23/08/2019

Des CH-149 additionnels pour le Canada !

CH-149-Cormorant_Keypublishing-1068x574.jpg

Le gouvernement du Canada lance l’achat de deux hélicoptères Leonardo CH-149 « Cormoran » supplémentaires pour soutenir les opérations de recherche et de sauvetage (SAR).

Chaque année, l'Aviation royale canadienne (RCAF) effectue environ  1’000 missions dans le cadre de la recherche et du sauvetage, une mission essentielle des Forces armées canadiennes. Avec la mise à niveau des CH-149 « Cormoran » et une augmentation de la taille de la flotte, les Forces canadiennes vont continuer à fournir des services de recherche et sauvetage dans un environnement difficile. 

Concernant la flotte d’AW101 (CH-149 Cormoran) :

Plus de 190 hélicoptères AW101 ont été construits ou vendus à des clients civils et militaires à travers le monde dans une grande variété de configurations. La flotte mondiale a atteint plus de 200.000 heures de vol au Canada, au Royaume-Uni, Italie, Danemark, Portugal et le Japon offre des performances exceptionnelles et un degré extrêmement élevé de sécurité.

Les Forces canadiennes ont mené des milliers de missions et des centaines d'opérations de sauvetage, y compris:

  • A 1’200 km. Aller et retour au large de Terre-Neuve;
  • Une aide au sauvetage de nuit, à crevasse profonde de 30 mètres 8700 "sur le côté d'un glacier;
  • Un voyage 3,500 km pour sauver un chasseur échoué sur un écoulement de la glace de l'Arctique.

Le Cormoran a un taux de disponibilité de mission qui atteint les 98%, attestant de sa fiabilité en cas d'urgence et de déploiement d'une mission critique.

En ce qui concerne la mise à jour des CH-149 :

Le programme CMLU mettra à niveau les CH-149 « Cormoran » conformément à la dernière norme AW101-612, actuellement livrée en Norvège, offrant ainsi une voie de mise à niveau à faible risque avec une solution moderne et éprouvée. Ces améliorations des capacités et des équipements incluront une avionique à la pointe de la technologie, un nouveau «cockpit », l’ajout des derniers capteurs, des technologies radar et de recherche avancée, des moteurs plus puissants à commande numérique, des communications sans fil en cabine, un éclairage LED, une mise à niveau des treuils de sauvetage, des solutions de formation synthétiques.

Photo : CH-149 « Cormoran » @ RCAF

 

22/08/2019

Air2030 : Essais du système sol-air Raytheon Patriot !

DSC_7965.jpg

Nous voici entré dans la phase des essais concernant les deux systèmes sol-air en compétition. Si l’intérêt est moindre que dans le cas des avions de combat,  le nouveau système de missiles sol-air devra pouvoir fonctionner en réseau avec le futur avion de combat, les deux systèmes sont indissociables en vue d’une défense aérienne moderne.

Les essais :

Les essais se déroulant sur l’ancienne place d’exercice « Gubel » à Menzingen ZG comprennent dix missions aux tâches spécifiques. Les essais consisteront à effectuer des mesures au sol et à sonder l’espace aérien à la recherche d’avions des Forces aériennes. L’objectif des missions est de vérifier les capacités des détecteurs des systèmes radars, ainsi que les données des offres reçues. Aucun essais n’aura lieu les jours fériés ou le week-end. Les essais n’incluent pas non plus d’essais de tir. 

Les détecteurs des deux systèmes candidats seront testés successivement aux dates suivantes :

  • Raytheon Patriot (US)  Du 19 au 30 août 2019.
  • Eurosam SAMP/T (FR/IT) Du 16 au 27 septembre 2019.

Pour ces tests, 10 missions de vols sont prévues avec différents aéronefs (avions, hélicoptères, drones) afin de vérifier l’efficacité des radars proposés et des centrales d’engagement des deux systèmes. Tout comme les avions, les essais sont compartimentés, afin que les données restent. Rappelons que la première soumission d’offres a eu lieu en mars dernier.

