10/07/2022

F-35, le rapport du Contrôle Fédéral des Finances !

IMG_7706.jpeg

Dans le cadre du programme Air2030, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié un rapport sur la gestion des risques. Ce rapport était très attendu et sera complété par un second qui concernera spécifiquement le contexte et la méthode d’évaluation. Précision d’emblée que ce rapport concerne l’ensemble des acquisitions du projet Air2030 et pas seulement le nouvel avion de combat.

Rapport positif

D’emblée, il faut souligner que ce rapport conclut que la gestion des risques d’Air2030 est clairement définie et qu’elle est mise en œuvre de manière appropriée. Le rapport souligne par contre quelques faiblesses et propose d’apporter des solutions à la gestion des risques.

Résumé du rapport

rapport cdf,f-35,ddps,les nouvelles de l'aviation,air2030

Le programme Air2030 est constitué de quatre projets : l’acquisition d’un nouvel avion de combat pour remplacer les F/A-18 et les F-5, l’acquisition d’un système de défense sol-air de longue portée, le remplacement du système de conduite des opérations aériennes et le maintien et remplacement des installations radars. Ce programme  dont le budget dépasse 8 milliards de francs est mandaté par les Forces aériennes et l’Etat-major de l’armée. Il est géré par armasuisse.

Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a audité la gestion des risques de ce programme. Des améliorations sont recommandées à plusieurs niveaux, comme dans le secteur des risques financiers inhérents à l’achat du futur avion de combat.

Une gestion des risques est en place, mais elle peut être améliorée

Le CDF constate que la gestion des risques de ce programme a été clairement définie et qu’elle est mise en œuvre de façon adéquate. Des améliorations sont toutefois à envisager. La description des risques identifiés mériterait d’être plus détaillée et des mesures de réduction du risque devraient être plus systématiquement indiquées. Enfin, la visibilité et la traçabilité de l’apport des gestionnaires externes mandatés pour la gestion des risques devrait être assurée.

Malgré l’attention portée par la cheffe du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le CDF constate que le programme Air2030 n’est pas couplé à la gestion des risques de la Confédération. L’Etat-major de l’armée devrait assurer la consistance entre les risques liés à Air2030 et la gestion des risques de la Confé- dération. Les risques majeurs devraient être repris dans R2C, l’outil de gestion des risques de la Confédération.

Les risques financiers liés au F-35A doivent être pris en compte

En juin 2021, la cheffe du DDPS a annoncé que le choix du nouvel avion de combat s’est porté sur le F-35A du constructeur américain Lockheed Martin. Le choix de ce modèle a donné lieu à de nombreuses discussions au niveau politique et médiatique. Pour le CDF, il était important d’objectiver certains des points soulevés, afin d’évaluer leur pertinence en termes de risques.

Durant la phase d’évaluation des quatre avions candidats, les risques identifiés ont été gérés à part pour des raisons de confidentialité. Selon armasuisse, ils seront intégrés à la gestion des risques en 2022. Fin 2021, aucun risque financier lié au nouvel avion de combat ne figurait dans les risques du projet.

Le CDF estime qu’il n’existe pas d’assurance juridique d’un prix fixe, au sens de forfaitaire selon la jurisprudence suisse, pour l’acquisition des F-35A. Les coûts d’entretien pour l’ensemble de la durée de vie comportent également une incertitude. Le CDF recommande à armasuisse de compléter son inventaire des risques avec ces aspects financiers.

 

Le CDF n’a pas effectué d’audit financier sur les coûts du F-35A. Il ne s’est pas penché non plus sur la phase d’évaluation des candidats qui a mené au choix du F-35A. Celle-ci sera traitée par la commission de gestion du Conseil national courant 2022.

Des mesures ont été prises pour assurer l’interopérabilité des systèmes

L’audit a également porté sur les risques d’interopérabilité des systèmes, sans toutefois effectuer un audit informatique du projet. Les différents éléments du programme Air2030 doivent pouvoir communiquer entre eux. Le remplacement du système de conduite des opérations aériennes est un élément crucial de ce point de vue parce qu’il dispose d’une cinquantaine d’interfaces avec d’autres systèmes.

