14/06/2022

Des Hornet suisses à Ocean Hit 22 !

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Dans le cadre d’un exercice aérien international en France, des avions de combat Boeing F/A-18 C/D « Hornet » des Forces aériennes suisses participent à l’exercice Ocean Hit 22 sur la base aérienne navale de Landivisiau en Bretagne. L’exercice est 13 au 24 juin.

Nos pilotes s’entraîneront en collaborations avec  les armées de l'air française, grecque, britannique ainsi que de la marine nationale. Le but est d'entraîner des scénarios complexes de défense aérienne.


OCEAN HIT 2022

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Est un exercice interallié majeur de préparation opérationnelle au combat de haute intensité. OCEAN HIT 2022 est organisé par le groupe aérien embarqué (GAé) sur la façade Atlantique avec le concours de navires de la Marine nationale, de troupes de l’armée de terre et d’aéronefs des forces aériennes suisses, grecques, britanniques et françaises. Il vise à renforcer la capacité d’intervention en coalition depuis la mer vers la terre, la protection d’une force navale et le support aux troupes au sol, dans un contexte d’affrontement face à des menaces aux capacités similaires. Les forces en présence s’entraineront à la mise en œuvre d’armement réel en mer, après avoir franchi les défenses ennemies constituées d’aéronefs et de systèmes surface air modernes.  Durant deux semaines, soutenus par un ravitailleur A330 MRTT et un avion de contrôle avancé E-3F, des F-18, F-16, F-35, Rafale Air, Mirage 2000, hélicoptères Caïman et avions de type Atlantique 2 combattront aux côtés des Rafale Marine et E-2C du GAé. Afin de préparer les opérations depuis le porte-avions Charles de Gaulle, un des enjeux de l’exercice résidera dans la capacité à travailler depuis différentes bases de départ, dans un environnement rendu complexe par les capacités de renseignement et d’interception CYBER de l’ennemi. Une partie des aéronefs participant à l’exercice sera ainsi déployée sur la base d’aéronautique navale de Landivisiau, d’autres interviendront directement depuis leurs bases respectives. (Source Marine Nationale).

Photos : Forces aériennes suisses & Marine nationale

 



Commentaires

Et après certains ici parleront du mauvais esprit français , voire des manoeuvres politiques pour s'impliquer dans la politique intérieure suisse . Plus sérieusement , considérant les missions de la chasse suisse , la défense aérienne du territoire dans un contexte continental , on peut s'interroger sur la présence de F18 sur la base de Landivisiau ...Une question annexe : continuera-t-on à voir ces mêmes avions au-dessus de la France pour disposer d'un espace aérien plus...confortable ?

Écrit par : philbeau | 14/06/2022

Philbeau : Il s’agit d’un partenariat dans le but d’acquérir et renforcer la collaboration et l’expérience. La Suisse est un partenaire de sécurité tout comme ses voisins.

Écrit par : Marco | 14/06/2022

Je constate que la décision du non achat des Rafales français n’est pas digérée.
En l’espèce les Forces aériennes françaises viennent aussi régulièrement s’entraîner en Suisse. Dernier exercice Épervier à Payerne en 2020 avec 6 Mirage 2000-5 du groupe de chasse 1/2 Cigognes de Luxeuil. Par conséquent, l’espace aérien suisse et les connaissances des aviateurs suisses profitent également aux aviateurs de l’hexagone. Aviateurs qu’on apprécie par ailleurs. Je trouve la remarque de Philbeau déplacée!

Écrit par : Rimaz Jacques | 14/06/2022

@Rimaz : mon commentaire est juste une réponse à l'agressivité malsaine de certains sur ce blog qui confondent commentaires aéro et café du commerce anti-français . Nul doute que les relations entre aviateurs suisses et français soient excellentes , le sujet du Rafale est seulement l'inconséquence de gouvernants maladroits dans la gestion de leur relations extérieures . Et des réactions épidermiques de vieilles rancunes qui trouvent là matière à s'exprimer ;

Écrit par : philbeau | 14/06/2022

@Philbeau : Par votre commentaire vous vous mettez justement au niveau d’un café de commerce. Anti-français ? Certainement pas, mais on ressent toujours et encore votre problème sur le choix Helvétique qui n’est pas politique mais bien technique basé sur les recommandations de pilotes d’essais et d’ingénieurs spécialisés.

