19/06/2018

Des Rafale Marine à Meiringen !

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Le Département de la Défense confirme que le demain quatre Rafale Marine se poseront sur la base aérienne de Meiringen. L’Armée suisse offre aux pilotes français, dans le cadre de leur formation au vol de navigation, la possibilité de s’entraîner à atterrir sur un terrain d’aviation étranger en milieu alpin.

Les vols de navigation avec escale à l’étranger font également partie de la formation standard des pilotes suisses. L’aérodrome militaire de Meiringen est considéré comme exigeant et est donc populaire auprès des forces aériennes étrangères pour ce type d’entraînement. Les jets français voleront de Landivisiau (F) vers la Suisse. 

Sur le plan juridique, cette escale se fonde sur l’accord entre le Conseil fédéral et le gouvernement de la République française relatif aux activités communes d’instruction et d’entraînement des forces armées françaises et suisses.

Photo : Rafale Marine @ H. Canola

 

 

18/06/2018

Avions de combat, Bruxelles tente de reprendre la main !

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Après les nombreuses critiques survenues sur la manière de gérer le dossier de remplacement de la flotte d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 AM/BM « Fighting Falcon », le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé en fin de semaine dernière un changement important dans le processus de sélection opérés par l'armée de l'air belge. Le choix final est pour l’instant repoussé à la mi-octobre.

Prolongation des F-16 et étude du Rafale :

Le Premier ministre Charles Michel a déclaré que la Belgique allait évaluer de manière approfondie la mise à niveau de la flotte de F-16 ainsi que l'offre française basée sur le Rafale Dassault. Selon le Loi belge, l’option d’une offre hors concours peut être acceptée à la condition que les produits proposés au sein de l’offre officiel ne répondent pas correctement au cahier des charges. Cependant, le pays n’ayant pas donné d’avis sur les offres du F-35 et de l’Eurofighter, le gouvernement belge prend une initiative osée qui pourrait fâcher les deux avionneurs en course.

 Trois options :

Trois options vont être ouvertes en Belgique : l'extension de la durée de vie des F-16, l'achat de l'un des deux avions participant au concours RFGP en cours, à savoir l'Eurofighter et le Lockheed-Martin F-35, ainsi qu'une troisième option, la proposition française sur avec le Rafale.

A noter au passage qu’en choisissant l’option européenne de l’Eurofighter ou du Rafale, la Belgique se positionnerait directement en vue du futur avion de combat européen.

Reprendre la main :

Cette décision du Premier Ministre devrait permettre d’éteindre l’incendie de l’épineux dossier pour les prochaines semaines et satisfaire les partis d’oppositions au moins jusqu’à la fin de l’été. Reste qu’il va falloir étudier le dossier complet du Rafale qui n’a pas encore été transmis. En même temps, au vues des critiques du dossier, il aurait été ridicule de ne pas tenir compte de l’offre française qui est en soi aussi bonne que celle d’Airbus (Rafale = 5'000 emplois et 20 milliards d’euros de compensation, Eurofighter = 6'700 emplois et 19,3 milliards d’euros de compensation). Mais l’atout du Rafale se trouve notamment dans le rapport coût/efficacité plus avantageux avec une maintenance plus faible.

Pour autant, quelque soit le choix final, le Gouvernement belge devra essuyer les pots cassés. Car en cas de choix du Rafale ou d’une hypothétique extension de vie des F-16 les deux avionneurs Lockheed-Martin et Airbus pourraient attaquer la décision en justice. A l’inverse, un refus du Rafale serait moins problématique, mais laisserait un goût amer à beaucoup de monde. On peut se demander, si au final, il ne serait pas plus judicieux de recommencer à zéro le concours avec l’ensemble des protagonistes et permettant également à Boeing et Saab de revenir en course. Une nouvelle compétition ou tous les aéronefs auraient des chances de se présenter sur un même pied d’estale serait également bon pour l’image du gouvernement belge.

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Photos 1 F-16 belges 2Les avions officiels : F-35 et Eurofighter, le Rafale en offre parallèle

 

 

 

 

 

 

Le H175 arrive à Hong Kong !

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Le Government Flying Service (GFS) de Hong Kong a reçu trois hélicoptères Airbus H175 dans sa version dédiée aux missions de service public, comme la recherche et le sauvetage, les services médicaux d'urgence, la lutte contre les incendies, ou encore les opérations de contrôle des frontières terrestres et maritimes.

