

Le GSsA est les mensonges :

En 1989, lors de la votation pour la suppression de l’Armée, le GSsA avançait que de toute manière à près la chute du Mur de Berlin il n’y aurait plus de conflits armés en Europe ni à proximité ! Prophétie ratée, nous avons eu à déplorés l’Ex-Yougoslavie, les guerres de Tchétchénie, le conflit russo-géorgien et actuellement le conflit dans le Dombass et la prise de la Crimée par les Russes. Ajoutons les guerres en Libye et toutes celles qui se jouent à travers le monde aujourd’hui.

Dans la campagne qui nous retiens en ce moment, l’argumentaire basé sur un « pseudo rapport » payé par les Partis Socialiste on découvre l’ampleur de la désinformation avec comme référence l’Arabie Saoudite. Drôle de comparaison.

Air2030 – de quoi s’agit-il ?


Le Conseil fédéral et le Parlement veulent renouveler notre défense aérienne. Le but ici est de remplacer nos avions de combat par de nouveaux appareils pour un coût maximum de CHF 6 milliards. Alors que les avions de 1996 (F/A-18 Hornet) atteindront la fin de leur durée de vie en 2030, les avions achetés en 1978 (F-5E Tiger) sont déjà obsolètes et ne sont utilisés que pour les vols d’entraînement. En cas d’urgence, ils n’auraient aucune chance contre un avion de combat moderne. Ce n’est qu’en les remplaçants par de nouveaux avions que notre espace aérien, et donc les habitants de notre pays, pourront être protégés. Pour ce faire, l’espace aérien doit être surveillé de manière adéquate et, si nécessaire, une intervention doit être effectuée. Ces avions permettent aux pilotes d’atteindre les aéronefs en détresse ou ceux qui enfreignent la réglementation de l’espace aérien. De plus, en période de tension accrue, les Forces aériennes suisses doivent pouvoir maintenir la souveraineté aérienne pendant des semaines, voire des mois, afin d’empêcher l’utilisation non autorisée de l’espace aérien suisse. Cela nous permet également de remplir nos obligations découlant du droit de la neutralité. Il n’existe pas d’alternatives moins chères ou valables. Ni les avions d’entraînement légers, ni les hélicoptères ou les drones ne peuvent remplacer les avions de combat et couvrir leur gamme de tâches, car ils sont incapables de voler assez haut ou assez vite. Il est donc clair : les anciens avions doivent être remplacés. Sinon, l’espace aérien suisse sera sans protection à partir de 2030. Le 27 septembre 2020, une décision fondamentale sera donc à prendre puisqu’il s’agira de décider si nous voulons, ou non, disposer de forces aériennes en Suisse après 2030.

La protection adaptée à chaque situation :


Les ambulances, la police, les pompiers, la protection civile mais également l’armée en dernier recours, au sol comme dans les airs, assurent notre protection. Toutes les composantes de cette chaîne ont besoin des compétences et des ressources nécessaires pour pouvoir s’acquitter de leurs tâches. La suppression d’un élément de cette chaîne affaiblirait l’ensemble du réseau de sécurité. La crise sanitaire causée par le coronavirus nous apprend à nous préparer à d’éventuels dangers et à ne pas penser à combattre les crises que lorsqu’elles sont déjà là. Une protection adaptée à chaque situation est nécessaire. Un oui aux nouveaux avions de combat est également un signe international important qui montre que la Suisse prend au sérieux la sécurité de son pays et la défense de son indépendance et de sa neutralité. Sous la direction de l’Association pour une Suisse sûre, un certain nombre d’organisations se sont unies autour du Comité pour la sécurité aérienne, qui se veut interpartis : le PLR, l’UDC, le PDC, le PBD, le PEV et les vert’libéraux, mais également les industries, l’Union patronale suisse, Aerosuisse, la Société suisse des officiers (SSO), AVIA – Association des officiers des Forces aériennes, la Fédération sportive suisse de tir et l’Association pour une Suisse sûre participent tous à cette campagne.

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25/06/2020

L’hélicoptère NH90 en danger en Belgique !

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La Belgique prévoit de réduire les opérations de ses hélicoptères NH90 Tactical Transport Helicopter (TTH) en raison de la baisse du soutien industriel, de l'augmentation des coûts et de la pénurie de personnel. De fait, en Belgique on propose de réduire la flotte de quatre hélicoptères NH90 TTH, en concentrant plutôt les investissements sur ses quatre hélicoptères NH90 NFH. 

L’Armée belge est en pleine mutation et se retrouve confrontée à un défi extraordinaire dans le domaine des ressources humaines. Dans ce contexte, il a été décidé de réduire la voilure des NH90 TTH. Les mesures liées à la variante TTH sont le résultat d’une production opérationnelle limitée en raison du manque de soutien industriel et qui devrait diminuer dans les années à venir, en raison de mises à niveau coûteuses, mais nécessaires et en raison de pénuries de personnel.