Exigences de base  :

  1. La défense sol-air de grande portée doit être en mesure, seule ou en combinaison avec les avions de combat, de protéger des secteurs et, ce faisant, de combattre en premier lieu des objectifs dans l’espace aérien moyen ou supérieur. La surface à couvrir doit être de 15 000 km2 au moins. Le système doit disposer d’une grande portée, c’est-à-dire atteindre une altitude d’engagement de plus de 12’000 m (verticalement) et une portée supérieure à 50 km (horizontalement).
  2. Les capteurs de la défense sol-air contribuent à l’établissement de la situation aérienne générale.
  3. Données servant de base pour le dimensionnement des paquets logistiques :

 engagement continu pour autant que les flux transfrontaliers de matériel soient garantis ;

 capacité à tenir au moins six mois si les flux transfrontaliers de matériel ne sont pas garantis.

Le Raytheon Patriot MIM-104 PAC-3+ :

Le Raytheon Patriot assure le rôle de plateforme anti-missile balistique (ABM, anti-ballistic missile) dans l'armée des États-Unis, ce qui est aujourd'hui sa mission principale. Le système SAM et le radar du Patriot ont été développés par l'armée des États-Unis à l'arsenal de Redstone à Huntsville, Alabama. La version la plus moderne qui est proposée à notre pays, le Patriot PAC-3+ est considéré comme très performant. Le système dispose d’une architecture ouverte qui permet une mise à jour et une modernisation facilitée.

Composition du système Patriot PAC-3+ :

Missile GEM-T GaN:

DSC_7963_2.jpg

 

Le missile GEM-T (Guidance Enhanced Missile) de Raytheon est l’un des piliers du système de défense antimissile Patriot de l’armée américaine, utilisé contre les avions et les missiles balistiques et de croisière tactiques. Le missile GEM-T offre une capacité améliorée pour vaincre les missiles balistiques tactiques, également appelés TBM, avions ou missiles de croisière. Il est maintenant devenu le premier missile contenant un émetteur GaN (Nitrure de Gallium). Celui n'a jamais besoin d'être recertifié au cours des 45 années de vie du missile.Les émetteurs connectent le missile au système terrestre, lui permettant de contrôler l’arme pendant le vol. La version GaN du GEM-T utilise l’état solide à la place du tube à ondes progressives conventionnel, qui nécessite un approvisionnement en pièces et une recertification correspondant à la durée de vie du missile. Avec le GaN cette action est devenue inutile.Le nouvel émetteur a la même forme, le même ajustement et le même fonctionnement que l'ancien. Il est également plus robuste, ne nécessite pas de refroidissement supplémentaire et est prêt à fonctionner en quelques secondes après sa mise sous tension. Cela signifie que le GEM-T avec le nouvel émetteur GaN continuera à fonctionner dans les conditions les plus difficiles. Le missile est propulsé par le plus grand moteur mono-étage à propergol solide de sa catégorie.

Le radar Raytheon AN/MPQ-53 Next Generation :

DSC_7968.jpg

Le radar proposé à notre pays et le Raytheon AN/MPQ-53 soit le radar de base du Patriot, mais dans un standard très amélioré « Next Generation ». Ce radar multi-fonctions multi-éléments en bande C/G/H est chargé de la recherche, de la détection, du suivi et de l'identification des menaces potentielles, ainsi que du guidage des missiles Patriot. Il est équipé des fonctions de contre-mesure électroniques (ECM), d’identification ami/ennemi via l’IFF. Le système est couplé à un interrogateur AN/TPX-46(V)7 qui diffère des autres versions, car son celui-ci régi par l’ordinateur de bord suit une seule cible et utilise l’antenne de son radar principal pour la fonction IFF.L'AN/MPQ-53 amélioré est contrôlé à distance par la station de contrôle MSQ-104, via une liaison par câble. Il est capable de suivre plus de 100 cibles potentielles et d'engager jusqu'à 9 d'entre elles simultanément. Le système radar a une portée supérieure à 170 kilomètres (la portée réelle est confidentielle). Le radar MPQ-53 NG ne compte que peut de pièces mobiles, ce qui limite les pannes et permet de concentrer le rayonnement. Le radar dispose d’une grande antenne que l’ont dirige dans l’axe ou la menace et la considérée la plus probable. Le radar peut cependant tourner sur 360° pour des corrections de suivi ou changements d'axe de surveillance. Le secteur de recherche est de 90° et la capacité de piste de 120°. La version améliorée offerte à notre pays permet de faire face aux menaces émergentes, telles que les missiles balistiques manoeuvrables, les missiles et les avions, drones de croisière furtifs.

