17/01/2019

De nouvelles versions du J-20 devraient voir le jour !

987.jpg

L’avion furtif chinois Chengdu J-20 »Weilong », ou puissant dragon devrait donner naissance à de nouvelles versions selon une déclaration faite hier par des experts militaires chinois à la télévision centrale chinoise (CCTV).. Trois versions seraient actuellement à l’étude, l’une serait spécialisée dans le domaine de la guerre-électronique à la manière de l’EF-18G « Growler » de la marine américaine et le second serait un bombardier tactique et la troisième serait une variante pour l’aéronavale chinoise pour venir équiper ses porte-avions.

Une version biplace :

Si la variante actuelle du J-20 est un monoplace, il semble bien qu’un nouveau modèle biplace soit prévu notamment pour la version de guerre-électronique (EW). Ce qui en ferait le premier avion de chasse furtif biplace au monde. En effet, dans le cadre d’un conflit futur hautement numérisé, de grandes quantités d’informations seront disponibles. L’ajout d’un navigateur de combat s’avère important dans le cadre de missions dédiées au traitement des détecteurs adverses et de leur neutralisation. Dans le cadre de l’attaque au sol, le second pilote peut s’avérer une aide précieuse. Toujours selon le reportage de la télévision chinoise, le J-20 sera constamment adapté aux besoins  et constamment amélioré. Reste à voir comment la PLAAF va intégrer le J-20 avec le J-31, lui aussi furtif, mais de taille plus réduite.

 

Le J-20 « Weilong » :

Le Chengdu J-20 « Weilong » (puissant dragon) est l'un des avions de combat les plus perfectionnés selon les dires de l’avionneur chinois. L’avion est censé pouvoir répondre au F-22 américain.

Doté d’une aile de type delta et des plans canards à l'avant, le J-20 dispose de deux empennages verticaux en diagonale mobiles d'un seul bloc. Cependant, Il n'y a pas d'empennage horizontal mobile, les plans canards, les parties mobiles de l'aile delta et les deux empennages diagonaux suffisent à un contrôle optimum. L’avion est doté de la poussée vectorielle, permettant d'augmenter la maniabilité de celui-ci.

Pour l’instant, on ne connaît pas encore le modèle exact du moteur WS-10 qui équipe le J-20. Certains avancent en Chine, qu’il pourrait s’agit du WS-10-T2. Il semble par contre que la version du WS-10 est une dérivée du WS-10B qui incorpore les améliorations portées du WS-10G (14 200 kg), notamment au niveau de la structure de la soufflante et du compresseur. On estime la poussée à 14 tonnes avec postcombustion.

L’avion dispose d’une baie ventrale pour l’armement d’une longueur estimée à 4,5 mètres pour 3 mètres de largeur, l’avion semble pouvoir emporter quatre missiles air-air de moyenne portée PL-15 des missiles air-air à courte portée PL21. Par contre, les missiles air-air de courte portée sont localisés aux niveau des petites soutes latérales de chaque côté du fuselage à proximité des entrées d’air pouvant chacune recevoir un missile air-air PL-10.

Le J-20 mesure 20,3 mètres de long et a une envergure de 12,9 mètres. Il est fabriqués à partir d’alliages avancés, avec un poids à vide d’environ 19 000 kg pour une masse maximum de 32 000 kg. L’avion affiche un plafond de 20 km et une vitesse maximale supérieure à Mach 2 (2 470 km / heure),

Les coûts de recherche et développement du J-20 ont été estimés à plus de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), avec un coût par avion de 100 à 110 millions de dollars.

654.jpg

Photos : J-20 au Salon de Zuhai 2018 @ Taohang Zhou

16/01/2019

Première livraison de Su-34 pour l’année !

417618055.jpg

En ce début d’année, United Aircraft Corp confirme la livraison de deux avions de combat Sukhoi Su-35 « Fullback » conformément à l'ordre de défense de l'État, à un régiment d'aviation stationné dans la région de Tcheliabinsk, dans le district militaire central. Les avions ont été transférés à l'aérodrome de Shagol. Leurs équipages ont suivi des cours de formation au centre de formation de Lipetsk et se sont préparés à l’exploitation technique du nouveau type d’appareil. L’aérodrome de Shagol disposait déjà de 16 « Fullback ».

Le Sukhoi Su-34 «Fullback» : 

Le Su-34 « Fullback » peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne. L’avion dispose d'un système de brouillage numérique Khibiny L175V / KS418 grâce auquel l'avion peut être utilisé comme un brouilleur de combat aérien. Les deux radars (avant et arrière) sont couplés à un système de ciblage électro-optique qui est capable de capturer et de surveiller de façon continue plusieurs cibles simultanément. 

Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs. Les caractéristiques du Su-34 incluent un rayon d’action jusqu'à 4000 km en convoyage, une vitesse maximale de 1900 km/h, et une charge utile de jusqu'à 8 tonnes. L'espace entre les sièges du cockpit permet de se coucher dans le couloir, le cas échéant. Un office et un WC sont situés derrière les sièges de l'équipage.

1066206211.jpg

Photos : 1 Su-34 @ Dmitry TerekhovSu-34 @ Max Briansky 

 

 

15/01/2019

Des Yak-130 pour le Laos !

50041701_936675213203846_2756662417487298560_n.jpg

La Force aérienne de l'Armée de libération du peuple du Laos (LPLAAF) à réceptionné en fin d’année dernière quatre avions d'entraînement Yakovlev Yak-130 « Mitten ». Cette livraison fait suite  à un contrat signé en 2017. Ces appareils sont pour l’instant basé sur l’aérodrome militaire de la capitale Vientiane près de la frontière avec la Thaïlande. Ces appareils devraient servir uniquement pour l’entrainement. Le ministère de la Défense laotien n'a fourni aucun détail sur les coûts ni sur le nombre exact d'appareils achetés.

Le Yakovlev YAK-130 « Mitten » : 

432216700.jpg

Le premier vol du Yak-130 a eu lieu en 1996 et il fut officiellement retenu par la force aérienne russe en 2002.  Initialement, il devait être développé et produit en coopération avec la firme italienne Aermacchi (Leonardo) mais suite à de nombreuse différences de point de vue chacune des deux parties continua de son propre chef, d’ou l’extrême ressemblance entre le Yak-130 et le M-346.

Le Yak-130 a subi une longue phase d’essais de 2005 à 2009 impliquant 3 appareils. Les Yak-130 sortent de deux chaines de production, l’une à  Nizhny Novgorod et l’autre se situe à Irkutsk. Le Yak-130 est un avion très maniable subsonique avec un rayon d’action de 1.250 miles (2.000 kilomètres) et une vitesse maximale de 600 mp / h (1.060 km / h) en vol en palier. Il peut transporter une charge utile de combat d'un maximum de £ 6.600 (3.000 kg), composé d'une variété d'armes russes et occidentaux.  Le Yak-130 peut être utilisé à partir de pistes non goudronnées et de petits aérodromes non préparées. L'appareil dispose d'un cockpit en tandem climatisée et pressurisée à deux places équipé de sièges éjectables NPO Zvezda K-36LT3.5  de type « zéro-zéro » (zéro altitude, zéro vitesse). Les pilotes ont une vue à travers une verrière thermoformée. 

Le Yak-130 de production est le premier avion russe avec une suite avionique entièrement numérique. L'avionique répond au Standard MIL1553 et peut être adapté aux besoins du client. Comme un avion d'entraînement avancé, Yak-130 est adapté pour la formation des pilotes ou le recyclage pour permettre de transiter sur des appareils de quatrième et cinquième génération. Il peut également effectuer diverses variétés de missions comme l’attaques au sol et les missions de reconnaissance.

2956948575.jpg

Photos : 1 Yak-130 aux couleurs du Laos @ wwc234 Yak-130 Cockpit @ Sergy

L’A220 obtient l’ETOPS 180 !

 

 

A220-300-in-flight-003.jpg

Le nouveau membre de la famille des avions civils d'Airbus, l'A220 (ex Csériesa de Bombardier) reçu l'approbation ETOPS opérations prolongées 180 minutes de la part de l’autorité canadienne de l’aviation civile, Transports Canada. Cette certification permettra aux clients de l'A220 d'ouvrir de nouvelles lignes directes sans restriction au-dessus des océans ou dans des régions peu desservies ou éloignées.

« Ce jalon ETOPS franchi par l'A220 s'ajoute aux nombreuses performances déjà offertes par la famille A220, aujourd'hui inégalées », a déclaré Florent Massou, Chef du programme A220 au sein d'Airbus.

« Seul appareil en production de sa catégorie capable d'effectuer à la fois des opérations d'approche à forte pente et des trajets long-courriers, l'A220 offre décidément de nouvelles possibilités de liaisons pour les compagnies », a ajouté Rob Dewar, Chef, de l’ingénierie et du soutien à la clientèle pour le programme A220.

