11/03/2017

La Marine indienne va se séparer de ses Tu-142MKE !

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La Marine indienne retirera à la fin du mois de mars ses Tupolev Tu-142MKE "Albatross" de patrouille à longue portée. New Delhi a été le seul client d'exportation pour ce type d’appareil, qui a été utilisé principalement dans la guerre anti-sous-marine et les patrouilles maritimes, en plus d'effectuer des missions de reconnaissance et de photographique.

A ce jour, trois des huit Tupoloev Tu-142MKE « Albatross » commandé en 1988 sont encore opérationnels. Ils sont exploités au sein au 312ème escadron de la Marine indienne à Rajali. L’arrivée des premiers Boeing P-8I rende le Tu-142ME obsolète. De plus, l'augmentation des coûts d'entretien en constante augmentation des dernières années ne justifie plus l’emploi de l’avion d’origine russe.

Le Tu-142MKE :

Le Tupolev Tu-142 est un avion de lutte anti-sous-marine (ASW) et de reconnaissance dérivé du bombardier stratégique Tu-95 « Bear ». Le Tu-142 a été conçu par le bureau de conception de Tupolev et fabriqué par en Russie par l’usine Kuibyxhev et en Inde par Taganrog de 1968 à 1994.

Développé en réponse au programme américain Polaris, le Tu-142 est né de la nécessité d'une plateforme soviétique viable de lutte ASW. Le Tu-142 se distingue du Tu-95 par son fuselage étiré pour accueillir des équipements spécialisés pour ses rôles ASW et de surveillance, un châssis renforcé pour supporter les capacités en terrain accidenté, l'avionique et les armes améliorées et des améliorations aux performances générales. La capacité du Tu-142 a été améliorée progressivement alors que le type était en service, aboutissant finalement au Tu-142MZ, le dernier Tu-142 à longue portée avec avionique de combat hautement sophistiquée et une grande charge utile. Les Tu-143MKE disposent d’un étirement de 30 centimètres (12 po) sur le fuselage avant, un cockpit redessiné et des bogies de train d'atterrissage principaux à deux essieux. Construit par Taganrog.

 

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Photos : Tu-142MKE de la marine indienne @ INS

 

Départ au tour du monde pour le Breitling DC-3 !

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Genève, 77 ans jour pour jour après son premier vol, le Breitling DC-3 a donné le coup d’envoi du grand périple qui doit l’emmener, de mars à septembre 2017, tout autour de la planète. Un nouvel exploit pour cet avion de légende ayant marqué à jamais l’histoire de l’aviation.

Le 9 mars 1940, le bimoteur à hélices Douglas DC-3 volant aujourd’hui aux couleurs de Breitling effectuait son vol inaugural aux Etats-Unis. Trois jours plus tard, il était livré à la compagnie American Airlines. Loué à l’armée américaine de 1942 à 1944, il fut ensuite exploité par diverses compagnies nord-américaines. Racheté en 2008 par le pilote Francisco Agullo et un groupe d’amis, avec le soutien de Breitling, puis restauré, ce vétéran en parfait état de vol participe depuis lors à de multiples spectacles aéronautiques ainsi qu’à des manifestations organisées par la marque.

En 2017, Breitling a décidé de lancer son DC-3 dans un grand tour du monde par étapes ponctué de nombreux événements et participations à des shows aériens. Le signal du départ de ce «Breitling DC-3 World Tour» a été donné à Genève le 9 mars lors d’une conférence de presse. Francisco Agullo a présenté le projet ainsi que le programme. Jean-Paul Girardin, vice-président de Breitling, a évoqué le rôle de la marque dans cette grande aventure et dévoilé l’édition limitée Navitimer Breitling DC-3 (500 pièces) qui a été embarquée à bord de l’avion pour faire, elle aussi, le tour du monde et sera mise en vente à l’automne avec un certificat signé par le commandant. Les pilotes porteront également tout au long du voyage des exemplaires de ce chronographe d’aviation avec gravure spéciale.

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Les participants à la conférence de presse se sont rendus ensuite sur le tarmac de l’aéroport de Genève pour visiter l’avion, avant de laisser l’équipage mettre la dernière main aux préparatifs du décollage.

Après les Balkans, le Breitling DC-3 doit gagner le Moyen-Orient, l’Inde, puis l’Asie du Sud-Est, la Chine et le Japon, où il a été spécialement invité à participer au «Friendship Day Air Show» d’Iwakuni. Il franchira ensuite l’océan pour entamer un grand tour des Etats-Unis, avant de revenir en Europe en passant par le Groenland et l’Islande et d’achever son périple en septembre lors du Breitling Sion Airshow 2017, en Suisse. A 77 ans, le Breitling DC-3 est le plus vieil avion à entreprendre ainsi un tour du monde et ce nouveau titre de gloire viendra s’ajouter à la suite déjà longue de ses exploits.

En organisant ce Breitling DC-3 World Tour, Breitling entend faire partager une fois de plus sa passion de l’aéronautique à un vaste public, sous tous les horizons.

 

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Photos : le départ du Breitling DC-3 à Cointrin @ Breitling

10/03/2017

Les Tornado allemands dotés d'un simulateurs de paillettes suisses !

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La Luftwaffe a acquis auprès de la société suisse Ruag Aviation un système d'essai ECM de simulation contre-mesures électroniques pour sa flotte d'avions de combat Tornado. L'équipement de test avancé et de contremesure de type « CAST-easy » repose sur l'électronique plutôt que sur la pyrotechnie pour tester les engagements de paillettes et les éjections de celles-ci pour vaincre les missiles attaquants.