Lanceurs :

Le Patriot PAC-3+ est établi autour de 2 camions lanceurs portant chacun huit « tubes » hermétiques M901 contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Le chargement s’effectue à l’aide d’une grue. Le système peut emporter jusqu’à 16 missiles. Chaque lanceur PAC-3+ comprend le système électronique amélioré du lanceur (ELES), une boîte de jonction contenant l'unité de diagnostic de la station de lancement (LSDU), une nouvelle interface et des câbles de lancement du PAC-3+. Le système ELES sert d’interface électrique entre le lanceur et les missiles et l’ECS situé à une distance maximale de 1’000 mètres, en les connectant à l’unité de gestion à l’aide de câbles à fibres optiques ou d’ondes radioélectriques dans la plage VHF (SINCGARS). L’ELES comprend un panneau de commande de démarrage, un panneau de commande de moteur de lanceur, un panneau de commande d’alimentation, un panneau d’interface de connecteur de lanceur et un boîtier de contrôle.  

Stations de commande (BMC4I):

air2030,raytheon patriot,pac3+,gem-t gan,anmpq-53 ng,dsa,blog défense,les nouvelles de l'aviation,défense sol-air,romandie aviation

Afin de contrôler l’ensemble du système, le Patriot PAC-3+ dispose d’une station de commande de tir AN/MSQ-104 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes et une station de contrôle d’engagement (ICC), un groupe de mâts d'antenne pour les communications et le brouillage antiradar d'une hauteur de 31 mètres, monté sur un camion de 5 tonnes. Des groupes électrogènes alimentent l’ensemble du système. Le système est doté d’une liaison de données LInk16.

Formation :

Raytheon offre plusieurs solutions en vue de la formation :

 Hardware :

  • Dispositif d’entraînement reconfigurable.
  • Simulation hardware du radar, l’ECS et lanceur.
  • Simulation virtuelle du radar et des équipements de tests.

Formation basée sur la réalité augmentée (CAVE) :

- Simulation hardware de la communication

Software :

  • Simulation virtuelle 3D du radar, ECS, lanceurs.
  • Scénarios de formation Hi-Fi.
  • Simulateur de l’opérateur.
  • Leçons interactives sur ordinateurs portables ou tablette.

Annexe technique :

Le système Patriot dispose de deux fournisseurs, soit Raytheon ou Lockheed Martin. 

Pour le standard PAC3 :

 Raytheon : Radar AN/MPQ/53NG & missile GEM-T GaN (choix Suisse).

Lockheed Martin : Radar AN/MPQ-65 & missile PAC-3 ERINT.

Les deux versions de radars proposées dans le standard le plus récent sont équivalentes en terme de modernité et d'efficacité.

IMG_3363.jpg

Photos : 1 & 2 radar Raytheon AN/MPQ-53 amélioré 3 Tête de missile GEM-T @P.Kümmerling

 

 

 

L.J. Aviation a reçu des Challenger 350 !

bombardier  aerospace,challenger 350,nba,ebace,bizjet,les nouvelles de l’aviation

Bombardier Aviation a livré à L.J. Aviation, une société de gestion de vols et de nolisement d’avions de renommée mondiale, deux avions d’affaires Challenger 350. Les deux jet privés rejoignent une flotte actuelle de 40 avions. 