Le gouvernement de Hong Kong avait passé commande en 2015 de sept hélicoptères auprès d'Airbus. Les quatre hélicoptères restants seront livrés d'ici la fin de l'année.

'Grâce à la vitesse, à la technologie de pointe et à la polyvalence du H175, nous serons non seulement en mesure de renforcer notre capacité de réponse, mais aussi d'intervenir dans les situations les plus complexes et dans une grande variété de scénarios', a déclaré Michael Chan, au nom du GFS.

Le nouvel hélicotpère H175 de GFS remplacera progressivement la flotte actuelle d'AS332 L2 et H155, qui fournissent actuellement des services de soutien d'urgence 24 heures sur 24 depuis leur base à l'aéroport Chek Lap Kok.

La version de service public du H175 bénéficie de plus de vingt configurations de cabine qui peuvent être facilement reconfigurées en fonction des besoins de la mission. La grande polyvalence de l'avion repose sur environ soixante-dix différents types d'équipements optionnels qui comprennent un système électro-optique pour l'observation et le suivi et un affichage numérique de la carte, tous deux gérés par une console de l'opérateur installée dans la cabine. L'équipement de mission comprend également un double palan, une lampe de recherche, une caméra infrarouge, ainsi qu'un détecteur de radioactivité, qui est un équipement spécifique à GFS.

L’Airbus H175 :

Le H175 (AC352 en Chine) dispose d’une technologie de pointe qui a fait ses preuves. Il a été conçu en coopération avec les opérateurs les plus exigeants pour atteindre les plus hauts niveaux de sécurité en matière de transport de passagers. Ceci englobe une protection de l’enveloppe de vol et d’une assistance au pilotage exceptionnel avec le pilote automatique quatre axes dual duplex le plus performant du marché, dérivé de celui du H225, ainsi qu’une nouvelle avionique dotée d’une interface homme-machine optimisée. La charge de travail des pilotes est réduite grâce à une meilleure connaissance de l’environnement opérationnel et à l’utilisation d’un nouveau concept d’alarme associé à la puissance du système de surveillance intégré VMS (Vehicle Monitoring System).

Le H175 offre un niveau de confort exceptionnel grâce à son rotor « Spheriflex » et un très faible niveau de vibrations, similaire à l’appareil de référence en la matière, le H155. Il est doté de la plus grande cabine de sa catégorie, avec des fenêtres de très grandes dimensions et un système de climatisation performant en vol. Grâce à ses réservoirs de carburant internes standard d’une capacité de plus de 2 tonnes et à sa grande cabine, le H175 est l’hélicoptère le plus performant dans la catégorie des 7-8 tonnes pour les missions de recherche et sauvetage. Il affiche le meilleur rapport rayon d’action/endurance et dispose d’une cabine dont le volume convient idéalement aux interventions de recherche et sauvetage (SAR) et d’évacuation sanitaire (EVASAN).

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Photos :les H175 destiné à GFS à Hong Kong@ Airbus

 

17/06/2018

Lockheed-Martin fête les 75 ans de Skunk Works !

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L’avionneur américain fête les 75 ans de son bureau d’étude des Advanced Development Programs (ADP) plus connu sous le nom de « Skunk Works ». Ce bureau d’étude est à l’origine de nombreux programmes spéciaux qui ont révolutionné le monde de l’aéronautique.

Aucune mission n'est impossible :

Lockheed-Martin Skunk Works, c’est la volonté de développer rapidement des solutions nouvelles afin de garantir un avantage absolu. Ce qui distingue le Skunk Works, c'est son approche unique créée par le fondateur Kelly Johnson. Cette approche est encore attestée aujourd'hui par les petites équipes autonomes, les processus rationalisés et la culture qui valorise les leçons apprises lorsque vous êtes assez audacieux pour tenter quelque chose qui n'a pas été fait auparavant.

Pour les ingénieurs de Skunk Works, il est important de résoudre des problèmes difficiles, avec une attitude «positive»  et qui a donné lieu à de nombreuses premières dans le domaine de l'aérospatiale et à d'innombrables innovations technologiques. Le bureau d’étude à été fondé en 1943 lorsque le visionnaire Clarence "Kelly" Johnson a obtenu le feu vert pour créer un département d'ingénierie expérimental afin de commencer à travailler sur le chasseur à réaction secret XP-80 « Shooting Star ». Johnson et son équipe ont conçu et construit le XP-80 en seulement 143 jours, soit sept de moins que ce qui était requis. C'est ce projet qui a marqué la naissance de ce qui allait devenir le « Skunk Works » avec Kelly Johnson à sa tête.

