05/05/2020

Retour à la normale progressive du service de vol !

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La gestion de la crise du coronavirus a conduit l'armée à d'importants changements dans la planification et adaptation des priorités. Le commandant des Forces aériennes avait donc également décidé de réduire les entraînements à un minimum acceptable de manière temporaire. 

Par égard pour la population confinée, les Forces aériennes ont réduit leur service de vol depuis le 27 mars 2020. Il s'agit maintenant de retrouver le chemin vers la normalité en renforçant de manière progressive le service de vol afin de pouvoir assurer les missions à venir.

Sans possibilité d'entraînement, le niveau de formation des pilotes diminue et la sécurité des vols aussi. Un minimum d'heures de vols par pilote doit être atteint si l'armée veut pouvoir assurer ses missions de souveraineté telles que la protection de conférence lors du WEF en 2021 par exemple ou encore le service de police aérienne permanent qui se concrétisera au 1er janvier 2021. 

Le retour à la normal du service de vol se fera donc en trois étapes :

A partir du 11 mai 2020, un premier élargissement approprié avec certaines restrictions: les heures de vols des F/A-18 seront limités à 120 par semaine, les entraînements au combat air-sol sont toujours suspendus et les équipes de démonstrations ne voleront pas.

Dès le 8 juin, il est prévu de lever la plupart des restrictions en appliquant les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique.

La dernière étape après les vacances d'été consistera à reprendre les entrainements pour les équipes de démonstration, les cours de répétitions ainsi que les entraînements au vols de nuit. Ces derniers reprendront en octobre 2020 selon la planification annuelle.

Rappel :

Durant toute la limitation du service de vol, les tâches des Forces aériennes (service de police aérienne, service de recherche et de sauvetage, service de transport aérien de la Confédération) pour assurer la souveraineté ainsi que les services d'assistance de plus en plus nombreux avec des hélicoptères pour la police, le corps des gardes-frontières et les troupes fournies dans le cadre du service d'assistance ont été garantis. (Sources DDPS).

Photo : F/A-18 Hornet en démonstration @ DDPS

Le futur bombardier stratégique chinois prêt pour cette année !

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Certaines sources pensaient que le futur bombardier stratégique chinois serait présenté lors d'un défilé dans le cadre des célébrations du 70e anniversaire de la PLAAF en 2019. Mais il n’en fut rien. De nouvelles sources pensent que la Chine prépare une présentation cette année à un moment spécifique, car celui-ci servirait les intentions de Pékin face à la complexité des relations internationales en raison de la pandémie de coronavirus. Les autorités chinoises sont de plus en plus pointées du doigt suite à la pandémie du COVID-19.

Présentation en novembre ?

Contrairement à l’année dernière, ce ne sont pas des sources journalistiques, mais bien militaires chinoises qui ont déclaré que le bombardier furtif supersonique Xian H-20 pourrait faire sa première apparition publique au salon aéronautique de Zhuhai cette année en novembre prochain.

"Le salon aéronautique de Zhuhai devrait devenir une plate-forme pour promouvoir l'image de la Chine et son succès dans la lutte contre la pandémie en expliquant au monde extérieur que la contagion n'a pas eu de gros impacts sur les entreprises chinoises de l'industrie de la défense", a déclaré une source militaire.

Quelles réactions ?

Pour autant, si la Chine compte montrer sa puissance et calmer les ardeurs de ses détracteurs, la présentation du nouveau bombardier Xian H-20 « Hong » pourrait produire les effets contraires. Les tensions étant déjà particulièrement fortes dans la région Asie-Pacifique et les pays étant directement inclut dans le rayon d’action du nouveau bombardier comme l'Australie, le Japon et la péninsule coréenne ne verront certainement pas d’un bon œil l’arrivée de cette nouvelle menace.

Il faut comprendre par là, que le H-20 n’aura pas la capacité de menacer directement les Etats-Unis faute de puissance. Ces derniers gardent ainsi le une position dominante avec le B-2 « Spirit » et le futur B-21 « Raider ». Par contre, la Chine compte utiliser le H-20 pour peser de tout son poids pour menacer les cibles au-delà du deuxième anneau insulaire qui comprend des bases américaines au Japon, à Guam, aux Philippines et dans d'autres pays à partir de bases situées en Chine continentale. La troisième chaîne d'îles s'étend jusqu'à Hawaï et en Australie côtière.