RUAG CAST-easy :

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Le système « CAST-easy » peut être intégrée sur n’importe quel avion de combat. Ce système de simulation électronique est très durable et permet plus de 2000 cycles de test. Il supporte tous les distributeurs de paillettes indépendamment du fabricant d'origine. Il fonctionne avec une nouvelle norme de logiciel qui permet l’emploi d’un nouveau récepteur d'avertissement de radar avec une liaison de données Link 16. Le système peut être réinitialisé à la pression d'un bouton.

Le CAST-easy ne contient pas de pyrotechnie, réduisant ainsi encore ses faibles coûts d'exploitation et permettant le déploiement sur de nombreux systèmes différents sans aucune restriction géographique ou de sécurité. Il est compatible avec tous types de cartouches de contre-mesures standard de 1 × 1 de l'OTAN et est qualifié pour une utilisation même dans les conditions environnementales les plus difficiles.

 

Photos : 1 Tornado de la Luftwaffe@ G.Wilheim 2 Le CAST-easy à l’essai sur un Cougar suisse @RUAG

Iran Air a reçu son premier A330-200 !

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Airbus à livré le premier A330-200 à la compagnie iranienne Iran Air. La livraison de l'avion fait partie du plan majeur de renouvellement de la flotte d’Iran Air.

Le transporteur national de l'Iran à passé commande en décembre 2016 pour 100 avions Airbus 46 couloirs simples et 54 avions long-courriers pour renouveler et d'élargir sa flotte vieillissante.

L'A330-200 d'Iran Air dispose d'une configuration de cabine de deux classes, soit 32 passagers en classe Affaires et 206 classe Economy. La livraison, qui s'est déroulée au centre de livraison d'Airbus à Toulouse, marque une autre étape importante pour Iran Air, qui célèbre son 56ème anniversaire depuis sa création.

La famille A330, qui comprend également des versions cargo ou VIP, ainsi que des avions de ravitaillement / transport militaire, a enregistré à ce jour plus de 1’600 commandes. Plus de 1 200 appareils de cette famille sont aujourd’hui exploités par plus de 100 opérateurs dans le monde. L’A330, l’un des appareils les plus rentables au monde, offre un coût d’exploitation inégalé. Grâce à l’introduction des nombreuses optimisations qui seront mises en service au cours des prochaines années, la famille A330 reste la plus rentable et performante de sa catégorie, et enregistre un taux moyen de régularité technique de 99,4% .

 

Photo : A330-200 Iran Air @ Airbus/ P.Masclet

09/03/2017

Belgique, bisbille à propos du remplacement des F-16 !

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Bruxelles, des politiciens s’inquiètent de la manière dont le cahier des charges du nouvel avion de combat a été validé. En effet, pour certains, le document a été avalisé par la Chambre des députés un peu trop vite et ceci, sans que les principaux intéressés puisse s’y pencher correctement.

Un vote rapide :

Les députés belges attendaient depuis plusieurs mois le cahier des charges du nouvel avion de combat qui doit permettre de fixer les bases du choix du futur remplaçant de la flotte de Lockheed-Martin F-16A/B Block15 «Fighting Falcon» en service depuis 1980. Le problème dénoncé par certains politiques vient du fait que le document est long, technique et en anglais. En conséquence, il est difficile à lire et il faut du temps pour un novice en matière d’aéronautique militaire d’en comprendre les principaux éléments.

Le précieux document est donc passé très vite entre les mains des députés pour un vote d’acceptation lui aussi très rapide. Hors les questions de base du projet n’ont mêmes pas été discutées lors du vote. Un député se plaignait ce matin, que les questions ayant attraits au maintien de l’emport de la charge nucléaire et des compensations économiques avaient tout simplement été évité.

Les questions de fond :

La réaction de certains politiques belges n’est pas anodine, j’en avais fait le centre d’un article en février de l’année dernière. En effet, des détails importants risquent de faire basculer la compétition en la rendant purement et simplement inutile.

Il faut se rappeler, que la Belgique jour un rôle important dans le cadre de l'OTAN, par conséquent le nombre d’avion en dotation minimale pour que la Belgique continue d’être un acteur important dans les opérations de l’OTAN et devrait normalement être supérieur à 40 unités. Hors, le choix primaire de n’acquérir que 34 aéronefs, va poser un sérieux problème en terme de dotation. De plus, le manque actuel de moyens aériens au sein l’OTAN est justement une faiblesse qu’il faut combler.

Le second problème posé par le remplacement du F-16 vient de la capacité de celui-ci à emporter la bombe nucléaire B-61 au profit de l’US Air Force. Les pilotes belges sont formés et disposent donc de cette compétence. Hors, la bombe B-61 n’est pas homologuée sur les Rafale, Eurofighter et Gripen. En d’autres termes, si, les politiques belges désirent que la force aérienne continue à disposer de la compétence au largage de la B-61, un seul choix s’impose : le F-35 de Lockheed-Martin. La compétition devient ainsi inutile, car biaisée par une décision politique. La crainte d’un cahier des charges qui favoriserait un concurrent est dans les esprits, on comprend mieux le désarroi et la réaction de certains aujourd’hui.

Les concurrents :

On retrouve tout naturellement les avions suivants: le Lockheed-Martin F-35A, Boeing avec le F/A-18E/F «Super Hornet» et trois européens : Dassault avec le Rafale F-3R, Airbus DS avec l’Eurofighter T-3 Block20/25 et Saab avec le Gripen E MS21.

 

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Photos : 1 F-16 Solo display @ Martin Melian 2 F-16B de la FAB @ Marco Papa