07/11/2017

Avions de combat : bientôt dotés de laser ?

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Le Laboratoire de recherche de l'US Air Force (AFRL) a attribué à Lockheed Martin un contrat de 26,3 millions de dollars pour la conception, le développement et la production d'un laser à haute puissance pour être testé depuis un avion de combat.

Le Laboratoire de recherche de l'US Air Force prévoit de tester le laser sur un avion de chasse tactique d'ici 2021. Le contrat fait partie du programme de démonstrateur de laser à haute énergie d'autoprotection SHiELD (Self-Protect High-Energy Laser Demonstrator) de l’AFRL, et représente une avancée majeure dans la maturation des systèmes de protection laser aéroportés.

Le programme SHiELD :

Le programme SHiELD comprend trois sous-systèmes:

La Recherche dans les effets aérodynamiques (STRAFE), le système de contrôle du faisceau, qui dirigera le laser sur la cible et le pod monté sur le chasseur tactique, qui alimentera et refroidira le laser.

Lockheed-Martin va se concentrer sur le développement d'un laser compact à haut rendement dans des contraintes de taille, de poids et de puissance. L’objectif étant de produire un démonstrateur d’arme laser en plate-forme d'essai aéroportée suffisamment petit pour venir s’intégrer dans un avion. Le développement de systèmes laser à haute puissance, tels que le SHiELD montrent que les technologies des systèmes d'armes laser deviennent réelles et qu'elles sont prêtes à être produites, testées et déployées sur des avions, des véhicules terrestres et des navires.

Rappel :

En juin de cette année, un laser à haute énergie monté sur un hélicoptère d'attaque Boeing AH-64 « Apache » a acquis et atteint une cible sans pilote. Le test a été mené par l’équipementier Raytheon et le Bureau de gestion du programme « Apache » de l'armée américaine en collaboration avec le Commandement des opérations spéciales des États-Unis à White Sands Missile Range, au Nouveau-Mexique.

Une réalité d’ici 20 à 25 ans :

Un mélange d’armes laser et d’armes classiques devrait profondément changer l’espace de bataille d’ici 20 à 25 ans selon l’US Air Force. Les armes à laser dirigent des faisceaux de lumière très concentrés sur leurs objectifs seront dans un premier temps surtout engagées à courte distance face à des drones. Ouis sur des cibles toujours plus gtrandes et à des distances plus importantes. Le principe du fonctionnent d’une arme laser et de chauffer la cible à des températures élevées, ce qui les enflamera presque instantanément. Au vue de la complexité d’un tel système, les premières générations d’armes laser seront principalement défensives.

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Photos : image de synthèse d el’utilisation d’arme laser sur avions de combat @ USAF

06/11/2017

L’A100 « Mainstay » prêt pour 2020 !

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Moscou, la Russie prépare le remplaçant de son avion d’alerte lointaine et de contrôle A-50U AWACS actuellement en service au sein de la Force aérienne. Le nouvel appareil, l’A-100 a effectué son son vol inaugural ce printemps pour entrer en service en 2020.

La nouvelle version du «Mainstay» est basée sur l'avion de transport Il-76MD-90A (IL-476) et doté de moteurs PS-90A-76. L’A-100 sera doté d’un radar tridimensionnel à balayage électronique de dernière génération, conçu par l’entreprise Vega. Il sera capable de traiter des cibles variées, depuis les cibles aériennes, terrestres et navales jusqu'aux drones hypersoniques en passant par des cibles aérodynamiques et balistiques. Il sera également capable de mener la reconnaissance et de fournir des informations à des postes de commandement de tout niveau. Selon les premières informations officielles, L'avion sera capable de détecter des aéronfes à une distance de plus de 600 km, et des navires à une distance de 400 km.

l’Il-476 / Il-76MD-90A

L'avion de transport lourd Il-476/ Il-76MD-90A est une version profondément modernisée de l'Il-76 qui était produit à Tachkent (Ouzbékistan) à l'époque de l'URSS. L’avion présente une voilure revue et corrigée, ainsi qu’une structure simplifiée, mais sa construction a beaucoup changé et l'avion est maintenant doté de nouveaux systèmes de commande et de navigation. Le nouvel appareil dispose d’une autonomie de vol de 5.000 km avec une charge utile de 52 tonnes (contre 4.000 km et une charge utile de 47 tonnes pour son prédécesseur). Son poids au décollage a augmenté de 190 tonnes à 210 tonnes. L'avion requiert un équipage moins nombreux (deux pilotes contre deux pilotes et un mécanicien). Doté d’une nouvelle avionique avec des systèmes de navigation modernisés, il a reçu des moteurs de conception récente de type Aviadvigatel PS-90A-76, déjà montés sur les Tupolev 204/214.

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Photos : prototype A-100LL du futur « Mainstay » @ VVS

 

TAI a débuté le développement de l’hélicoptère ATAK 2 !

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Turkish Aerospace Industries (TAI) a annoncé qu'elle avait débuté le développement national de l'hélicoptère d'attaque ATAK 2.