Le CDF constate que des risques liés à l’interopérabilité ont été identifiés et figurent dans la gestion des risques du programme Air2030. Des mesures ont été prises dès le début du projet, notamment en choisissant de privilégier les protocoles standards plutôt que des solutions sur mesure. La gestion des risques fonctionne bien.

 

rapport cdf,f-35,ddps,les nouvelles de l'aviation,air2030

Améliorations proposées

La CDF propose 4 améliorations, il s’agit  :

  • Il y a diverses bonnes réunions d’information et des réunions d’échange bilatérales. Ceux-ci peuvent être mieux consolidés et enregistrés de manière centralisée.
  • l’apport des responsables externes de la qualité et des risques peut être rendu plus visible et traçable, par exemple au moyen de rapports périodiques succincts. 
  • Les processus de gestion des risques sont clairement documentés et les instruments sont mis en œuvre. Cependant, la base de données sur les risques pourrait décrire les risques de manière plus détaillée et plus précise. 

  • Les risques financiers jusqu’en 2040 sont pleinement pris en compte. Cependant, les risques financiers à partir de 2040 peuvent être calculés plus précisément et inclus dans la base de données des risques du projet.

Remarques : Ces propositions sont intéressantes mais risques de créer plus de bureaucratie, une mise en œuvre devra être pensée en termes de simplification. Par ailleurs, deux recommandations ont déjà été mise en œuvre par le DDPS et ceci avant la publication du rapport.

En ce qui concerne les risques financiers, ceux-ci sont inclus dans les risques du projet pour le nouvel avion de combat. Dans le cadre de l’acquisition,  le prix de base du programme F-35 reste le même soit CHF 5.091 milliards, qui est garanti par le gouvernement Américain(Foreign Military Sales), par contre, il faut prendre en compte le taux de change en dollar US et la situation de l’inflation. L’acquisition s’étendant sur plusieurs années, il faut donc calculer les plafonds des variables avec une marge de sécurité vers le haut.

Conclusions

Le CDF relève que « la gestion des risques pour ce programme est clairement définie et mise en œuvre de manière appropriée ». Il rend ainsi un avis favorable sur le programme Air2030 portant sur l’acquisition de nouveaux avions de combat de type F-35A et du système de défense sol-air Patriot. 

Le CDF ne formule pas de recommandation sur deux des quatre points examinés. Il s’agit des risques liés à l’interopérabilité entre les projets au sein du programme Air2030 et des affaires compensatoires. Le DDPS continuera à traiter ces thèmes avec toute la diligence voulue.

En ce qui concerne la gestion des risques d’Air2030, deux recommandations du CDF sont déjà appliquées par le DDPS. L’une porte sur le lien entre les risques d’Air2030 et la gestion des risques R2C de la Confédération (recommandation 1). D’autre part, un point spécifique de l’ordre du jour sera désormais attribué systématiquement aux deux gestionnaires externes de la qualité et des risques lors des réunions du comité de gestion des risques (recommandation 2). 

On notera une divergence entre l’appréciation du CDF et du DDPS en ce qui concerne les coûts évolutif du F-35. Le CDF se base sur les rapport du GAO américain. On rappellera que les coûts à l’heure de vol non maîtrisés aux USA sont essentiellement dû au fait que les avions sont achetés jusqu’ici « nus » sans pièces détachées ce qui génère 20 à 30% de coûts additionnels. Ce qui n’est pas le cas de l’achat en « paquet » de la Suisse.

Photo : F-35 italien @ Aeronautica Militare

Commentaires

Donc la Suisse a acquis le F-35 en "paquet" dans lequel sont comprises les pièces détachées.
Que se passe-t-il si la consommation de pièces détachées est supérieure à celle prévue ?

Écrit par : François-01 | 11/07/2022

@Francois-01 : Cette manière de procéder à toujours été exécutée jusqu’ici ( vampire, Hunter, Mirage, F-5, Hornet) elle a permis de limiter l’attrition des aéronefs. Pour autant des échanges ou prêts sont parfois réaliser avec d’autres utilisateurs si besoin et lors de modernisation des achat complémentaires sont parfois réalisés. Par contre, avec le F-35 le système de diagnostic couplé au système de magasins de pièces centraliser permettra d’acquérir les pièces pouvant faire défaut. L’efficacité réside par contre dans la constitution d’un réservoir de pièces initial dont le prix est fixé et sans augmentation dans paquet d’achat.