« Nous sommes enchantés de recevoir nos avions Challenger 350 », a déclaré Ed Kilkeary Jr., président de L.J. Aviation. « Ils offrent tout ce que nous voulons d’un avion d’affaires : une performance exceptionnelle, un environnement confortable et productif ainsi que des coûts d’exploitation avantageux. Les avions Challenger 350 constituent un investissement judicieux qui permettra à nos passagers d’utiliser au mieux leur temps. »

À la suite de l’élargissement de son offre par l’ajout de deux avions d’affaires Challenger 350 neufs, L.J. Aviation gère et exploite actuellement cinq avions d’affaires de la série Challenger 300, un avion Challenger 604 et un avion Global 5000.

Au cours des dix dernières années, la série d’avions Challenger 300 a enregistré plus de livraisons que toute autre plateforme d’avions d’affaires. L’avion Challenger 350 s’appuie sur cette tradition remarquable de leadership et continue d’occuper la position de tête dans le segment des avions superintermédiaires.

Le Challenger 350 :

Avec une autonomie authentique à pleine charge passagers et carburant de 3 200 milles marins (5 926 km), l’avion Challenger 350 définit la catégorie des avions superintermédiaires. Il assure une montée directe à 43 000 pieds pour éviter les conditions météo défavorables et la circulation aérienne, en plus d’offrir la plus grande cabine de sa catégorie, un plancher plat pratique, un accès illimité aux bagages, un vol en douceur et les plus faibles coûts d’exploitation dans sa catégorie. Le biréacteur Challenger 350 peut relier New York à Van Nuys ou Las Vegas à Honolulu sans escale.

Le biréacteur Challenger 350 propose les caractéristiques de base les plus étendues de l’industrie aux exploitants de flottes, tandis que le récent ajout d’un affichage tête haute et d’une caméra de système de vision améliorée offerts en option assurent une conscience situationnelle inégalée. Combinée à d’impressionnantes performances, la certification de cet avion pour une approche à angle prononcé permet aux exploitants d’effectuer des atterrissages efficaces sur des pistes d’accès difficile, assurant aux clients la possibilité d’atteindre d’innombrables destinations. Le biréacteur Challenger 350 est l’avion le plus vendu du segment des superintermédiaires, avec 56 livraisons en 2017.

À propos de L.J. Aviation :

L.J. Aviation est une société de gestion de vols et de nolisement d’avions dont le siège social est situé dans l’immeuble des services aéronautiques de L.J. Aviation à l’aéroport Arnold Palmer, à Latrobe (Pennsylvanie). La liste croissante des bases satellites de L.J. Aviation comprend des activités et des bureaux à Bedford (Massachusetts), à Marshfield (Wisconsin), à Rochester (New York) à Pontiac (Michigan) et à l’aéroport Greater Pittsburgh International. Fondée en 1980, la société gère et exploite une flotte de plus de 40 avions allant, sur le plan de la taille, d’avions d’affaires Boeing et du Global 5000 à des avions plus petits de Cessna, de Bombardier et de Beechcraft.

Photo : Challenger 350 @ Bombardier

 

21/08/2019

Mirage 2000 à Payerne !

7934DAEA-A56D-4EE2-B33D-4463832F982E.jpeg

Le jeudi 22 août 2019 dans la matinée, six Mirages 2000 de l'Armée de l'air française se poseront sur la base aérienne de Payerne pour différents entrainements lors d'un exercice commun pendant une semaine. Ils repartiront le vendredi 30 août. Les français et les suisses utiliseront cette occasion pour s'entraîner conjointement et échanger leurs expériences. De tels exercices ont lieu régulièrement.

L'objectif de cet exercice sont la mise en commun d'expérience dans les domaines de la police aérienne et de la défense aérienne, mais aussi l'entrainement des procédures communes. Les Forces aériennes suisses profiteront aussi de ces journées pour comparer leurs capacités vis-à-vis d'une nation qui a une grande expérience opérationnelle.

Cet exercice a lieu régulièrement et en alternance entre les deux pays. Sur le plan juridique, cet entraînement se fonde sur l’accord entre la Suisse et la France relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.(Sources DDPS).