Écrit par : Martin | 14/06/2022

@RimazJacques "Je constate que la décision du non achat des Rafales français n’est pas digérée."

Il y a eu une déception d'autant que des bruits des médias suisses donnaient le Rafale vainqueur mais de là à dire que ce n'est pas digéré faut pas pousser. La rupture du contrat de sous marin pour l'Australie est mal digéré car c'est une rupture malhonnete mais pour le choix suisse c'était une compétition, Dassault l'a perdu voila c'est le jeu. Et après tout ce n'était que 36 avions, ce n'était pas le contrat du siècle, depuis Dassault a vendu près de 150 avions à d'autres pays et il reste encore un marché pour l'aeronavale en Inde où le Rafale semble etre favori.
Bref oui l'échec suisse a été une déception mais c'est le jeu d'une compétition et on est passé à autre chose et on a connu bien des succès depuis. Il n'y a que certains suisses pour croire qu'on fait une fixation là dessus. Et pour preuve cet exercice commun avec les suisses montre qu'il n'y a aucun animosité malgré ce que voudrait nous faire croire les hater anti-francais de ce blog. il faut dire que le french bashing devient une spécialité ici

Écrit par : Gillo | 15/06/2022

@Gillo: Pour info la presse suisse ne savait rien du choix possible. Cette dernière a avancé l’Eurofighter durant quelque jours puis le Rafale oubliant même un Super Hornet. Par contre dès que le dossier est passé sur la table du Conseil Fédéral soit le 20 juin une fuite a clairement donné vainqueur le F-35. Ceci démontre un fois de plus que la presse ne sait rien et se permet d’inventer des scénarios. Au final une surprise pour certain. On notera par contre un fausse information transmise chez Air&Cosmos par un faux informateur qui donnait gagnant le Rafale et le SAMP/T. Le but était de ridiculiser ce médias qui avait par contre eu la bonne information pour le choix de la Croatie.

Écrit par : Steeve | 15/06/2022

@Gillo. Et que pensez-vous de l'American bashing, du German bashing, du bashing contre les polonais ou d'autres pays européens sur OPEX 360, bien plus intenses et injurieux que sur ce blog de PK??

Écrit par : Baz driver | 16/06/2022

La mise en place à l'étranger de ces F18 crée un mouvement logistique.
Pour son déplacement, l'indispensable l'équipe sol utilise t'elle des moyens terrestres ou aériens ?
Dans le second cas, a t'elle recours à des moyens strictement Suisses ou bien compte t'elle sur d'autres qui seraient mis à disposition,gratuitement ou non,par le pays hôte?
Enfin la connaissance des coûts de ces déplacements est-elle libre d'accès pour public ordinaire?
Pour notre pleine information, à la fois collective et de qualité, seules des réponses étayées sont attendues.
Merci beaucoup.

Écrit par : 360° | 19/06/2022

@360°: les coûts des exercices à l'étanger font partie intégrante du budget de fonctionnment des Forces aériennes. La logistique est assurée par les Forces aériennes soit le transport de personnels de maintenance et matériel via les aéronefs du STAC.

Écrit par : PK | 19/06/2022

@360. Ces exercices sont planifiés de très longue date, et de ce fait financés et provisionnés à l'avance, rien de nouveau. Ni la logistique, ni les opérationnels ne sont mis devant un mur. C'est prévu et programmé.

Écrit par : Baz driver | 19/06/2022

Merci.
Outre Suisse, d'après ce qui est connu, le STAC ne dispose pas en propre d'un type de module apte à transporter " de la masse,du volume soit :un réacteur " et ce vers des destinations Européennes militaires ou non.
Ces appareils, contemporains peu onéreux et fiables ( Airbus 395 - Alenia C 27.J,ou encore .... Cessna SkyCourier) n'intéressent-ils donc pas ?
Qu'en pense t'on chez les opérationnels et décideurs Suisses ?
Aujourd'hui et au risque de me tromper , donc de faire aimablement réagir, le" lointain et vénérable Junker 52 " dans sa fonction de base " n'a toujours pas été remplacé "......
Certes il n'avait pas à sortir de Suisse. Il n'avait pas non plus à aller vite, loin et haut.

