27/11/2017

Inde, Tir d’un Brahmos depuis Su-30MKI !

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L'armée de l'air indienne a tiré pour la première fois le missile de croisière « Brahmos » d'un avion de combat le 22 novembre dernier.

Le tir d'essai annoncé par le ministère de la Défense de l'Inde intervient presque 17 mois après que l'armée de l'air ait volé avec « Brahmos » à bord du Sukhoi Su-30MKI lors d'un test de portage captif.

L'armée indienne a déjà déployé le missile « Brahmos », indo-russe depuis ses navires, mais le missile a nécessité plusieurs modifications pour la version aérienne.

L'armée de l'air indienne a effectué des modifications logicielles sur le Su-30MKI et Hindustan Aeronautics a apporté les modifications électriques et mécaniques nécessaires à l'avion. La modification la plus difficile était d'optimiser l'alignement de transfert des capteurs inertiels. Soit un processus compliqué d'étalonnage des capteurs inertiels du missile à l'aide des données des systèmes de guidage de l'avion.

Après avoir terminé le tir d'essai dans la baie du Bengale, l'armée indienne affirme que le « Brahmos » est maintenant le missile antinavire le plus rapide jamais lancé depuis les airs. La capacité du missile couplée à la performance exceptionnelle de l'avion Su-30 donne à l'IAF une portée stratégique et lui permet de dominer l'océan et les champs de bataille a expliqué le ministère de la Défense.

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Le BrahMos :

Le BrahMos est un missile de croisière supersonique pouvant être lancé à partir d'un sous-marin, d'un bâtiment de surface, d'un avion ou d'une station terrestre. Développé conjointement par l'Inde et la Russie qui ont créé à cette fin une société commune, BrahMos Aerospace Private Limited.

Utilisé par l'armée indienne depuis 2005, le « BrahMos » est un missile supersonique à propergol solide pesant 2,55 tonnes. Le missile vol à des vitesses comprises entre Mach 2,5 et 2,8. Sa version originale est longue de 8,3 mètres pour 0,67 m de diamètre. Doté d'une ogive de 200 à 300 kg, le BrahMos est capable de neutraliser les cibles à une distance de 290 km avec une charge anti-blindage ou nucléaire. BrahMos est un acronyme composé des premières syllabes du fleuve indien Brahmapoutre et de la rivière russe Moskova.

Le Sukhoi Su-30MKI :

Le Sukhoi Su-30MKI ou « Super 30» bénéficie des capacités similaires à celle des avions de combat de cinquième génération. L’appareil est doté d’une avionique améliorée, d’un radar AESA de type Phazotron Zhuk-MA plus puissant, capable d’engager plus de quatre cibles simultanément et ceci également vers l’arrière. L’avion dispose d’une certaine capacité en matière de furtivité et ceci grâce à une diminution de la signature radar. L’autre nouveauté concerne l’adaptation des missiles indien BrahMos et du KH-59M Ovod-M. L’avionique dispose d’un mode carte numérique avec une capacité de guidage longue portée TV. L’appareil est doté de la version des moteurs AL-31FP de Saturn Corporation, dont la durée d’entretien est montée à 2’000 heures en lieu et place des 1’000 actuels. Un nouveau logiciel de contrôle de la poussée vectorielle (TVC) permet une meilleure sécurisation en cas de manœuvre extrême.

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Photos : 1 Su-30 MkI doté du Brahmos 2 & 3 Séquence de tir du Brahmos@ IAF

 

26/11/2017

La Finlande veut 64 nouveaux avions de combat !

 

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Helsinki, dans le cadre du programme de remplacement de la flotte actuelle de sa flotte de Boeing F/A-18C/D « Hornet », le ministère finlandais de la Défense prévoit l'achat de 64 nouveaux chasseurs à réaction pour un montant d'environ 7 à 10 milliards d'euros.

Pas question de restreindre les capacités :

La Force aérienne veut un minimum de 64 nouveaux avions de combat multirôle, soit la même dotation qu’actuellement. Pour la Finlande, il n’est pas question de sacrifier sa capacité d’action. La Finlande ne veut pas suivre les exemples de pays voisins, qui sacrifient la dotation et qui se retrouveront dans une limitation de capacités et d’engagement. Pour le pays il est primordial de garder une marge de manœuvre avec un nombre d’avions qui permet de tenir le ciel en cas de situation de tensions.

"Nous avons besoins de 64 avions de chasse, parce que les nouveaux avions ne sont pas plus rapides et ne peuvent rester plus longtemps en l'air que les avions actuels, nous aurons besoin du même nombre de jets pour maintenir la défense aérienne ", Lauri Puranen du ministère de la Défense finlandaise.

Appel d’offres :

Le ministère a annoncé qu'il enverrait des appels d'offres début 2018 à Boeing et Lockheed-Martin, Saab, Dassault Aviation et Airbus DS.

On retrouve une nouvelle fois les grands classiques du moment, avec le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II», le Saab JAS-39 Gripen E MS21,  l’Eurofighter «Typhoon II» T3A/B Block20 et le Dassault Rafale F3-R, ainsi que le Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet ».

