13/07/2017

Vol inaugural pour le PC-21 de l’Armée de l’air !

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Stans, le premier Pilatus PC-21 destiné à l’Armée de l’air française a effectué son vol inaugural le 10 juillet dernier. L’avion n°293, HB-HVA et futur 709FC continue ses essais avec à son actif deux vols supplémentaires.

Rappel : 

La France cherchait un remplaçant à son avion école Dassault Alphajet, une demande de pré-sollicitation initiale a été publiée en avril 2015 par la DGA. Elle a été suivie d'une demande de propositions (DP) en septembre de la même année. Sous le nom de FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) le programme poursuit deux objectifs :Remplacer le système actuel (avions et moyens sol) de formation (phase basique) des équipages des avions de chasse (pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes) à Tours et Cognac.Et de permettre une activité aérienne sur avion de formation en complément d’une activité sur avion d’arme pour les pilotes du « second cercle » qui ont vocation à renforcer et à soutenir les unités opérationnelles quand elles sont engagées.Le programme porte sur l’acquisition d’une flotte d’avions, de moyens de simulation au sol et des infrastructures associées. Une prestation de soutien est également prévue. Il s’agit de former une cinquantaine de personnels navigants par an et d’entraîner une cinquantaine de pilotes de chasse expérimentés. Le volume horaire annuel prévu est de l’ordre de 11’000 à 13’500 heures de vol.

Le contrat signé a été signé le 30 décembre 2016 par l'armée de l'air française avec Babcock Mission Critical Services France (BMCSF) et Pilatus. Le contrat comprend la location des PC-21 par la société Babcock Mission Critical Services France ainsi que du matériel connexe de formation, l’avionneur suisse assurera la logistique. En plus de la Force aérienne suisse, la France est aujourd'hui la deuxième nation européenne à opter pour le PC-21 dans le cadre du système de formation intégré le plus avancé et le plus efficace au monde.

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Le Pilatus PC-21 : 

Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là, d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe, vers des chasseurs modernes, tels que les F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter, F-35 pour ne citer que ceux-là. Il est également possible d’opter pour une combinaison en binôme avec un jet école, dans ce cas la formation sur jet peut être réduite en nombre d’heure. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués, sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène. L'avion permet une simulation complète et ceci sans armement, car ceux-ci sont simulés grâce à une interface spécialement développée pour l’avion.

Pays utilisateurs:

  •  Force aérienne Saoudienne: 55 commandés en 2014.
  • Royal Australian Air Force: 49 commandés, premières livraisons en février 2017. 
  •  Emirat Arabe Unis: 25 appareils.
  • Armée de l'air: 17 commandés en 2016.
  • Force aérienne Jordanienne: 8 commandés en avril 2016 + 2 commandés fin 2016. 
  • Force aérienne du Qatar:  24 en service , première livraison en 2014, dernière en février 2017. 
  • Empire Test Pilot'School: 2 commandés fin 2016.
  • Force aérienne de Singapour: 19 en service.
  • Force aérienne Suisse: 8 (2 en options). 

 

 

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Photos : Le PC-21 de l’Armée de l’air@Stephan Widmer

 

Incendie d’un F-35, personnel trop confiant !

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L’enquête de l'US Air Force concernant le l’incendie qui s’est déclaré, lors du démarrage du moteur d’un Lockheed-Martin F-35A le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho a rendu ses conclusion.

Rappel :

L’incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur le 23 septembre 2016 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé était l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home. Le pilote a pu évacuer l’avion, mais a été traité à l’hôpital pour des brûlures, ainsi que trois militaires de l’équipe au sol.

Les faits :

Selon le rapport d’enquête, le feu s’est déclaré lors du démarrage du moteur par un fort vent arrière. En effet, un fort vent de 30kt était actif pendant que le moteur Pratt & Whitney F135 a commencé une séquence de démarrage, forçant un retour de l'air chaud dans l'entrée de la tuyère de l’avion.

À mesure que la température de l'air augmentait, pendant que l’APU continuait d’alimenter le démarrage de la turbine en énergie électrique, une série de dysfonctionnements s'est produite. La densité inférieure de l'air produisait un couple insuffisant nécessaire au moteur, ce qui a ralentit la rotation de la section de la turbine.

