11/01/2019

Global Jet réceptionne un LEGACY 650 !

 

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La flotte de la société GlobalJet s’étoffe avec l’arrivée d’un Embraer Legacy 650. L’avion est disponible à la location. Basée à l'aéroport Nice Côte d'Azur, l'avion est conçu pour accueillir 13 passagers dans un luxe et un confort optimaux.

Le Legacy 650 se distingue par son intérieur remarquable et surpasse les caractéristiques de sa catégorie d'avions d'affaires en termes de taille de la cabine, de confort, d'espace à bagages et de niveau de bruit réduit. Les passagers pourront organiser des réunions d’affaires et des repas gastronomiques, ainsi que tous les équipements supplémentaires de l’avion.

Le jet privé est divisé en trois grandes zones, offrant aux clients un maximum de luxe et de détente. La cabine avant propose une configuration à double club tandis que la cabine centrale offre une salle à manger pour quatre personnes. La cabine arrière est séparée des deux autres compartiments et peut être fermée grâce à un rideau coulissant dense. La configuration de nuit de cette immaculée Legacy 650 offre quatre lits simples et un lit double. L'office est situé à l'avant de l'avion et est bien équipé des dernières technologies. Le  WiFi est disponible à bord de l'avion pour les invités.

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Le nouveau Legacy 650 :

Pour celles et ceux qui connaissent déjà la gamme « Legacy », la nouvelle mouture ne diffère, d’un point de vue extérieur, pratiquement pas des versions précédentes.

Pourtant, il s’agit bien là d’une nouvelle machine, capable de rivaliser sur le segment des appareils de taille intermédiaire supérieur. Susceptible de transporter jusqu’à 14 passagers avec un aménagement cabine en trois sections. Le Legacy s’attaque aux Hawker 900, Cessna Citation X ainsi qu’au Challenger 300, avec une cabine plus haute et plus large !

Pour ce faire, les principales améliorations ont été structurelles, ailes renforcées qui reprennent exactement le dessin de l’ERJ-145 et une plus grande capacité d’emport de carburant (un réservoir supplémentaire ventral) et un nouveau pare-brise en verre Herculite III. Le choix d’une nouvelle version du réacteur,  plus puissant de l’ordre de 10%, soit le  Rolls-Royce AE 3007A2 permet au Legacy 650 de parcourir 7’038km avec huit passagers et 7'223 km avec quatre. Il permet par exemple de relier Londres à New-York ou Pékin à Moscou. L’optimisation a été poussée, afin, de répondre à une utilisation par temps chaud et en altitude pour pouvoir permettre une exploitation vers Dubaï et au départ de La Paz.

En ce qui concerne l’avionique, le 650 a reçu la nouvelle génération « Primus » développée par Honeywell. Un nouvel enregistreur de liaison de données et un nouveau radar météo complètes le tableau.

En cabine passagers, un nouveau Design couplé aux dernières nouveautés disponibles en matière d’équipement de bureau (liaison Internet, fax, téléphone et vidéo conférence). De plus, les nouveaux matériaux utilisés permettent de diminuer le bruit en cabine.

 

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Photos :1  Le Legacy 650 2 Intérieur Global Jet 3 Cockpit

10/01/2019

L’USAF a accepté le premier KC-46A !

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L'US Air Force a accepté le premier avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus ». L’avion va rejoindre la base aérienne de McConnell à Wichita, Kanzas, en vue des tests de fonctionnement initiaux avant l’entrée en service.

La décision de l’US Air Froce fait suite aux des essais approfondis en vol, avec plus de 3’800 heures de vol et déchargé plus de quatre millions de livres de carburant aux aéronefs suivants : A-10, B-52, C-17, KC-10, KC-135, KC-46, F -15E, F-16 et F/A-18. Le « Pegasus » a été rigoureusement testé dans tous les aspects de l'enveloppe de ravitaillement et dans toutes les conditions, y compris le jour et la nuit.

Avec la signature des documents DD250, les activités de livraison peuvent commencer. La Base aérienne de McConnell recevra les quatre premiers avions KC-46, qui sont tous prêts à être livrés, avec quatre avions ultérieur destiné à la base aérienne de l'Oklahoma Altus, en commençant dès le mois prochain. 

Boeing est sous contrat pour 52 avions et devra livrer pour l’instant un total de 179 avions pour la Force aérienne. Au-delà du premier avion qui a été accepté aujourd'hui, neuf appareils sont en cours d'acceptation. 

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« Ceci est une journée excitante et historique pour la Force aérienne et Boeing, comme nous remettons le premier des KC-46 », a déclaré le Président de Boeing pour la poduction Dennis Muilenburg. « Je suis fier du dévouement et de l'engagement de notre équipe à l'échelle de l'entreprise, et nous sommes honorés de fournir cet avion. Nous sommes impatients de continuer à construire et à soutenir le KC-46 pour l'Air Force et d'autres clients à travers le monde ». 

