09/07/2018

Un HUD pour le Challenger 350 !

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Bombardier a annoncé qu’il offrira l’affichage tête haute et le système de vision améliorée en option sur les biréacteurs d’affaires Challenger 350. L’affichage tête haute et le système de vision améliorée compléteront l’offre de base de premier ordre de l’avion Challenger 350. Ces systèmes rehausseront les fonctionnalités avioniques avancées de l’avion, dont le puissant système de vision synthétique (SVS) et le radar météo perfectionné MultiScanMC, afin de réduire la charge de travail des pilotes et d’accroître la conscience situationnelle globale.

L’avion Challenger 350 est doté du poste de pilotage le mieux équipé de sa catégorie. Avec l’ajout de l’affichage tête haute léger, il permettra aux pilotes de voler avec les yeux toujours vers l’avant durant toutes les phases du vol, notamment aux moments cruciaux du décollage et de l’atterrissage. Le poste de pilotage de l’avion Challenger 350 fournit des informations de vol critiques sur l’écran transparent de l’affichage tête haute. Sans avoir à baisser le regard, les pilotes peuvent répondre de façon plus rapide et plus précise, tout en évaluant simultanément leur environnement.

Pour une conscience situationnelle maximale dans toutes les conditions de vol, l’affichage tête haute est doté d’un puissant système de vision améliorée. La caméra du système de vision améliorée transmet une imagerie infrarouge en temps réel de l’extérieur de l’avion à l’affichage tête haute, révélant l’éclairage de piste, le terrain environnant et les obstacles possibles sur la piste. La combinaison d’affichage tête haute et du système de vision améliorée permet aux pilotes d’atterrir avec plus de confiance. L’affichage tête haute et le système de vision améliorée seront offerts en option sur les avions Challenger 350 neufs et pourront être installés en rattrapage sur les modèles en service dans les centres de services composant le vaste réseau de Bombardier.

L’avion Challenger 350 affiche des performances exceptionnelles sur courte piste et monte rapidement et directement à 43 000 pieds, permettant aux passagers d’atteindre leurs destinations efficacement. L’avion est en cours de certification pour l’approche à angle prononcée à l’aéroport London-City, un avantage qui assurera aux exploitants l’accès direct à l’un des grands centres financiers du monde. La certification finale est imminente.

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Photos : 1 Cockpit Challenger 350 avec un HUD2 Le Challenger 350 @ Bombardier

08/07/2018

La Chine veut développer un nouveau chasseur embarqué !

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Pékin veut développer un nouveau chasseur embarqué pour remplacer ses actuels Shenyang  J-15 « Flying Shark », qui sont en proie à des problèmes de sécurité et mécaniques.

Selon un rapport du South China Morning Post, citant le lieutenant-général de l'armée de l'air chinoise Zhang Honghe, un "nouveau chasseur embarqué pour porte-avions destiné à remplacer le J-15" est en cours de développement.

Le rapport poursuit en ajoutant que le type les actuel J-15, soit une copie chinoise du Sukhoi Su-33, a été impliqué dans quatre accidents et souffre d'une série de problèmes mécaniques. La flotte entière a été immobilisée quatre mois.

Il y a eu des spéculations persistantes sur le fait que l'AVIC FC-31 en développement deviendrait un avion embarqué, mais le statut de l'avion n'est pas clair. L’avionneur AVIC a suggéré qu'un acheteur étranger est nécessaire pour faire avancer le développement du l’avion.

La Chine dispose d’un porte-avions Liaoning, développé à partir d'un ancien bâtiment soviétique de classe Kuznetsov, le Varyag. Le pays a récemment lancé un navire jumeau construit localement, désigné Type 001A. Les deux sont des transporteurs à décollage court  de type « STOBAR », ce qui limite les types d'avions qu'ils peuvent transporter et leurs charges utiles.

En juin, une image est apparue sur les médias sociaux chinois, provenant apparemment d'une réunion de hauts responsables de la construction navale, d'un nouveau design de porte-avions avec trois catapultes. Le futur navire serait de type CATOBAR semblable à ceux exploités par la marine américaine.

