04/11/2017

Air China a réceptionné son premier B737 MAX !

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Seattle, ce vendredi Air China a célébré la livraison de son premier B737-8 MAX. Le transporteur aérien national de la Chine est la première compagnie aérienne dans le pays à recevoir le B737 MAX.  

"Air China a été un client de longue date ", a déclaré Rick Anderson, vice - président des ventes, en Asie du Nord-Est de Boeing Commercial Airplanes. « Cette livraison marque une nouvelle étape importante dans notre partenariat durable. Nous sommes convaincus que le B737-8 MAX jouera un rôle clé dans la croissance continue d’Air China. » 

Le partenariat de Boeing avec Air China remonte aux années 1970. La flotte d'Air China comprend sept Boeing B747-8, 26 B777-300ER, 11 B787-9 Dreamliner et plus de 140 B737.

Le B737 MAX :

Le B737 «MAX» est 13 % plus économe en carburant que les plus performants des monocouloirs actuels, avec un coût opérationnel par siège inférieur de 8 % par rapport à son futur concurrent. La configuration inclut les nouveaux moteurs LEAP-1B de CFM International qui sont optimisés pour la famille «MAX», un cône arrière redessiné et les nouvelles ailettes dites « Advanced Technology Winglet » conçues par Boeing pour réduire la consommation de carburant. Parmi les autres modifications intégrées, figurent des améliorations apportées aux écrans du poste de pilotage, au système de prélèvement d’air et au système de commande de vol. Par ailleurs, le B737 MAX profite des progrès accompli dans le domaine de la connectivité. Le B737 «MAX» offrira à ses clients la possibilité d’utiliser des données en temps réel, pour prendre en cours de vol des décisions opérationnelles concernant la maintenance au sol. La famille B737 "MAX" comprend le B737-700 «MAX», le B737-800 «MAX» et le B737-900 «MAX», trois appareils qui occuperont le marché des monocouloirs de 100 à plus de 200 sièges. Le B737 «MAX » se caractérisera par un rayon d’action supérieur à celui de la famille B737 NG, avec une autonomie de 6’482 km (3’500 milles nautiques), soit 741 à 1’000 km de plus que le B737 NG. La première livraison du B737-900 «MAX» est prévue en 2018, suivie par la première livraison du B737-700 «MAX » en 2019.

 

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Photos : le premier B737-8 MAX d’Air China @ Boeing

 

03/11/2017

F-35 et maintenant des problèmes de corrosion !

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Le mauvais sort s’acharne un peu plus contre le F-35 de Lockheed-Martin qui a dû interrompre toutes les livraisons de F-35 pendant un mois après avoir découvert une corrosion excessive sur les fixations sous les panneaux de fuselage d'un F-35A. Cette découverte a été faite durant la maintenance d’un aéronef à Hill AFB dans l’Utah, a confirmé le département de la Défense cette semaine. Le Pentagone a temporairement suspendu les livraisons du Joint Strike Fighter du 21 septembre au 20 octobre.

Une enquête menée conjointement par le gouvernement et l'industriel a révélé que Lockheed n'avait pas appliqué d'apprêt pour prévenir la corrosion dans les trous de fixation d'une plaque de recouvrement en aluminium. Le problème ne présente aucun risque pour la sécurité de la flotte et n'affecte pas les opérations.

L’avionneur en collaboration avec les partenaires internationaux sont en train d'élaborer un plan pour inspecter les 250 F-35 déjà livrés et réparer les panneaux avec des fixations corrodées.

 

Photo : F-35C de l’US Navy@ USN

Emirates célèbre la livraison de son 100ème A380 !

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La compagnie Emirates Airlines célèbre aujourd'hui la livraison de son 100ème Airbus A380 lors d'une cérémonie spéciale avec l’avionneur Airbus au centre de livraison du fabricant à Hambourg.

La cérémonie a été particulièrement grandiose, avec la présence de nombreuses personnalités composée de Son Altesse Cheikh Ahmed bin Saïd Al-Maktoum, Président et Directeur Général des Emirats, Sir Tim Clark, Président Emirates Airline, Tom Enders, directeur général d'Airbus; Dominic Horwood, directeur de Rolls-Royce, Son Excellence Ali Al Ahmed, ambassadeur des EAU en Allemagne et Frank Horch, sénateur pour l'économie, les transports et l'innovation de la ville de Hambourg.

"Pour Emirates, l'A380 a été un succès. Nous avons été en mesure de l'utiliser dans des aéroports à capacités restreintes, ainsi que dans des aéroports régionaux et « secondaires » où nous avons accru la demande de passagers. Chaque fois que nous déployons un A380 sur un itinéraire, il stimule généralement le trafic et la demande supplémentaires, car les voyageurs sont attirés par notre expérience phare de l'A380. Nous restons attachés au programme et travaillerons en étroite collaboration avec Airbus et nos partenaires pour améliorer continuellement notre produit A380 alors que nous attendons de recevoir nos 42 avions restants en commande.