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).

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Photos : le KC-46A « Pagasus » @ Boeing

Record de livraisons pour Airbus & Boeing !

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Le duopole Airbus/Boeing a battu des records de livraisons durant l’année 2018 avec un total de 1606 appareils. L’avionneur européen a amélioré sa capacité de production en se rapprochant de son concurrent américain qui détient toujours le plus haut niveau de livraison. En terme de commande Boeing engendre une amélioration et dépasse Airbus.  

Les livraisons en détails :

Airbus a livré 800 avions commerciaux à 93 clients en 2018. L’entreprise réalise ses objectifs pour l’année et établit un nouveau record, les livraisons ayant dépassé de 11% le record de 2017 (718 appareils). Airbus augmente ainsi pour la 16e année consécutive le nombre d’avions commerciaux livrés sur un an.

Les livraisons 2018 comprennent :

  • 20 A220 (depuis que l’appareil a été intégré à la Famille Airbus en juillet 2018) ;
  • 626 appareils de la Famille A320 (contre 558 en 2017), dont 386 A320neo (contre 181 NEO en 2017) ;
  • 49 A330 (contre 67 en 2017), dont les trois premiers A330neo ;
  • 93 A350 XWB (contre 78 en 2017) ;
  • 12 A380 (contre 15 en 2017).

 « Malgré d’importants défis opérationnels, Airbus a poursuivi la hausse de ses cadences de production et livré un nombre d’avions record en 2018. Je tiens à féliciter nos équipes aux quatre coins du monde, qui ont travaillé jusqu’à la fin de l’année pour honorer nos engagements », a déclaré Guillaume Faury, Président d’Airbus Commercial Aircraft. « Je suis également satisfait du bon niveau des prises de commandes, qui témoignent de la vigueur sous-jacente du marché des avions commerciaux et de la confiance que nous accordent nos clients. Je leur suis extrêmement reconnaissant pour leur soutien continu. » Et d’ajouter : « En vue de poursuivre l’amélioration de notre efficacité industrielle, la digitalisation de nos activités demeurera une priorité. »

Et chez Boeing :

Avec un carnet de commandes de sept ans, Boeing a augmenté la production du populaire B737 mi-2018 à 52 avions par mois. Près de la moitié des 580 livraisons de l'année provenaient de la famille MAX plus économe en carburant et à plus long rayon d'action, y compris des premiers avions MAX 9. Dans le même temps, Boeing a continué à construire le B787 « Dreamliner » au taux de production le plus élevé pour un avion à deux couloirs, afin de répondre à la forte demande du biréacteur. Le programme « Dreamliner » s'est terminé avec 145 livraisons pour l'année.

Les livraisons de divers modèles B777, B767 et B747-8 ont complété le total de 806 avions pour l’année. 767 livraisons comprennent le transfert de 10 avions 767-2C à Boeing Defence, Space & Security pour le programme de ravitailleurs KC-46 de l’US Air Force.

Plus de commandes pour Boeing :

En ce qui concerne les commandes, Boeing a enregistré des succès commerciaux sur l'ensemble de son portefeuille d'avions avec 893 commandes nettes évaluées à 143,7 milliards de dollars selon les prix affichés. Alors que le carnet de commandes augmentait pour presque tous les programmes, la société a montré une force particulière dans la catégorie des allées doubles avec 218 commandes de gros porteurs l’an dernier.

De son côté Airbus engendre un carnet de commande 747 commandes nettes en 2018 contre 1 109 en 2017. Fin 2018, le carnet de commandes d’avions commerciaux d’Airbus atteignait un nouveau record pour l’industrie de 7 577 appareils, dont 480 A220, contre 7 265 fin 2017.

Photos : B787 & A350

09/01/2019

Pas de F-16 israéliens pour la Croatie !

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Washington s’est opposé au transfert de technologies sensibles concernant la vente de F-16 israéliens d’occasions à la Croatie. La Croatie, membre de l'OTAN, se préparait à acheter à Israël 12 chasseurs F-16 « Barak » de seconde main, pour 500 millions de dollars. Pour la Croatie, l'accord lui aurait permis d'obtenir un avion de combat assez moderne pour remplacer sa flotte vieillissante de MiG-21, un modèle soviétique entré en service en 1959.

Les discussions entre les deux pays ont débuté l'année dernière et les États-Unis se sont joints à celles-ci en juin, alors que Washington doit accepter toute vente à des tiers d'équipements fabriqués aux États-Unis. Les négociations se sont poursuivies jusqu’en décembre, lorsque le Département d’Etat est intervenu pour bloquer la vente, craignant qu’Israël ne prévoit de transférer des technologies qu’il n’était pas autorisé à transférer. Les Etats-Unis ont déclaré qu'Israël devait retirer des jets les améliorations apportées au fil des ans avant le transfert de l'avion.

