24/05/2020

Le traité  de sécurité « Ciel ouvert en danger », la prochaine grande crise ?

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L’information est presque passée inaperçue dans les médias, pourtant la menace qui pèse sur le  traité « Ciel ouvert » (Open Sky) est bien réelle et pourrait en cas d’application avoir des conséquences graves en matière de sécurité militaire.

Cette semaine, les États-Unis pont officiellement notifié leur décision de se retirer du traité « Ciel ouvert ». Cette décision fait suite à un profond examen de la situation avec les Alliés et les principaux partenaires des Etats-Unis. Selon l’administration Trump : «  il est devenu tout à fait clair qu’il n’est plus dans l’intérêt des États-Unis de rester engagé dans ce traité, lorsque la Russie ne respecte pas ses engagements ». Les obligations des États-Unis en vertu du Traité prendront effectivement fin dans six mois.

Le traité de sécurité Ciel ouvert :

A quoi sert donc ce traité ? Le traité Ciel ouvert a été conçu il y a des décennies pour accroître la transparence, la coopération et la compréhension mutuelle. L’objectif du traité doit permettre de vérifier les mouvements militaires et les mesures de limitation des armements des 34 pays signataires. Les Etats parties s’engagent à soumettre leur territoire à des survols aériens pacifiques par les autres Etats parties du traité. Cela permet de surveiller que les déploiements de troupes ne soient pas symptomatiques d’une intention d’invasion ou d’un geste belliqueux. C’est une mesure de confiance qui peut exister même entre ennemis ouvertement déclarés.

Ce concept a été imaginé par le président américain Eisenhower dans les années 50 pour améliorer la confiance entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique. A l’époque, le ministre soviétique Boulganine rejette le concept lors du sommet de Genève de 1955. Le traité reste alors dans les tiroirs de l’administration jusqu’en 1989. Le président américain George Bush relance l’idée. Après des négociations, le traité est signé à Helsinki le 24 mars 1992. On trouve l’origine de ce traité à la suite de l’attaque de « Pearl Harbour », celui-ci doit en principe permettre d’éviter soit une attaque surprise, soit une mauvaise interprétation d’un exercice de manœuvres militaires qui pourrait être interpréter comme une tentative d’agression.

Les dimensions géographiques de chaque Etat déterminent ce qu’on appelle les "quotas passifs", c’est-à-dire le nombre de survols que chaque État est obligé d’accepter annuellement. Les avions ne peuvent porter que des équipements destinés à l’observation du territoire. L’Etat observé doit être averti au moins 72 heures à l’avance du vol d’observation que prévoit l’Etat observant.

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Pourquoi cette menace de retrait ?

Les Etats-Unis estiment aujourd’hui que tous les membres du traité « Ciel ouvert » ne jouent pas le jeu. Selon le porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman, la Russie "viole continuellement et de façon flagrante ses obligations selon le traité Open Skies et l’applique d’une façon qui menace les Etats-Unis, ainsi que nos alliés et nos partenaires".

Il a notamment cité une interdiction aux avions alliés de s’approcher de plus de 500 km de l’enclave russe de Kaliningrad, située entre la Lituanie et la Pologne, et de dépasser de 10 km la frontière entre la Russie et la Géorgie.

Des source européennes ont reconnu que la Russie n'avait pas toujours respecté le traité. Cependant, ces mêmes sources ont avancé que les membres de l’Otan resterait membre du traité.  

Coup de poker des USA ? 

Si, l’administration Trump tape ainsi du point sur la table, afin que la Russie respecte ses engagements au sein du traité « Ciel ouvert » à juste titre, il semble également que cette dernière joue une seconde carte. En effet, cette décision des États-Unis approfondit les doutes quant à savoir si Washington cherchera à prolonger l'accord « New START de 2010 », qui impose les dernières limites restantes aux déploiements d'armes stratégiques aux États-Unis et en Russie à pas plus de 1’550 chacun. Ce dernier expirant en février prochain. Le retrait définitif du traité « Ciel ouvert » ne prendra forme effectivement que dans six mois, ce qui laisse la porte à plusieurs négociations d’ici-là avec un retour en arrière de Washington si des solutions sont trouvées.

Les risques d’une sortie du traité :

Si aucune solution n’est trouvée d’ici six mois, la sortie du traité « Ciel ouvert » des Etats-Unis aura de nombreuses conséquences dont une totale perte de confiances entre les blocs de l’Otan et de la Russie déjà mis à mal avec les crises du Dombass et de la Crimée. On pourrait également se diriger vers une forme de nouvelle « Guerre Froide » avec une sérieuse et dangereuse déstabilisation des relations internationales. De plus, le renforcement de l’espionnage notamment avec les satellites augmentera la suspicion. Les membres de l’Otan craignent notamment de ne plus pouvoir compter sur le traité pour obtenir une visibilité, même partielle, sur ce qui se passe en Russie.

