17/02/2017

Tir d’un ASMPA depuis un Rafale M !

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Succès et satisfaction cette semaine pour la Marine nationale qui a réussi le tir d’un missile ASMPA (ASMP-A) depuis un avion de combat de type Rafale M.

Le tir a été réalisé depuis un Rafale M appartenant à la Force aéronavale nucléaire (FANu). L’avion a décollé de la base aérienne 702 d'Avord. Selon les informations du Ministère français de la Défense, le Rafale M a effectué une simulation de mission d’une durée plus de quatre heures qui comprenait les phases caractéristiques d'une mission de dissuasion aérienne. L’avion a effectué un ravitaillement en vol suivi d’une pénétration à basse altitude avec suivi de terrain. Puis le Rafale M a exécuté le tir du missile ASMPA sur une zone d'essais du centre d’essais de la DGA de Biscarrosse.

Cet exercice grandeur nature a permis de valider le binôme Rafale Marine et le missile MBDA ASMPA ainsi que les procédures d’engagements.

Le MBDA ASMPA :

Le missile air-sol moyenne portée amélioré ASMPA (anciennement ASMP-AN 1) est fabriqué par MBDA. Réservé aux forces aérienne stratégique françaises, il emporte une tête nucléaire aéroportée (TNA) d'environ 300 kilotonnes (soit une puissance équivalente à une vingtaine de fois la bombe d'Hiroshima), à une distance de l'ordre de 500 km. Il est entré en service opérationnel en 2010, en remplacement du missile air-sol d emoyenne portée (ASMP), dont il améliore les performances tout en en reprenant les caractéristiques essentielles.

 

Photo : ici Rafale de l’Armée de l’air doté de l’ASMPA @ R.Nicolas-Nelson/Armée de l’air

 

Juneyao Airlines commande le B787-900 !

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Shangaï Boeing et la compagnie Juneyao Airlines ont annoncé aujourd'hui la finalisation d'une commande portant sur cinq B787-900 « Dreamliner ». Cette commande est évaluée à près de 1,32 milliards de dollars au prix catalogue de l’avionneur américain.

Cette nouvelle commande, qui comprend également des options pour cinq autres B787-900, représente une première pour la compagnie de Shanghai. Juneyao Airlines et l'un des plus grands transporteurs privés de Chine. La compagnie a été fondée en 2005 et a commencé à fonctionner en 2006. Elle exploite actuellement des liaisons intérieures et court-courriers en vols internationaux vers les pays voisins, tels que le Japon, la Corée du Sud et en Thaïlande. Le transporteur prévoit d'ouvrir de nouvelles routes vers l'Amérique du Nord, en Europe et en Australie en 2020.

Le B787-900 :

Le B787-900 complète et étend la famille « 787 ». Avec un fuselage allongé de 6 mètres (20 pieds) par rapport au B787-800, l’avion peut emporter jusqu'à 20% de passagers en plus et 23 % de marchandises supplémentaire et ceci encore plus loin avec la même performance environnementale, soit 20 % d'émissions de CO2 en moins que les avions actuels. Plus de 60 clients provenant de six continents du monde ont placé des commandes pour plus de 1’100 « Dreamliner », ce qui fait du B787 bi-couloirs l’avion qui engrangé le vite des ventes dans l'histoire de Boeing. Le B787 « Dreamliner » dispose près de 100 commandes et engagements auprès de clients chinois à ce jour.

Photo : Image de synthèse du futur B787-900 de Juneyao @ Boeing

 

 

16/02/2017

Eurofighter : L’Autriche attaque Airbus DS !

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Vienne, nouveau développement dans l’affaire des avions de combat Eurofighter en Autriche. Le ministère de la Défense autrichien a annoncé ce matin vouloir attaquer en justice le groupe aéronautique européen Airbus dans le cadre de l’affaire de fraude et de corruption en ce qui concerne la vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche.

"Nous déposerons une plainte en justice contre Airbus", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Ministère, Michael Bauer, en précisant que l'affaire portait sur la livraison en 2003 de 15 appareils Eurofighter pour un montant de 1,7 milliard d'euros.

L’Autriche devrait présenter prochainement des détails sur l’affaire, avec notamment des preuves en qui démontreraient qu'Airbus avait gonflé artificiellement le prix des appareils Eurofighter T1.

Airbus avait indiqué fin janvier avoir accepté une procédure de rectification fiscale en Allemagne concernant cette vente d'avions de combat Eurofighter à l'Autriche, alors que cette transaction fait l'objet depuis des années de soupçons d'éventuels pots-de-vin.

