12/08/2019

AirAsia réceptionne son premier A330neo !

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AirAsia a réceptionné son premier avion A330neo à sa filiale long-courrier AirAsia X Thailand.  

Grâce à ses économies améliorées, l’A330neo souhaite apporter un changement radical en matière de consommation de carburant aux opérations long-courrier d’AirAsia. L’A330neo de nouvelle génération souhaite s’implanter à l’aéroport international de Don Mueang, à Bangkok, en Thaïlande, afin de soutenir la croissance de la compagnie et de développer son réseau en Australie, au Japon et en Corée du Sud.

Les A330-900 d’AirAsia X Thailand disposent de 377 sièges répartis en deux classes, comprenant 12 lits plats Premium et 365 sièges en classe économique. 

AirAsia X, filiale long-courrier d'AirAsia, exploite actuellement 36 A330-300 et est le plus gros client de l'A330neo, avec 66 commandes fermes. 

L'A330neo est le véritable avion de nouvelle génération qui s'appuie sur les fonctions les plus populaires de l'A330 à corps élargi et sur l'exploitation de la technologie A350 XWB. Propulsé par les derniers moteurs Rolls-Royce Trent 7000, l'A330neo offre un niveau d'efficacité sans précédent - avec une consommation de carburant par siège inférieure de 25% à celle des concurrents de la génération précédente. Equipé de la cabine Airbus Airspace, l’A330neo offre une expérience passager unique avec plus d’espace personnel, le tout dernier système de divertissement en vol et la connectivité.

Photo :A330neo AirAsia @ Airbus@ P.Pigeyre

11/08/2019

Quel avion école pour la Slovaquie ?

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L’armée de l’air slovaque (SAF) est en train de définir ses besoins en matière de nouvel appareil de formation moderne et ceci pour préparer à l’arrivée des 14 avions Lockheed-Martin F-16 Block 70/72 « Viper ». Le contrat des F-16 et d'un montant de 1,6 milliard USD, est le plus important de l'histoire de la SAF. Les premiers avions doivent être livrés en Slovaquie au deuxième trimestre de 2023, selon le calendrier initial.

Dans le cadre de cet accord, 22 pilotes de la SAF commenceront à s'entraîner sur le F-16 Block 52 à la base de la Garde nationale aérienne de Tucson dans Arizona en 2022. Ils seront principalement issus de la petite flotte d’avions  formateurs Aero-Vodochody L-39CM/ L-39ZAM actuellement utilisés. Mais ces avions écoles sont actuellement en fin de vie et ne permettront pas de former les futurs pilotes de combats slovaques pour les amener sur les futurs « Viper ».

Pour ce faire, la Slovaquie prépare un budget en vue de l’acquisition d’un nouvel entraineur moderne et qui réponde en terme de prix au budget du pays. Pour l’instant, il n’est pas encore défini si le futur avion école sera un Jet de type : L-59NG ou M-345 ou un turbopropulseur comme le Pilatus PC-21.

Dans le courant de l’année prochaine, un cahier des charges doit être établi et une demande d’information sera faite en direction des avionneurs susceptibles de répondre à l’offre. Deux éléments semblent déjà importants pour la Slovaquie, le prix et la possibilité d’être livré rapidement.

Photo :L-39 slovac @ Pavel Bencik

 

 

 

10/08/2019

Dassault au top pour le service client de la gamme Falcon !

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L’avionneur français Dassault Aviation a entrepris depuis un certain temps une série de mesures visant à améliorer son service auprès de sa clientèle d’avions d’affaires Falcon. Deux sondages effectués recémment confirment les améliorations mises en place par l’avionneur. 

L'Aviation News International (AIN) et PROPILOT ont chacun effectué chacun de leur côté un sondage auprès des utilisateurs et propriétaires d’avions d’affaires. Dans ces deux enquêtes Dassault a été voté n° 1 dans le sondage AIN et mené sur le terrain dans la disponibilité des pièces, coût des pièces, Réponse AOG et la fiabilité générale de l'avion. Dans l'enquête de PROPILOT, Dassault a pris la place n° 1 dans l' ensemble des sujet, et notamment en ce qui concerne la disponibilité des pièces de rechange et la satisfaction du service.

Pour Eric Trappier, ces résultats attestent des nombreuses mesures prises ces dernières années pour améliorer le réseau des centres de service dédiés à l’aviation d’affaires. Derrière ces résultats, il est également fait mention du travail et de l’engagement des employés. 

