09/06/2022

10 ans de retard pour le SCAF? 

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L’annonce à de quoi intriguer, pour autant elle provient du PDG de Dassault, Éric Trappier en personne. On savait que le système Future Combat Air System (FCAS)/Système de Combat Aérien Futur (SCAF) ne serait pas disponible dans un premier standard avant 2040 – 2045, mais la date de 2050 est maintenant énoncée.

Pour Eric Trappier, les retards persistants dans l'accord sur les conditions de développement du SCAF retarderont l'entrée en service du nouvel avion de combat de nouvelle génération (NGF ) élément du programme d'au moins dix ans. Selon le calendrier actuel publié, le premier vol du démonstrateur NGF était prévu pour 2027, la conception finale proposée étant gelée en 2030 avant une date de mise en service proposée de 2040 – 2045 . S'adressant aux médias, Éric Trappier, a déclaré que la date de mise en service actuellement prévue n'est plus tenable, 2050 étant un calendrier plus réaliste.

Cette déclaration est intervenue trois mois après avoir annoncé le 4 mars que les travaux de développement sur le système NGF du SCAF avaient effectivement été interrompus, Dassault, Airbus et Indra n'ayant pas pu s'entendre sur les conditions de partage de la phase 1B, et qu'il avait retiré ses ingénieurs hors du programme jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée.

Le problème

L’histoire semble se répéter au sein des grands programmes militaires européens. Le problème repose toujours sur la maîtrise d'œuvre du système. Dans le cas présent il implique Dassault en tant que maître d’œuvre, mais qu'Airbus souhaite partager. Mais pour Eric Trappier cette question est hors de propos. On assiste clairement à un profond désaccord sur la nature de la coopération entre Dassault, Airbus et Indra.

Rappel sur la répartition des travaux

Dassaut Aviation aura la charge de travail du NGF sur les lots stratégiques et secondaires phase 1B, en tant maitre d'œuvre soit 38%. 

Airbus obtient 62% (Allemagne 32%, Espagne 30%) : L'Allemagne va s'occuper de la conception des drones avec MBDA  et Satnus, du Cloud avec Thales et Indra. De son côté l'Espagne aura la charge des technologies de furtivités et des capteurs avec Indra, Thales et l'Allemand FCMS. La motorisation sera du ressort d'une joint-venture entre Safran, MTU et ITP.  

Un plan B ?

Pourrait-ont imaginer un « plan B » ? Dassault avait en son temps quitter le consortium Eurofighter à l’époque et développer seul le Rafale. Imaginer refaire reprendre un même chemin aujourd’hui est problématique. Le développement d’un avion de 6 -ème génération est estimé dans une fourchette de

50 et 80 milliards d’euros. Il faut y ajouter des compétences technologiques énormes, afin de ne pas encore une fois, se retrouver en retard face à la concurrence américaine.

Conclusion

Une fois de plus l’Europe se retrouve face à ses vieux démons, une politisation qui ralentit les efforts du fait d’un égo surdimensionnés pour certains ce qui a pour conséquence de freiner les industriels et le développement de la technologie. Les Forces aériennes européennes n’ont de fait pas d’autres alternatives que de se tourner en direction du F-35. A l’avenir, si une solution européenne n’est pas viable, le programme américain Next Generation Air Dominance (NGAD) sous le concept  « Digital Century » risque bien de doucher les espoirs des avionneurs européens.  

Photo : Image de synthèse du SCAF @ Dassault Aviation

 

 

Commentaires

"Les Forces aériennes européennes n’ont de fait pas d’autres alternatives que de se tourner en direction du F-35."

-> si le Rafale

Écrit par : Jérôme | 09/06/2022

L'Allemagne est clairement en position de force. Ils ont obtenu selon l'accord de répartition des différents programme l'Eurodrone et pour le Scaf, ils peuvent se fournir directement vers les USA comme ils viennent de le faire pour le P-8 ou le F-35. Pour la France, réaliser seul un avion de 6ème génération serait trop onéreux : il faudrait trouver d'autres partenaires ou se résoudre à doter l'AEE de Tempest ou de F/X.