Shenyang J-15 «Flying Shark» :

Le Shenyang J-15 «Flying Shark» est un avion de chasse embarqué sur porte-avions, dérivé du Sukhoi 33. Bien que pendant un certain temps les rumeurs faisaient état d’un appareil semi-furtif, celui-ci est en fait une copie chinoise, mais dotée d’un équipement entièrement indigène. Pour développer le J-15, la Chine a acquis un modèle de SU-33 en 2001, auprès de l’Ukraine. A ce propos, il faut rappeler que la Russie avait refusé de vendre ce type d’appareil et l’épisode ukrainien avait profondément enragé Moscou à l’époque.
La Chine a activement cherché à acheter des SU-33 en provenance de Russie, à de nombreuses reprises, l’offre a été faite en mars 2009, mais les négociations se sont effondrées en 2006, après qu'il fut découvert que la Chine avait développé une version modifiée du Su-27SK désigné Shenyang J-11B, en violation des accords de propriété intellectuelle.

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Photos :Le J-15 en service à bord du Liaoning@ CCTV

07/07/2018

Des A321neo LR pour Air Transat !

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Air Transat a signé un accord avec AerCap pour la location à long terme de sept appareils Airbus neufs : deux A321neo et cinq A321neo LR (Long Range). Ces monocouloirs de nouvelle génération, dont la livraison s’échelonnera de 2020 à 2022, remplaceront notamment des gros porteurs A330 dont les baux arriveront à terme durant cette période.

« Nous poursuivons la transformation de notre flotte en vue de gagner en efficacité et en flexibilité. En optant pour des appareils de petite taille, nous nous donnons les moyens d’accroitre nos fréquences, d’étendre notre réseau et de renforcer notre position concurrentielle. Tout en fournissant une capacité équivalente, ces appareils nous permettront de maintenir un coût par siège aussi bas que possible, a déclaré Lydia Morinaux, Directrice Générale France Benelux Suisse Allemagne d’Air Transat. « L’objectif : continuer d’offrir à nos clients un service confortable à prix très compétitifs. »

Si ce type d’appareil a été sélectionné pour optimiser la flotte, sa faible consommation de carburant permettra en outre de diminuer l’empreinte carbone. Comptant 199 sièges répartis en deux classes, l’A321neo sera utilisé pour les vols de correspondance tandis que les appareils à long rayon d’action (A321neo LR) seront utilisés sur le réseau reliant l’Europe au Canada.

Air Transat compte actuellement 33 appareils permanents au sein d’un modèle unique de flotte flexible qui lui permet de déployer un plus grand nombre de gros porteurs l’été pendant la haute saison transatlantique. En 2024, sa flotte sera tout Airbus.

À propos d’Air Transat

Air Transat est le transporteur spécialisé dans les voyages vacances numéro un au Canada. Elle offre une soixantaine de liaisons internationales dans 26 pays en Amérique, en Europe et au Proche-Orient ainsi que des vols intérieurs et de correspondance au Canada. Chaque année, l’entreprise transporte près de 4,5 millions de passagers. Établie à Montréal, elle emploie 3 000 personnes et exploite une flotte de petits porteurs Boeing et de gros porteurs Airbus. En 2017, Air Transat a mérité le titre de meilleure compagnie aérienne en Amérique du Nord dans la catégorie vacances pour une sixième année consécutive, d’après un classement établi par Skytrax. Les efforts soutenus pour réduire son empreinte environnementale lui ont valu de nombreuses distinctions au cours des dernières années. Ainsi, depuis 2011, elle se classe dans le top 20 mondial de l’indice Atmosfair Airline pour sa performance en matière d’efficacité énergétique. Air Transat est une filiale de Transat A.T. inc., une grande entreprise de tourisme international spécialisée dans le voyage vacances qui propose des forfaits, des séjours hôteliers et des liaisons aériennes. Transat a obtenu le statut de Partenaire Travelife en 2016 au titre de son engagement en faveur du développement durable.

