11/08/2018

La compagnie easyJet continue sa croissance !

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La compagnie easyJet annonce une nouvelle fois des chiffres qui confirment la bonne croissance du transporteur. Les statistiques de trafic pour juillet 2018, révélant une croissance de 6,2% du nombre de passagers par rapport aux 12 mois précédents, la compagnie a transporté plus de 83,6 million de passagers sur la période. La compagnie aérienne a vu sa capacité augmenter de 4,4% en juillet et son taux de remplissage était de 96,9%. Le nombre de passagers a quant à lui augmenté de 4,5%. Les escapades en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni ainsi que vers les plages des Baléares se sont révélées les plus populaires au cours du mois. 51’505 vols ont été opérés en juillet 2018, soit une moyenne de 1’661 vols par jour. Ils ont transporté plus de 250’000 passagers par jour, soit 8,5 millions de passagers par mois sur l’ensemble du réseau européen.

Au cours du mois, easyJet a accueilli son premier Airbus A321neo lors du Salon International de l'Aéronautique de Farnborough. L’A321neo de 235 places offre des avantages significatifs en termes d’environnement, d’exploitation et de coûts. Il s’agit du 308ème appareil à rejoindre la flotte d’easyJet. La compagnie aérienne a également ouvert un plan de recrutement de 1’200 nouveaux personnels navigants commerciaux permanents ou à durée déterminée. Plus de la moitié devraient être basés au Royaume-Uni et le reste dans toute l’Europe.

easyJet a célébré sa journée de vacances estivales la plus chargée, en effet la compagnie a accueilli plus de 301’000 passagers sur 1’862 vols à travers le réseau le 29 juillet 2018. Le précèdent record était le 8 septembre 2017, où plus de 267’000 passagers ont voyagé avec easyJet. Rien qu’au Royaume-Uni, plus de 159’000 clients ont pris l'avion le 29 juillet 2018 depuis et vers les aéroports britanniques d'easyJet sur 983 vols, avec Majorque, Malaga, Faro et Alicante en tête des destinations soleil préférées de cet été.

Concernant les annulations de vols :

easyJet a de nouveau subi un certain nombre d'annulations au mois de juillet, celles-ci sont dues à des actions de grève, des restrictions imposées par le contrôle aérien, la fermeture d’une piste à l'aéroport de Gatwick ainsi qu’à des conditions météorologiques défavorables. Bien que ces perturbations soient principalement indépendantes de notre volonté, nous avons veillé à ce que tous les clients impactés se voient proposer des vols alternatifs et des prises en charge d’hébergements hôteliers. easyJet a également déposé une plainte contre la France auprès de l'Union européenne, afin de protester contre les répercussions des grèves des contrôleurs aériens.

L’arrivée de l’A321neo :

S'exprimant lors de la livraison du 250ème Airbus d'easyJet, le PDG Carolyn McCall  a déclaré que la portée de l'A321 au-dessus de l'A320 pourrait permettre au transporteur d'explorer des itinéraires "plus éloignés". EasyJet dispose d'une flexibilité totale avec son carnet de commandes de la famille A320, ajoute-t-elle. Le transporteur a encore 158 appareils en commande.

 

Photo :A321neo easyJet @ easyJet

09/08/2018

Inde, le Rafale au cœur de la bataille politique !

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New Dehli, rien n’est simple en Inde et le feuilleton de l’acquisition de l’avion de combat Dassault Rafale se retrouve au milieu d’une bataille politicienne en vue des prochaines élections générales. En effet, l’accord signé de gouvernement à gouvernement en 2016, portant sur 36 avions Rafales attire l'attention du Parlement indien alors que les partis politiques de l'opposition se disputent le contrat qu'ils qualifient de "fraude et de corruption".

Les accusations portées contre l’accord de gouvernement à gouvernement comprennent un manque de transparence sur les détails et un coût qui serait beaucoup plus élevé que ce qui a été négocié début 2012. Cette année-là, le Rafale est devenu le vainqueur du programme d'avions de combat MMRCA. Les négociations par le congrès n'ont pas été poursuivies en raison de problèmes non résolus concernant le transfert de technologie et les compensations entre Dassault et Hindustan Aeronautics Ltd.

