02/08/2019

Le NGF/SCAF sera optimisé pour la marine !

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Le composant de chasseurs de nouvelle génération habité NGF du système de combat aérien du futur le SCAF développé par Dassault Aviation et Airbus sera optimisé dés le début pour les opérations navale depuis un porte-avions. De fait, le NGF devrait avoir un développement similaire à l’avion de combat Rafale.

Les ingénieurs prendront en compte les enseignements tirés des programmes Étendard, Super Étendard et Rafale en matière de résistance à la corrosion et de la compatibilité en ce qui concerne le catapultage et des atterrissages de ponts. Lors des atterrissages, de lourdes charges sont imposées à la cellule lors de l’impact sur le poste de pilotage. Les chemins à travers lesquels ces chocs et ces charges d’impact sont absorbés devront être soigneusement aménagés

Sur le Rafale, il a été décidé de doter la cellule de base de la force nécessaire aux opérations de transporteur, éliminant ainsi le besoin d’améliorations structurelles lourdes qui limiteraient les performances. Bien qu'il soit trop tôt pour spéculer sur la conception finale du futur NGF, il semble bien que des choix similaires seraient probablement faits une fois que les travaux de conception détaillés commenceraient.

La compatibilité électromagnétique est une autre contrainte majeure car les radars embarqués et les radios génèrent des signaux électromagnétiques puissants. Pour y résister, les systèmes électroniques du Rafale sont protégés par un blindage dédié et des connecteurs de haute qualité. Tous ces composants protègent également le Rafale contre la puissante impulsion électromagnétique qui pourrait être générée soit par une explosion nucléaire, soit par une nouvelle génération d’armes à impulsions / à micro-ondes. Le NGF bénéficiera du même niveau de protection.

Pour les opérations sur porte-avions, le NGF devra être équipé d'un train d'atterrissage capable d'absorber un taux de chute de 6,5 m/s et, être équipé d'une barre de lancement pour la catapulte.

Rappel :

La maquette grandeur nature du chasseur nouvelle génération (NGF) de Dassault/Airbus a été dévoilée lors du dernier Salon du Bourget. Le projet SCAF, appelé système de combat aérien pour l'avenir (FCAS), a été accepté pour la première fois en tant que programme franco-allemand en juillet 2017. Pour répondre aux besoins français, le NGF souhaite être capable de supporter la charge.

Outre le NGF, le programme SCAF comprend des plates-formes de télécommunicateurs distantes sans pilote qui agissent comme des multiplicateurs de force "fidèles", et un réseau en nuage de combat aérien. L'intégration des actifs existants est également incluse dans le programme global du SCAF. Un contrat est attendu pour le quatrième trimestre et il est prévu que les démonstrateurs volent d'ici 2026.

Photo :maquette du NGF au Salon du Bourget @Dassault Aviation

B737MAX de nouvelles améliorations, mais seront-elles suffisantes ?

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L’avionneur américain Boeing envisage de modifier l'architecture du système de contrôle de vol du B737 MAX pour remédier à une faille découverte après un test en juin dernier. Cette décision fait suite à la découverte d’un second problème en juin lors d’un test sur simulateur de la Federal Aviation Administration (FAA).

Pour les ingénieurs de Boeing, il s’agit maintenant de modifier l’architecture de contrôle en y ajoutant une double sécurité qui consiste à utiliser et à recevoir les données des deux ordinateurs de contrôle de vol plutôt qu’un seul. Cela s'ajoute aux modifications annoncées précédemment pour prendre en compte les données des deux capteurs d'angle d'attaque dans le système anti-décrochage MCAS.

Rappel :

La FAA a déclaré en juin qu’elle avait identifié un nouveau risque qu’il faudrait régler avant que l’appareil ne soit plus au sol. En effet, dans un scénario où une défaillance spécifique dans un microprocesseur provoquait un mouvement intempestif de la queue horizontale de l'avion, les pilotes ont mis trop de temps à identifier une perte de contrôle connue due à un déroulement du trim intempestif a déclaré un responsable de Boeing.

Boeing espère toujours terminer la refonte du logiciel d'ici la fin du mois de septembre et le soumettre à l'approbation de la FAA. Le mois dernier, le directeur général de Boeing, Dennis Muilenburg, a déclaré aux analystes qu'il était confiant que le B737 MAX serait de nouveau opérationnel dès le mois d'octobre, après un vol de certification dans "le mois de septembre".

Et le Design de l’avion ? 

Certes, apporter une modification du logiciel du MCAS ainsi que l’utilisation de deux ordinateurs à l’avenir pour obtenir des données croisées sont en soi une manière de répondre aux problèmes du B737 MAX. Cependant, il reste une question ouverte : ne faudrait-il pas également revoir le Design de l’avion ? En effet, ces modifications électroniques doivent venir compenser une instabilité créée volontairement sur le « MAX ». Souvenez-vous, lors de la conception du modèle « MAX » l’avionneur  Boeing se devait de résoudre deux problèmes fondamentaux pour rendre l’avion intéressant : réduire sa consommation de kérosène et le rendre moins bruyant également.  Pour assurer une véritable avancée, il a fallu aux ingénieurs de Boeing de revoir la motorisation. Pour ce faire il a été décidé d’installer un moteur beaucoup plus gros et plus économe en carburant. Mais le nouveau moteur devait avoir une garde suffisante avec le sol, hors sans changer le positionnement de celui-ci, la taille de la soufflante se trouvait trop proche du sol. Pour corriger le tir, le moteur a été  déplacé vers l’avant et plus haut. Il a fallu également avancer le train avant du train d'atterrissage de 8 pouces. Ces deux modifications permirent à Boeing d’améliorer de 14% la consommation de carburant du nouvel avion de ligne. Mais en créant de fait une instabilité !