06/07/2018

Demandes d’offres envoyées pour le nouvel avion de combat !

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Cette fois nous sommes entrés de plein pied dans le lancement de l’évaluation du futur avion de combat, qui doit venir remplacer les derniers Northrop F-5 E/F « Tiger II » et les Boeing F/A-18 C/D « Hornet ». La demande d’offre doit permettre aux avionneurs d’entrer ou non dans la compétition. Les avionneurs doivent pour celà rendre leurs copies d’ici à fin janvier 2019.

Sur la base des exigences publiées par le DDPS le 23 mars 2018, armasuisse a, le 6 juillet 2018, envoyé la demande d'offre des prochains avions de combat aux organismes gouvernementaux des cinq constructeurs concernés: l’Allemagne (Airbus Eurofighter), la France (Dassault Rafale), la Suède (Saab Gripen E) et les Etats-Unis (Boeing F/A-18 Super Hornet, Lockheed-Martin F-35A). Après prise de contact par leur organisme gouvernemental, les constructeurs ont la possibilité de soumettre leur offre à armasuisse jusqu’à fin janvier 2019.

Les offres doivent notamment contenir les éléments suivants:

  • calcul du nombre d’avions requis selon le constructeur pour accomplir les missions de l’armée de l’air suisse (et notamment de faire voler quatre avions en permanence pendant quatre semaines) 
  • prix pour 40 et 30 avions, frais logistiques et armement compris comme base pour la détermination ultérieure du nombre requis.
  • informations et propositions de coopération entre forces armées et autorités de passation des marchés.
  • indication quant à la possibilité de compensations.

Evaluation et analyse des coûts/de l’utilité :

Puis, les indications des constructeurs seront analysées dans le détail. Pour ce faire, le DDPS a défini une pondération des quatre critères d'évaluation principaux concernant l’utilité du système:

  • efficacité (opérationnelle, autonomie)  55%
  • assistance produit (facilité d’entretien, autonomie dans l’assistance)  25%
  • coopération  10%
  • compensations directes  10%

Cette pondération vaudra aussi pour le système de défense sol-air (DSA) pour lequel la demande d'offre devrait être envoyée à la fin de l’été.

Cette fois-ci, la comparaison des candidats pour le nouvel avion de combat et le nouveau système de défense sol-air se basera, en plus de l’utilité globale, sur les coûts d’achat et d’exploitation.

Etapes suivantes :

De mai à juillet 2019, les avions de combat passeront les uns après les autres des essais en vol et au sol à Payerne, après quoi une deuxième demande d’offre sera envoyée par armasuisse en novembre 2019 avec des réponses attendues pour fin mai 2020. Les constats effectués pendant les essais en vol et au sol, ainsi que l’évaluation de la première offre seront intégrés dans cette deuxième demande d'offre. Celle-ci demandera aux constructeurs de proposer une offre la plus avantageuse possible pour la Suisse.

Le rapport d’évaluation sera établi de juin à fin 2020 pour ensuite être soumis au Conseil fédéral en même temps que celui du système de défense air-sol afin de décider du modèle. (sources DDPS).

Ce à quoi il faut s’attendre :

Le renouvellement de notre flotte aérienne intéresse au plus au point les avionneurs qui doivent vendre absolument. Nous pouvons déjà être assurés de la participation des avions européens (Rafale, Gripen, Eurofighter). L’avionneur américain Boeing étati un peu en retrait ces derniers mois, mais il semble bine que la politique d’exportation de l’administration Trump permette cette-fois à l’avionneur de répondre par la positive. Rien n’est jouer par contre pour le F-35, dont certains critères (maintenance et codes sources) ne répondent pas à la demande suisse.

Fortes compensations :

Je reviendrais sur les crittères techniques au moment venu, mais pour l’emporter les avionneurs doivent « garantir 100% » de compensations industrielles. Pour tenter de remporter le contrat en Suisse, les avionneurs vont rivaliser d’offres toutes plus avantageuses les unes que les autres ,avec probablement des garanties supérieurs à 100%. Mais là encore, nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

 

 

05/07/2018

Europe, deux projets pour l’avion de combat du futur !