Pour l’avionneur turc TAI l'ATAK 2 sera un hélicoptère de six tonnes construit sans assistance étrangère sur la base des connaissances techniques et de l'expérience opérationnelle acquises avec l'hélicoptère d'attaque T129 actuellement produit sous licence de Leonardo. L'ATAK 2 sera plus gros et plus lourd que l’actuel T129.

En plus d'être plus lourd, l’ensemble des systèmes devront être produit en Turquie permettant ainsi un approvisionnement national sans dépendance éttrangère.

L'ATAK-2 disposera de plusieurs améliorations par rapport au T129, telles qu'une charge utile accrue et une avionique mise à jour.

L'ATAK-2 pourrait réutiliser certains des composants critiques de l'hélicoptère utilitaire TAI T625, tels que les parties dynamiques (par exemple le rotor) et le système de transmission. Cela permettra de réduire les coûts de développement ainsi que de fournir des points communs techniques, en réduisant les coûts d'exploitation.

Par ailleurs, le programme ATAK 2 directement est lié au développement du moteur de Engine Industries (TEI). Un premier des moteurs de 1’400 shp de TEI devrait être achevé en 2019.

 

Photo ; l’actuel T129 ATAK-1 @ TAI

05/11/2017

Au Danemark les critiques s’envolent sur le F-35 !

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Une nouvelle polémique vient d’éclater à propos du programme de l’avion de combat de Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ». Celle-ci, se déroule chez un client européen au Danemark et concerne des problèmes de coûts et la diminution de la capacité de combat future du pays.

Pas assez d’avions et trop cher :

Selon le National Audit Office, le ministère de la Défense du Danemark a été trop optimiste pour calculer ce que les avions de combat F-35 pourront faire, par exemple, en terme d’heures de vol. Les 27 Lockheed-Martin F-35A ne pourront purement et simplement pas compenser en terme de dotation minimale la flotte actuelle de 44 F-16. Pour mémoire le Danemark avait acheté 77 F-16A/B et en avait modernisés 47 au standard MLU.

Dans le même temps, il existe un risque important que le coût total de l’acquisition dépasse les 66 milliards de l’ensemble de la durée programme, soit 30 ans.

Pour la Force aérienne du Danemark, une future flotte de 27 F-35 ne permettrait pas de résoudre les tâches promises et le Danemark se retrouvera avec une Force aérienne plus faible qu’aujourd’hui.

Selon le professeur de politique internationale de l'Université de Copenhague Ole Wæver, le Danemark pourrait être contraint d'acheter plus d'avions de combat ou de réduire le nombre de tâches. L'expert en défense Peter Viggo Jakobsen, de l'Académie de la Défense, critique le ministère de la Défense pour avoir « reculé » afin de s'assurer que le F-35 puisse remporter la compétition sur deux autres avions en concurrence. 

Rappel :

C’est au mois de mai 2016 que le ministère de la défense et le gouvernement du Danemark ont ​​recommandé la sélection du Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » comme futur avion de combat pour le pays. Cette décision fait suite à une réévaluation. La décision finale a été annoncée par le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Peter Christensen. Trois appareils étaient concernés, l’Airbus DS Eurofighter, le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » et le Lockheed-Martin F-35.

 

Photo : Le F-35 est censé venir remplacer les F-16 au Danemark@ Lockheed Martin.

 

 

04/11/2017

Le Brimstone validé sur l’Eurofighter !

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La série finale de tirs en direct du missile de frappe de précision BAe Brimstone depuis un avion de combat Eurofighter « Typhoon II » a été achevée avec succès.

Les essais, menés à partir du Military Air & Information de BAE Systems à Warton dans le Lancashire, au Royaume-Uni, font partie d'un programme des nouvelles améliorations qui seront déployées à travers la Royal Air Force (RAF), pour compléter les capacités de l’Eurofighter.

L'intégration du missile Brimstone II est une exigence unique du Royaume-Uni dans le cadre du projet Centurion de la Royal Air Force. Le projet intégrera les trois principales armes terrestres qui équipent le Panavia Tornado GR4, sur le « Typhoon II », soit la bombe guidée « Paveway IV » de Raytheon a été intégrée sur Typhoon à travers la mise à niveau P1E. Puis, ce fut l’adaptation du missile MBDA Storm Shadow qui a été intégré dans le paquet P2E avec le Meteor. Maintenant c’est au tour du « Brimstone II » de venir compléter l’arsenal de l’avion. Les mises à niveau ne s'appliquent qu'aux modèles de la Tranche 2 et 3 du « Typhoon II ».

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L’intégration du Brimstone fait partie du package P3E (Phase 3 Enhancement) qui inclut également le système de mission et les mises à niveau des capteurs. Le P3E est la dernière partie du Projet Centurion pour assurer une transition en douceur des capacités du Tornado GR4 vers le « Typhoon II » pour la RAF.

Le MBDA Brimstone : 

Le missile Brimstone air-sol britannique est fabriqué par MBDA sur commande de la Royal Air Force. Il est équipé d'un guidage laser et d'un radar millimétrique, ceci afin de le rendre plus efficace contre des cibles mobiles. 

Photos : Tirs du Brimstone depuis un Eurofighter de la RAF@ Airbus DS