Écrit par : Aston78 | 09/06/2022

@Jérôme : Le meilleur avion européen selon les essais en Finlande est le Gripen E ! Le Rafale a terminé en 4 ème place avant dernier. On achète pas, ni maintenant, ni demain un avion dépassé.

Écrit par : Angus | 09/06/2022

Le problème c'est que l'Allemagne ne conçoit pas de na pas avoir le rôle central.
Les plus gros problèmes de pas mal de programmes Européens sont le fait de l'Allemagne, les plus grands retards de l'A380 étaient dû à l'usine de Hambourg, ceux du NH90 à la partie allemande du consortium, les gros retards de l'EFA (le Typhoon) pourtant très largement piloté par les Anglais étaient dûs aux exigences et délais Allemands.
Tant qu'ils n'auront pas la certitude d'avoir accès au savoir faire de Dassault (entre autre lié aux commandes de vol électriques) ils ne signeront rien.
Ils ont obtenu que la société crée pour la fabrication des moteurs soient basée à Munich (Alors que l'essentiel de la technologie "sensible" vient de Safran MTU n'a qu'un rôle secondaire), ils ont imposé la participation de l'Espagne à hauteur de 33%
afin de diluer l'influence Française, alors pourquoi le reste leur résisterait-il?
Au lancement du projet qui a donné le F35 (avec quelques miettes proposées aux Européens) beaucoup de spécialistes du milieu aéronautique faisaient remarquer que tout ça ressemblait fort à un moyen de pomper les moyens financier de la R&D en Europe et de fait, d'en tuer l'industrie aéro pour faire place nette aux industriels US....
Je crois bien qu'ils ont réussi leur coup...

Écrit par : born-87 | 09/06/2022

@Born-87: Tellement plus facile de mettre la faute sur le méchant Oncle Sam ! Sauf que l'Allemagne s'est engagée sur el projet SCAf avant de choisir un avion américain, qui était au départ le Super Hornet et non le F-35. De plus, les pays Européen membres des Trois cercles d'investissement dans le cadre du Joint Strike Fighter F-35 sont peu nombreux (Italie, Angleterre = Tempest, rien à voir avec le SCAF). Prétendre ici que le F-35 a pomper les moyens financier européens une est grosse bêtise. Il serait temps de reconnaître les erreurs typiquement européennes et d'en tirer les leçons au lieu de chercher des excuses.

Écrit par : Derdan | 09/06/2022

Le SCAF est mort né. Les allemand feront tout pour torpiller le programme.
Ils ne sont plus pressé maintenant qu'il ont le F-35 qui leur permettra de repousser leur limite de renouvellement. après ils attendent surement la future génération d'avion américain NGAD qu'isl achèterotn assurément. Ils auront ainsi réussi à torpiller l'industrie aéronautique de combat francais. L'Allemagne a toujours plus vu la France comme un concurrent que comme un partenaire.
Le question du SCAF ne se pose plus, c'est un projet mort. La vraie question c'est quand les français vont ils sortir de ce guêpier ?
Depuis le début le partenariat aurait du se faire avec les anglais qui ont toujours été de très bons partenaires, tant sur le point technique que sur l'entente. Malheureusement la politique est passé par là, on n'a pas voulu les rejoindre pour les sanctionner du Brexit.
Le Tempest sera le grand gagnant et sera le seul avion européen du futur. Les anglais ont compris avec l'EF2000 que travailler avec les têtons étaient un frein et ont réussi à s'en débarrasser. Les Français se sont enfermé dan sune logique impossible pour des raisons politiciennes, à toujours vouloir tout faire avec les allemands. La sanction sera sans appel, le SCAF n'a plus aucun avenir et je vois mal Dassault rejoindre le Tempest. L'erreur ne vient pas de Dassault mais de l'état français qui a tout fait pour choisir ce chemin sans issue. Pour moi Dassault poussera le Rafale au maximum de son évolution mais n'ira pas plus loin et je les verrais bien se tourner vers les UCAV qui est l'aviation de demain, parce que le parcours pour un avion de combat piloté semble bouché.