Des acquisitions :

Au premier semestre de l'année, la société a élargi son entretien mondial, réparation et révision ( réseau MRO) avec les acquisitions d'entreprises de maintenance globale de ExecuJet, réseau européen de maintenance de TAG aviation et les opérations MRO de RUAG à Genève et à Lugano, en Suisse. Il a également amélioré les performances des pièces de rechange et le soutien de l' opérateur en ouvrant un nouveau centre de distribution près de l' aéroport Charles de Gaulle à Paris.

Ces améliorations ont suivi un certain nombre de solutions de soutien à la clientèle innovantes introduites précédemment, y compris « FalconResponse », une gamme complète de services de soutien AOG. Avec à disposition deux Falcon 900 dédiés au soutien aéroporté  de lé gamme et ceci jour et nuit pour le transport de techniciens, de pièces et d'outils.  Dassault reste le seul avionneur à  offrir ce type de service à sa clientèle.

Photo :Centre de maintennace pour la gamme Falcon @ Dassault Aviation

 

09/08/2019

Gulfstream livre le premier G600 !

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Gulfstream Aerospace a livré le premier jet d’affaires G600 à un client américain non identifié  depuis les installations de son siège de Savannah, en Géorgie (USA). Cette étape intervient un peu plus d’un mois après que l’avion ait obtenu sa certification de type et de production de la FAA des États-Unis.

"Nous nous efforçons toujours de dépasser les attentes de nos clients, et notre première livraison du G600 en est un parfait exemple", a déclaré le président de Gulfstream, Mark Burns. «Notre équipe a permis à cet avion à la pointe de la technologie d’être certifié puis livré en peu de temps. »

Le G600, qui a reçu l’approbation de la FAA le 28 juin dernier, et entre en service après un programme de conception et d’essais comprenant près de 100’000 heures dans les laboratoires de la société et plus de 3’200 heures de vol. Avec une portée de 6’500 nm, il peut voler sans escale de Paris à Los Angeles ou Hong Kong à une vitesse moyenne de 0,90 Mach. À ce jour, le G600 a battu plus de 10 records de vitesse d’ville à l’autre. 

Le Gulfstream G600 :

Le G600 représentent l'aube d'une nouvelle ère dans la conception du poste de pilotage, l'intégration, la fonctionnalité, l'ergonomie et même l’esthétique. Gulfstream intègre un nouveau mini-manche de contrôle actif.  L’avionique est dotée du système Gufstream Symmetry Flight Deck dérivée du Primus Epic d’Honeywell.

En matière de cabine le G600 offre un environnement de cabine pressurisée à l'altitude la plus basse sur le marché. Alors qu'ils volent à 51’000 pieds (15’545 mètres), les passagers se sentiront comme s'ils étaient debout sur la terre ferme à une altitude de 4’850 pieds (1’478 mètres). Quant à l'air frais, les ingénieurs de Gulfstream ont mis au point, un moyen d'introduire 100% d’air frais dans la cabine. Ce système permettra de renouveler l’air toutes les deux minutes. L’avion est propulsé par une paire de turboréacteurs  PW815GA Pratt & Whitney Canada de 15,680 livres.

La cabine du G600, peut inclure quatre zones distinctes pouvant accueillir jusqu'à 19 passagers (avec un logement pour 9). Comme le G500, il dispose de 14 grandes fenêtres offrant beaucoup de lumière naturelle et des vues panoramique.

Photos : le G600 @ Gulfstream

 

08/08/2019

Le taux de disponibilité des F-35 inquiète !

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L’approvisionnement en pièces détachées des F-35 pose de nombreux problèmes et réduit le taux de disponibilité de la flotte mondiale. Mais, le plus étonnant concerne la flotte de F-35 interarmées destinées aux essais opérationnels. En effet, cette unité basée à Edwards en Californie dispose d’un soutien supplémentaire sous la forme d'équipes de maintenance plus importantes et se trouve en haut sur la liste des priorités pour recevoir des pièces de rechange. Hors, cette unité a le taux de disponibilité le plus faible. 

Une situation très préoccupante :

Les F-35 de combat interarmées de la flotte d'essais opérationnels souffrent d’un faible taux de préparation qui pourrait menacer la réussite de la phase cruciale d'essais au combat du programme tout entier. Un rapport émanant (6 août) du Projet de surveillance du gouvernement (POGO) en collaboration avec le Government Accountability Office (GAO) pointe cette défaillance. Ce rapport précise que les 23 appareils de la flotte d'essai ont atteint un taux de disponibilité catastrophique de 8,7% en juin 2019.