Rappel :

Airbus DS (ex EADS) avait livré l’Eurofighter T1 « Typhoon  II » à l’Autriche. Cette livraison fait suite au contrat signé en 2003 pour la fourniture de 15 avions y compris l’armement les équipements connexes et le simulateur. Le nouvel avion de combat autrichien est en soi un feuilleton à rebondissement. La volonté de remplacer les bons vieux Saab J-35 « Draken » date du début des années nonante. Suite à une première évaluation, c’était le F/A-18 Hornet qui avait été choisi. Mais suite à des problèmes politiques et de financement, l’achat fût reporté. L’utilisation de l’espace aérien autrichien par l’aviation Serbe, lors de la guerre en ex-Yougoslavie relança le besoin de débloquer des crédits urgents pour l’achat d’un avion moderne. Une seconde évaluation donna le JAS-39C/D Gripen suédois gagnant, mais suite à la pression du chancelier allemand Schröder, les politiques autrichiens acceptèrent de reprendre 15 Eurofighter T1 initialement destinés à l’Allemagne et proposés par Airbus.

Une Force aérienne très limitée : 

La situation de la Force aérienne autrichienne n’est, de loin pas très enviable, avec seulement 15 avions de combat Eurofighter T1, soit le modèle le plus limité de la gamme du chasseur européen. En effet, sur ces 15 aéronefs, seul 6 à 8 sont réellement disponibles, les autres étant en maintenance et servant à la formation du personnel aérien et au sol. Le standard T1 des Eurofighter autrichiens ne permet que l’interception à courte portée, ainsi que l’engagement avec des bombes en chute libre. 

Coûts exorbitants : 

Cher à l’achat, l’Eurofighter se révèle également cher à l’heure de vol, estimé à près de 18’000 dollars US à l’heure (estimation variable, selon les utilisateurs) l’Eurofighter s’avère nettement plus coûteux que le Rafale, F/A-18, Gripen et F-16. De plus, l’absence de coordination entre les pays clients, ainsi que sur le mode d’assemblage des appareils (ses éléments sont construits par chacune des parties) pose des problèmes notamment dans l’approvisionnement en pièces de rechanges.

L’Autriche voudrait un autre appareil :

Parallèlement à ce feuilleton judiciaire, le pays désire depuis un certain temps se débarrasser de ses Eurofighter T1 et opter pour un autre appareil. Des discussions sont engagées avec l’avionneur Saab depuis un certain temps. Une revente et une indemnisation financière des Eurofighter permettraient de débloquer la situation semble-t-il.

Un effet en Suisse :

Dans le cas ou Airbus DS serait mis en cause par la justice, il se pourrait dans un tel cas, que le Ministère public de la Confédération (MPC) recommande à armasuisse et au DDPS ne pas prendre en considération une offre pour l’Eurofighter T3. Une situation qui pourrait donc avoir des conséquences dans le programme d’évaluation de notre futur avion.

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Photos : Eurofighter autrichiens @ Force aérienne autrichienne

 

 

Premier A320neo pour Air India !

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Air India a réceptionné son premier A320neo loués auprès de la société ALAFCO ALAFCO. Au total se sont 14 appareils qui viendront renforcer la flotte de la compagnie indienne. Air India dispose de 66 appareils de la famille A320.

Air India est également la première compagnie a être doté des nouveaux moteurs CFM LEAP 1-A dans la région. A noter que grâce à un réseau de plus de 45 fournisseurs indiens, plus de 6000 professionnels en Inde contribuent directement et indirectement à tous les programmes Airbus et chaque avion produit aujourd'hui est en partie fabriqués en Inde.

L‘A320neo :

La famille A320neo offre aux compagnies le choix entre les réacteurs, le Pure Power PW1100G-JM de Pratt & Whitney, et les LEAP 1-A de CFM. Composée de trois versions de différentes capacités (A319neo, A320neo et A321neo), la famille A320neo, qui peut accueillir de 100 à 240 passagers, permet aux opérateurs d'exploiter l'appareil le mieux adapté à la demande, et couvre parfaitement la totalité du segment des monocouloirs, sur les lignes domestiques à faible ou forte densité de trafic, ou les lignes long-courriers pouvant atteindre 4 000 nm. Grâce à une cabine plus large, tous les appareils de la famille A320neo offrent un confort inégalé dans toutes les classes, ainsi que des sièges de la largeur standard d’Airbus de 18 pouces en classe économique. Depuis son lancement le 1er décembre 2010, la famille A320neo bénéficie d'une forte reconnaissance du marché, qui se traduit par plus de 4’500 commandes émanant de 82 clients, soit quelque 60 %de part de marché.