L'A220 est le premier avion civil à obtenir la certification ETOPS domestique de la part de Transports Canada. Cette capacité est disponible en option pour les opérateurs de l'A220-100 et de l'A220-300, et leur permettra d'exploiter leurs appareils jusqu'à une distance correspondant à 180 minutes de vol par rapport à l'aéroport de déroutement le plus proche.

Seul appareil fabriqué sur mesure pour le marché des 100 à 150 sièges, l'A220 affiche une consommation de carburant inégalée et offre un confort digne d'un gros-porteur dans un monocouloir. Cet appareil conjugue des caractéristiques aérodynamiques avancées, des matériaux innovants, ainsi que la dernière génération de moteurs PW1500G Geared Turbofan de Pratt & Whitney, permettant de réduire la consommation de carburant d'au moins 20 pour cent par siège par rapport aux avions de la génération précédente. Avec un rayon d'action pouvant aller jusqu'à 3 200 nm (5 920 km), l'A220 offre les performances d'un monocouloir de plus grande capacité.

Avec un carnet de commandes de plus de 537 appareils à ce jour, l'A220 a toutes les qualités requises pour se tailler la part du lion dans le marché des avions de 100 à 150 sièges.

Certification ETOPS :

La certification ETOPS regroupe un ensemble de règles initialement introduites par l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) au milieu des années 1980 dans le but de permettre l'exploitation commerciale des bimoteurs sur des lignes éloignées de plus de 60 minutes de vol de l'aéroport le plus proche, auparavant uniquement empruntées par des appareils équipés de plus de deux moteurs. Ces règles, maintenant appelées “EDTO” (Extended Diversion Time Operations) par l'OACI, ont été progressivement révisées pour permettre l'exploitation des avions jusqu’à 180 minutes de vol ou plus d'un aéroport de déroutement.

 

KOREAN-AIR-CS300.jpg

Photos : 1 A220-300 @ Airbus/ S.Ramadier A220-300 Korean Air @ Airbus

 

14/01/2019

Dassault lance le standard F4 du Rafale !

29739336-28652208.jpg

Une bonne nouvelle n’arrive généralement pas seule, après la livraison du nouveau Rafale F3-R, voici que le futur standard « F4 » est officiellement lancé. Une nouvelle très attendue et qui nous concerne également en Suisse, car en cas de choix, c’est bien ce modèle qui nous reviendrait. Mais c’est une autre histoire.

Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a reçu le contrat de développement pour le standard « F4 » de l’avion de combat Rafale.  Cet événement a eu lieu ce jour à l’occasion de la visite effectuée par Florence Parly, ministre des Armées, à l’usine Dassault Aviation de Mérignac.

Le standard « F4 » s’inscrit dans la démarche d’amélioration continue du Rafale selon les progrès de la technologie et les retours d’expérience des opérationnels. Après les standards F1 (spécifique aux premiers avions de la Marine), F2 (capacités air-sol et air-air), F3 et F3R (polyvalence élargie), le standard F4 marque une nouvelle étape.

Que va apporter ce nouveau standard :

Cette évolution de l’avion français doit permettre d’amener celui-ci pleinement dans le combat en réseau avec de nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle. De nouvelles fonctions seront également développées pour améliorer les capacités de l’avion comme l’évolutions des capteurs et du radar, de l’optronique secteur frontal (IRST), capacités viseur de casque et de nouveaux armements seront intégrés comme le missile air-air Mica NG et l’armement air-sol modulaire de 1000 kg.

Enfin, en termes de disponibilité, Dassault travaille dans le cadre d’un MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) qui sera davantage verticalisé sous l’autorité de l’avionneur. F4 comprendra un nouveau Système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. D’autres optimisations de la maintenance sont également programmées, avec notamment des solutions basées sur le Big Data et l’intelligence artificielle. Enfin, le Rafale sera doté d’un nouveau calculateur moteur.La validation du standard F4 est prévue pour 2024, avec certaines fonctions disponibles dès 2022.

La réponse au F-35 :

Il manquait un échelon important pour contrer le F-35 de Lockheed-Martin, celui de la connectivité. Se sera bientôt fait avec le « F4 ». Avec une capacité de calcul accrue, l’avion pourra communiquer avec des drones, des blindés au sol et les bâtiments de surface, afin de réagir plus vite et avec une meilleure précision. La réaction européenne se met en place, avec des avions qui seront capables de fonctionner en mode « big data » tout en continuant d’être maniable, efficients à tout niveau.

images.jpeg

Photos : Rafale F4 @ Dassault Aviation