Le Xian H-20 « Hong » pourra emporter diverses charges dont des  missiles nucléaires et conventionnels d'une masse maximale au décollage d'au moins 200 tonnes et d'une charge utile allant jusqu'à 45 tonnes. Le bombardier devrait voler à des vitesses subsoniques et pourrait potentiellement lancer quatre puissants missiles de croisière furtifs hypersoniques.

La principale question qui reste ouverte pour l’instant concerne la motorisation. Des sources militaires ont émis l'hypothèse que le H-20 pourrait utiliser le moteur russe NK-321, mais deux sources militaires indépendantes ont déclaré qu'il serait équipé du moteur chinois WS-10 amélioré.

Rappel : 

L’existence du programme de bombardiers a été confirmée par le commandant de la PLAAF, Ma Xiaotian, en 2016. Des analystes ont émis l'hypothèse que le prototype du nouveau bombardier stratégique à grand tonnage chinois, connu sous le nom de  H-20, devrait effectuer son premier vol prochainement.

Le Xian Aircraft Corp H-20 est un projet de bombardier stratégique qui ressemblerait au B-2 américain. Il semble que cette « copie » chinoise du bombardier conçu par Northrop-Grumman est le fait de la vente d’informations classifiées à la Chine d’un ingénieur du nom de Noshir Gowadia. Celui-ci avait en son temps été employé chez l’avionneur américain. Cette personne a été condamnée depuis, à 32 ans de prison.

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Photos : Images de synthèse du possible H-20

 

04/05/2020

Maintenance, de nouvelles places de travail à Payerne !

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Grâce à la construction d’une nouvelle place de stationnement sur la base aérienne de Payerne, RUAG AG assure désormais, en faveur des Forces aériennes, la présence d’un service de maintenance sur place en Suisse romande. En plus des six postes actuellement occupés à Payerne, douze autres seront créés dans la région. L’exploitation opérationnelle doit débuter vers la fin du premier trimestre 2021. Dès lors, à Payerne, les collaborateurs de RUAG AG conduiront jusqu’à cinq contrôles majeurs par an sur les F/A-18 et fourniront leur assistance pour les contrôles secondaires. L’aménagement de cette infrastructure accueillant deux équipes sera terminé d’ici la fin du troisième trimestre 2021. 

Cette étape franchie, les agents de maintenance de RUAG AG engagés à Emmen pourront davantage concentrer leur travail sur le programme d’assainissement des F/A-18. La réalisation des travaux d’assainissement à Payerne permettra de renforcer la collaboration déjà étroite entre RUAG et le DDPS, un succès qui dure depuis plus de 30 ans. Grâce au rapprochement géographique des sites de maintenance des avions et des opérations, l’efficience et l’efficacité des prestations fournies en faveur des Forces aériennes seront accrues et les deux partenaires pourront, dans une même mesure, tirer profit des synergies.

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Bien qu’une réduction des besoins en contrôles majeurs soit prévue sur le site d’Emmen dès le lancement de l’exploitation à Payerne, l’ensemble des prestations en faveur des Forces aériennes seront, à l’avenir, toujours fournies dans la même ampleur. 

La maintenance garante de sécurité :

La maintenance des F/A-18 prévoit cinq types de contrôles planifiés. Après 50 heures de vol a lieu un premier contrôle basique. Les deuxièmes et troisièmes types de contrôles (appelés K1 et K2) sont effectués après 100 et 200 heures de vol. Les grands contrôles en revanche, après 300 et 600 heures de vol (appelés G3 et G6), nécessitent un démontage considérable de l'avion. Jusqu'à fin 2017, les G3 et G6 étaient effectués exclusivement par RUAG sur son site d'Emmen et les mécaniciens de Payerne se chargeaient seulement des trois premiers types de contrôles. Mais avec l'extension des horaires du service de police aérienne et l'augmentation du personnel qui en découle, Payerne peut aussi se charger en partie des grands contrôles.