Le Parlement finlandais a décidé qu'il dépenserait entre 7 et 10 milliards d'euros pour l’achat nouveaux avions, ce qui fera de cette acquisition le plus gros achat jamais effectué par la Finlande.

Essais et choix : 

Les essais des aéronefs proposés auront lieu à la fin de 2019 et au début de 2020 afin de démontrer la performance dans des conditions météorologiques difficiles. La sélection est prévue pour 2021, avec des livraisons en cours d'exécution entre 2025-2030.

Photo : F/A-18 C Hornet finlandais@ aviation finlandaise

Le « Black-Hawk » chinois bientôt opérationnel !

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Chine, le nouvel hélicoptère utilitaire de catégorie moyenne, Harbin Z-20 se rapproche de sa capacité opérationnelle complète. En effet, le Z-20 également surnommé le « Black-Hawk » chinois du fait de sa ressemblance avec son homologue américain vient de terminer ses essais à haute altitude sur l'aérodrome de Xiahe, dans la province de Gansu.

Des photos de deux Z-20, n° 635, 636 portant les insignes de l'Armée de l'air de la Libération populaire (PLAAF) ont été diffusées sur les sites internet chinois, indiquant que les hélicoptères du constructeur Harbin Aircraft Industry Group ( HAIG), ont terminé les tests à une altitude de 4’000 m (13’200 pieds).

L'exigence du Z-20 remonte aux années 1980, lorsque la Chine cherchait un hélicoptère utilitaire de taille moyenne pour ses opérations dans la région montagneuse de l'Ouest. Le PLAAF a finalement acquis 24 Sikorsky S-70C-2 avec les moteurs améliorés General Electric T700-701A. Il a été rapporté que la performance du S-70 dans les hautes terres était inégalée, même avec l'acquisition plus tardive par la Chine d'hélicoptères Mil Mi-17V5 en provenance de Russie.

Une copie améliorée :

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Le développement du projet d'hélicoptère de 10 tonnes a débuté en 2006 avec la présentation d'un modèle réduit du Z-20, lors du salon aéronautique de Zhuhai. Mais ce n'est que le 23 décembre 2013 que le Z-20 a effectué son premier vol. Il a fait sa première apparition publique au Zhuhai Airshow 2016.

À première vue, le Z-20 ressemble fortement au Sikorsky UH-60/ S-70 Black-Hawk. Cependant, le concepteur du Z-20, Deng Jinghui, a déclaré aux médias chinois que le Z-20 est un modèle «fly-by-wire». Les principales différences visuelles sont les cinq pales du rotor principal sur le Z-20, et le cadre du joint queue-à-fuselage plus angulaire. L'observateur militaire Huo Yanbin pense que ces caractéristiques donneront au Z-20 plus de portance et une plus grande capacité de cabine et d'endurance que le Black-Hawk.

Les photos les plus récentes montrent également un nouveau carénage installé à l'arrière des échappements du moteur et un autre sur la colonne vertébrale, vraisemblablement des boîtiers pour les communications par satellite ou le système de navigation par satellite BeiDou (Big Dipper).

Une partie importante du développement réussi du Z-20 est l'intégration de ses moteurs. Le moteur principal du Z-20 est le turbomoteur chinois WZ-10, fournissant 1 600 kW (environ 2 145 shp). En comparaison, les derniers moteurs UH-60 GE T700-701D produisent 1 500 kW (environ 2 011 shp).

Utilisation :

Le Z-20 sera une plate-forme clé de mobilité et de la projection pour l’armée chinoise et fournira également à la Marine de l'Armée populaire de libération (PLAN) un hélicoptère naval polyvalent indispensable. Le Z-20 et ses systèmes récents lui permettront d'être interopérable sur tous les navires de la marine. Une version de lutte anti-sous-marine n’est pas à exclure et viendrait compléter les dispositifs en cours de réception de la marine chinoise.

 

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Photos : Le Z-20 @CCTV

25/11/2017

L ‘A350-1000 est certifié !

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À la suite d'une campagne d'essais en vol intensifs menée en moins d'un an, l'A350-1000 a reçu la certification de type de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) et de la Federal Aviation Administration (FAA). L'avion certifié est propulsé par des moteurs Rolls-Royce Trent XWB-97.

Le document de certification de type de l’A350-1000 de l'AESA a été signé par le directeur de la certification de l'EASA, Trévor Woods, et le document de certification de type A350-1000 de la FAA a été signé par le directeur de la section internationale de la FAA, Bob Breneman. Les deux certificats ont été remis au vice-président exécutif d'Airbus, Charles Champion.

