25/03/2011

Le HC-130J « Combat King II » prêt pour le service !

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La nouvelle version  HC-130J de Lockheed Martin qui doit servir pour les missions de SAR (Search And Rescue) et CSAR(Combat Search And Rescue) à long rayon d’action a terminé ses essais de développement. La dernière phase comprenait le ravitaillement en vol.

 


Cette dernière phase, qui portait donc, sur le ravitaillement en vol s’est déroulée à l’aide d’une perche rigide dont l’opérateur vient encastrer dans un raccord de l’appareil ravitaillé, soit une nouveauté pour la famille des C-130 qui habituellement utilise la technique du « probe and drogue » soit l’avion ravitaillé vient placé sa proche perche dans un entonnoir (drogue).

 

Dérivé du KC-130J, le nouveau HC-130J « Combat King II » a été commandé par l’Air Force Air Combat Command (AFACC). Il dispose, comme l’ensemble de la série J, d’une motorisation composée de turbopropulseurs Allison AE2100-D3 équipés des hélices à six pales R-391 de Dowty-Rotol. Il se différencie notamment des HC-130J déjà livrés aux gardes-côtes américains (USCG) par sa faculté à pouvoir ravitailler des hélicoptères ou des V-22 Osprey.


Les premiers appareils devraient être livrés en août prochain pour une mise en service effective en 2012.

 

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Photos : HC-130J  en phase finale pour le ravitaillement @ Lockheed-Martin

 

 

Lufthansa est en grande forme !

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La compagnie  allemande a publié les premiers résultats de son bilan de l’année fiscale 2010-2011. La compagnie allemande se porte bien et sa solidité est à même de d’affronter la conjoncture.

 

Des chiffres excellents :

 

 Le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 27,3 milliards d’euros en 2010 en hausse de 5,5%. Son bénéfice opérationnel a été multiplié par presque sept et atteint 876 millions d’euros. Elle a également renoué avec les bénéfices puisque son résultat net est redevenu positif, passant de -34 millions d’euros en 2009 à 1,1 milliard d’euros.

Stephan Gemkow, Directeur financier de Lufthansa, a décrit 2010 comme une année à deux visages. D’un côté, le groupe a su profiter d’un regain de dynamisme de l’économie et du transport aérien, principalement sur son réseau long-courrier et son activité cargo. Le nombre de passagers a connu une croissance de 17,9% et le volume du fret a bondi de 18,2%. Au contraire, plusieurs événements ont pesé sur le bilan : la crise occasionnée par l’éruption du volcan en Islande, la grève des pilotes et les épisodes neigeux exceptionnels de décembre et janvier. Ils ont engendré une perte de chiffre d’affaires estimée à 340 millions d’euros.

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Perspectives pour 2011 :

Lufthansa prévoit que son chiffre d’affaires et son bénéfice opérationnel continueront d’augmenter en 2011. Le groupe compte bien profiter de la hausse annuelle anticipée de 5,9% du nombre de passagers jusqu’en 2014 mais la croissance devra nécessairement aller de paire avec la poursuite du programme de réduction des coûts déjà entamé.


Les dirigeants du groupe n’ont en effet aucune estimation du résultat net à donner et tablent uniquement sur le fait qu’il sera positif. Trop d’événements exceptionnels ont déjà eu un impact sur le transport aérien : la situation au Japon, l’instabilité politique et sociale en Afrique et au Moyen-Orient et la hausse des prix du carburant.

Le pétrole a déjà pesé sur les résultats 2010. Malgré une couverture carburant qui a évité au groupe de dépenser 21 millions d’euros, le poste a augmenté de 1,5 million d’euros et coûté 5,2 milliards d’euros.

Lufthansa a également reconnu que son réseau européen n’était pas rentable, notamment en raison de la surcapacité structurelle du secteur, à laquelle s’ajoutent les taxes européenne et allemande sur le transport aérien. Le groupe va donc se renforcer et se concentrer sur les marchés les plus stratégiques mais surtout travailler toujours plus assidûment à la réduction de ses coûts.