Cette nouvelle mission représente un challenge de taille pour les collaborateurs de la base vaudoise. En effet, les mécaniciens ne s'occupent pas uniquement de la maintenance des F/A-18. Ce personnel effectue parallèlement diverses tâches telles que préparer les avions pour le vol, assurer le piquet dans le service de lutte contre les incendies, ravitailler les avions en carburant, assister la milice durant les cours de répétition ou encore participer aux démonstrations aériennes en Suisse ou à l'étranger. Il n'est donc pas rare qu'une personne démonte une pièce lors d'un contrôle, et que cette même pièce soit remontée par un autre collaborateur plus tard. C'est un travail de rotation d'équipes qui demande une planification rigoureuse.

Les contrôles G3 et G6 contrairement aux K1 et K2 impliquent des contrôles de tous les systèmes, des révisions de certains composants ainsi que des analyses de la structure de l'avion de chasse. Chaque collaborateur acquiert ainsi une vue d'ensemble et approfondit ses connaissances techniques. En outre, l'extension du service de police aérienne crée des postes de travail supplémentaires. En effet, en plus des deux pilotes prêts en permanence, dix techniciens sur aéronefs sont également de permanence pour parer aux engagements de police aérienne ainsi qu'à d'éventuelles pannes.

Payerne œuvre ainsi au bon fonctionnement des avions de combat et est la seule base des Forces aériennes suisses à avoir cette compétence. Elle accomplit, en collaboration avec RUAG, un travail essentiel au profit de la sécurité de l'espace aérien suisse. 

La base aérienne de Payerne est le premier site pour les avions de combat des Forces aériennes et le principal site responsable du service de police aérienne. Concernant ce dernier, l’objectif fixé par le Conseil fédéral consistant à en assurer la permanence se concrétisera au début de l’année prochaine.

La Police du ciel dope l’emploi :

Avec les améliorations en cours sur l’aérodrome de Payerne et ceci grâce à la mise en place de Police du ciel (PA24), c’est la création de 100 emplois sur le site de Payerne qui seront progressivement ajoutés aux 364 emplois actuels sur la base aérienne.

Un meilleur taux de disponibilité des avions. Les mécaniciens de piquets pour la PA24 sont occupés, lorsqu’ils ne sont pas à préparer un décollage en urgence, à la révision d’avions 24/24, ainsi que le week-end. Les cycles de révision G3 (300heures) et G6 (600heures) seront effectués dans les nouvelles halles (H4) actuellement en cours d’achèvement.

En parallèle à la PA24, de nouvelles infrastructures modernes (dortoirs, salles d’eau, bureaux) pour les pilotes et le personnel au sol sont actuellement en phase de finalisation. Une nouvelle centrale écologique de chauffage fonctionnant avec de pellet de bois sera bientôt mise en service, additionnée par des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments. (Sources: RUAG/DDPS)

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Photos : 1 & 3 Maintenance avion de combat 2 nouvelle Halle @ DDPS

Airbus / Boeing / Embraer, les emplois sous pression !

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Dans le cadre de la pandémie du COVID-19, il est temps de s’interroger à la problématique des emplois sous pression chez les deux grands constructeurs. En effet, des mesures vont être prises et elles n’augurent rien de bon. Les compagnies aériennes retardent les achats de nouveaux avions freinent les calendriers de livraison et reportent la maintenance élective.

Baisse des cadences :

Chez les deux avionneurs, des mesures afin de diminuer les cadences de production ont été prises. Dans un premier temps chacun s’est engagé à la réaffectation du personnel qui n’était pas confiné. Mais cette mesure devient difficile à tenir du fait que la planification de la reprise complète des opérations d’assemblage ne se fera pas avant 2022.

Chez Airbus on annonce une perte chiffrée à 481 millions d’euros avec une baisse d’activité de l’ordre de 50% pour 2020 et estimée à 33% pour 2021. Chez airbus se sont 200'000 emplois directs et indirects qui sont générés dans le monde par le groupe Airbus. On estime que dans la région toulousaine se sont 3'800 employés qui pourraient à termes se retrouver au chômage dans les mois avenir. La situation n’est pas meilleure sur les sites en Espagne avec 850 emplois touchés et 1'900 en Allemagne. En Angleterre 450 postes sont menacés.

Pour les sous-traitants, c’est encore pires. Certes, il y aurait bien des tentatives de reconversion pour ces derniers, mais celles-ci vont prendre des années et la situation dans les autres secteurs n’est pas meilleurs.