Écrit par : Gillo | 09/06/2022

@Jerôme,
Puis-je vous rappeler que personne n'a voulu du Rafale en Europe ! En Grèce, il ne fera qu'assurer le raccord, le temps qu'arrivent les F-35 et en Croatie, ils ont presque été offerts ! De plus, il n'est vendu qu'à des acteurs de seconde zone ! Soyons sérieux deux minutes svp, on ne peut pas confier la défense du continent à un avion aujourd'hui dépassé ! Le choix du futur, c'est le F-35 ! Quasiment tous les pays Européens ont fait ce choix, pourquoi continuer nier les évidences ? Tout ceci frise quand même une bonne dose de malhonnêteté intellectuelle de votre part, il faut le dire !

Écrit par : Silodon | 09/06/2022

@Gillo: Non, les allemands ne veulent pas torpiller le projet, mais jouent leurs intérêts dans l'équilibre des responsabilités, un jeu dangereux, certes, mais qui n'a rien à voir dans votre perception. Rien à voir non plus avec l'achat de F-35, car le SCAF sera sont remplaçant potentiel tout comme le Tempest. A condition que ces deux projets aboutissent et puissent être comme expliqué dans le l'article concurrentiel du NGAD.

Écrit par : Marco | 09/06/2022

Pourquoi répéter les même erreurs. la France est sortie du système Eurofighter parce que l'avion ne correspondait pas à ses besoins. Et elle a gagné sur plusieurs tableaux : le Rafale correspond à ses besoins, il est meilleur et moins cher. Au final Dassault pourrait monter un système NGF + Neuron pour réduire la facture ( le travail est partiellement fait ) et raccourcir la durée d'élaboration.
Évidemment les technologies de pointe demandent de la recherche mais l'industrie française y gagnera. Et il sera à priori invendable en Europe comme le Rafale.

Écrit par : Claudi | 09/06/2022

@Silodon : la Grèce a choisi de longues dates deux partenaires. Le F-35 n'a pas vocation à remplacer le Rafale. Ils sont complémentaires comme en ce moment le duo F-16 / Mirage 2000. Pouvez-vous factuellement expliquer en quoi le Rafale avec ses capteurs et ses armements est dépassé ?

Écrit par : Aston78 | 10/06/2022

@Aston78: Pour info le Rafale soit un très bel avion de génération 4++ tandis que le F-35 est de 5eme génération. Mais vous le saviez. Ce quoi change concerne la qualité des capteurs, la capacité à réagir spécifiquement aux menaces, à les identifier immédiatement (bibliothèques de données) et de disposer d’un système qui apprend et s’adapte en permanence aux menaces. En y ajoutant une démultiplication des capteurs en fonction des F-35 en vol. Tout ceci combiné à explosé les résultats des essais en Suisse et en Finlande. Les pays acquéreurs ont très vite compris ce qui change fondamentalement avec le F-35, sans équivalent en Occident.

Écrit par : Angus | 10/06/2022

@Aston 78,
Le Rafale est un avion de son temps et de sa génération ! Il est aujourd'hui surpassé par des nouvelles technologies qui mettent l'accent sur une approche différente de la guerre aérienne ! Avant le micro-ondes ou les GSM, comment faisait-on ? Et bien, c'est pareil,
l'innovation technologique rend obsolète les procédés anciens !
Le F-35 est basé sur une approche novatrice entièrement basée sur la furtivité et l'échange des informations !
Pour la furtivité, concernant les matériaux dont il est conçu, jusqu'à son architecture, tout a été mis en œuvre pour réduire sa signature radar. Il a été développé pour optimiser la non-réflexion ou plutôt l'absorption des ondes par des procédés électromagnétiques, ce qui diverge fondamentalement avec des procédés plus anciens.
En ce qui concerne l'échange d'informations, le F-35 est optimisé pour la collecte et la gestion des informations dans son environnement ! Non seulement il voit tout et entend tout, mais ses systèmes traduisent toutes ces informations dans un langage simple afin de ne va pas saturer le pilote. Ces informations sont aussi traitées par priorité et partagées entre différents appareils en cas de vol en patrouille ! Quand les F-35 volent en formation, ces systèmes se couplent entre eux pour créer une seule bulle défensive et offensive. Ce qui le rend encore plus efficace en groupe.
Comme l'a dit Angus, il dispose aussi d'une formidable base de donnée alimentée par les autres systèmes environnants, comme un AWACS peu le faire !
Et enfin, il apprend ! Basé sur de l'intelligence artificielle ; l'avion apprend !
À gérer les menaces, gérer ses ressources, surveiller les paramètres du pilote, .... il peut aussi voler tout seul et ramener le pilote en cas de défaillance ! Rien d'étonnant à tout ceci, je vous rappelle que la prochaine évolution sera l'avion autonome qui ne sera plus assisté depuis le sol, vu la vulnérabilité de la configuration.
Voilà, c'est à peu près tout ça le F-35. Et encore, il se dit que certaines capacités qui en font un véritable martien sont tenues secrètes !
J'espère que vous comprendrez mieux les effets de l'évolution technologique sur le potentiel des avions de chasse moderne ! Au sens propre, un Rafale n'est pas conçu ni équipé pour fournir de telles prestations, et ce n'est pas faute d'être moins bon, il date tout simplement d'une autre époque !