En effet, Israël a modernisé ses F-16 avec des systèmes électroniques et radar sophistiqués d'origine autochtone comme le système Elta L-8240 entre autres. un élément essentiel de la décision de la Croatie d'acheter des F-16 à Israël plutôt qu'aux États-Unis.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, désireux de vendre des avions, a personnellement abordé la question avec le secrétaire d’État Mike Pompeo lors de sa réunion au Brésil plus tôt ce mois-ci, mais il n’a pas pu changer la position américaine, selon les médias israéliens.

Les Croates, pour leur part, craignent maintenant que l'annulation de l'accord de 500 millions de dollars ne réduise considérablement leurs dépenses de défense, qui représentent moins d'un milliard de dollars par an. Cela pourrait placer le pays dans le collimateur de l'administration Trump et de l'OTAN, qui ont tous deux réclamé une augmentation des dépenses de défense. Zagreb consacre actuellement environ 1,2% de son PIB à la défense, ce qui est bien en deçà de l'objectif de 2% fixé par l'OTAN.

Zagreb se tourne vers la Suède :

Zagreb semble maintenant revenir en direction de la Suède en ce qui concerne l’offre de l’avionneur Saab avec le JAS-39 C/D Gripen qui était proche de l’offre israélienne, un responsable croate a suggéré que ce pays pourrait être le favori.

En effet, le gouvernement suédois avait soumis une offre comprenant la vente de douze ou de huit Gripen C/D de la dernière génération. L'offre comprenait également un accord de support et d'entraînement pour les techniciens et les pilotes. Dans le but d'assurer que les Forces aériennes croates restent opérationnelles sans interruption lorsque leurs MiG-21 actuels seront mis hors service.  Saab proposait un ensemble de coopération industrielle. Sur la base des expériences et des ressources combinées de son important réseau industriel, Saab et la base de fournisseurs Gripen offrent à la Croatie un partenariat à travers un programme de défense et de coopération industrielle de nouvelle génération. Saab est prêt à s'engager dans une obligation de coopération industrielle évaluée à 100 pour cent de la valeur du contrat.

 

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Photos : 1 F-16 C Block 40 « Barak » @ Georges Caravatos JAS-39 Gripen C @ Flygvapnet

 

08/01/2019

Hornet d’occasions, la polémique enfle au Canada !

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Le gouvernement canadien a conclu un accord pour l'achat d’avions de combat Boeing F/A-18 « Hornet » d’occasions australiens. Le premier des 25 avions à réaction de seconde main devrait arriver ce printemps, a confirmé le ministère de la Défense nationale canadienne.

Le gouvernement Trudeau a annoncé en 2017 qu'il achèterait 18 F-18 australiens usagés à titre de mesure provisoire pour renforcer l'armée de l'air jusqu'à ce que toute la flotte canadienne de CF-18 soit remplacée, à compter du milieu des années 2020. Les sept autres jets australiens achetés seront utilisés pour les tests et les pièces de rechange.

Les représentants du MDN affirment que les deux premiers avions arriveront ce printemps. Le ministère a indiqué que les premiers arrivants pourraient être opérationnels d'ici l'été, tandis qu'un deuxième groupe d'avions pourrait arriver plus tard cette année.

Le coût total du projet d’acquisition (améliorations, salaires et plan d’urgence) sera plus proche de 500 millions de dollars. 

Dans l’attente du futur avion :

Le ministre de la Défense canadien, Harjit Sajjan, a annoncé son intention d’acheter les avions d’avion australiens et a lancé en parallèle un concours pour remplacer les CF-18 « Hornet » canadiens.  Sajjan a déclaré que les avions à réaction utilisés sont nécessaires pour combler le "fossé de capacité urgent" du Canada et que le Canada ne dispose pas d'assez d'avions pour respecter ses engagements vis-à-vis de l'OTAN et du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (Norad) en même temps.

Une mauvaise solution : 

Cette solution de remplacement en attendant mieux n’est pourtant pas forcément une bonne idée. En effet, il faut se rappeler que l’US Navy va progressivement retirer ses « Hornet » à partir de 2023. De fait, Boeing ne livrera plus de mises à jour des logiciels à cette date. Un problème d’obsolescence va venir se poser rapidement pour ces avions en service. De plus, le potentiel cellule arrivant en fin de vie, il faudra à la Royal Canadian Air Force les utiliser avec une extrème économie, qui prendra d’autant plus raison, si le nouvel avion tarde à être choisi. Du côté de l’opposition c’est l’insatisfaction qui prédomine. En effet, l’argent investit aurait pu être mieux utlisés dans l’achat d’un nouvel avion. Pour de nombreux observateurs, les vieux « Hornet » australiens souffent déjà de nombreuses pannes et problèmes techniques, en cause le vieillissement des avions.

Pour certains, cette solution permet au gouvernement Trudeau de jouer la montre avec l'achat du futur avion et surtout évite de reparler du contrat F-35. 

Photo :Hornet australiens @RAAF