Alors, ne devrait-on pas aussi en profiter pour plancher également sur une amélioration structurelle de l’avion en plus des patchs électroniques ? La question est ouverte, car rien ne dit que l’avion pourra effectivement revoler en octobre prochain.

Photo : Chaine de montage B737MAX @ Boeing

01/08/2019

Les données des F-35 norvégiens transmises aux USA !

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Les autorités norvégiennes de la défense ont surpris l'un de leurs nouveaux avions furtifs F-35A « Lightning II » Block 3F renvoyant des données sensibles à son fabricant américain Lockheed Martin. 

La Norvège est le premier utilisateur non américain du F-35 à disposer d'un logiciel essentiel à la mission, rendu possible par la fourniture de fichiers de données de mission.

C’est une base de données et un logiciel essentiel qui sont censés fournir la «prise de conscience révolutionnaire de la situation». Mais voilà, cette «conscience de la situation» va dans les deux sens. Cela veut dire que l’avionneur américain Lockheed Martin et l’armée américaine reçoivent une télémétrie détaillée sur tout ce que les pilotes norvégiens font avec les F-35A.  

Un problème connu :  

La transmission d’informations propres aux utilisateurs du F-35 est connue depuis un certain temps. Révélée à l’époque par les israéliens qui ont été les premiers à suspecter cette possibilité. Ceux-ci ont été les seuls à prendre la mesure du problème. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) disposent d’un service de maintenance complet. Israël a mis en place sont propres pare-feu pour s'assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israël via un système externe, tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). Les données ALIS sont téléchargées sur un serveur isolé. Ayant obtenu les codes sources, les informaticiens de Tsahal sécurisent les données, les testes et c’est seulement ensuite que ceux-ci, les téléchargent sur les F-35A « Adir » évitant ainsi toute fuite de données. Cette façon de faire permet également d’éviter d’être « online » et donc d’être éventuellement victime de hackeurs.

On peut donc s’étonner que de nombreux pays ayant délibérement choisi le F-35 semblent tout-à-coup surpris de ce qu’ils découvrent.

Blocage du retour de données :

Lors de la présentation du F-35A en Suisse à Payerne, Lockheed Martin a reconnu qu’il était possible de recevoir en retour des données des utilisateurs. Pour Lockheed Martin, si notre pays devait opter pour le F-35, nous recevrions une version d’ALIS qui permettrait de bloquer tout retour d’information en direction des USA. Quelles garanties aurrions-nous réellement que ce système fonctionne ? Sans parlez d’une erreur humaine qui rendrait nos données visibles. Des nombreuse questions subsistent à ce sujet.

Photo : F-35A norwégiens @ Erik Moen

 

La marine allemande a choisi le NH90 pour remplacer les Sea Lynx !

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Annoncé en 2016, le programme de remplacement des 22 hélicoptères de guerre anti-sous-marine (ASM) Westland Sea Lynx de la marine allemande vient de trouver son épilogue. Cette dernière a choisi sans surprise l’Airbus NH90. Trois appareils étaient en compétitions : le Leonardo AW159 « Wildcat » le Sikorsky S-70B « Sea Hawk » et l’Airbus NH90.

Un choix évident :

Ce choix est une quasi-évidence, en effet, la marine allemande avait déjà opté pour l’Airbus NH90 « Sea Lion » pour venir remplacer les vénérables Westland « Sea King ». En choisissant le NH90, cette dernière assure une transition en douceur et assure une totale complémentarité en terme de formation et de maintenance.Au total se sont 18 hélicoptères NH90 « Sea Lion » qui sont en commande et qui seront rejoint par 22 autres NH90MRFH.

NH90 « Sea Lion » : 

Lancé lors du Salon international ILA Airshow de Berlin en mai 2014, le « Sea Lion » est largement similaire à la version de base du NH90 NFH de l'OTAN, mais présente des équipements de communication et de navigation spécifiques à l'Allemagne, dont un système de communications par satellite. L’avionique comprend en plus un système d'identification automatique (AIS) pour localiser, identifier et suivre les navires.

Bien que le « Sea Lion » est presque identique au NH90, il faut considérer que c'est la première qualification de la variante navale allemande, y compris l'intégration d'équipements de communication et de mission spécifiques à l'Allemagne.

L’appareil est doté de mitrailleuses latérales M3M de 12,7 mm de chaque côté, de missiles Marte MKII, de torpilles Torpille MU90. Par ailleurs le « Sea Lion » peut emporter des réservoirs de carburant internes et externes supplémentaires ainsi qu'une deuxième console de mission.

Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, le NH90 « Sea Lion » est destiné à fournir des services de surveillance continue, de surveillance maritime, de recherche et de sauvetage (SAR), de transport pour les frégates F124 et F125 Baden-Wurttemberg, ainsi que des navires de soutien au combat de classe Berlin (Type 702) de la Marine allemande.

Pour le remplacement des « Sea Lynx » de lutte anti-sous-marine (ASM) , les NH90 « Sea Lion » allemands seront nommés NH90 MRFH « Sea Lion ».

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Photos :NH90 « Sea Lion » de la marine allemande @ Airbus DS