Écrit par : Silodon | 10/06/2022

@Claudi: vous avez tout simplement raison. La croisée des chemins est proche. Bis répétita comme il y a 40 ans avec l'ACE. Le savoir faire unique permet à la France de lancer le plan B. Ce fameux plan B en leadership avec de possibles coopérants hors Europe d'après les sous entendus de Dassault. De toutes façon, les impératifs de navalisation et de dissuasion imposé au NGF ne sont pas compatibles avec les besoins des autres coopérants dans une approche à égalité comme imposé par les Allemands. La mise en parallèle du plan B et des programmes Rafale F5/ucav/scorpion ng/Synergie permettra une optimisation des moyens et des coûts de développements très important. Rappelons que le Rafale a coûté 2 fois moins cher que le Typhoon et 7 fois moins que le F35 pour un très bon résultat. Et pour le financer, les hausses de moyens dédiés à la défense avec un doublement prévu en 2030 par rapport à 2015 permettra la concrétisation de ce projet. On sera alors passé de 31 à 60 mds € et notamment des budgets de r&d multipliés par 3. Tout est donc réunis pour avancer sur un nouveau projet national novateur.

Écrit par : Foudre | 10/06/2022

@Foudre,

Entra maintien du Rafale et abandon du SCAF pour un hypothétique plan B + Rafale, on ne comprend plus rien à ce que vous dites ! Vous dites tout et son contraire...Rafale ; oui, non, mais peut-être ! SCAF ; oui, mais non pas naval et enfin pour le plan B ; oui, mais ne pas répéter les erreurs du passé...Essayez donc les coutes phrases avec maximum trois arguments qui ne se contredisent pas, cela nous aidera à mieux vous comprendre. À moins que votre pensée ne reflète fidèlement la grande confusion perceptible dans les projets français ?


Corrigé avec https://www.corrector.co/fr/

Écrit par : Simon | 10/06/2022

Afin d'aider un peu plus à la compréhension de la "pensée Française", notamment au sujet du Scaf ou pas Scaf, j'invite les lecteurs de ce blog à prendre le temps de visionner l'une des séances de la commission de la défense tenue à l' Assemblée Nationale Française.
Elle a eu lieu le 23 mars 2022 (vidéo complète de +ou- 02heures sur la toile). Présents pour audition:
Mr Darmon,PDG de Thales et Pdt du Gicat (Groupement des industriels pour les armements Terrestres).
Mr Pommelet,PDG de Naval Group et Gican (Gt/in/ar/Navals).
Mr Trappier,pour le CIDEF (Conseil des Industriels de la défense Française) et PDG de Dassault.
Vous avez donc là ceux qui tirent la BITD (Base Industrielle Technologique Défense) et manifestement leur problème est:
Faire des matériels adaptés aux besoins et demandes présents et futurs des armées de la République Française.
Faire vivre au mieux des industries particulières qui travaillent dans le temps long( cela va des recherches et études, de la mise à disposition des fournitures en matières premières, jusqu'à la date attendue pour la livraison des nouveaux matériels).
Quand au plan B oui d'après leurs propos il existe: "C'est nous".
Soit les Industriels et...... Les Politiques Français.
Vous l'avez compris il y avait ce jour là un gros appel du pied vers les Politiques que l'on traduira par: Et si l'on faisait autre chose, car nous le pouvons, en ne s'obstinant pas sur une idée ?
Conclusion: Le 23 mars et en public le projet Scaf n'est pratiquement plus soutenu par la BIDT Française et cela, au travers des Présidents du CIDEF/GICAT/GICAM et GIFAS lui absent, mais en fait représenté par le CIDEF (Mr Trappier est Dpt d'Honneur du Gifas).