Écrit par : Pk | 11/07/2022

@Pk. Merci pour votre article et toutes ces précisions. Malheureusement, je constate, qu'un service public(!) tente systématiquement d'abattre l'armée suisse, particulièrement dans la pensée lemanique (vaudois et genevois) mais qui plus est de la part des zurichois gauchistes et anti-armee. Quelque chose de tout à fait inacceptable de la part d'un media public payé par tous les contribuables suisses!!!! Merci à vous de rétablir la vérité nécessaire dans ce débat.

Écrit par : Baz driver | 11/07/2022

@Francois-01,
Il est important de préciser que le F-35 a maintenant un nombre important d'heures de vol (largement supérieur au Rafale par exemple). Donc même si la mise au point prend du temps, la production elle avance (ce qui selon moi est stupide, mais bon, c'est les autres pays qui le font donc...).
Donc pour la question de l'usure, il ne s'agit pas d'un appareil jamais volé. Les défauts qui causent une usure prématurée sont annulés. (exemple le F-35B dans sa première version a d'énormes problèmes, et la cellule pourrait être limitée).

Mais ici, on est dans un cas de l'appareil le plus produit des F-35. La version qui est aussi la moins complexe mécaniquement. Et les problèmes sont connus, et la question de la disponibilité aussi. Le F-35A le plus volé avait 1'536 heures de vol en avril 2022.
Les USA ont réalisé une analyse de la disponibilité en 2021 pour le F-35.
- 16% de la flotte non disponible spécifiquement à cause de l'absence de pièces détachées (pour le moteur notamment)
- 8% de la flotte non disponible pour une maintenance dépôt (ce qui en ce moment signifie surtout la mise-à-jour des F-35 à des standards plus avancés. Comme les premiers produits étaient loin d'être au point, ils passent du temps chez le constructeur)
- 15% de la flotte est en maintenance "opérationnelle".
Donc ces derniers 15% c'est ce qu'il faut prendre en compte pour le F-35A suisse en début de service.
Avec le temps, la maintenance "dépôt" va se produire car cela signifie aussi le Check D, qui est la maintenance lourde, plus approfondie des appareils.

Pour le F-35A, la disponibilité moyenne des avions qui sont à un standard leur permettant d'être déployé est de 70% en 2021, avec un creux sur l'année à 63%.
https://www.defensenews.com/air/2022/03/16/full-weapons-tester-report-highlights-f-35-availability-software-problems/

Pour le réservoir de pièce détachée, c'est une bonne question, connaître le volume est essentiel pour définir sa capacité à terme, et le niveau d'indépendance de la Suisse.
Mais si on se réfère au 4 semaines avec 4 appareils en vol en permanence de l'appel d'offre, j'imagine que cela définit le plancher, le minimum du minimum. Pour la consommation supérieure par contre, le coût d'utilisation du F-35A est garanti sur 10 ans. Cela signifie que dans le contrat, il y a un taux de disponibilité pré-défini et un nombre d'heures annuelles compris dans le contrat.
La question a surtout lieu pour la suite, ce que met en avant ce rapport !

Écrit par : Fab | 11/07/2022

@Baz,
Alors là je ne suis pas d'accord.
L'exécutif a fait son job en faisant le meilleur appel d'offre possible. Derrière, ce choix doit être présenté au parlement.
Et avant qu'il soit présenté au parlement, divers services font des audits de ce choix ! Ces audits sont nécessaires pour forcer l'exécutif à réaliser leur job professionnellement, et à mettre l'intérêt de la Suisse en premier.
En l'occurrence, il s'agit du plus gros investissement suisse depuis le NLFA il me semble. Donc j'ose espérer que le niveau de contrôle est très poussé !

La commission de la politique et sécurité du Conseil des Etats a elle aussi effectué une forme d'analyse de cet appel d'offre et soutenu ce choix !

Bref, le système fait son travail et renforce le choix du F-35. Quant aux faiblesses mentionnées par cet audit, il est important de les connaître pour nos finances !