Pourtant les frais des appareils fournis par Dassault Aviation sont désormais inférieurs à ceux négociés il y a six ans, mais pour les politiciens indiens le problème vient des missiles. En effet, selon eux, les missiles Meteor et Scalp ainsi que l’adaptation aux spécifications nucléaires indiennes ont faits grimpé les prix. Cette différence est devenue, ces dernières semaines, un sujet de controverse en Inde.

De son côté, le chef des forces aériennes indiennes (IAF), le Général Birender Singh Dhanoa, a constamment défendu l'accord comme "n'étant ni trop cher ni controversé" et tient compte des adaptations voulues et négociées par l’Inde. En effet, L’Inde aura mis Paris et Dassault aviation au pied du mur pour obtenir une forte réduction du prix. La transaction s’élève à environ 7,87 milliards d'euros (8,6 milliards de francs suisses) pour 36 avions Rafale.

L'Inde a également négocié un accord de compensation de 50% et la livraison des Rafale dans les cinq ans. La phase de compensation commence une fois que le contrat a été signé et que les compensations doivent être honorées sur une base annuelle et doivent être achevées dans un délai de sept ans, selon les termes du contrat.

L'opposition a accusé la société privée Reliance Infrastructure, connue du Premier ministre, d'avoir été  choisie par le gouvernement indien pour être le partenaire compensateur de Dassault. "C'est l'OEM et non le gouvernement qui choisit le partenaire de compensation indien qui peut être une entreprise publique ou privée selon la politique d'approvisionnement de défense 2016", a déclaré un responsable de la défense indien pour justifier la décision.

De fait, il n’y pas de problème avec le contrat « Rafale » en Inde, mais l’enjeu politique est tel que celui-ci pourrait faire basculer le choix des urnes. Il n’est pas sûr pour l’instant qu’en cas de victoire de l’opposition un report du contrat puisse être possible. Mais du côté de l’IAF, on se montre inquiet, car un nouveau retard serait une véritable catastrophe pour la modernisation de celle-ci.

 

Photo :Rafale aux couleurs indiennes @ Dassault Aviation

08/08/2018

Entrée en service du JL-10H dans l’aéronavale chinoise !

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Chine, le premier régiment d’avion école Hongdu JL-10H est entré en service au sein de la marine chinoise. Une cérémonie a eu lieu au sein de l’Université aéronautique navale de l’Armée populaire de libération, pour fêter l’entrée en service du nouvel appareil.

Selon les premières informations disponibles, 12 appareils JL-10H sont opérationnels au sein de l'université, qui  est située près de la ville de Yantai, dans la province du Shandong, à l'est de la Chine, près de la mer Jaune (également appelée mer de l'Ouest). Le JL-10H, dont les premières images publiques ont été lancées en septembre 2017, viendra compléter les Guizhou Aircraft Corporation (GAC)  JL-9A / JL-9H, mis en service en 2014.

Le JL-10H /L-15

Le JL-10H est la variante navale de l’avion école de formation avancée JL-10A/L-15A. Dérivé de la version destinée à l’Armée de l’air chinoise le L-15A, le L10H est doté notamment d’une crosse d’appontage et d’un train d’atterrissage renforcé.

Le L-15/JL-10reprend les lignes du Yak-130 russe dispose d’une capacité supersonique. Ce choix permet aux élèves pilotes de poursuivre entièrement leur entrainement au combat sur un seul type d'avion avant leurs affectations en unités de front. Présenté pour la première fois en 2004, l’avion effectua son premier vol le 26 mars 2006. Motorisé à l’époque par deux réacteurs ZMKB-Progress DV-2 sans PC (Post-Combustion) d'une puissance de 21.58 kN. Pour réponde aux besoins de l’entrainement avancé, les ingénieurs ont finalement opté pour une remotorisation de l’avion avec le Ivchenko-Progress AI-222K-25F (construit sous licence en Chine) d'une puissance comprise entre 49 et 86 kN  et qui  lui permet d’accélérer jusqu'à Mach 1,6. Pour information, le prix d'un exemplaire du Hongdu L-15 avoisine les 10 millions de dollars, la version navale JL-10 est un peu plus chère.