La famille A320 est la plus vendue au monde, avec plus de 12’750 commandes depuis le lancement et plus de 7’200 avions livrés à plus de 300 opérateurs dans le monde. La famille A320neo intègre les dernières technologies, y compris les moteurs de nouvelle génération et les dispositifs de bout d'ailes « Sharklet » qui, ensemble, fournissent plus de 15 % d'économies de carburant dès le premier jour et 20 %d'ici 2020.

 

Photo : A320neo Air India @ Airbus/ P.Pigeyre

15/02/2017

Police du ciel, première intervention le week-end!

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L‘annonce avait été faite en décembre 2016, le service de police du ciel 24H24 est opérationnel les week-end. Selon le communiqué du DDPS, ce dimanche 12 février 2017, un F/A-18 des Forces aériennes suisses est venu en aide à un jet d’affaires victime d’un dysfonctionnement sur l’un de ses trains d’atterrissage. Grâce à cette intervention, l’appareil a finalement pu se poser en toute sécurité à Zurich.

Déroulement des faits :

Alors qu’il se dirigeait vers l’aéroport de Sion, l’avion d’affaires en provenance d’Helsinki a dû interrompre son plan de vol peu avant midi après que le pilote ait reçu une alarme signalant un dysfonctionnement sur le train d’atterrissage droit. La Centrale d’engagement de la défense aérienne suisse (CEN déf aér) a été alertée par le signal de détresse émis par le transpondeur de l’appareil. Elle a immédiatement proposé son aide au pilote et pris en charge son guidage dans l’espace aérien.

Un F/A-18 stationné à Payerne dans le cadre de la PA24 a ensuite procédé à un contrôle visuel de l’avion au-dessus de la région du Pilatus. Le pilote du F/A-18 a alors constaté que le train d’atterrissage semblait être correctement sorti malgré le message de dysfonctionnement, et que les deux trains d’atterrissage principaux se trouvaient dans la même position. La CEN déf aér a finalement averti les autorités aéroportuaires de Zurich, où le jet d’affaires s’est posé en toute sécurité peu après 12h30.

Rappel :

Depuis le 2 janvier dernier, le service de police aérienne est disponible 365 jours par an de 8h00 à 18h00, week-ends et jours fériés compris.

Le projet PA24 va permettre de réaliser en quatre étapes la disponibilité opérationnelle permanente avec deux avions armés prêts à décoller en l’espace de 15 minutes au maximum soit QRA15 (Quick Reaction Alert) en temps normal, en cas de crise on peut abaisser le temps à 8 minutes, pilote dans l’avion moteur éteint (QRA8) et finalement pilote dans l’avion moteur allumé soit QRA3.

2017, phase II :

La première étape a débuté au commencement de 2016 : pendant 50 semaines, deux avions armés étaient disponibles les jours ouvrables de 8h00 à 18h00. La deuxième étape a débuté le 2 janvier 2017, la disponibilité sera étendue puisque les avions seront prêts à être engagés 365 jours par an, donc aussi les week-ends et les jours fériés.

2019, phase III :

Dès 2019 et le lancement de la troisième étape, les avions de combat se tiendront prêts de 6h00 à 22h00 et, fin 2020, dans le cadre de la quatrième étape, le service sera étendu encore une fois puisque les avions seront prêts à être engagés 24h sur 24, 365 jours par an. Par ailleurs, avant fin 2020, une disponibilité des avions 24 heures sur 24 peut être garantie pour une durée limitée en tout temps ou de façon imprévue.

La police du ciel :

Les deux appareils sont affectés à des hot missions et à des live missions. Dans le premier cas, il s’agit d’intercepter des aéronefs qui violent gravement les règles du trafic aérien ou la souveraineté dans l’espace aérien suisse. Par live missions, on entend le contrôle ponctuel des aéronefs d’Etats étrangers qui requièrent une autorisation de vol diplomatique (diplomatic clearance) pour le survol du territoire suisse.

La réalité :

En 2015, près de 300 avions ont été ainsi contrôlés. On dénombre par ailleurs pour la même année 44 violations de notre espace aérien.