Écrit par : Fab | 11/07/2022

@Fab. Votre attaque mérite réponse. Tout comme vous je soutiens le fait que le CDF fasse son boulot et demande des précisions à Armassuisse. Mon point est avant tout contre un service médiatique public financé par le peuple suisse qui ne retient et transmet que ce qu'il lui plaît... si ces journalistes ont des opinions divergentes en propageant des informations incomplètes, qu'ils aillent travailler dans le secteur privé !!!!

Écrit par : Baz driver | 11/07/2022

Bonjour, d'après certaines rumeurs, pour un fonctionnement optimal (génération d'électricité, refroidissement...), le block F4 demanderait une motorisation plus puissante que le F-135 actuel (soit une évolution, soit un des nouveaux moteurs à triple flux). Quelqu'un saurait quelle est la configuration choisie par la Suisse? Merci.

Écrit par : Yves | 11/07/2022

@Yves : il semble que la version du PW F135 sera un plus puisante avec le standard F4. La Suisse comme d’autres se dirige en direction du standard disponible pour 2027-2030.

Écrit par : Pk | 11/07/2022

@Fab, Baz, : pour ma part je suis très content que le CDF ait pu produire ce rapport. Par contre, je note qu’il aurait pu être mieux écrit car celui-ci permet une interprétation un peu trop personnalisé et certains à gauche en profitent. Prendre comme exemple le GAO n’est pas très judicieux. Merci à PK pour les éclaircissements qui ne font pas partie du rapport, mais nous ouvrent les yeux.

Écrit par : Martin | 11/07/2022

@Yves. Oui le block4 a des exigences de puissance qui depassent en partie les performances du F-135 de base... et ce n'est pas la faute de P&W, puisque c'est elle-même qui a attiré l'attention sur ce problème, car si le F-135 remplit et dépasse même les exigensces de base, le block4 lui depasse et de très loin les exigences de base du JSF!!! Et cela c'est une demande des US en particulier. Plusieures options sont sur la table. Un nouveau moteur de P&W ou de GE adaptable uniquement aux versions A et C, ou un F-135EEP adaptables à toutes les versions et nettement moins coûteux . Aujourd'hui , seul l'US Air Force s'intéresse à un nouveau moteur, et c'est elle qui paie l'addition. Si, et je dit bien si, les services US iraient dans la solution d'un nouveau moteur, cela leur coûterait environ 40 milliards de dollars surcoût.

Écrit par : Baz driver | 11/07/2022

@Francois01

Donc si je vous lis ,la Suisse ,la Finlande ,et pleins de pays européens ont acheté des F35A/B qui au final n’est pas finalisé ?
Un avion prototype ?
Hummmm cela rappelle les belles heures de gloire du F104C Starfighter vendu par Lockeed aussi et rempli de technologie du futur de chez futur .
La suite on la connais le f104C a été une usine à gaz jamais finaliser ,pas aimer des pilotes et ni de leur veuve d’épouse ,surtout en Allemagne

Écrit par : lolof1 | 17/07/2022

@lolof1,
Le F-104 a été l'appareil décisif qui a redonné l'avantage à l'OTAN face au pacte de Varsovie durant les années '50 ! Je lis souvent des inepties sur cet avion qui ne reflètent absolument pas ce qu'il fut ; une fusée ! Il pulvérisa plusieurs records, dont celui de la vitesse (mach 2 en 1958), de la vitesse ascensionnelle et de l'altitude (31500 m en 1959). N'oubliez pas qu'on n'est que 12 ans après la fin du dernier conflit mondial, de telles performances étaient martiennes, à cette période. Rappelez-vous également de la grande préoccupation tactique de l'époque, qui était de pouvoir intercepter rapidement les bombardiers nucléaires ennemis avant qu'ils ne soient sur zone ; on n'était pas encore à l'ère des missiles. Et pour cela, il remplit donc parfaitement sa mission, malheureusement poussé à la rupture de ce que la technologie pouvait produire à l'époque, les premiers modèles manquaient de fiabilité et beaucoup de pilotes perdirent la vie à ses commandes. Dommage que des incultes comme vous ne connaissent pas vraiment le rôle joué par cet avion lors des premières années de la guerre froide ! Il ne mérite absolument pas le sort que vous lui faites pour tenter de noircir le tableau du F-35 qui se porte à merveille (et c'est un euphémisme), merci pour lui ! J'attire aussi votre attention que les derniers modèles furent retirés du service en 2004 ! Ce fut non seulement un avion de tous les records, mais aussi un modèle de longévité, vous devriez mieux étudier cet avion que d'en dire tant de bêtises ! Cet avion était un modèle du genre, la première bête de somme comme le fut le F-16 et probablement le F-35 qui semble en prendre la relève !