Pour ce faire, le POGO a publier sur son site une carte (voir ci-dessous) qui couvre la période allant de décembre 2018 à la mi-juillet 2019 et qui atteste du taux catastrophique de 8,7% en juin 2019, ce qui correspond à une capacité totale de "mission". Il faut comprendre que par « capacité totale de mission »  on désigne un aéronef susceptible de mener toutes les missions qui lui sont assignées. On notera tout même une petite « amélioration » (si, si), puisque le tableau montre que lors du mois de mai le taux était de seulement 4,7%. Depuis le début des tests opérationnels en décembre 2018, la flotte avait un taux moyen de capacité opérationnelle de seulement 11%.

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Le graphique de l'état de préparation de la flotte de tests opérationnels montre que les aéronefs utilisés ont en réalité de moins bons résultats que le reste de la flotte de F-35, ce qui ne permettrait d'atteindre que 27% de la capacité de la mission, selon les derniers chiffres disponibles. 

La carte d’état de préparation de la flotte d’essais opérationnels du F-35 du POGO montre clairement que les données pour six mois du programme d’aéronefs sont au centre des projets de tous les services futurs. Il montre des fluctuations dans les taux relatifs tout au long de la période considérée, mais les taux de préparation au cours de ce processus critique de tests de combat ont toujours été mauvais.

De nombreuses pannes :

Selon le rapport du POGO et du GAO, de nombreuses pannes apparaissent à bord des F-35 qui provoquent une dégradation de la capacité de mission.  Hormis la problématique du manque de pièces de rechange, bien connue maintenant, on notera des défaillances au niveau du système de mission, du radar  ou les instruments de guerre électroniques. Selon une source du programme F-35, le système qui fournit aux pilotes les avertissements des missiles adverses  et qui génère les images pour le viseur de casque et régulièrement défaillant. Certes, avec un tel problème, le F-35 peut toujours voler et peut utiliser les liaisons de données entre aéronefs.  Une partie des informations d'un système en fonctionnement sur un autre F-35 peut venir combler un angle mort dans un système dégradé. Mais cela ne fonctionne que jusqu’à un certain point et pour tester pleinement les capacités du programme, tous les systèmes doivent fonctionner correctement. Ce qui n’est pas le cas.

La question de la pleine production :

Les nombreux problèmes accumulés et non encore résolus du programme F-35 sont autant d’obstacles sérieux au lancement de la pleine production des trois variantes de l’avion.  Le POGO et le GAO ont comme conclusion qu’actuellement le système d'arme le plus coûteux de l'histoire est loin d’être prêt à faire face aux menaces actuelles ou futures.

Les faibles taux de préparation de la flotte de tests opérationnels sont surprenants, compte tenu de la nature de la mission de la flotte. En vertu de la loi fédérale, un programme majeur d’acquisition de matériel de défense ne peut légalement passer à la production maximale tant que le directeur des tests et de l’évaluation opérationnelle (DOT&E) n’a pas remis son rapport final au secrétaire de la Défense et du Congrès et ceci à la fin du processus de test.

De son côté, le directeur des tests opérationnels du Pentagone a déclaré que la flotte de tests avait besoin d’atteindre un taux de disponibilité de 80% pour respecter le calendrier exigeant du plan directeur de test et d’évaluation du programme. 

Décision à venir :

Le calendrier initial du programme F-35 montre un début de production à plein régime pour cet automne, reste à voir, si le Pentagone en décidera ainsi. À la lumière de la divulgation des difficultés rencontrées par la flotte d’essais, il est difficile de voir comment le programme d’essais actuel peut être achevé à temps.

Pourrait-on contourner le programme d’essais et lancer la production à plein régime ? Techniquement c’est possible, il faudrait pour cela que le directeur des tests opérationnels suspende les tests et donne son accord pour passer à la production à plein régime, sans avoir achevé le plan de tests approuvé. Mais dans ce cas, c’est toute l'intégrité du processus de test et la confiance dans l’avion et ses capacités qui seraient définitivement remises en doute.

Le problème des avions de 5ème génération:

Pour autant, le F-35 n’est pas le seul à  subir  un taux de disponibilité anormalement bas. Le F-22 et lui aussi concerné, mais dans une moindre mesure. En effet, les avions de 5ème génération comme le F-22 et le F-35 affichent en moyenne des taux de capacité de mission inférieures à ceux des avions traditionnels qu’ils sont censés remplacer (article paru dans le journal de l’USAF/Air Force Times). Par exemple, la flotte de F-22 affichait un taux de capacité de mission de 51,74% en 2018, tandis que la flotte plus ancienne de F-15E affichait un taux de 71,16%. La flotte de F-35A affichait un taux de capacité de mission de 49,55% en moyenne, contre 66,24% pour le F-16C/D et de 72,51 pour le A-10C.

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Photo : F-35 @Nigel Blacke