28/07/2016

Quel avion pour remplacer les Fokker F27 argentins ?

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Le ministère argentin de la Défense (MoD) veut remplacer les actuels avions de transport de type Fokker F27 « Friendship » par un nouvel appareil au sein de la Force aérienne argentine. En effet, le dernier modèle de F27 sera retiré en fin d’année du service.

 Deux avions en compétition :

Selon Walter Ceballos, responsable de la logistique du ministère de la Défense argentin, le choix se fera entre deux appareils, le C295W d'Airbus Military et C-27J « Spartan »  d’Alenia. Au total l’Armée de l’air argentine a besoin de 80 appareils.

Le C295W :

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Doté d’ailettes marginales (winglets) et de moteurs modernisés de série, le nouveau modèle fournira aux opérateurs des performances accrues dans toutes les phases de vol. Il est particulièrement adapté aux missions réalisées en altitude et par temps chaud, pour lesquelles il promet une augmentation de charge utile d’au moins 1 000 kg. L’appareil est équipé de turbopropulseurs de Pratt & Whitney, qui motorisent toutes les versions du C295. De nouvelles procédures récemment certifiées au Canada et en Espagne permettent aux opérateurs d’augmenter la puissance, lors des phases ascensionnelles et de croisière. Outre les performances en altitude et par temps chaud, ces procédures améliorent les opérations sur des reliefs très élevés, comme la Cordillère des Andes ou l’Himalaya, avec des répercussions minimes sur les coûts de maintenance.

 

Le C-27J « Spartan » : 

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Le C-27J «Spartan» est un aéronefs à voilure fixe de de transport tactique léger polyvalent pour diverses missions. Particulièrement maniable et polyvalent, le robuste C-27J offre un rapport  poids puissance le plus élevé de sa catégorie et avec la  capacité d'effectuer des manœuvres sous un facteur de charge de l’ordre de 3G, permettant des virages serrés et une montée rapide ainsi que la descente. 

Le C-27J offre la capacité unique de faire varier la hauteur plancher, afin d’ajuster en permanence celui-ci, pour faciliter le chargement et le déchargement de grand volume, ainsi que les charges utiles à haute densité, sans équipement de soutien au sol et en facilitant le «drive-in/out» de véhicules, afin, qu'ils puissent être utilisés immédiatement.

Le C-27J, offre un niveau élevé de sécurité et un taux imbattable de disponibilité particulièrement haut.  Le C-27J décolle sur environ 1900 pieds sur une surface non goudronnée. Dans un environnement tactique, l'avion est capable de monter à 10.000 pieds en 3 minutes, en descendant à partir de 10.000 pieds en moins de 2,5 minutes. Lors de sa masse à l'atterrissage maximale, le C-27J à une course au sol de moins de 1115 pi.

 

Photos :  1 F27 argentin@ FAA 2 C295W@ Airbus 3 C-27j Spartan@ Alenia

RUAG vend deux Do228NG !

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Emmen, Suisse, RUAG Aviation a obtenu un nouvel accord pour la vente de 2 nouveaux avions de type Dornier Do2288 « Next Generation » à un client qui désire pour l’instant garder l’anonymat.

Ces deux Do228 NG seront utilisés en service polyvalent pour une communauté insulaire en vue des opérations de passagers et de fret. Le choix du Do228 NG s’est fait en raison de sa fiabilité de sa vitesse et de sa polyvalence. De plus, selon l’acheteur, le Do228 NG offre toutes les garanties d’une exploitation efficace sur des îles exposées à des fronts météorologiques lourds et des vents violents. L’avion peut être utilisé sur de courtes pistes grâce à ses capacités STOL (décollage court et atterrissage).

RUAG maître d’œuvre du Do228 NG :

Les Dornier Do228 NG sont produits à Oberpfaffenhofen en Allemagne, mais la modernisation est installée sur le site de RUAG Aerospace à Emmen (LU). Le Do228 modernisé comprend un cockpit numérique couplé à une avionique EFI890 Universal Avionics System, les moteurs Garrets TPE 331-10 sont dotés d’une nouvelle hélice à 5 pales en composite produit par MT-Propellers. La structure a été considérablement renforcée. Le Do228 peut aujourd’hui pratiquer des décollages et atterrissages court sur piste non préparée, de plus l’appareil permet une permet en œuvre facilitée en zone de brousse. L’appareil peut dorénavant rester 10 heures en vol avec des variations de vitesse et d’altitude. Au total, RUAG Aerospace a effectué près de 300 modifications qui rendent aujourd’hui, le Do228 plus efficace.

A ce jour les commandes pour le NG sont : 12 appareils pour la marine indienne, 10 pour le Venezuela (en attente de paiement) et 1 pour la marine allemande et 2 pour un client anonyme.

 

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Photos : Do228 NG@ RUAG

Des Q400 pour la Tanzanie !

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Bombardier Avions commerciaux a annoncé que le gouvernement de la Tanzanie a signé une entente d’achat ferme pour deux biturbopropulseurs de ligne Q400. Les avions seront livrés en configuration de 76 places, avec deux toilettes et seront exploités pour des opérations de lignes aériennes commerciales dans la région. Au prix courant de l’avion de ligne Q400, la commande ferme est estimée à quelque 62 millions de dollars us.