Pour autant, la Russie qui manie le double jeu avec une certaine efficacité dans le cadre de ce traité pourrait revoir sa position et revenir à une application stricte du traité, afin de ne pas se retrouver elle aussi dans une situation complexe. Les prochains mois seront donc particulièrement tendus en ce qui concerne l’avenir des relations Otan – Russie et ceci d’autant plus que les tensions avec la Chine s’accentuent en Asie-Pacifique. La crise du COVID-19 pourrait être suivie d’une crise politico-militaire majeure. Une raison de plus pour ne pas baisser les bras et garantir une sécurité forte,la sécurité n’ayant pas de prix, suivez mon regard !

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Photos : 1 Police du ciel F-22 interceptant du Tu-142@ USAF 2 Manœuvres russe Vostok 3 Manœuvre navale chinoise @ Reuters

 

 

 

23/05/2020

L’A380 en sursis chez Emirates !

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L’airbus A380 ne sera bientôt plus qu’un vague souvenir dans le ciel. Annoncé en février 2019, l’avionneur européen avait annoncé la fin de la production de l’A380. De nombreuses compagnies aériennes ont débuté le retrait du « Super Jumbo » depuis quelques mois et ce retrait s’accentue avec la crise du COVID-19.

Arrêt chez Air France :

Cette semaine, Air France a effectué le dernier vol mercredi avec l’A380 et ceci avec deux ans et demi avant la date prévue. La reprise du trafic aérien se prépare, mais il sera très difficile dans les 12 prochains mois de remplir l’énorme avion qui souffrait déjà de sa capacité en temps normal.

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Trop grand, trop de concurrence :

Airbus voulait refaire la « Succes Story » du B747, mais c’est raté, les conditions de concurrence ne sont plus les mêmes qu’à la fin des années soixante. L’A380 n’est en fait pas rentable et plus gourmand en kérosène et plus polluant que les dernières générations d’avions long-courriers. Sauf, une remotorisation aurait pu sauver l’avion, mais elle n’aurait pas pu compenser la souplesse des gros-bimoteurs face à la demande très concurrentiel des passagers.

L’A380, le pari raté :

L’A380 ne séduit pas les transporteurs et le  « super avion » ne pourra pas reproduire le fantastique succès de l’époque du B747. D’une part, l’avionneur européen a surestimé l’évolution du marché des avions très gros-porteurs et n’a pas anticipé le développement des nouveaux appareils biréacteurs. A l’époque du lancement du programme A380, son concurrent américain Boeing avait hésité à lancer un « Super 747 », mais finalement les analystes de Boeing avaient conclu, qu’il était préférable d’opter pour un gros bimoteurs, soit le B787.

Emirates Airlines retarde l’inévitable :

Pourtant, il sera possible de voler et de le voir filer encore dans le ciel, le majestueux A380 grâce à Emirates Ailines. Selon l’annonce faite par la compagnie, l’A380 va continuer de voler au sein de la compagnie.  Avec un total de 115 A380 Emirate, est le porte-drapeau du « Super Jumbo ». Si certains seront stockés à long terme » d’autres vont revoler. Pour Emirates, l’A380 garde sa place au sein du réseau international du transporteur à l'échelle qu'il avait auparavant.

Mais attention, l’avenir de l’A380 au sein d’Emirates Airlines n’est pas sans nuages, le 4 juin 2019, le transporteur mettait en place le remplacement de ce dernier avec un retrait progressif. Si les A380 en services sont encore jeunes, le dernier avion devant être livré en 2021 et l’âge moyen de la flotte de moins de dix ans, la compagnie retirera sa flotte de « Super Jumbo ». Les A380 seront remplacés par le Boeing B777-9 (115 en commande) la plus grande variante de la famille B777. Le remplacement de l’A380 doit permettre au transporteur de mieux s’adapter à la demande en disposant de plus de flexibilité en ce qui concerne les options de route disponibles.

Certes, l’A380 restera encore en service au sein de la compagnie, avec les derniers appareils livré. Mais le fleuron d’Airbus ne représentera bientôt plus qu’une flotte inférieure à 50 appareils en comparaison des 115 avions en service actuellement.

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Photos : 1 & 3 A380 Emirates Airlines @ EA 2 A380 Air France @ AF

 

 

 

 

22/05/2020

La reprise des vols rime avec sécurité sanitaire !

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Relancer le trafic passagers est une chose doublement complexe pour les transporteurs aériens. D’une part il faut préparer les avions qui n’ont pas volé depuis plusieurs semaines, et de l’autre il faut rassurer le passagers potentiel en matière de sécurité sanitaire.  Si les organisations faîtières de l’aviation travail en vue de mettre en place des place mesures sanitaires certifiées, les transporteurs adapte leur  communication destinée aux passagers.