Dans le même temps, le carburant a continué à alimenter le moteur à un rythme croissant, ce qui a poussé à un feu de moteur avec les gaz d'échappement. Le vent arrière a permis à l’incendie de se propager rapidement à travers l'avion et a causé des dommages importants à l’arrière de celui-ci.

Les conclusions du rapport :

Le rapport reproche un manque de sensibilisation et de formation aux pilotes et aux mécaniciens en ce qui concerne les conditions de vent arrière lors d'un démarrage du moteur. Une liste de contrôle du pilote comprenait un avertissement que les vents arrières forts peuvent pendant le démarrage d'un moteur provoquer une panne de l’APU. Cependant, la check-list du constructeur ne précisait pas la limite de vent arrière à ne pas dépasser. Le processus de démarrage du moteur du F-35A est fortement automatisé a conduit le pilote à croire que l'avion pouvait traité la plupart des procédures de départ de manière autonome. De plus, les données du moteur sont restées au « vert » et le pilote a supposé qu'il n'y avait aucun problème pour ce démarrage.

Les faits démontrent que si le pilote avait été mieux formés et que les limites de démarrage avec un fort vent arrière avait connues, le pilote et les mécaniciens au sol auraient pu identifier le problème plus tôt. L’équipe a par ailleurs eu trop confiance dans les systèmes de l’avion.

Selon le colonel Dale Hetke, de l'USAF, qui a mené l'enquête. "Cette conscience vague a conduit à une formation insuffisante pour les démarrages de moteurs avec un vent arrière. La formation a également entraîné une complaisance et une dépendance excessive à l'automatisation des aéronefs ».

Le service n'a pas encore déterminé les coûts totaux, mais estime que les dommages a l’avion coûteront plus de 17 millions de dollars.

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Photos : 1 F-35A au démarrage 2 Une partie des dégâts de l’incendie du 23 septembre@ USAF

 

Modernisation des Super Hornet australiens !

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 Le département d'État américain a approuvé la vente de systèmes électroniques en veu de la modernisation de 24 appareils de combat Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » de la Royal Australian Air Force (RAAF). La valeur du contrat est estimée à 101 millions de dollars.

La société Harris Corporation fournira 32 systèmes de radio tactique JITRS MIDS et 39 systèmes de contre-mesures AN/ALS-214A (V) 4, a fin de venir renforcer le potentiel des « Super Hornet » australiens.

Cet équipement aidera l'Aviation royale australienne à communiquer et à protéger son avion F/A-18, et l'ajout de MIDS JTRS atteindra l'objectif de rendre les avions américains et australiens plus interopérables lorsqu'ils soutiendront des forces opérationnelles.

Le Joint Tactical Radio System (JTRS) est un programme développé par le Département de la défense en 1997 pour remplacer 25 à 30 familles de systèmes radio utilisés par les forces armées américaines dans le but de rendre intéropérable l’ensemble des systèmes de transmissions radio. Intégré dans le programme Futur Combat Systems, le JTRS est un système basé sur le principe de radio logicielle et utilisant les technologies les plus modernes. Le but à long terme est d'être le cœur des réseaux hertziens du futur et ainsi d'obtenir une liaison de données tactiques unique et largement interopérable. Le JTRS se présente pour la majorité des systèmes comme une unité remplaçable en ligne qui pourra remplacer le système radio déjà existant. Couvrant le spectre de fréquence de 2 à 2 000 MHz, le JTRS sera un système sans fil capable de transmettre voix, vidéo et données à haut débit. Le système fournira des postes de radio tactiques qui peuvent inclure des routeurs et autres composants de réseaux (fonctions intégrante de l'ensemble et configuré pour répondre à la diversité de l'hôte). Ces postes seront adaptables sur d’anciens systèmes comme le MIDS JTRS de la liaison 16 par exemple ou seront utilisables directement comme moyen de communication. Le programme JTRS est d’ailleurs développé en quatre segments qui étudient chacun des besoins spécifiques.

Photo : Super Hornet australien@ RAAF

 

12/07/2017

Reprise des vols pour le Bell 525 « Relentless » !

