20/01/2011

Le premier B787 de série a volé !!

 

 

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Boeing annonce que le premier B787 « Dreamliner » de série destiné à la compagnie ANA à volé ! Equipé de Trent 1000 de Rolls-Royce, le premier « Dreamliner » de série a réalisé son vol inaugural ce 19 janvier.


Immatriculé ZA102 l’avion a décollé des installations de Boeing à Paine Field et est resté environ une heure dans les airs. Destiné à la compagnie japonaise All Nippon Airways (ANA), il porte ses couleurs sur l’empennage mais le fuselage est resté blanc.

Il s’agit du septième appareil à rejoindre le programme d’essais en vol, le neuvième à être produit. Ses tests se concentreront sur les performances ETOPS (Extended range Twin-engine Operational Performance Standards).

Selon le nouveau calendrier de livraisons dévoilé le 18 janvier, il rejoindra la flotte d’ANA au troisième trimestre.

 

De nombreux problèmes :


Deux appareils du programme d’essais en vol sont toujours cloués au sol et subissent des modifications sur leurs panneaux de distribution électrique, à la suite de l’incendie du mois de novembre.

le nouveau calendrier tient compte du temps nécessaire pour produire, installer et tester la mise à jour logicielle et les nouveaux panneaux de distribution électrique. Il comprend également une nouvelle marge au cas où le temps nécessaire aux activités de certification serait plus important que prévu.

Le programme d’essais en vol avait été suspendu près de deux mois début novembre à la suite d’un incendie survenu dans un panneau de distribution électrique sur le deuxième « Dreamliner »(ZA002). Des modifications logicielles et matérielles temporaires ont depuis été apportées aux appareils de test et quatre d’entre eux ont repris leurs vols depuis fin décembre ; les essais en vol effectués dans le cadre du programme de certification du B787 ont quant à eux recommencé le 17 janvier.

Photo : 1 B787 aux couleurs ANA @Cris Hutton

 

21:49 Écrit par Pascal dans aviation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : b787, dreamliner, boeing, ana |  Facebook | |

Air Seychelles

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Les vacanciers helvétiques méconnaissent cette perle créole de l'Océan Indien qu'est l'archipel des Seychelles, pourtant ses voisins européens ne s'y trompent pas, français, italiens et allemands s'y rendent de plus en plus.

 

Royaume des lunes de miel entre amoureux avec couché de soleil sur la plage, les Seychelles augmentent d'années en années le potentiel d'accueil haut de gamme et les complexes touristiques présents débordent d'imaginations à proposer à leurs hôtes, il faut dire que depuis l'amélioration des infrastructures aéroportuaires de l'aéroport international de Mahé, certaines compagnies et non des moindres se présentent depuis peu à l'approche radio, sans oublier quelques beaux jets privés.

 

La compagnie nationale Air Seychelles a rapidement anticipé ce marché qui est estimé à 325 000 entrées (175 000 actuellement) pour les mois à venir, sa suite Pearl (de 24 à 30 sièges selon le Boeing 767 utilisé), pour les passagers haute contribution a totalement été revue, par groupe de deux sièges-lits dont la forme à l'arrière fait penser à un magnifique papillon procurant un espace de liberté sous "la protection de ses ailes", le siège se configure par la console des commandes, qui proposent des positions définies puis une adaptation individuelle par niveaux mais aussi quelques options comme un massage du dos.

 

Dès l'embarquement tout est fait par le personnel naviguant commercial pour nous mettre à l'aise.

 

Un petit écran LCD sans aucune connexion filaire sert d'interface multimédia pour les voyageurs, il propose en langues anglaise, française, italienne et créole une présentation de l'archipel, une diversité de films et musiques pour tout un chacun. La tablette rangée dans le profil du siège s'extrait pour les repas mais aussi se configure en espace de travail multimédia pour ordinateurs portables le tout alimenté par le secteur

Les repas à bord propagent déjà les odeurs chaudes et épicés des îles et ce n'est pas le bel accent créole du personnel qui viendra nous dire le contraire.

 

Un petit coffret à base de produits naturels de noix de coco est offert aux passagers pour améliorer la détente durant le vol et nous préparer à l'orientation touristique de l'archipel qui confirme le standard luxueux de la destination mais aussi la très importante image d'îles propres, écologiques et surtout de développement durable que se sont forgées Les Seychelles.

 

 

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À l'approche de l'aéroport de Mahé, après neuf heures de vol, le corail et les plages blanches donnent immédiatement le sourire à tous les occupants de l'appareil, dès l'annonce de la descente les températures annoncées par l'hôtesse confirment le caractère agréable de l'archipel situé à 4° sud de l'équateur ce qui lui confère une protection naturelle contre les cyclones et autres ouragans.

 

Une fois l'appareil posé, le passage aux services douaniers s'effectue très rapidement et la signalétique oriente facilement les visiteurs vers les vols locaux réalisés par Air Seychelles où les compagnies d'hélicoptères pour aller se poser directement dans les dropping zones des complexes touristiques 5 étoiles ou sur les yachts.