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Ce qui a permis à Johnson de faire fonctionner le Skunk Works de manière si efficace et efficiente était son approche organisationnelle non conventionnelle. Il a enfreint les règles, défiant le système bureaucratique qui a étouffé l'innovation et entravé le progrès.

C'est cette approche unique qui a permis de créer des avions uniques comme leLockheed P-80 Shooting Star, le F-104 Starfighter , l’avion espion U-2et l’incroyable SR-71 « Balckbird » et le drone supersonique D-21, sans oublier le F-117.

En dehors de ses murs très opaques, personne ne sait combien de projets ont été développés par bureau secret de Lockheed et combien de flops ils ont eu. Par contre, la renommée de « Skunk Works » est reconnue à travers le monde entier, car celui-ci a repoussé de nombreuses barrières et est à l’origine de nombreuses innovations.

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Photos : 1 le SR-71 2 L’U-2 F-117 @ Lockheed

 

 

 

16/06/2018

Phase finale pour le Global 7500 !

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Présenté en grande première lors du salon aéronautique EBACE de Genève en mai dernier, le Global 7500 a rejoint les installations de Bombardier à Montréal où le travail de finition de haute précision est effectué sur ce biréacteur phare de l’industrie. Les travailleurs qualifiés du Centre d’excellence de Bombardier situé à Dorval (Québec) ont commencé à construire et assembler des ensembles de mobiliers intérieurs incluant les cuisines, des lits pour les chambres, des meubles de salle à manger et des fauteuils « Nuage » pour de nombreux avions de clients depuis l’inauguration du centre à la fin de 2017.

« Alors que l’avion Global 7500 continue de progresser vers son entrée en service, nous sommes absolument enchantés d’accueillir le premier avion de série dans nos installations de Montréal », a déclaré David Coleal, président, Bombardier Avions d’affaires. « Le travail de finition intérieure de l’avion Global 7500 exige du savoir-faire et une technologie de pointe. Bombardier Avions d’affaires propulse son expertise de calibre mondial grâce à une nouvelle procédure modulaire de finition mettant à profit un banc d’essai avancé pour veiller à ce que tous les avions destinés aux clients dépassent les attentes sur tous les plans. »

Dans le cadre du programme de développement, les aménagements intérieurs sont validés au sol sur un banc d’essai Bombardier unique qui reproduit les conditions de vol selon les mouvements de la cellule et les charges de vol, à l’aide d’un fuselage de série monté sur un lit pneumatique. Ce processus a permis de valider l’ajustement et le fini des éléments de l’aménagement intérieur bien avant l’installation effective à bord de l’Architecte, le quatrième véhicule d’essais en vol. Bombardier utilise maintenant cet outil clé pour le processus d’installation de l’aménagement intérieur de ses avions de série pour assurer l’efficacité opérationnelle et une expérience sans compromis pour ses clients.

L’avion Global 7500 est dans les délais pour une entrée en service dans la seconde moitié de 2018. Tous les cinq véhicules d’essai sont opérationnels dans le programme d’essais en vol, avec plus de 2’000 heures d’essais en vol réalisés, témoignant d’une maturité et d’une fiabilité significatives, ainsi que d’un vol en douceur.

Bombardier a récemment confirmé que l’avion Global 7500 affiche une autonomie inégalée de 7’700 milles marins, soit 300 milles marins de plus que prévu dans les engagements initiaux. L’avion Global 7500 est le seul avion d’affaires à pouvoir relier New-York à Hong Kong et Singapour à San Francisco sans escale. Aujourd’hui, Bombardier a l’honneur d’annoncer d’autres améliorations des performances, qui, comme l’accroissement de l’autonomie, seront offertes sans coûts additionnels aux clients. Grâce au design évolué de son aile, rigoureusement testé au cours du programme de validation en vol, l’avion Global 7500 a également dépassé les engagements de performance au décollage et à l’atterrissage, affichant une nouvelle distance de décollage publiée de 5’800 pieds (1 768 mètres) avec le plein de carburant dans des conditions d’exploitation standard. Cette distance de performance au décollage améliorée est près de 500 pieds plus courte que celle de l’avion concurrent le plus proche, et bien plus petit, et permet à l’avion Global 7500 d’accéder à des aéroports aux pistes plus courtes.

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Photos : 1Global 7500 à Montréal@Bombardier2le Global 7500 à Genève @ P.Kümmerling