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Fort Bell au Texas, Bell Helicopter, a annoncé aujourd'hui que le programme d’hélicoptère Bell 525 « Relentless » a repris l'activité de test en vol après avoir reçu un renouvellement de certificat expérimental de la Federal Aviation Administration (FAA).

"Aujourd'hui, nous avons repris un élément clé du programme Bell 525", a déclaré Mitch Snyder, président et chef de la direction. «Bell Helicopter a travaillé avec le National Transportation Safety Board (NTSB) et la FAA depuis l'accident et nous sommes confiants dans la reprise de l'activité d'essai en vol».

L'équipe est axée sur la certification pour 2018 et s’engage à mettre cet hélicoptère innovant et performant sur le marché a ajouté Snyder.

Le Bell 525 est le premier hélicoptère commercial au monde conçu pour fonctionner de façon fiable dans des environnements austères avec une charge de travail réduite. L'hélicoptère dispose d’une avionique à écran tactile Garmin G5000H, entièrement intégrée conçue spécialement pour les hélicoptères. La meilleure charge utile, la cabine, les volumes de fret et le confort des voyageurs complètent les avancées technologiques du nouvel appareil.

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Le Bell 525 :

Le Bell 525 «Relentless» ou «implacable» est un appareil de la classe des 8 tonnes bimoteurs. Il est le point culminant du «Projet-X»  et des programmes  "Magellan" de recherche développés par le constructeur. Le Bell 525 est un hélicoptère susceptible d’offrir un excellent confort de cabine alliant et d’excellentes qualités de vol et de faible consommation de carburant.  Il est  alimenté par une paire de General-Electric GE CT7-2F1 de 1800shp. La cabine utilise des matériaux composites et aluminium anticorrosion facilitant l’entretien. Le Bell 525  intègre un triple système de contrôle de vol « Fly-by-Wire » avec un ordinateur de vol, qui emprunte les leçons apprises sur les aéronefs à rotors basculants de type  Bell/Boeing V-22 et AW609 (anciennement Bell / Agusta 609). L’avionique est dotée du système Garmin G5000H à écran tactile avec fusion des données. Les pilotes disposent de  quatre écrans principaux et le système «Telligence», soit une commande vocale. Le poste de pilotage ergonomique offre des sièges de type «J-piste», pouvant se repousser et pivoter vers l'extérieur pour faciliter l'évacuation en cas de crash. Bell a inclut un système tactile de diagnostic des systèmes, permettant de connaitre en permanence l’état des instruments. Avec un rayon d’action fr  plus de 400 nm, une vitesse près de 150 noeuds et un plafond de 20.000 pieds. Capable de transporter jusqu'à 16 passagers, le Bell 525 «Relentless» est conçu pour faire du transport dans des configurations diverses y compris la recherche et le sauvetage, les services médicaux d'urgence en hélicoptère et VIP/corporate de transport. Le Bell 525 s’attaque au marché de l’EC175 d’Airbus Helicopter et AW189 d’AgustaWestland.

 

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Photos : 1 & 3 Bell 525 2 Cockpit @ Bell Textron

 

11/07/2017

KAI T-50 supplémentaires pour la Thaïlande !

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Bangkok, le cabinet thaïlandais a approuvé l'achat de huit autres avions écoles KAI T-50 « Golden Eagle » qui viendront compléter les quatre appareils commandés en 2015.

Rappel :

La Royal Thai Air Force (RTAF) a opté pour son nouvel avion école avancé, avec le Korea Aerospace Industries (KAI) T-50E« Golden Eagle ». L’avion doit venir remplacer progressivement les Albatros L-39 dans un premier temps, puis les Alpha Jet acquis d’occasion auprès de l’Allemagne. A terme, se sont 24 appareils KAI T-50 qui seront commandés plusieurs tranches. Pour la RTAF, il s’agit notamment d’unifier la formation avancée avec un seul appareil et non deux comme aujourd’hui. 

 Le KAI T-50 : 

Le KAI T-50 «Golden Eagle»  est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 «Golden Eagle»  largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspiré de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’éléments, d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14'600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8'000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

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Photos : 1 T-50 @ KianHong 2 T-50@ Hyuk Moon