La certification de type est une exigence pour que l'aéronef entre en service commercial. Cette étape vient après des essais intensifs en vol qui ont amené la cellule et les systèmes au-delà de leurs limites de conception, afin de s'assurer que l'aéronef satisfait à tous les critères de navigabilité. Les trois avions d'essais en vol A350-1000 équipés de moteurs Rolls-Royce ont accumulé avec succès plus de 1’600 heures de vol. Par ailleurs 150 heures de vols, ont été complétées avec le même aéronef dans une compagnie aérienne comme dans un environnement opérationnel pour démontrer sa disponibilité à entrer en service.

L'A350-1000 est le dernier-né de la famille des gros-porteurs d'Airbus, présentant un haut niveau de notoriété avec l'A350-900, avec 95% de références de systèmes communes et une notation de type identique. En plus d'avoir un fuselage plus long pour accueillir 40 passagers de plus que l'A350-900 (dans une configuration typique à 3 classes), l'A350-1000 dispose également d'un bord d'aile modifié, de nouveaux trains d'atterrissage principaux à six roues et Moteurs Rolls-Royce Trent XWB-97. Avec l'A350-900, l'A350-1000 façonne l'avenir du voyage aérien en offrant des niveaux d'efficacité sans précédent et un confort inégalé dans sa cabine «Airspace». Avec sa capacité supplémentaire, l'A350-1000 est parfaitement adapté à certains des trajets long-courriers les plus achalandés. A ce jour, 11 clients des cinq continents ont commandé un total de 169 A350-1000.

 

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Photos : 1 L’A350-1000 lors des essais @ Airbus S.Ramadier 2 Les deux certificats @ Airbus A. Doumenjou

24/11/2017

Police du ciel : premier test de 36 heures réussi !

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Le développement de la disponibilité du service de police aérienne se poursuivra par étapes jusqu’à fin 2020. À terme, il est prévu que deux avions armés soient opérationnels 24 heures sur 24, 365 jours par an. Depuis janvier 2017, le service de police aérienne est déjà disponible tous les jours, week-ends et jours fériés compris, de 8h00 à 18h00. Les Forces aériennes ont toutefois ordonné au service de police aérienne d’atteindre une disponibilité encore plus élevée du 20 au 21 novembre 2017.

Le projet Police aérienne 24 (PA24) vise à atteindre une disponibilité permanente 24 heures sur 24 et 365 jours par an d’ici fin 2020. La phase actuelle de sa mise en œuvre prévoit une disponibilité normale de 8h00 à 18h00, 365 jours par an. Cependant, l’ordre a été donné d’assurer la disponibilité aussi pendant la nuit du 20 au 21 novembre 2017. Ainsi, la disponibilité a pu être maintenue de façon ininterrompue pendant 36 heures.

Avec cette mesure, les Forces aériennes poursuivent deux objectifs : il s’agit, d’une part, de pouvoir ordonner de temps à autre une augmentation aléatoire de la disponibilité afin de rester imprévisible en cassant la routine et, d’autre part, d’acquérir des connaissances utiles pour la mise en œuvre des phases ultérieures, où la disponibilité sera plus élevée. En effet, dès le 1er janvier 2019, le service de police aérienne sera disponible de 6h00 à 22h00, 365 jours par an, et les Forces aériennes seront prêtes à l’engagement tous les jours, 24 heures sur 24, à partir de fin 2020.

Un espace aérien plus sûr :

La surveillance active de l’espace aérien est déjà une réalité depuis 2005. Sa grande utilité a à nouveau été démontrée récemment. En effet, le 31 octobre dernier, un avion de ligne survolant la Suisse a dû procéder à une descente d’urgence, une manœuvre consistant à quitter l’altitude de vol actuelle pour entamer rapidement une descente en raison de problèmes techniques liés par exemple à la pression dans la cabine. La centrale d’engagement de la défense aérienne a suivi cet événement activement. Alors que l’avion avait atteint une altitude d’environ 3500 mètres dans le secteur de Zurich, toutes les données du transpondeur ont cessé d’être transmises. Cet appareil permet d’afficher un aéronef sur les écrans radars du contrôle aérien civil. Si le transpondeur d’un avion tombe en panne, celui-ci disparaît des écrans radars. Quand cela s’est produit, seul le service de la navigation aérienne militaire était encore en mesure de maintenir un contact radar avec l’aéronef en question, car les radars militaires peuvent aussi repérer et afficher des avions qui n’émettent pas de signal activement. Ainsi, les contrôleurs aériens militaires ont pu transmettre en tout temps la situation de l’avion à leurs homologues civils. Cette excellente collaboration accroît la sécurité de l’espace aérien. Des informations ont aussi été transmises à l’armée de l’air allemande, car la trajectoire de vol prévue menait en Allemagne. La situation a pu être clarifiée alors que l’avion se trouvait dans l’espace aérien allemand. Le signal du transpondeur a pu être reçu, et l’aéronef a été redirigé vers Munich afin d’y atterrir.

Une motion datant de 2009 de l’ancien conseiller aux Etats Hans Hess (PLR/OW) est à l’origine de la PA 24. Elle demandait que la disponibilité opérationnelle du service de police aérienne soit aussi garantie en dehors des heures de travail habituelles. Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum. (Sources DDPS).