 

 

 

 

Modernisation de la flotte & acquisitions :

 

 La compagnie va profiter de ses bons résultats pour entamer une modernisation de sa flotte avec le réaménagement  cabine d’une partie de sa flotte de Boeing B747-400. Dix appareils vont être dotés d’une nouvelle cabine inspirée de celle de l’Airbus 380. La First, notamment, va être équipée de sièges pouvant se transformer en lits et leur nombre sera réduit de 16 à 8.

Le Conseil de Surveillance de Lufthansa a approuvé l’acquisition de 30 appareils de la famille A320neo d’Airbus, d’une valeur de quelque 2,8 milliards de dollars. Cette commande comprend 25 A320neo et cinq A321neo. Avec cette transaction, le Groupe Lufthansa, principale compagnie cliente d’Airbus, aura fait l’acquisition de 443 appareils d’Airbus au total. La compagnie annoncera le choix de la motorisation ultérieurement.

Grâce à ses nouveaux moteurs plus efficients et à ses Sharklets, grands dispositifs d’extrémités de voilure, l’A320neo affichera des économies de carburant pouvant atteindre 15 pour cent, ce qui représentera quelque 3 600 tonnes d’émissions de CO2 en moins par an et par avion. En outre, l’A320neo, qui permettra d’obtenir une réduction à deux chiffres des émissions de NOx et une réduction du niveau sonore des moteurs, sera un bon voisin sur tous les aéroports où Lufthansa exploitera cet appareil.

 

 

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Photos : 1 B747-400  2  A320 3 A340 @ Xu Zeng

 

 

07:55 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lufthansa, boeing, airbus a320neo |  Facebook | |

24/03/2011

Préparation à l'industrialisation du CSeries !

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Les premiers systèmes du programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier sont en cours de développement et d’essais auprès de partenaires et fournisseurs  avant leur livraison au Centre d’essai intégré des systèmes avion (CIASTA) de Bombardier. L’installation des bancs d’essais des systèmes au CIASTA progresse dans les délais prévus, et certaines pièces, dont le relais d’accessoires du moteur et les commandes de poste de pilotage, sont déjà arrivées au Centre.

 

Centre d’essais CIASTA :

 

Situé sur le site de Bombardier à Mirabel, à 40 km au nord de Montréal, le CIASTA est le laboratoire d’essais de pointe où se feront les essais des systèmes des avions CSeries avant le vol inaugural et où l’intégration des systèmes pendant le programme d’essais en vol se poursuivra. Le CIASTA intégrera les systèmes de commande de vol, les circuits avioniques, hydrauliques, électriques et de contrôle d’environnement cabine avant le vol inaugural de l’avion CSeries.

Le CIASTA abritera le banc d’essai et de certification intégré des systèmes (ISTCR), un simulateur d’ingénierie (ESIM), un banc d’essai d’intégration des systèmes (SITS), un laboratoire d’intégration des commandes de vol (FCIL) et un banc d’essai des systèmes de contrôles d’environnement cabine (ECS).

 

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Un CSérie virtuel :

 

 Cet avion virtuel, qui sera considéré en fait comme l’appareil au numéro de série zéro, sera utilisé pour tester de façon approfondie la conception des systèmes afin d’atténuer les risques et d’assurer la fiabilité nécessaire avant le vol inaugural du prototype no .1

 

La gamme CSeries :

 

Les avions CSeries qui se déclinent en deux modèles CS100 et CS300 sont optimisés pour le marché des avions monocouloirs long-courriers de 100 à 149 places, offriront les plus faibles coûts d’exploitation de leur catégorie selon Bombardier, une souplesse opérationnelle exceptionnelle, le confort d’un avion à large fuselage et une fiche environnementale inégalée. Les ailes du CSeries seront en matériaux composites et doté du moteur PurePower ® PW1000G produit par Pratt & Whitney.

Les avions commerciaux de la gamme CSeries de Bombardier offrent de nombreux atouts, Bombardier annonce les chiffres suivants :

Une réduction de 15 % des coûts d’exploitation, une consommation réduite de 20%, des matériaux composites à 70% ce qui permettra une réduction des niveaux de bruit et d’émission soit 20% de Co2 et 50% de moins de NOx. Le tout avec une distance franchissable de 1.800 à 2.950 milles marins.