EasyJet se veut rassurante :

EasyJet annonce une reprise des vols à partir du 15 juin prochain. Dans un premier temps, la reprise d’activité de la compagnie concernera une majorité de vols domestiques et quelques vols internationaux. Les premiers vols depuis et vers la Suisse seront assurés à partir de Genève vers Barcelone, Porto, Lisbonne et Nice. La compagnie aérienne prévoit d'augmenter le nombre de vols à mesure que la demande des clients continuera de croître et que les restrictions seront assouplies.

Une nouvelle série de mesures sera mise en place afin de protéger la santé et garantir la sécurité de ses clients et équipages à bord. Ces mesures comprennent une désinfection renforcée des avions. Les clients, le personnel de cabine ainsi que le personnel au sol auront l’obligation de porter des masques. Dans un premier temps, le service de restauration à bord ne sera pas assuré, l’ensemble des vols opérant sur des trajets court courrier. 

Ces différentes mesures ont été mises en œuvre après consultation des autorités aéronautiques de l'OACI et de l'AESA et en accord avec les autorités nationales compétentes. Elles suivent également l'avis de l’expert médical de la compagnie aérienne.

Les opérations de vol reprendront au Royaume Uni depuis Londres Gatwick, Bristol, Birmingham, Liverpool, Newcastle, Édinbourg, Glasgow, Inverness, Belfast, et l’Île de Man, ainsi qu’en France depuis Nice, Paris CDG, Toulouse Bordeaux, Nantes, Lyon et Lille, en Suisse depuis Genève, au Portugal depuis Porto et Lisbonne et en Espagne depuis l’aéroport de Barcelone.

Les procédures de nettoyage et de désinfection supplémentaires pour les cabines d'aéronefs s'ajoutent au programme de nettoyage quotidien des aéronefs. Chaque avion sera soumis à un processus de désinfection quotidien qui assure une protection de surface contre les virus qui dure au moins 24 heures.

A bord de l’avion :  

Tous les passagers et l'équipage devront porter des masques à bord en tout temps. Pour minimiser les mouvements de l'équipage autour de la cabine et maintenir les niveaux d'hygiène les plus élevés possibles, le service Bistro et Boutique ne sera pas disponible. De plus, tous les vols seront équipés de matériel sanitaire de rechange, y compris des masques, des gants et un désinfectant pour les mains, afin de s'assurer qu'ils sont à la disposition des clients et de l'équipage à tout moment à bord, si nécessaire. Les appareils d'easyJet sont déjà équipés d'une technologie de filtration de pointe. Les filtres anti-particules à haute efficacité filtrent 99,97% des contaminants en suspension dans l'air dans la cabine, y compris les virus et les bactéries. Ces filtres sont les mêmes que ceux utilisés dans les hôpitaux et à travers eux, l'air de la cabine est remplacé toutes les 3-4 minutes.

A l’aéroport :

Pour protéger les clients et le personnel au sol de l'aéroport, les clients pourront utiliser notre dépôt de bagages automatisé pour enregistrer leurs bagages en soute et des écrans seront en place à nos comptoirs d'enregistrement et dans les aéroports où le dépôt automatique de bagages n'est pas disponible. Le personnel au sol et la cabine ne traiteront aucun document client lors de l'embarquement. Les clients devront donc présenter et numériser leurs propres documents. EasyJet encourage déjà tous les clients à s'enregistrer en ligne et à télécharger leur carte d'embarquement sur leur téléphone intelligent ou à imprimer leurs propres cartes d'embarquement avant d'arriver à l'aéroport. Notre équipe au sol portera également des gants et des masques en tout temps lors du transport des bagages des clients vers et depuis l'avion.

D'autres recommandations pour les aéroports indiquent qu'il peut également y avoir des mesures à certains endroits dans les aéroports, telles que le port de masques, les formulaires de santé d'auto-déclaration à remplir avant le départ et le contrôle de la température. La compagnie aérienne travaille avec tous les aéroports où elle opère pour comprendre quelles mesures seront en place pour protéger les clients.

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Photos : 1 A320 easyJet 2 Port du masque à bord @ Reuters

 

21/05/2020

L’Ukraine prépare l’achat d’un nouvel avion de combat !

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Kiev, prépare la modernisation de sa Force aérienne en vue de se procurer de nouveaux avions de combat. Il s’agit de remplacer d’ici 2030 les flottes de  MiG-29MU2, ainsi que les Su-24 et Su-25 actuellement en service. Les Sukhoi Su-27 « Flanker » modernisés resteront encore en service au-delà de cette date.