Écrit par : JGT | 11/06/2022

Merci JGT enfin un commentaire ultra factuel. Si tous les commentaires pouvaient rester à ce niveau se serait parfait plutôt que de s'écharper sur les mêmes sujets à longueur de fils.

Écrit par : Bruno | 11/06/2022

@JGT. Aucune surprise dans cet exposé. Et pour cause. Les industriels français de ce secteur n'ont aucune concurrence interne depuis longtemps. Et donc une situation de monopole qu'ils veulent voir perdurer...Le fait qu'ils soient extrêmement compétents et compétitifs ne devraient pas les aveugler sur le fait que leurs partenaires pourraient éventuellement leur amener de nouvelles idées et compétences qu'ils n'ont pas. Mais voilà, c'est ainsi, et dans ce match ce sont eux qui tiennent le couteau par le manche face aux politiciens français. Mais à quel prix ces derniers sont-ils d'accord d'aller????

Écrit par : Baz driver | 11/06/2022

@JLT,
Ëtes-vous conscient que vous ne venderez jamais un avion franco-français en Europe ? À la rigueur, un avion franco-allemand aurait ses chances, mais un avion franco-Dassault, c'est mort ! Sans compter qu'il sera plus cher qu'un Rafale et donc impayable par les pays acquéreurs du Rafale ; Égypte, Inde, Grèce et Croatie, Indonésie et Émirats !La France qui veut garder la mise sur un vecteur pour sa bombe nucléaire continue de s'isoler dans une stratégie nationale et non Européenne  ! Le blocage du SCAF est bien un problème Franco-français ; Dassault et 50% d'Airbus sont bien Français ! Difficile d'acuser l'Allemagne quand on a un pied dans les deux entreprises ! Finalement, ce sont les Français, les meilleurs alliés des industriels US ; SCAF, NH-90, Tigre, A-400M .....

Écrit par : Sidolon | 11/06/2022

@Baz : les industriels français de l'armement ne sont ni aveugles , ni fermés à la coopération , et n'ont nullement besoin de vos conseils d'analyste en chambre pour définir leur capacités à répondre aux besoins de la défense française . C'est leur priorité , et il est éminemment souhaitable , et c'est le rôle des politiques , de leur en donner les moyens . Toutes vos interventions , régulièrement , sur ce thème sont biaisées , comme beaucoup ici , par une aigreur perceptible contre tout ce qui est français , et enlève par là même toute crédibilité à votre biais pro-américain d'un citoyen d'un pays qui n'a pas d'industrie aéronautique d'importance .

Écrit par : philbeau | 12/06/2022

@Sidolon: Non, la partie Airbus qui se charge du scaf n'est pas française du **tout**, et le découpage est à 32% français, 33% espagnol et allemand.
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Par ailleurs l'accord franco-allemand était une maîtrise d’œuvre française sur le scaf, et une maîtrise d’œuvre allemande sur les blindés, ce que l'Allemagne s'est empressée de saborder.
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C'est un réflexe conditionné que d'attaquer la France sur ce site, mais en l’occurrence la France et l'Espagne ont déjà commencé à financer alors que l'Allemagne ne veut pas de se projet, comme elle a déjà abandonnée plusieurs projets de coopération franco-allemands et Européens ces 10 dernières années (patmar, drones, tanks, satellites... ).
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L'Allemagne a un TRÈS gros soucis avec ses forces armées, avec un sous investissement catastrophique durant toute l'ère Merkel, qui se reporte fatalement et mécaniquement sur son industrie qui n'a plus de client et se trouve bloquée de toutes part, industriellement, financièrement avec une R&D qui ne suit pas. Si vous suivez l'actualité de votre voisin du nord au lieu de désigner la France comme coupable a priori vous comprendriez un peu mieux le soucis.
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La seule solution qui conviendrait à certains lecteurs de ce site, serait un scaf purement allemand car en l'état de la BID ce serait simplement un F35 sur étagère. Comprenez qu'il n'y a que les français ne l'accepteront pas, et qu'ils ne sont pas seul puisque l'Espagne continue ses investissements.