Emirates, un poids lourd :

Les investissements d’Emirates dans le programme Airbus A380 ont eu un impact significatif sur le Royaume-Uni et l’économie européenne en général. Une récente étude de Frontier Economics a établi qu’en 2013/2014, Emirates avait indirectement créé 7’000 emplois au Royaume-Uni, correspondant à une contribution de $630 millions (€595 millions) au PIB. A travers l’Union Européenne, les 140 commandes d’A380 ont, d’après les estimations, participé à soutenir 41'000 emplois, soit une impressionnante contribution de $3.6 milliards (€3.4 milliards) au PIB.  

Le programme A380 est au cœur de la stratégie de développement d’Emirates. Soixante A380 sont actuellement en opération et 80 de plus ont été commandés, faisant d’Emirates de loin le plus gros acheteur pour cet appareil. Depuis son introduction en 2008, plus de 36 millions de passagers ont volé avec l’A380. Il a rendu les opérations d’Emirates plus efficaces, transportant davantage de passagers entre les principaux aéroports mondiaux avec un degré d’excellence particulièrement élevé, devenu une signature de la marque.

En plus de la contribution qu’apporte Emirates à l’économie britannique à travers son programme A380, la compagnie continue à jouer un rôle central dans la connexion des villes secondaires, avec des services directs uniques entre Dubai et Newcastle, Birmingham, Manchester ou Glasgow, offrant à ces villes 83 liaisons en une seule escale vers l’Afrique, l’Asie et l’Australie. Ces services sont bien sûr un atout pour les marchés émergeants, soutenant le développement de centres régionaux et impactant positivement les investissements étrangers. Emirates assure aujourd’hui 16 liaisons quotidiennes vers le Royaume-Uni, dont 9 avec l’A380. 

En Suisse, l’A380 d’Emirates est actuellement en service sur l’un des vols quotidiens au départ de Zurich vers Dubaï. La compagnie a annoncé l’introduction de l’A380 sur le second vol à partir du 1eroctobre 2015. 

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Photos : Cérémonie de remise du 100ème A380 @ Airbus

 

 

02/11/2017

Avions de combat, le mauvais exemple autrichien !

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Selon certains journalistes, notre voisin autrichien semble être un exemple idéal en ce qui concerne les points de comparaisons en terme de nombre d’avions de combat pour nos deux pays. Lors de la campagne sur le « fond Gripen » l’aviation autrichienne était déjà citée en exemple par certains.

La situation autrichienne :

Le 21 août 2014, le chef de la section de combat au sein du ministère autrichien de la Défense (MoD), le major-général Karl Schmidseder, a annoncé,  lors d'une conférence de presse que les 15 avions de combat de type Airbus Eurofighter T1 «Typhoon II » devront restreindre de plusieurs heures par jour leur capacité de police du ciel. 

Police du ciel quasi inexistante :

Les compressions budgétaires associées à un nombre insuffisant d’avions de combat obligent donc l’aviation autrichienne à délaisser un peu plus la surveillance de l’espace aérien. Avec seulement 15 avions de type Eurofighter T1 pour une superficie de 83’878,99 km au sol, sans parler du fait que la superficie doit également tenir compte du volume en terme de ciel, soit de l’altitude sol à une altitude de 23’000 mètres, l’Autriche ne peut assurer la police du ciel que le matin. Par contre, il est encore possible de temps en temps, soit deux à trois fois par mois d’assurer une permanence aérienne sur une période estimée à 14 heures, a déclaré le général de division Schmidseder.

Une Force aérienne très limitée : 

La situation de la Force aérienne autrichienne n’est, de loin pas très enviable, avec seulement 15 avions de combat Eurofighter T1, soit le modèle le plus limité de la gamme du chasseur européen.

En effet, sur ces 15 aéronefs, seul 6 à 8 sont réellement disponibles, les autres se trouvant en maintenance et servant à la formation du personnel aérien et au sol. Le standard T1 des Eurofighter autrichien ne permet que l’interception à courte portée, ainsi que l’engagement avec des bombes en chute libre. Pas de guerre-électronique, ni de reconnaissance aérienne, incapacité antibalistique.

L’Otan en protecteur: 

Cette situation au centre de l’Europe inquiète l’Otan, qui avait déjà dû assurer la protection du ciel autrichien lors de la guerre en ex-Yougoslavie.  Si la situation ne pose pas encore de problème aujourd’hui, une accentuation des risques de tensions en Europe à l’avenir pourraient donc bien devenir très problématique. L’Otan se pose donc comme un protecteur direct du ciel autrichien. Cette situation contraint d’ailleurs l’Autriche à une perte de sa souveraineté aérienne.

Un nouvel avion en plus grand nombre :

Vienne travaille à une amélioration de sa Force aérienne, en cherchant à se débarrasser de ses Eurofighter T1 et opter pour un autre appareil en plus grand nombre. Selon le calendrier, l'Autriche va se débarrasser de sa flotte de15 Eurofighter « Typhon II » Tranche 1 à partir de 2020. L’objectif étant de se doter d’un nouvel avion de combat ayant un standard plus performant et en plus grand nombre.

Pour le ministre de la Défense, Hans Peter Doskozil « Ceux qui disent oui à la neutralité autrichienne et à la souveraineté doivent également dire oui à un avion supersonique moderne et à haute performance capable de faire des opérations ponctuelles avec un coût à l’heure de vol viable ».