En plus des destinations historiques que sont Paris, Londres et Rome, Air Seychelles s'est positionnée au départ de Milan, et propose Johannesburg, Le Cap, Singapour et récemment Chennai en Inde.

 

 

 

L'aéroport de Mahé International s'est considérablement agrandi en gagnant de la surface sur la mer, pour augmenter les parcs de stationnement, pendant que les clients attendent et déjeunent dans le lounge situé au premier étage de la zone d'embarquement avec vue sur la piste de décollage.

 

De nouveaux grands noms de l'aérien ont décidé depuis peu de faire escale à Mahé, on peut citer maintenant Emirates et Qatar qui dispose même d'une importante représentation commerciale dans un immeuble en plein centre de Victoria, la capitale des Seychelles. Ce choix n'est pas anodin, car les états du Golf investissent de plus en plus dans l'archipel tant pour leurs résidences privées que pour quelques beaux complexes à venir.

 

Cette plus-value commence aussi à se sentir dans les îles voisines comme Praslin, où l'aéroport local subit une modernisation d'infrastructures ainsi qu'une déserte horaire de l'île en Twin Otters ou en Shorts.

 

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Les dropping zone d'hélicoptères se situent dans des espaces publiques, mais aussi dans des lieux surprenant comme pour le Constance Lémuria Resort

où l'arrivée se trouve entre le 14 e et le 15 e trou du golf de l'hôtel 5 étoiles de Praslin en ayant survolé quelques instants avant une des plus belles anses de l'île. C'est tout simplement fantastique comme approche.

 

Le directeur général de l'hôtel, M. Jacques Charles, nous a précisé que son personnel a subi une formation aéroportuaire et de sécurité incendie spéciale pour la desserte héliportée.

 

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La vie aéronautique seychelloise continue de jour en jour son évolution, et n'est pas prête de s'arrêter suite à la commande de Boeing 787 Dreamliner par Air Seychelles et la venue prochaine d'autres grands noms du milieu, et il y a fort à parier que la compagnie insulaire ouvrira son réseau vers d'autres destinations car il est bien évident que si Emirates et Qatar et d'autres se positionnent sur Mahé, ce n'est pas pour y faire "du tourisme".

 

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Pour plus d'informations :

 

Seychelles Tourist Office (Allemagne, Autriche, Suisse) :

info@seychelles-service-center.de

Air Seychelles Paris

http://www.airseychelles.com/fr

 

 

Paul Marais-Hayer

 

 

 

 

Titre image :

 

Image 1 : Atterrissage du 767 Air Seychelles

Image 2 : Classe Pearl en vol

Image 3 : Twin Otter Air Seychelles à Praslin

Image 4 : Dropping Zone du Costance Lémuria Praslin

Image 5 : image de synthèse du Boeing 787.

 

© Paul Marais-Hayer images 1, 2, 3 et 4

© Boeing / Air Seychelles image 5

08:00 Écrit par Pascal dans Aviation & Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : air seychelles, tourisme, b767, b787 |  Facebook | |

19/01/2011

Le Premier Superjet 100 prêt à être livré !

 

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Le constructeur russe est prêt a livré le premier exemplaire de son Superjet 100 à la compagnie Armavia. L’avion a reçu sa peinture la semaine passé.

 

L’appareil aux couleurs de la compagnie Armavia est le septième exemplaire produit et  le premier de série, il est immatriculé EK-95015, baptisé Yuri Gagarin en l’honneur du cosmonaute russe.. La Compagnie Armavia est le client de lancement du jet russe et devrait commencer ses opérations au début du mois de février sur la ligne Erevan – Moscou. Au total, la compagnie Armavia a commandé deux exemplaires du Superjet 100.

 

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Interjet commande le SuperJet :

 

Ce début d’année réserve de bonnes nouvelles en matière de commandes d’aéronefs et Sukhoi n’est pas en reste avec la finalisation d’un contrat pour quinze SuperJet 100, assortis de cinq options pour la compagnie mexicaine Interjet. La commande est  évaluée à près de 650 millions de dollars, salon le prix catalogue.

 

La  compagnie mexicaine  Interjet devrait recevoir ses premiers  appareils à partir du second semestre  de 2012. Il s’agit d’une première pour le Superjet sur le marché Sud Américain.

 

Ce contrat porte le nombre de Superjet en commande ferme à 170.

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Photos : 1 SuperJet Armavia 2 Image synthèse du SuperJet Interjet 3 le Superjet 100 de Sukhoi @ Sukhoi

 

18/01/2011

Chine : le projet J-16 « Silent Flanker » !

 

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Décidement, la Chine ne nous laisse pas indifférent en ce début d’année, après avoir dévoilé le démonstrateur J-20 (voir lien), voici qu’un projet fait surface, le Shenyang J-16 « Silent Flanker » !