Écrit par : Edgar | 12/06/2022

@Philbeau. Je suis un peu consterné par vos propos. Ne serait-ce que parce que à de nombreuses reprises, je vous ai défendu vous et d'autres de vos compatriotes sur les problèmes de nationalité. Alors épargnez moi vos leçons. Sans compter, vos propos souvent anti tout ce qui n'est pas français concernant vos collègues européens. J'ai la nationalité suisse, mais ce n'est pas mon origine. Si vous aviez suivi tous mes commentaires, concernant mon passé et le F-15, vous auriez peut peut-être compris d'où je viens.... D'une nation (la vôtre) qui a, même si certains faits le justifient à vos yeux, et même aux miens dans une moindre mesure, abandonné la mienne pour ses propres intérêts politiques. Cette nation a, contrairement à vos propos, une industrie aéronautique très compétente, mais qui a tout simplement renoncé à produire des avions de combat elle-même pour des raisons financières avant tout. De plus le fait que vous veniez d'un pays producteur d'une puissance aéronautique ne vous donne aucune légitimité suprême avec un quelconque interlocuteur d'une autre nation. J'ai bien compris que les industriels français, allemands et espagnols sont disposé à collaborer. Ce qu'il manque c'est le partage intellectuel, de tous côtés. Peut importe qui est maître d'œuvre de tel ou tel morceau. Pour autant sans même aller trop loin dans la confidence, on peut toujours bénéficier d'une idée venue d'un partenaire théoriquement inférieur au bénéfice de tous les acteurs.

Écrit par : Baz driver | 12/06/2022

"J'ai bien compris que les industriels français, allemands et espagnols sont disposé à collaborer. Ce qu'il manque c'est le partage intellectuel, de tous côtés."
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Ce n'est pas vraiment ce que raconte le patron d'Airbus (ex-Messerschmitt) ni le pdg de DA. Airbus reproche à DA de vouloir conserver pour lui les commandes de vol électriques et la furtivité. Pour info, ce site allemand était en charge des commandes de vol de l'EF mais ils ont dû appeler BAe à la rescousse. Au passage si on procède à cette bascule, la part de DA passe de 32% à moins de 20%...
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Pour ma part, je lis plutôt ça comme la volonté de ne pas coopérer afin d'éliminer un acteur de la scène européenne et viser un monopole, ce qui semble une stratégie raisonnable pour Airbus vu qu'il a la part espagnole et allemande, soit +66%, mais c'est une stratégie inique pour l'Europe.
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On retrouve un procédé similaire il y a 3 ans de la part de Rheinmetall qui tente de racheter KMW le lendemain de la fusion avec Nexter pour se retrouver en monopole en Allemagne et en France, en complète opposition avec l'accord franco-allemand dont l'encre est à peine sèche.
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On comprend la politique industrielle, surtout lorsque les financements allemands sont rachitiques, mais l'idée d'un accord de défense est avant tout politique et les français sont d'accord pour coopérer et répartir les coûts, pas pour financer l'industrie des voisins à leurs dépends.

Écrit par : Edgar | 14/06/2022

La France devrait vraiment faire cavalier seule avec le SCAF.
Airbus dit qu'il n'y a pas de plan B en cas d'echec, mais c'est seulement les représentant d'airbus qui n'en ont pas. La France elle a déjà un plan B, sa couterait plus cher, mais elle en a un.

Pour les allemands, l'objectif du SCAF ne vise pas vraiment à obtenir un avion souverain capable de défendre l'europe face aux nouvelles menaces futurs (ils comptent sur les US pour cela), mais surtout de détruire la position de champion numero 1 en matiere d'aeronautique militaire que conserve la France en europe depuis au moins 50ans.