Alors que le ministère de la Défense belge a déclaré qu'il avait décidé de réduire le plan de vol du NH90 TTH, il n'a pas précisé précisément ce que cela signifie dans la pratique, si le modèle continuera de voler, mais avec des investissements réduits ou s'il volera moins d'heures, ou s'il sera complètement retiré. 

Des problèmes de coûts et une organisation peu efficace :

Il est vrai que le petit nombre d’appareils acquis par la Belgique rend la maintenance coûteuse et difficile à opérer. En effet, la disponibilité s’en trouve réduite. Il faut comprendre qu’une flotte réduite est certes moins cher, mais en contrepartie, celle-ci pousse les dépenses unitaires à la hausse. Mais un autre problème s’ajoute à celui de la petite flotte belge. Les problèmes d’approvisionnement en pièces détachées du NH90 sont bien connus. La raison est directement liée au concept NH Industrie composé d’Airbus Helicopters, Leonardo et Fokker qui n’a jamais jusqu’ici résolu les nombreux problèmes liés à sa logistique. Ajoutez une maintenance complexe et vous avec là un problème des plus ardu.

En France, par exemple les NH90 TTH et NFH demandent 30 heures d’entretien pour une seule heure de vol. La cause du problème est essentiellement liée à des problèmes de maturité technique de corrosion et de logistique de maintenance. On notera que les problèmes liés au NH90 belges et français concerne également les Pays-Bas et l'Allemagne.

Le NH90 :

L’hélicoptère NH90 de nouvelle génération est adapté à un large éventail de missions comptant parmi les plus exigeantes : logistique et transport utilitaire, recherche et sauvetage au combat (RESCO), évacuation sanitaire, opérations spéciales et lutte anti-terrorisme.

Dans sa configuration opérationnelle finale, le NH90 dispose d’une avionique éprouvée qui permet d’accomplir des missions de jour comme de nuit sans restrictions majeures. Il est doté d’équipements d’autoprotection performants, d’un système de communications militaires interopérable pour les opérations internationales et des équipements pour un déploiement par navire.

Le NH90 est un hélicoptère biturbine européen de transport militaire de la classe des 10 tonnes conçu entre la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays Bas , rejoints par le Portugal en juin 2001 et la Belgique en 2006. Le NH90 se décline en 2 versions : TTH (transport tactique) et NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine).

Les deux versions :

TTH (Tactical Transport Helicopter), spécialement conçu pour le transport tactique de personnel (20 soldats équipés), le transport d’un véhicule tactique léger ou le transport de 2,5 tonnes de matériel, le suivi de terrain.

NFH (NATO Frigate Helicopter), spécialement conçu pour :

La lutte anti-sous-marine (ASW) : détection, classification, identification du type de la cible, poursuite de la cible et déclenchement des armements, y compris capacité de désignation d’objectif transhorizon (OTHT).

La lutte anti-surface (ASUW) : détection, poursuite, classification, identification du type de navire, poursuite de la cible et déclenchement des armements, y compris capacité de désignation d’objectifs transhorizon (OTHT).

Les missions SAR : détection et classification des bateaux en détresse, embarcations de sauvetage et/ou opérations de sauvetage. 

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Photos : 1 NH90 TTH Belge @ Armée Belge 2 NH90 TTH français @ SIRPA

 

 

 

L’IATA demande plus de soutien ! 

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L'Association du transport aérien international (IATA) a multiplié les appels en faveur d'un soutien gouvernemental accru et d'un large éventail de mesures coordonnées entre les États afin d'éviter des dommages durables à l'industrie du transport aérien. La grande inquiétude de l’IATA concerne le devenir du secteur cet hiver.  

En plus d'exiger une approche cohérente de l'ouverture des frontières pour redémarrer les vols commerciaux, l'IATA a exhorté les prestataires de services de navigation aérienne à faire des concessions d'environ 2 milliards d'euros de frais de gestion du trafic aérien qui seront bientôt dus par les compagnies aériennes européennes. Il a également demandé aux régulateurs européens de prolonger la dérogation accordée pour les règles d'allocation de créneaux horaires.

Le 17 juin, la branche européenne de l'Airports Council International (ACI) a déclaré qu'elle s'opposait à une prolongation de la dérogation aux créneaux horaires au motif qu'elle entraînait « un coût élevé pour les aéroports car il permet aux compagnies aériennes de déclarer des horaires complets, demandé des créneaux horaires et annuler leurs vols près de la date de l'opération, laissant aux aéroports les coûts d'exploitation impliqués et aucun revenu pour les couvrir. » Selon le directeur général d'ACI Europe, Olivier Jankovec, il est prématuré de prolonger la dérogation maintenant, mais l'IATA a insisté pour que les compagnies aériennes aient besoin de planifier les horaires pour la saison d'hiver en août

Selon les données publiées par l'IATA, les compagnies aériennes en Europe devraient perdre 23,1 milliards de dollars en 2020, la demande de passagers (telle que définie par les passagers-kilomètres payants) devrait être en baisse de 56,4% par rapport à 2019, tandis que la capacité des sièges disponibles ne sera réduite que de 42,9% ce qui entraîne une capacité excédentaire.