 

 

 Un J-11 relooké :

 

Le J-16 du constructeur d’état SAC (Shenyang Aircraft Corporation) est en fait un appareil qui reprend le dessin du J-11, soit la version du Sukhoi SU-27 « Flanker » construite sous licence en Chine. Rappelez-vous, la Russie avait conclu en 1992 un contrat pour la livraison à Pékin de 76 Sukhoi SU-27SK  doublé d’une autorisation pour une production sous licence de 200 appareils dès 1995. Baptisé J-11 la Chine a ensuite dénoncé ce contrat en 2003 pour remplacer les éléments russes par des composants de fabrication chinoise dont le moteur  WS-10 Taihang (voir lien).

 

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Le J-16 « Silent flanker » :

 

 Le projet de développement du SAC J-16 « Silent Flanker » qui devrait théoriquement voler encore cette année,  est très certainement une amélioration du J-11 B et dont l’avantage réside dans le fait que les ingénieurs utilisent une cellule déjà éprouvée. Un peu à la manière de Boeing avec son F-15 « Silent Eagle », les Chinois ont incorporé un design ayant pour but de réduire de manière significative la signature radar de l’avion. L’appareil intégrera notamment des caissons pour permettre un emport d’armement en interne.

 

 

J-16 & J-20 deux adversaires ?

 

Dans l’attente de vraies photos et du premier vol du J-16, un certains nombre de questions restent ouvertes sur les qualités de celui-ci, tant sur celles de son opposé le J-20. Mais une chose est évidente, nous sommes entrés dans une nouvelle ère concernant l’aviation militaire chinoise. Il semble que la Chine soit en mesure de produire simultanément deux appareils avec ses deux principaux constructeurs soit Shenyang SAC  (J-16) et Chengdu CAC  (J-20). Ces deux appareils seront-ils complémentaires ou au contraire adversaires ?

 

Pour ma part, il me semble que la Chine a choisi de jouer la concurrence entre deux programmes, un peu comme cela se fait aux Etats-Unis.  Nous risquons donc, d’assister ces prochaines années à une compétition pour répondre à un appel d’offre, concernant  un appareil de 5e génération.

 

A moins que le J-20 n’équipe, qu’en petite quantité une élite de pilotes, alors que le J-16 serait introduit en grande quantité ? Voilà encore bien des questions !!

 

 

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Liens sur le J-11 & J-20

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2008/05/07/shenyang-j...

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/01/11/chengdu-j-...

 

Photos : 1 Ebauches du J-16  2 le J-11 3 le J-20 @ ChineNouvelle

 

 

 

17/01/2011

Les difficultés du F-35 STOVL profitent aux Super Hornet !

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Lockheed Martin a besoin de repenser le décollage court et atterrissage vertical (STOVL) de la  variante du F-35 B Lightning II Joint Strike Fighter, du coup le Super Hornet pourrait engendrer de nouvelles commandes pour combler le vide !

 

 

F-35 de nombreuses difficultés :

 

La mise au point du F-35 s’avère longue et coûteuse pour le constructeur Lockheed-Martin à tel point que ce programme sera le plus cher de l’histoire de l’aviation militaire américaine ! Si les versions A (chasse & attaque au sol) C (chasse & attaque au sol embarqué) se développent longuement, mais surement il n’en va pas de la même manière pour la version C (STOVL) qui doit remplacer les Harrier AV-8B/GR9/Sea Harrier. En effet, le constructeur doit faire face à nombreux problèmes techniques : certaines pièces de la soufflante principale doivent  être redessinées et plusieurs problèmes informatiques péjorent les systèmes de stabilisation de vol !

 

Du coup, ses retards font qu’il n’y aura pas de commande de F-35B STOVL,  en 2012 comme prévu, dans le calendrier initial du programme. Pires, les déboires accumulés et les réductions de budgets  imposées par l’Administration Obama devraient réduire le financement durant les cinq prochaines années !

 

 

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Production, réorganisation des priorités :

 

En conséquence, le programme de développement du programme F-35 C STOVL est mis en période probatoire pour deux ans et qui pourrait tout simplement être abandonnée, si de facto les problèmes n’étaient pas résolus d’ici là !

 

A court terme, les futures chaînes de production mettront l’accent en priorité sur les versions A & C du F-35. Et les besoins pour équiper l’US Marine Corps (USMC) sont tels que le Super Hornet viendra s’intercaler dans les commandes pour combler le vide. La séquence de production du F-35C passera en dernier !

 

 

Production  augmentée pour le Super Hornet :

 

Le F/A-18 E/F/G Super Hornet est toujours en production pour l’US Navy  (Super Hornet  & Growler) et l’Australie et ceci dans l’attente de possible contrats avec d’autres clients (Brésil, Inde, EAU) mais il n’était pas prévu d’équiper en rattrapage  l’US Marines Corps. Les déboires du F-35C profitent donc directement à Boeing, qui se verra donc confié  une production additionnelle de son aéronef, en vue de combler le vide, mais peut-être aussi selon les résultats de mise au point du F-35, de nouveaux contrats pour du long terme.

 

 

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Liens sur le F-35 & le Super Hornet :

 

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/03/19/atterrissa...

 

 

 http://psk.blog.24heures.ch/archive/2010/09/30/c39141861f...

 

 

Photos : 1 F35C & Super Hornet 2 le F-35C STOVL 3 F/A-18 Super Hornet @ Greg Steiner