L'allemagne a montré a plusieurs reprises que ses programmes commun européen surtout avec la france avaient souvent pour objectif caché pas si caché de s'approprier (voir piller) le savoir faire dans tout les domaines ou leurs voisin sont meilleur pour ensuite détruire leur industrie et ainsi devenir le dominant sur le marché. L'allemagne n'a jamais aimé être 2e dans quoi que se soit en europe, c'est la raison du retard du SCAF et c'est pour cela que dans presque tout les cas, seul les projets européens piloté par l'allemagne semblent avancer alors que tout ceux piloté par un autre pays sont souvent retardé, bloqué ou coulé et toujours à cause d'un problème venant comme par hasard de BERLIN.

Écrit par : thor94 | 19/06/2022

@thor94. Sans revenir sur les problèmes réels de coopération avec les allemands, si la France part toute seule ( quid des espagnols également??), le coût sera très élevé et éventuellement au détriment d'autres besoins/projets des armées françaises. Ensuite, Monsieur Trappier ne ferme pas la porte à d'autres partenaires dans ses déclarations. Personnellement, sur un plan purement technologique, j'aurais bien aimé voir un programme anglo-français, avec des partenaires suédois et italiens, pour ne nommer que les principaux... cela accroîtrait la masse industrielle et les chances d'exportations. Car le problème actuel, c'est que les deux programmes FCAS et SCAF jouent en gros dans la même ligue... Mon avis.

Écrit par : Baz driver | 20/06/2022

@thor94 @Baz driver. S'il y a en théorie d'autres voies, en pratique c'est compliqué car les budgets des principaux pays ayant une industrie capable ont été laminés. Ce seraient d'abord l'Italie et le RU, mais ce sera compliqué au niveau budget sans même entrer dans les considérations de F35, itar et autres composantes politiques autour du tempest.
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En gros, parmi les pays ayant une industrie aéro et/ou électronique qui auraient les épaules assez larges et un budget correct, il n'y a guère que l'Espagne. La moins mauvaise solution alternative dans un cadre strictement UE semble être une augmentation des budgets FR et ES, et quelques niches pour d'autres pays partenaires (Grèce, Tchéquie ?).
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Avec l'augmentation des tensions je ne pense pas que ni la France ni l'Espagne aient envie de financer un tel projet au détriment mécanique d'un meilleur financement de leurs forces armées. La France a d'ores et déjà demandé à ses fabricants d'armes de mettre les bouchées doubles sur plusieurs équipements, donc une partie des finances sont déjà mobilisées.
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Je ne crois malheureusement pas à une ouverture vers la Suisse, même si elle aurait à la fois les budgets et certains apports techno bienvenus car le côté politique serait indécrottable avec le F35 d'un côté et les antimilitaristes de l'autre, et la neutralité pour finir, le jour où il faudra vendre ces avions à des pays plus sensibles que l'Andorre.
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Voilà pour mes 20ct, ma boule de cristal est malheureusement cassée, mais je suis sûr qu'une fois réparée, dans 3 ans, elle nous éclairera sur les années 2022-2025.

Écrit par : Edgar | 21/06/2022

@Edgar. Effectivement le gouvernement français a demandé à ses insustriels s'augmenter ces cadences. Pour autant peu d'industriels sont enclins à le faire sans avoir de commandes fermes...En France comme ailleurs, les belles declarations ne payent pas les coûts des augmentations de cadences. Il faut des commandes et pas juste des mots.

Écrit par : Baz driver | 21/06/2022

@Baz. Tout dépend de qui prononce les mots et du contexte. Si demain un aéroport était en construction à deux pas chez moi, et qu'un gars me suggérait de déménager car ma maison est sur le passage d'une future autoroute pour relier l'aéroport, je consulterais les annonces immo. et ma banque, même sans contrat.
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Pour info, les sous-traitants et la chaîne indus sont d'ores et déjà entrain de s'organiser. Lorsqu'on parle de soutient dans le temps à l'Ukraine d'un côté et d'un conflit long, mieux vaut être prévoyant.