Le Q400 :

Le Q400 est le plus récent modèle de la gamme d’avions de la Q Series. Il procure des niveaux inégalés de performance, de souplesse opérationnelle et de confort des passagers. Outre sa configuration standard à classe unique, l’avion Q400 est offert en plusieurs options : intérieur biclasse offrant un confort accru aux passagers, configuration à capacité assise supplémentaire comptant jusqu’à 90 sièges pour les marchés à haute densité et configuration combi fret-passagers.

En offrant une consommation de carburant de 30 % moindre que celle des avions à réaction le Q400 réduit radicalement les émissions de carbone et accroît la rentabilité. Ses grandes hélices tournent à un plus faible rapport de tours/minute, générant plus de puissance avec moins de bruit, ce qui en fait une option conviviale pour les centres-villes.

La gamme d’avions Q400 comprend plus d’une soixantaine de clients et exploitants dans près d’une quarantaine de pays. La flotte mondiale a enregistré plus de 6,9 millions d’heures et transporté plus de 429 millions de passagers. Reconnu de longue date comme un précieux actif par les exploitants, l’avion Q400 suscite également l’intérêt croissant du secteur de la location-exploitation.

À ce jour, Bombardier a enregistré des commandes fermes totalisant 564 avions Q400.

 

Photo : Q400 @ Bombardier Aviation

27/07/2016

Malaysia Airlines commande 25 B737 MAX !

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Malaysia Airlines a annoncé ce matin une commande portant sur 25 B737-800 MAX auprès de l’avionneur américain Boeing. La valeur de ce contrat est estimée à près de 2,75 milliards de dollars au prix catalogue. Cet ordre était précédemment attribué à un client non identifié. Cette commande comprend également des droits d'achat supplémentaires pour des 7B37-800 MAX et B737-900 MAX pour un total de 50 appareils. Les livraisons doivent commencer en 2019.

«Cet accord est changement de stratégie pour Malaysia Airlines qui diminuera ses coûts », a déclaré Peter Bellew chef de la direction de Malaysia Airlines.

Le B737 MAX offrira une diminution de la consommation de carburant de 20% par rapport à la flotte actuelle de « « 737. La prochaine génération de B737 dispose des plus faibles coûts d'exploitation de sa catégorie. Le nouvel avion monocouloir intègre les dernières technologies du moteur CFM International LEAP-1B, des winglets Advanced Technology et d'autres améliorations pour offrir la plus grande efficacité ainsi que la fiabilité et le confort des passagers sur le marché des monocouloirs.

 

Photo : B737-800 MAX aux essais @ Boeing

 

26/07/2016

Israël confirme vouloir son autonomie sur le F-35 !

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Tel Aviv, une nouvelle fois Israël a confirmé vouloir se distancer du système de maintenance centralisé du F-35. Normalement, les F-35 israéliens devraient effectués les travaux de grande maintenance au sein du futur centre européen situé sur la base aérienne de Cameri en Italie.

A prendre ou à laisser :

Selon l’Etat major général de la force aérienne israélienne, il n’est pas question de sous-traiter la maintenance à l’extérieur du pays. L’ensemble des travaux seront effectués en Israël. Seul, certains sous-systèmes seront envoyés à l’étranger et dans certains cas seulement. La question n’est pas négociable et en cas de refus, le gouvernement annulera la commande de Lockheed-Martin F-35.

De bonnes raisons :

Si les israéliens se montrent intraitables sur ce dossier, c’est qu’ils ont de bonnes raisons. En cas de conflits par exemple, en Europe ou en Israël comment pourra-t-on envoyer de manière sécuritaire des appareils en Italie ? De plus, en cas de conflits graves en Europe, le centre de Cameri pourra-t-il survenir à la demande des utilisateurs du F-35 en temps et en heures ? Un officier de l’armée de l’air israélienne faisait la constatation suivante : qu’arriverait-il, si le centre de Cameri était bombardé ou victime d’une attaque terroriste sévère ? Pour Israël, ce centre unique en Europe représente un "talon d’Achille" sérieux pour les utilisateurs de F-35.

Le second problème de la maintenance concerne le système de maintenance ALIS (Autonomic Logistics information System) centralisé au Etats-Unis pour l’ensemble des utilisateurs n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.

Mais pour Israël, il existe également un autre problème avec ALIS, en cas de guerre électronique généralisée, il sera impossible pour les utilisateurs de l’avion d’avoir la garantie de pouvoir en permanence rester en contact avec le centre de maintenance aux Etats-Unis pour recevoir les correctifs de logiciels. De plus, la chaine d’approvisionnement en pièces détachées risques d’être sévèrement compromise clouant ainsi au sol les flottes de F-35. Israël est principalement lié à la vulnérabilité des systèmes externes qui relient le F-35 à la fois aux réseaux militaires américains et aux réseaux des partenaires de l’avion.

Assurer sa propre maintenance :

Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place sont propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS).

De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.

Commentaires :

Les israéliens ont parfaitement mis à jour les faiblesses du système de maintenance du F-35, ainsi que la capacité des USA à garder la main sur chaque avion vendu à l’exportation. Il n’est pas question pour l’Etat Hébreu de voir un jour un changement de politique de la Maison Blanche venir bloquer la flotte israélienne à distance. Une situation qui commence d’ailleurs à inquiéter d’autres acquéreurs de l’avion.

 

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Photos : Le premier F-35A israéliens @ Lockheed-Martin