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Photos :   JL-10H @ Hongdu Aircraft

06/08/2018

L’USAF prépare l’achat d’un avion d’attaque léger !

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Après une série d’essais en vol, un accident (crash d’un Embraer A-29 Super Tucano) et une pause suivie d’une réflexion, l’USAF prépare la troisième phase du programme. Cette fois il s’agit de préparer la phase d'acquisitions, avec l'intention d'attribuer un contrat de production.

Pour ce faire, L’USAF a utilisé les données recueillies lors de la phase d’expérimentation d’attaque légère, une série de vols de démonstration sur plus d’un an avec le Sierra Nevada/Embraer A-29 « Super Tucano »  et le Beechcraft AT-6 « Wolverine » de Textron.  L'espoir de ce programme doit permettre de mettre en place une alternative moins chères pour certaines missions utilisant des avions tels que le Lockheed-Martin F-35 et le Boeing F-15 et remplacer en partie seulement le Fairchild A-10 « Thunderbolt II ».

Les responsables de l’US Air Force ont récemment manifesté un intérêt pour une alternative à faible coût en ce qui concerne les missions de soutien aérien rapproché, du moins en ce qui concerne le opérations contre des groupes terroristes ne disposant pas de défense sol-air. Une autre solution devra être trouvée pour l’appui des unités au sol qui combattent des forces protégées par des moyens de défense aérienne.

Demande d’offres :

L’USAF prépare donc un appel d’offre qui devrait être lancé en décembre prochain. Selon toute vraissamblance, le contrat devrait être attribué soit  à Sierra Nevada/Embraer  pour le A-29 « Super Tucano »  ou le Beechcraft AT-6 « Wolverine » de Textron. Soit les deux sociétés ayant été sélectionnées pour les essais et qui ont la capacité nécessaire pour répondre aux exigences dans les délais impartis par l’armée de l’air sans causer un retard inacceptable dans la satisfaction des besoins de l’avion.

L’USAF semble interdire à tout fabricant qui n’a pas participé à la campagne d’essais d’attaque légère de limiter de participer à la demande d’offres. Ceci semble donc être un revers pour Israel Aerospace Industries (IAI) et le constructeur aérospatial tchèque Aero Vodochody qui proposait le F/A-259 « Striker » développé à partir du L-159.

Par contre, il n’est pas clair si IAI et Aero Vodochody pourraient protester contre leur exclusion du programme.

L’AT-6 « Wolverine »:

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Basé sur la cellule de son avion d’entraînement militaire AT-6, Beechcraft a développé une version d’attaque au sol & surveillance pour répondre aux besoins d’appui au sol des unités antiguérillas et de lutte contre les narcotrafiquants. Cette solution devrait convenir selon son constructeur d’évoluer à proximité directe des Forces au sol et ceci de manière plus proches que les actuels A-10.  La réalisation de l’AT-6 Light Attack est la conclusion de nombreux essais effectués entre le constructeur et  l’Air National Guard Reserve Command Test de l’Arizona. L’appareil intègre un système de gestion NetCentric  de combat dérivé de l’A-10, permettant l’utilisation d’un viseur de casque, une tourelle FLIR couplée à un armement complet. La cellule est renforcée et permet de résister aux impacts d’armes légères. L’AT-6 dispose également d’une turbine plus puissante que sont petit frère, une Pratt&Whitney PT6A-68D de 1600 chevaux.

L’appareil doit donc pouvoir évoluer et surveiller les frontières, ainsi que les secteurs proches d’unités au sol. Permettre de détecter tout mouvement adverse et d’apporter si besoin une réponse armée.