Exercice « Epervier » :

L’Exercice « Epervier » n’est pas une première, il existe depuis plusieurs années entre nos deux pays. Dans le cadre des échanges bilatéraux, l’exercice “Epervier” se déroule chaque année à tour de rôle en Suisse et en France. Mais pour des raisons d’engagement sur des théâtres d’opération étrangers de l’Armée de l’air française, cet exercice avait été momentanément reporté ces dernières années.

Epervier, c’est l’occasion pour les deux Forces aériennes de s’entrainer conjointement au combat aérien longue portée BVR (Beyond Visual Range = hors de portée visuelle) et combat aérien rapproché (Dogfight) en enchaînant des missions simples 1 vs 1 puis, plus complexes 4 vs 4.

Il s’agit également de peaufiner les procédures d’engagement afin de parfaire la capacité commune d’engagement en matière de partenariat de défense aérienne.

Il faut rappeler que depuis plusieurs années le partenariat entre les deux pays à fortement augmenté dans le domaine de la sécurité en Europe et ce genre d’exercice, ainsi que l’entraînement au ravitaillement en vol des F/A-18 suisses sont devenus chose courante.

armée de l’air,payerne,hornet,blog défense,aviation militaire,romandie aviation

20/08/2019

La vente de F-16 à Taïwan fait tousser Pékin !

457A1AD4-E432-4821-8F4B-B7D6B0757A94.jpeg

Après que l’administration Trump a déclaré officieusement au Congrès qu’elle était favorable à une vente d’avions de combat Lockheed-Martin  F-16 « Viper » Block70/75  à Taiwan, Pékin a fait connaitre son mécontentement. La Chine considère Taiwan comme une partie de son territoire et considère toute participation américaine dans ce pays comme une intrusion.

Vendredi, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré à la presse que "les ventes d’armes américaines à Taiwan violaient gravement le principe d’une seule Chine". La porte-parole, Hua Chunying, a déclaré que son gouvernement exhortait les États-Unis à "s'abstenir" de vendre les "avions de combat" à Taïwan et à mettre fin aux ventes d'armes et aux contacts militaires avec Taïwan. Sinon, la partie chinoise réagira de manière vive et les États-Unis devront en supporter toutes les conséquences. "

Le mois dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a averti les États-Unis de ne pas "envoyer un mauvais signal aux forces séparatistes à Taïwan, ne pas répéter les erreurs et ne pas jouer avec le feu sur des questions liées à Taïwan."

Rappel :  

En avril dernier, je vous annonçais l’accord de principe sur le vente de 66 Lockheed-Martin F16 (F21) C/D « Viper » Block70/75  à Taïwan.

En plus de l’achat en préparation, Taïwan est en train de mettre à niveau 113 F-16 A/B vers la norme F-16V avec un nouveau radar à balayage électronique.

Selon l’armée de l’air taïwanaise (ROCAF), ce futur achat doit permettre de venir remplacer la flotte d’avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » de la base aérienne de Zhi-Hang, dans le comté de Taitung. Les 66 appareils F-16V devraient ainsi venir renforcer la défense de la région contre les navires de guerre chinois et autres menaces.

L’armée taïwanaise a commencé à travailler sur l’achat de F16 « Viper » neufs en août, et le ministère de la Défense nationale espère demander un devis aux États-Unis d’ici à la fin de l’année, d’après le dernier communiqué. De leurs côtés, les États-Unis devant confirmer le prix et la disponibilité au milieu de 2019. Des paiements seraient alors effectués par le biais du budget du ministère de la Défense nationale pour 2020.

Les États-Unis sont ouverts à la possibilité de concéder à Taiwan une licence sur la propriété intellectuelle et l’expertise en matière de chaîne de production relative à la production de F-16V, offrant ainsi une opportunité pour le développement de l’industrie et de l’emploi taïwanais, selon des rapports.

Selon les prix internationaux, la vente de 66 chasseurs F-16 « Viper » neufs représenterait environ 10 milliards de dollars américains (avec armement, pièces détachées et simulateurs). Le prix serait plus élevé si Taiwan décide de mettre en place une chaîne de montage sur place.

Photo : F-16 Viper @ Lockheed Martin