 

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Les clients :

 

Si vous suivez régulièrement ce blog alors vous connaissez certainement le client de lancement du CSeries qui n’est autre que SWISS avec 30 appareils fermes de type CS100 et 30 appareils en option. Le second client est la compagnie américaine Republic Airways avec 40 modèles CS300 et 40 en options.S’ajoute les commandes de la société de Leasing LCI qui opte pour 20 CS100 et 17 CS300.

 

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Photos : 1 la gamme CSeries CS100/CS300 2 Swiss client de lancement 3 L’intérieur cabine 4 Republic Airways @ Bombardier Aerospace

 

 

07:59 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bombardier, cseries, cs100, cs300, swiss, republic airways |  Facebook | |

23/03/2011

Fukushima : ralentissement du secteur aérien Asie-Pacifique !

 

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La catastrophe nucléaire de Fukushima-Dai-ichi va provoquer un "ralentissement majeur" pour le transport aérien qui ne se remettra pas avant le second semestre de l’année. Bien qu’il soit trop tôt pour chiffrer l’impact réel.

Selon les premières estimations  de l’IATA, le marché japonais du transport aérien est évalué à 44,4 milliards EUR et représente 6,5% du trafic mondial et 10% du chiffre d'affaires du secteur. Le marché le plus exposé à la catastrophe japonaise est la Chine, où les vols depuis ou vers le Japon représentent 23% du chiffre d'affaires dans les liaisons internationales.
Viennent ensuite Taiwan et la Corée du Sud avec 20% du chiffre d'affaires, devant la Thailande (15%) et les États-Unis (12%).
La France est le marché européen le plus exposé avec 7% de son revenu international lié à la troisième économie mondiale, devant l'Allemagne (6%).

Par ailleurs, le Japon assure 3 à 4% de la production mondiale de kérozène, dont une partie est exportée vers l'Asie. Hors, une partie des installations ayant été touchées, la diminution de l’approvisionnement pourrait renchérir les prix. Certaines compagnies aérienne à l’instar de d’Air Canada ré-évaluent leur croissance à la baisse de l’ordre de 1%, passant de 4,5 à  5,5%. Ces même prix étant déjà  sous pression avec la crise libyenne du moment.

 

 

 

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Les autres secteurs du trafic aérien se portent bien :

Les fuites radioactives s'échappant de la centrale n’affectent pas pour l’instant les couches supérieures de l'atmosphère et n'entraînent donc pas de danger pour le transport aérien. Seules les couches  très  basses de l’atmosphère et de manières limitées ont été atteintes (sources l'Organisation Météorologique Mondiale. En conséquence de quoi, les autres secteurs du trafic aérien continuent de se développer normalement.

 

Accélération du renouvellement des flottes :

 

La poussée des prix sur le kérosène qui s'accélèrent avec les deux crises du moment ont pour premiers  résultats une sensible accélération du retrait des avions les plus gourmands. On avait déjà noté une poussée des commandes des compagnies aériennes afin de disposer d'avions de dernières générations. Pour exemple, la compagnie américaine Delta annonce  qu'elle allait retirer 120 avions, choisis parmi ceux les moins efficaces du point de vue de la consommation, du service au cours des 18 prochains mois. Nul doute, que d'autres lui emboîteront le pas !

 

 

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Photos :  1 B777 ANA @WT 2 A330-300 Cathay Pacific@  3 Airbus B787 JAL @ Boeing

 

22/03/2011

Libye :les moyens aériens de la coalition !

 

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Le coup d’envoi samedi passé en fin de matinée de l’opération « Odyssey Dawn »
à d’ores est déjà réussi la mise en place de la zone d’exclusion « No-Fly-Zone (NFZ) » votée par l’ONU au-dessus du territoire libyen. La résistance de l’aviation libyenne a été totalement nulle, les rares chasseurs encore en états de voler n’ont jamais reçu l’ordre de décoller suite à la paralysie des moyens de détections et communications provoquées par les contres- mesures électronique de la coalition.

Pour l’instant la défense contre avion (DCA) offre une certaine résistance bien que la grande majorité des moyens lourds fussent déjà neutralisés (voir article en lien).