Dans un document nommé « Air Force Vision 2035 », récemment approuvé par le Conseil militaire du Commandement de l'armée de l'air des forces armées ukrainiennes, l'Ukraine a précisé son intention de se procurer un avion de chasse multirôle de 4ème génération capable à la fois de protéger l'espace aérien ukrainien contre des avions hostiles et effectuer des frappes sur les positions ennemies.

L'Ukraine achètera de nouveaux avions de chasse en plusieurs phases au cours de la prochaine décennie, avec un appel d'offres pour les premiers lots d'appareil pour 2021 ou 2022,. Seul un petit nombre de jets sera acquis au cours de cette phase, tandis qu'un achat plus important est prévu pour la période 2025-2030. Le pays prévoit un budget de 7,5 milliards de dollars.  

Les fournisseurs potentiels :

Kiev prévoit de se tourner en direction de fournisseurs aux États-Unis et en Europe et au Pakistan/Chine pour examiner les options permettant de répondre à l'exigence.

Les fournisseurs encore non officiels semblent être Lockheed-Martin avec le F-16 Block70/72 « Viper », Saab avec les JAS-39 Gripen E MS21 le consortium sino-pakistanais PAC/CAC avec le JF-17 « Thunder »  Block III. On ne sait pas pour l’instant, si d’autres avionneurs comme Airbus DS, Boeing ou Dassault seraient intéressés par la demande d’offres de l’Ukraine. Pour la première fois, le pays se dirige en direction d’avions non russes, le conflit dans le Dombass et la reprise de la Crimée par ces derniers poussent le pays en direction d’autres fournisseurs.

Photo : MiG-29MU2 ukrainiens @ Theo Van Vliet

 

20/05/2020

Certification de ravitaillement en vol des E-2D !

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L’US Navy procède à la certification complète du ravitaillement en vol de la flotte d’avions d’alerte lointaine Northrop-Grumman E-2D « Advanced Hawkeye ». Après les essais de ravitaillement en vol avec des KC-130J, le E-2D s’essaye avec des F/A-18F « Super Hornet ».

Augmenter la portée de « Advanced Hawkeye » :

Dans le but d’augmenter la portée de l’E-2D « Advanced Hawkeye », l’avionneur Northrop-Grumman a reçu un contrat prévoyant d’équiper de systèmes de ravitaillement l’avion. Le premier E-2D équipé d'une perche de ravitaillement a volé en 2016. Grâce à ce système de ravitaillement, les capacités de la marine américaine doivent être considérablement accrues. Permettant ainsi aux « Advanced Hawkeye » de mener des missions de plus longue durée.  Pour cette adaptation, l’avionneur à ajouter une perche de ravitaillement et modifier les logiciels de contrôle de vol.

Le 31 octobre 2017 un E-2D de l'Air Test and Evaluation Squadron 20 (VX-20) a été ravitaillé en vol pour la toute première fois par un KC-130J « Super Hercules » de l'US Navy. Cette année la dernière phase de certification concerne le ravitaillement à l’aide d’un F/A-18F « Super Hornet » du Strike Fighter Squadron (VFA) 21.

Cette réalisation révolutionnaire représente le point culminant de plus de trois ans de tests et d'évaluations pour inclure plus de 500 heures de vol d'évaluation développant la capacité de ravitaillement aéroporté de l’Advanced Hawkeye.

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IOC atteinte : 

En septembre 2019, le VAW-120 a pris livraison de l'E-2D « Advanced Hawkeye » avec une capacité de ravitaillement en vol qui a permis d'atteindre la capacité opérationnelle initiale (IOC). Le VAW-120 a marqué une deuxième étape importante dans l'héritage E-2D en avril 2020, en atteignant son 1’000ème contact de ravitaillement aérien.

Le Hawkeye E-2D « Advanced » :

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Les systèmes du E-2D représentent un bond de plusieurs générations dans la technologie des systèmes embarqués d’alerte lointaine et doit permettre de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain, en s’intégrant totalement dans les nouveaux systèmes, mis en services par l’US Navy.  Que ce soit en matière de bâtiments de surface que de nouveaux appareils tels : les Super Hornet et le F-35.

Le Hawkeye E-2D « Advanced » dispose d’un grand nombre de nouveautés avec un radar AESA AN/APY-9 qui remplace l’ancienne antenne de type mécanique, le radar permet une couverture totale à 360° et un suivi complet air et mer. L’appareil dispose également d’une nouvelle motorisation, soit le Rolls-Royce T-56-A-427A. Un cockpit entièrement numérique, d’un nouveau système d’identification ami/ennemi, de nouveaux postes de travail tactique, ainsi que d’une nouvelle architecture électronique et de communication couplée à une liaison de données. 

Photos : 1 Ravitaillement par un KC-130J 2 Ravitaillement par un Super Hornet@ USN 3 E-2D Advanced Advanced @ Northrop Grumman