Écrit par : Edgar | 21/06/2022

Le Rafale reste un avion adapté aux conflits actuels, avec un cout de maintenance raisonnable et contrairement au F35 il n'a pas été concu vers une orientation nationale. Le F35 a encore de gros problemes a résoudre, en plus la maintenance globalisée par une centralisation des informzations a été abandonnée. La furtivité est un concept qui est remis en question , les russes et les chinois ont mis en place des systemes basses fréquences pour les repérer, il reste des progres a faire mais l'avenir n 'est peut etre plus la.

Écrit par : breizhfan | 24/06/2022

@breizhfan: Avez-vous réfléchit avant de poster votre commemtaire ?? Visiblementce n'est pas le cas, je vous explique : Le F-35 est-il conçu dans une orientation nationale ? Certainement pas vu que des pays autres que les USA participent au financment et dévelloppment (système des trois cercles) tout le contraire du Rafale.
La maintenance du F-35 s'en trouve vient plus facilité les essais réelles en Suisse comme en Finlande l'ont démontré. Il y toujours un système globalisé de maintenance avec le système de logistique ODIN, mais ce dernier est amélioré par rapport à ALIS.
La furtivité est un concept remis en question ??? Alors le SCAF le sera aussi ! Un peu de sérieux SVP ! Tous les avions de demain incorporent de la furitvité dans des proportions différentes :SCAF, TEMPEST, KF-21, J-20, J-31, Su-57, Su-75, TAI-XX. Oui il y aura de nouveaux capteurs capables de réduire cette furtivité, mais dans ce cas que devient le Rafale (votre citation) qui ne conprend pas ce mode de manière intrinsèque ? Et bien il sera simplement encore moins capable de surviabilité comme l'ensemble de la génération 4 et 4++. Et pour terminé le sujet ici c'est le SCAF.

Écrit par : Greg | 25/06/2022

@breizhfan. La furtivite est plus que jamais d'actualité et tout le monde travaille sur ses concepts. Les États-Unis construisent, utilisent et testent des appareils furtifs depuis près de cinquante ans, et les évaluent contre tous les types de menaces actuelles et futures. Et les fréquences que vous citez en font partie. Non le F-35 ne se résume pas à la furtivite dans la bande X!!! Elle intègre ces nouvelles menaces,IR,laser et autres, en particulier dans le domaines des matériaux et revêtement, n'en doutez pas. Mais tout ceci est confidentiel et pas abordé en public...

Écrit par : Baz driver | 25/06/2022

Cher Breizhfan.
Si vous êtes nouveau-venu sur ce site, vous êtes pardonné.
Si ce n'est pas le cas : Shame on you !
En effet, votre message relance le choeur, toujours le même, des convaincus en la " furtivité pour aujourd'hui jusqu'après demain " contre celui, toujours le même, qui lui soutient l'inverse.
C'est insoluble.
La vérité n'est pas sur ce blog ! Convenons en.
Elle est dans les laboratoires, les centres de recherches et d'essais.
Problème : Ces gens là font aussi de la mousse ou encore mieux dit de la communication de l'endormissement codifié .
Et de conclure brutalement, mais il le faut. Si un jour il y a un conflit majeur, bien différent par son ampleur par rapport à ce que nous pouvons-voir aujourd'hui.Pour les belligérants il commencera de loin ( là ce ne sera pas une surprise car conforme à l'imaginaire, oui très rassurant que procure la technologie des armes d'aujourd'hui) mais surtout et c'est bien plus grave, il se terminera une fois les équipements "high-tech" épuisés par une lutte, sans aucune sophistication, les yeux dans les yeux avec comme l'on dit " une pelle à la main ". A l'ancienne donc.
Cela sera valable sur terre et ailleurs !
Vous avez compris, dans les airs aussi.

Écrit par : Alarme | 26/06/2022

@Breizhfan. Pour en ajouter un couche, le conflit de haute intensité qui est en cours en ce moment remet au goût du jour des tanks T62 des années 50, l’artillerie presque façon 1917, des missiles de tous genres, avec une préférences pour les petits formats, des drones, pas spécialement furtifs, mais petits et nombreux et de l'observation satellite. Un des camps à du matériel furtif qu'il n'utilise pas.
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La question de savoir si ce conflit sera le même demain est ouverte.

Écrit par : Edgar | 27/06/2022

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