Pas mieux chez Boeing :

Boeing supprimera 10% de ses 160’000 employés d'ici la fin de l'année et réduira considérablement la production d'avions à fuselage large et à fuselage étroit jusqu'en 2022.  Dans une lettre envoyée mercredi dernier aux employés de la société, la Direction a qualifié la pandémie de «coup dur» pour l'entreprise, créée par une baisse du volume de passagers de plus de 95% par rapport aux chiffres de l'année dernière et une baisse attendue de 314 milliards de dollars des revenus des compagnies aériennes en 2020. Il a estimé qu'une reprise de la crise de Covid aux niveaux de 2019 prendrait deux à trois ans et qu'il faudrait "quelques années au-delà" pour que l'industrie revienne aux tendances de croissance à long terme. 

Double crise chez Embraer :

Les temps sont difficiles également chez l’avionneur brésilien, troisième constructeur au monde. En plus de la pandémie, l’avionneur doit maintenant revoir toute sa stratégie suite au désengagement de Boeing dans le groupe. Souvenez-vous, l’avionneur américain devait suite à un accord racheter les activités civiles du brésilien. Embraer avait annoncé à fin 2019 une perte de 322 millions de dollars et ne pouvait pas faire de prévisions pour 2020 en raison de la crise sanitaire.

Photo : Chaine d’assemblage de l’A350 à Toulouse au ralenti @ airbus

03/05/2020

Début de production pour les nouveaux F-16 Viper taïwanais !

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L'achat prévu de 66 nouveaux avions de combat Lockhee-Martin F-16V Block70/72 « Viper » à Taïwan été activé par le Département américain de la Défense (DoD) le 28 avril dernier. Cette décision lance la production des appareils, dont les livraisons débuteront en 2023.

Moteur plus puissant :

L'accord porte également sur un nombre non spécifié de moteurs General Electric F110-GE-129 à performances accrues. Le nouveau moteurs a été choisi pour les 66 nouveaux avions et il semble également qu’un certains nombre viendront équipés les F-16 de la Force taïwanaise (ROCAF) modernisés vers la norme F-16V Block 70/72 dans un plan de modernisation en cours, tous sont actuellement alimentés par Pratt & Whitney Moteurs P100-PW-220.

Rappel :

L'administration Trump a d'abord approuvé la vente du F-16V en août 2019, qui a ensuite été approuvée par le Congrès. En novembre, le Parlement de Taïwan a accepté le budget de 8,1 milliards de dollars, permettant au MND de signer l'accord. Le calendrier de livraison du programme, nommé en interne « Phoenix Soaring » , prévoit que les deux premiers F-16V un monoplace et biplace soient livrés d'ici 2023 pour les tests initiaux, tandis que le dernier des 66 appareils devrait à recevoir d'ici 2026. Selon les médias locaux, 56 des avions seront des monoplaces, les 10 autres biplaces.

La ROCAF a l'intention de stationner les F-16V à Chihhang AFB à Taitung, qui abrite actuellement la 7e Escadre d'entraînement au pilotage (FTW) qui pilote le F-5E / F Tiger II dans le rôle d'entraînement de chasse. Les F-5 seront remplacés par le T-5 « Brave Eagle » Advanced Jet Trainer indigène au cours de la prochaine décennie.

Par ailleurs, la société taïwanaise de développement industriel aérospatial (AIDC) a signé un protocole d'accord avec Lockheed Martin le 17 décembre à Taichung pour renforcer la capacité locale d'entretien et de mise à niveau du F-16, ainsi que la création d'un centre de maintenance.

Dans le cadre du programme «Phoenix Rising», le parc actuel de 142 F-16A/B de la ROCAF est mis à niveau vers la norme F-16V au complexe Shalu d'AIDC à Taichung. Cet important effort doit permettre de standardiser l’ensemble de la flotte de F-16. Taïwan a commencé à moderniser ses F-16 dès 2017, afin de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-10 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » : 

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Taïwan a passé commande de nacelles de ciblage AN/AAQ-33 SNIPER. Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X, de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

Taiwan a reçu des missiles Raytheon AGM-84L « Harpoon » BlockII anti-navire et du matériel connexe. Dont des unités de contrôle de guidage « Harpoon », 30 conteneurs, 30 pylônes de lancement, ainsi que des kits de configuration AGM-84G à AGM-84L.

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Photos : 1 F-16 Viper 2 Cockpit 3 F-16 Block70 @ LM