Écrit par : 360° | 19/06/2022

@360° : il était prévu d'acquérir au début des années 2000 un avion de transport. La choix avait été fait avec l'Airbus C295. Mais nos antimilitaristes avairent réussi a faire capoter l'achat. Aujourd'hui il existe un projet d'acquisition d'hélicoptère lourd comme le CH-47F et le CH-53K. A suivre.

Écrit par : Pk | 19/06/2022

Encore merci et un dernier mot de ma part.
Une idée pour séduire d'abord vos antimilitaristes locaux "qui j'ose l'écrire ici, ont aussi une utilité dans tout corps social" et surtout plus encore, les Politiques Helvètes qui eux tiennent les cordons de la bourse.
Osez donc présenter au pays une demande pour l'achat d'un module (voir mon message du 19/06), qui elle serait qualifiable pour lui de: " gagnant gagnant".
Soit défendre l'achat d'une classe de machine typée "couteau Suisse" (je l'ai fait) qui en plus du lift militaire servirait pour des missions humanitaires mais aussi et enfin, pour l'entrainement au ravitaillement en vol basique de vos chasseurs.
Faire cette dernière mission en autonome reviendrait dans le temps moins cher à votre pays qu'utiliser régulièrement, comme l'on dit: "des Tankers de l'étranger", et donnerait des heures de vol au module à choisir.
Enfin vu de l'Ouest de la Suisse, penser rejoindre le Nord de la Suède ou encore l'Ecosse en Hélico/lourd apparait comme légèrement ambitieux voir déraisonnable...
Vous conviendrez que vu de votre extérieur, la déraison n'est pas historiquement une spécialité Helvète.

Écrit par : 360° | 20/06/2022

@Pk : Une bien mauvaise histoire que ce refus, il y a une vingtaine d'années. Généralement, la gauche n'arrive pas seule à faire capoter l'achat d'équipements militaires au niveau du Parlement, mais pour cette fois elle avait été aidée par l'UDC : la gauche refusait un achat militaire et l'UDC ne voulait pas d'un appareil pouvant servir pour de l'aide humanitaire à l'étranger... Le Centre-droite était bien seul sur ce coup-là.

@360° : Je trouve vos arguments bons et j'espère, moi aussi, que l'armée suisse pourra s'acheter un avion de transport pour les différentes utilisations que vous proposez, ainsi que les missions militaires auprès de l'ONU (KFOR, etc.). Comme je le dis plus haut, il faut réussir à ménager la chèvre et le chou, reste à savoir si au niveau budgétaire cela vaut la peine.

Écrit par : Jo-ailes | 20/06/2022

@360. Pour le ravitaillement en vol, seuls les A330, KC-46, KC-135 ET KC-10 peuvent ravitailler le F-35A.... Pas vraiment des appareils de transport moyen...

Écrit par : Baz driver | 20/06/2022

@360: Je ne vois pas l’intérêt pour la Suisse de disposer de ravitailleur en vol du fait que notre pays ne participe pas à des opérations sur des théâtres extérieurs. Le rayon d’action des Hornet actuels et des futurs F-35 suffisent pour la surveillance de l’espace aérien du pays sur plusieurs heures et les déplacements à l’étranger pour les exercices internationaux. Les pilotes sont tout de même formés et qualifiés pour le ravitaillement en vol, ceci dans un cadre utile lors de ces exercices internationaux et dans le cadre d’un appui de police du ciel avec nos voisins en cas de tension. On pourrait imaginer, je vous l’accorde un tel appareils tel un A330MRT dans le but de venir appuyer la flotte de ravitailleurs de nos voisins. Mais il semble que cette option est pour l’instant secondaire.

Écrit par : Steeve | 20/06/2022

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