Le rapport conclut que l'armée de l'air exige une nouvelle flotte de combattants supersoniques, capable de fonctionner 24 heures sur 24 et équipé de missiles guidés et d'un système avancé d'autodéfense.

Une situation complexe :

Selon la presse de notre pays (20minutes, Nouvo), l’Autriche espère 18 avions de combat, ce chiffre serait suffisant. Vraiment ? Avec seulement trois avions supplémentaires, notre voisin n’améliorerait pas sa situation en terme de disponibilité de la police du ciel, au mieux la dotation permettrait de disposer de 8 à 9 avions au-lieu des 6 à 8 actuels. Le pays continuerait de ne pouvoir réagir en cas de tensions en terme de durée en centre Europe.

Que veut réellement l’Autriche :

Rappelons ici que la Force aérienne autrichienne moderne a été créée en 1955 et bridée par l’Otan du fait que le pays était un allié au Nazis durant la guerre. La Force aérienne autrichienne ne pouvait acheter des avions performants et a été contrainte à ne pouvoir acquérir que des missiles de courtes portées.

La situation ayant changé, Vienne réfléchit à la modernisation de son aviation avec les objectifs suivants :

 

  • Achat d’un nouvel avion à partir de 2020 en deux tranches.
  • Formation de nouveaux pilotes.
  • Trouver un repreneur pour les actuels Eurofighter T1.

Contrairement a ce qui a été dit dans notre presse, l’Autriche cherche bien un lot d’avion de 18 à 20 nouveaux appareils, mais le pays est conscient que ce nombre reste insuffisant. L’Autriche doit donc former plus de pilotes et espère revendre ses Eurofighter pour notamment financer une seconde tranche d’avions à l’aube de 2025-2028. L’Autriche prévoit donc de passer de 15 à 30 voir 40 appareils. Tout en restant en partie sous-tutelle de L’Otan.

Les bons exemples :

Non, l’Autriche n’est certainement pas le bon exemple pour une comparaison en vue du développement de nos Forces aériennes. La volonté en Suisse de souveraineté aérienne, de garantir à l’avenir d'une police du ciel 24/24 et de pouvoir tenir notre espace aérien en cas tensions internationales ne cadre pas avec les possibilités de notre voisin. Ceux et celles qui utilisent l’exemple autrichien n’ont de vœux que le démantèlement de notre aviation militaire.

Il existe pourtant de bons exemples pour tirer quelques comparaisons, la Finlande, la Suède, soit des pays neutres comme nous, souverains capables de se donner les moyens de leurs ambitions.

 

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Photos : 1 Eurofighter autrichien limité en armement @ AIF 2 Les Hornet suisses doivent pouvoir soutenir une protection en profonderu et dans la duré @ Swiss Air Force

 

 

 

Modernisation des P-3 « Orion » allemands !

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Lockheed Martin a reçu un contrat de 158,5 millions de dollars pour la deuxième phase du programme de modernisation de la flotte d’avions de patrouille maritime P-3C « Orion » de la marine allemande. Cette seconde phase se concentrera sur les mises à jour du système de mission de huit avions de patrouille maritime.

La modernisation des P-3C allemands doit permettre de soutenir les opérations jusqu'en 2035. Le système de mise à niveau de mission fait partie d'une mise à niveau global de la flotte avec la modernisation de l’avionique capacité et de la capacité de vol aux instruments (IFR).

Le programme d'actualisation du système de mission des P-3C allemands inclura la conception, le développement, la fabrication, l'intégration, l'installation et l'essai du système de mission tactique aéroporté de Lockheed Martin. La majeure partie de la conception, de la fabrication et des mises à niveau matérielles et des logiciels sera effectuée sur les sites de Lockheed Martin à Owego près de New York, Manassas, Virginie et Marietta, Géorgie.

Le système de mission tactique aéroporté est un système basé sur le système JAVA à architecture ouverte qui fournit des logiciels de pointe ainsi que des composants de traitement, d'affichage et de contrôle du système de mission de base. En tirant parti des composants commerciaux (COTS), les coûts d'obsolescence futurs sont réduits, soutenant ainsi la durabilité à long terme du système pour le client. En plus du système de mission tactique aéroportée, l'actualisation du système de mission comprendra un nouveau système de traitement acoustique monté sur bâti aéroporté (AR-C2P) qui assurera la durabilité à long terme de l'avion P-3.

Le programme d'actualisation du système de mission P-3 « Orion » en Allemagne a débuté en 2016 lorsque la marine américaine a attribué à Lockheed Martin un premier contrat de vente militaire (FMS) de 54,9 millions de dollars pour des travaux de conception et de conception préliminaires. L'attribution actuelle du contrat de 158,5 millions de dollars prend le programme de la revue préliminaire de conception à l'achèvement du programme en 2022. Les huit avions exploités par la marine allemande ont été achetés au début de 2006 auprès de la marine royale néerlandaise.

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Photos : P-3C « Orion » de la Marine allemande @ Deutsche Marine