Écrit par : Lisander | 18/07/2022

@ Lisander
Oui mais !
2.578 F104 furent produits et plus ou moins 300 machines furent aux effectifs de l'USAF.
Pourquoi cette sous-représentation dans l'armée de l'air de son pays constructeur?
Au quotidien,était-il si bon que cela ?
N'était-il pas qu'un avion de niche ? Une arme à un coup.

Écrit par : JGT | 19/07/2022

@JGT : car au USA il devait intercepter les Bombardiers russes. Les autres tâches étaient réparties avec les F-4, F106, F-101 et j’en oublie. Ne pas comparer les années 60/70 avec ce qui serait aujourd’hui.

Écrit par : Greg | 19/07/2022

Monsieur Greg ou un autre.
Sauf erreur, vous répondez à ma contribution qui elle n'est même pas publiée.
Cela se faisait en URSS et jusqu'à preuve du contraire, ici aussi.
Sur le fond, soit le F104, l'impression était que ce qui n'était pas bon pour l'USAFE ( E pour Europe ), l'était pour les Forces: Belges/D/NL/DK/N/I/GR/T...plus une série d' autres Etats en Asie.
Ceux-ci n'avaient pas que des bombardiers soviétiques à intercepter que je sache.
Enfin, pour la paix des ménages,pensez qu'ici je n'évoque pas tout.
Merci de publier cette contribution.

Écrit par : JGT | 19/07/2022

@JGT: D’un votre commentaire était bien publier et de l’autre votre agressivité vous vous la garder pour la canicule !

Écrit par : Greg | 19/07/2022

@JGT,
Dites-moi sur quelle source vous basez vous pour affirmer qu'il manquait d'intérêt pour les USA ? Repositionnez-vous dans le contexte des années 1950 SVP ! Le communisme menaçait le monde entier, et les pays d'Europe en cours de reconstruction; ne pouvaient appuyer efficacement les forces US ni l'OTAN qui venait d'être créé ! Les USA qui ne voulaient pas tergiverser ont produit, à grand cout, le meilleur intercepteur apte à contrer les vagues de bombardiers communistes ! Ce n'était pas parfait, mais il faisait le job ! Je vous rappelle aussi que les bombardiers de l'époque n'avaient pas l'allonge nécessaire pour viser les USA, et donc l'effort a été ciblé sur l'Europe qui était en première ligne, ce qui est très logique.Il faut recontextualiser les choses pour comprendre le F-104, c'était une autre époque !

Écrit par : Lisander | 19/07/2022

@Greg
L'agacement par moi manifesté " sèchement " est une façon de mieux me faire comprendre, tout en restant dans les limites de ce qu'il y a lieu de faire si l'on désire rester en bonne société.
Pour @ lisander regardez les machines aux effectifs des escadrons de l'USAF et USAFE pendant + ou - 25 ans ( 1960/1985 ):
F 1O0 ( les derniers ),F 1O1 ( USA/monde ),F 102 ( USA/monde ),F 104 ( USA et très peu ailleurs...... ), 105 ( USA/monde ) et enfin le F4, la merveille ( USA/monde ).
Pour faire plaisir, ce dernier peut-être qualifié de "couteau Suisse" passe partout, ce qui a été un avantage bien démontré en ce qui le concerne.
Enfin je n'oublie pas le robuste l'A7 ( USA/monde) ,"un peu connu en Helvétie ".
Mes sources @ Lisander, sont d'abord livresques complétée par des avis et écrits manifestement neutres et non orientés. Ceux que l'on obtient quand une machine a terminée sa carrière.

Écrit par : JGT | 20/07/2022

Les commentaires sont fermés.