L'IATA a appelé les gouvernements à autoriser un « redémarrage coordonné » des services de l'aviation commerciale, sur la base des mesures de sauvegarde de la santé publique reprises dans les lignes directrices récemment publiées de l'OACI et reflétées en grande partie dans les recommandations de l'AESA et du Centre européen de contrôle des maladies. Elle a fait valoir que si ces mesures étaient universellement adoptées, il ne serait pas nécessaire que les exigences de quarantaine imposées par des pays tels que le Royaume-Uni et l'Espagne présentent, selon l'IATA, un « énorme obstacle » au rétablissement du trafic aérien. Il a présenté les résultats d'une nouvelle enquête auprès des passagers montrant qu'entre 76 et 83% des voyageurs européens ne voyageront pas si la quarantaine est en place.

Photo : Transport aérien

08:00 Écrit par Pascal | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

24/06/2020

F-35 : enquête au Congrès !

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Nouvelle épine dans le pied du programme F-35. Des membres du Congrès lancent une enquête sur le programme d'avions de combat F-35 de l’avionneur Lockheed- Martin. Cette enquête est lancée suite au fait que l'armée américaine avait dépensé 300 millions de dollars au cours des cinq dernières années pour des pièces défectueuses et manquantes.

L’enquête menée par l'inspecteur général du ministère de la Défense a déclaré que le bureau supervisant le programme de pièces de rechange "n'a pas reçu ... des pièces de rechange destinées au F-35 conformément aux exigences du contrat et a payé des primes d'incitation à la performance sur les contrats de maintien en puissance basées sur un nombre d’heures de vols gonflé et non vérifier. Il s’avère également que la disponibilité des F-35A en serait diminuée davantage que ce qui était prévu. 

Selon les GAO, le problème des pièces détachées continuera de coûter aux militaires environ 55 millions de dollars par an, selon un récent rapport. Maintenant, les problèmes attirent l'attention de la représentante des États-Unis, Carolyn Maloney, D-N.Y., Qui préside le comité de la Chambre sur la surveillance et la réforme. Elle a envoyé une lettre à Lockheed-Matin mardi dernier demandant des milliers de documents liés au programme de pièces détachées du F-35.

Selon cette dernière, "L'armée dépense des dizaines de millions de dollars par an pour surmonter les problèmes non résolus avec le système que Lockheed- Martin a construit et entretient pour suivre les pièces de rechange du F-35", indique la lettre. « Ces problèmes doivent être résolus rapidement, car ils créent un lourd fardeau administratif pour le personnel de maintenance ». Selon les investigations du Congrès, les problèmes liés aux pièces de rechange sont « omniprésents » et demande une main-d'œuvre énorme.

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Photos : Maintenance F-35A @ USAF

 

 

La Police japonaise commande des H135 & H225 !

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L’agence de police nationale du Japon (NPA) a commandé un nouvel hélicoptère H225 et quatre hélicoptères H135 dans le cadre de son programme de modernisation de la flotte.

Exploitant actuellement 12 hélicoptères H135, quatre H155 et six hélicoptères AS365, dont un H215 et deux H225 déjà en commande, la NPA déploie sa flotte croissante pour des missions telles que l'application de la loi, le transport de personnel et de VIP, le transport de marchandises, les secours en cas de catastrophe, ainsi qu'un soutien étendu. Les cinq nouveaux hélicoptères compléteront les capacités d’application des lois de l’agence. La nouvelle commande portera la flotte d'Airbus de NPA à 30.

Le H135 est un leader du marché exceptionnel dans le segment des hélicoptères bimoteurs légers, connu pour sa construction compacte, son agilité, sa fiabilité et sa polyvalence. Sa haute disponibilité est un trait fort pour les missions d'application de la loi. Au Japon, les opérateurs de H135 bénéficient de l’aide à la formation offerte par le centre de simulation de vol complet H135 d’Airbus Helicopters. Il existe actuellement 94 hélicoptères H135 au Japon. À l'échelle mondiale, Airbus a livré plus de 1’375 H135 à environ 300 clients, totalisant plus de 5,4 millions d'heures de vol.

Offrant la meilleure gamme, vitesse, charge utile et fiabilité de l'industrie dans un giravion à double turbine de 11 tonnes, le H225 est le dernier membre de la famille Super Puma d'Airbus Helicopters qui a accumulé plus de 5,7 millions d'heures de vol dans toutes les conditions météorologiques. Autour du monde. Le H225 offre une endurance exceptionnelle et une vitesse de croisière rapide et peut être équipé de divers équipements pour répondre à une variété de rôles. Rien qu'au Japon, un total de 28 hélicoptères de la famille Super Puma sont actuellement pilotés par des opérateurs civils, parapublics et le ministère japonais de la Défense pour diverses missions de recherche et de sauvetage, VIP, pompiers et levage de charges lourdes.

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Photos : 1 H135 2 H225 @ Airbus Helicopters