 

 

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Je vous l’annonçais en avril dernier en marge du projet franco-allemand en vue de la création du futur avion de combat européen entre Dassault Aviation et Airbus DS, des rumeurs de discussions existaient entre les anglais de BAe Systems et le suédois Saab. C’est chose faite, avec la confirmation aujourd’hui de la part du Royaume-Uni et la Suède sur la collaboration sur un futur avion de combat.

Anglais et Suédois s'apprêtent à dévoiler leur stratégie aérienne de combat lors du prochain salon aéronautique de Farnborough à la fin du mois. Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement devrait s'engager à lancer l’étude d’un programme d’avion de combat de nouvelle génération d'ici 2020.

Offrir un contre-projet à l’axe franco-allemand :

Nous assistons ici à une ambition post-Brexit des anglais pour conserver une expertise de pointe dans le domaine du combat aérien, qui vise à donner un signal fort aux partenaires internationaux potentiels, que le Royaume-Uni est déterminé à poursuivre un tel programme, même s'il a été exclu d'un projet de combat franco-allemand l'année dernière.

La déclaration devrait définir les critères de collaboration internationale, soulignant que le Royaume-Uni a l'intention de jouer un rôle de premier plan dans tout partenariat visant à développer un chasseur pour remplacer l’Eurofighter  « Typhoon II » à partir de 2040. De son côté, la Suède indiqué son intérêt et l’avionneur Saab sera un partenaire naturel.

L’objectif étant de dynamiser le potentiel de l’industrie européenne et d’offrir un choix pour les forces aériennes européennes et internationales.

Ne pas jouer les seconds couteaux :

Le projet franco-allemand « SCAF » est pour l’instant fermé à toute nouvelle collaboration d’ici 2021. Le but étant de pouvoir développer le concept « SCAF » en nombre réduit et éviter ainsi les querelles du projet « EFA 2000 ».Mais pour les BAe Systems et Saab, il n’est pas question d’arriver après la bataille et de se contenter de jouer les sous-traitants. Le choix est donc clair, anglais et suédois ont l’intention d’offrir une alternative au projet franco-allemand.

 Deux projets, deux visions :  

Pour autant en concurrence, les deux projets européens pourraient d’une certaine manière être complémentaires ou du moins offrir un choix optimum aux futurs clients. Le projet SCAF sera « Itar free », c’est-à-dire souverain, car sans composants acquis aux Etats-Unis. Le but étant d’éviter toute dépendance américaine. Si l’on ne connaît pas encore les choix de Bae Systems et Saab, ceux-ci devraient par contre être plus ouvert aux composants internationaux, offrant aux futurs clients le choix de s’équiper européens ou à ailleurs. On ne sait pas encore si la division militaire du Brésilien Embraer qui travaille avec Saab sur le Gripen E rejoindra le projet, de même que l’équipementier israélien Elbit System qui équipe la famille « Gripen » sera également de la partie. Le donaine reste ouvert cependant.

Quoi qu’il en soit ces deux projets auront une importance primordiale pour l’avenir de la défense et de l’indutrie en Europe.

 Un intérêt énorme pour la Suisse  et d'autres:

La décision franco-allemande et anglo-suédoise vont avoir des répercussions très importantes pour notre pays en cas de choix du Rafale ou du Gripen E. En effet, les avionneurs ont besoins de vendre et les offres en matière d’Offsets (100% de garantie de compensation obligatoire) seront très importantes et même probablement supérieures à notre demande. De fait, la Suisse à une occasion en « or » de pouvoir négocier un partenariat industriel, non seulement à moyen-terme, mais également à long terme, en y incluant une entrée dans le programme du futur avion du futur combattant que nous choisiront. Le peuple devra en être conscient lors de la votation.

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Photos : Image de synthèse d’un futur avion anglo-suédois mono ou biréacteur @ Saab