Samedi :
La France a donné le « coup d’envoi » des opérations avec des Rafale B/C ont ainsi mené, depuis la base de Saint-Dizier, des missions de reconnaissance à l'aide de la nacelle Reco-NG ainsi que des frappes sur des objectifs terrestres libyens, aux côtés de deux Mirage 2000D. Deux Mirage 2000-5F déployés depuis Dijon étaient assignés à des missions de supériorité aérienne au-dessus du territoire. Au total, six avions-ravitailleurs français ont soutenu le dispositif, ainsi qu'un E-3F Awacs et ceci durant 135 heures de vol dont 90 pour le dispositif de combat. Côté américain, l'engagement de forces a débuté par le lancement de 110 missiles Tomahawk depuis des bâtiments de surface de l'US Navy ; ceux-ci ont frappé plus d'une vingtaine de sites de défense sol-air SA-6 et SA-8

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Dimanche :
Une quinzaine d'aéronefs, dont six Rafale et quatre Mirage 2000D ont été engagé trois bombardiers B-2A déployés depuis leur base américaine de Whiteman ont également frappé l'aérodrome de Ghardabiya. Des F-15E et F-16CJ déployés depuis l'Italie ont aussi frappé des véhicules blindés. De plus des Tornado GR4 britannique ont œuvré avec des tirs de missiles Storm Shadows. L Angleterre a déployé plusieurs Eurofighter et Tornado sur la base aérienne de Sigonella.

 

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Les moyens déployés :

France :
Au total, 20 appareils étaient en permanence opérationnelle au-dessus de la Libye samedi et 15 dimanche : Rafale, Mirage 2000D et -5, E-3F Sentry (AWACS) et ravitailleurs (C-135 FR) .
Le porte-avions Charles De Gaulle actuellment en route pour les eaux libyennes compte 26 aéronefs : 10 hélicoptères embarqués sur les frégates et le porte-avions dont deux Caracal et un Puma de l’armée de l’Air ; le groupe aérien embarqué (GAé) sur le porte-avions qui compte huit Rafale Marine de la flottille 12 F, 6 Super-Etendard modernisés de la 17 F et 2 E-2C Hawkeye de la 4F.

Les avions sont armés selon leur mission avec des GBU, GBL, Mica, AASM (Armement air sol modulable) et de pod Reco NG pour la désignation de cibles et la reconnaissance.

Les bases françaises de Saint-Dizier, Dijon, Solenzara, Nancy et Istres sont mobilisées.

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Etats-Unis :
L’US Air Force et l’US Navy ont apporté des ravitailleurs, des F-15E, des F-16C/D, des AV-8B Harriers II, des F-18 C/D Hornet & E/F Super Hornet la guerre électronique est menée pour la première fois par des E/A-18G « Growler » et des anciens EA6-B « Prowler », des bombardiers furtifs B-2 , des AWACS, et au moins 4 P-3 Orion (pour la patrouille maritime).

Un drone Global Hawk est engagé depuis la base de Sigonella en Italie.

Les appareils américains sont basés en Italie sur les bases d’Aviano, Sigonella et Naples, en Espagne à Rota et en Grèce à Souda Bay..

Royaume-Uni :
La Grande-Bretagne a déployé un nombre non divulgué de Panavia Tornado GR4 pour l’attaque au sol, avec des ravitailleurs Vickers VC-10 et Tristar, des Eurofighter Typhoon et des AWACS E-3D Sentry.

 

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Espagne :

4 F-18 A/B Hornet et 1 ravitailleur ont rejoint les forces de la coalition en Italie.

Danemark et Norvège :
Les deux pays ont déployé chacun 6 F-16, qui sont basés en Italie.

Canada :
Le Canada a envoyé 6 CF-18 C/D Hornet plus un en réserve. Ils sont déployés en Italie.

Qatar :
Le Qatar doit déployer 4 Mirage 2000-5 en coordination avec l’armée de l’air française.

Italie :
Le pays s’apprête à déployer 8 appareils dont.3 Tornado.

Belgique :
La Belgique a envoyé 6 F-16 C/D et 2 C-130 pour le transport et soutien des personnels.

Grèce :
4 F-16 C/D grecs sont mis à disposition de la coalition.

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Lien :

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/03/19/les-moyens...

Photos : 1 Rafale 2 Mirage 2000D @ Sirpa Air 3 Eurofighter anglais 4 Tornado GR4 @ RAF 5 CF-18 Hornet Canada @ RCAF 6 F/A-18 Hornet US Navy @ USN