Le A-29 « Super Tucano :

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Le « Super Tucano » A-29 est doté d’un turbopropulseur Pratt & Whitney Canada PT6A-68C deux fois plus puissant que celui du Tucano de base et dispose d’une hélice Hartzell à cinq pales. Son fuselage est également plus long et deux mitrailleuses de 12,7mm Herstal M3P sont incorporées dans des ailes, dotées d’un nouveau profil. Effectuant fréquemment des missions à basse altitude et donc exposé à des tirs terrestres, l’habitacle du « Super Tucano » est protégé par un blindage en Kevlar. Un train d’atterrissage renforcé permet d’utiliser des pistes sommairement aménagées. L’appareil possède 5 points d’accrochage, dont un sous le fuselage, permettant d’emporter jusqu’à 1’500 kg d’armement selon diverses combinaisons. Ainsi, un canon de 20 mm peut être installé sous le fuselage, auquel s’ajoute, soit des bombes en chute libre ou guidées, des roquettes ou des missiles de types : AIM-9 Sidewinder, des MAA-1 Piranha ou des Python 3/4. Des réservoirs extérieurs de carburant peuvent également être utilisés pour augmenter l’autonomie de l’appareil. 

 

Photos : 1 A-29 super Tucano / AT-6 Wolverine  2 AT-6 Wolwerine @ Beechcraft 3 A-29 Super Tucano G Embraer

05/08/2018

La flotte de C-5M « Super Galaxy » au complet !

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Lockheed-Martin a livré le dernier avion de transport lourd C-5M « Super Galaxy » à l'US Air Force le 2 août, mettant fin au programme de mise à niveau du service pour les avions de transport lourd datant de la guerre du Vietnam.

L'Air Mobility Command a lancé un programme de modernisation des C-5 en 1998 après qu’une étude ait conclu que les avions vieux de plusieurs décennies avaient 80% de leur durée de vie restante. Depuis lors, Lockheed-Martin a mis à niveau 52 C-5 pour l'USAF avec de nouveaux moteurs, systèmes avioniques et systèmes de diagnostic des mises à niveau qui prolongeront la durée de vie de la flotte jusqu'aux années 2040.

Lockheed-Martin affirme que les nouveaux moteurs sont également dix fois plus fiables et plus silencieux. Et la portée de l'avion a été augmentée de 900 à 5’250 nm par rapport à ses prédécesseurs.

Le premier C-5 a été livré en 1970, avec 128 appareils des versions A, B et C d'origine livrés jusqu'en 1989. Les avions dont la mise à niveau n'était pas prévue ont été retirés en septembre 2017.

Le premier C-5M opérationnel a été livré à la base aérienne de Dover, au Delaware, en 2009. Les avions sont fabriqués à l'usine de Lockheed Martin à Marietta, en Géorgie.

Considéré comme le plus grand moyen de transport de l'USAF, les portes arrière et arrière de l'avion s'ouvrent, permettant aux équipes au sol de charger et de décharger simultanément les cargaisons des deux extrémités, réduisant ainsi les temps de transfert de la cargaison. Sa grande couchette et ses rampes d'accès permettent de transporter des doubles rangées de Humvee.

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Le C-5 peut également transporter deux chars de combat ou hélicoptères M1A1 de 78 tonnes et d’autres grandes distances intercontinentales.

Le C-5M «Super Galaxy»: 

Le C-5 «Super Galaxy» modernisé est doté d’un nouveau tableau de bord est d’une avionique modernisée dont des écrans plats, un nouveau système de communication, un nouveau système de pilotage automatique. Question motorisation, l’avion est doté de moteurs General Electric CF6-80C2 qui offrent 22% de puissance supplémentaire, permettant une course au décollage plus courte de 30% et un taux de montée supérieur de 38% par rapport aux versions antérieures.

Le C-5M peut dès lors,  transporter une charge de 176,610 lb (80,110 kg) à plus de 41.100 pieds (12.500 m) en 23 minutes, 59 secondes. Le C-5M a d’ailleurs battu le record du monde de transport de charge utile à la plus haute altitude, soit une charge de 294,690 kg à 2.000 mètres.

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Photos :C-5M « Super Galaxy » @ Lockheed-Martin