29/05/2022

F-35, entre critiques et réalités !

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L’achat du F-35 reste un sujet brûlant même si le résultat des essais tant en Suisse qu’en Finlande est sans appel et ceci par l’intermédiaire de deux méthodes d’analyses qui, au final, arrivent à la même conclusion. Les critiquent du programme proviennent principalement du GAO (Government Accountability Office) américain. Pourtant, le dernier rapport est plutôt positif cette fois et les remarques doivent être mises en parallèle avec un autre rapport, celui du CBO (Congressional Budget Office). Nous verrons ici en détail les remarques du GAO et celles du CBO, histoire d’y voir plus clair.

La transparence à l’américaine

Le premier élément dont il faut avoir l’œil, concerne l’extrême transparence pratiquée aux Etats-Unis à travers les rapports du GAO, soit l’organe d’audit et d’évaluation des comptes publics et du CBO, soit le bureau du budget du Congrès. Cette manière de procéder est en soi unique et n’a pas d’équivalence en Europe du moins en ce qui concerne la transparence. Entendez par là que les livres blancs et autres commissions ne publient simplement pas l’ensemble des informations concernant les coûts, retards et les fameux « correctifs systèmes ». Aux USA seul les programmes et parties de programmes hautement confidentiels échappent aux GAO/CBO.

Cette différence de transparence sonne comme du pain béni pour les concurrents européens du F-35 qui profitent de jeter de l’huile sur le feu. Cette manière de procéder vise surtout les journalistes non spécialisés et citoyens lambdas qui se laissent ainsi tromper sur les réalités. On remarquera que nombreux sont les systèmes d’armes américains qui ont été passés sous la critique depuis plusieurs années.

Il est par ailleurs important de connaître les objectifs du GAO et CBO qui diffèrent profondément. Le GAO travaille sur l’aspect « comptable » tandis que le CBO analyse l’impact « terrain ». Élément notable, les rapports émis par les deux groupes concernent exclusivement les achats et développements de systèmes aux USA. Ces derniers ne se préoccupent pas des acquisitions de matériels américains de la part de clients à l’exportation.

Le dernier rapport du GAO

Le rapport identifie un total de trois problèmes méritant une discussion approfondie : (1) retard d'approbation pour entrer dans la production à plein régime ; (2) des coûts croissants et des délais plus longs pour mettre en œuvre les mises à niveau pour le Block 4 et (3) les incertitudes entourant le système de suivi des besoins logistiques de l'avion.

Point 1 : Oui, la production est à taux faible, cependant Lockheed Martin a produit 139 appareils en 2021 et 800 aéronefs sont maintenant en service. Plutôt rassurant au regard des concurrents qui produisent nettement moins à taux plein. Le fait que le F-35 n’obtienne pas encore sa pleine production est dû essentiellement au fait que le Navy Sea Systems Command n'a pas terminé le développement d'un simulateur nécessaire "pour mener des scénarios de tests complexes que le bureau du programme ne peut pas reproduire dans un environnement réel". Le bureau du programme conjoint (JPO) du F-35 estime qu'il ne devrait pas donner le feu vert final à la production à plein régime tant que les tests sur simulateur ne sont pas effectués. Cependant, le F-35 fonctionne en réalité extrêmement bien pour l'US Air Force, la marine et le corps des marines et à l’étranger notamment en Israël, en opération bien réelles dans le ciel Syrien. Les systèmes d’analyses actuels pour les avions de 4 ème génération ne permettent pas d’être utilisés pour le F-35. En Europe, il faudra également développer un tel système pour valider les futurs programmes SCaF et Tempest.

Point 2 : les retards de la mise au point du standard Block 4. Oui, il y a un nouveau délai, mais ce dernier résulte d’un facteur important. En effet, les clients du F-35 ont demandé l’ajout de 25 fonctionnalités supplémentaires ne faisant pas partie du cahier des charges initial. Il est donc normal de se retrouver avec un calendrier sensiblement bouleversé. En ce qui concerne les coûts, le prix total pour mettre à niveau les F-35 sur une décennie est toujours inférieur à 1% des coûts du cycle de vie de l’avion. Et signalons au passage que ces coûts de développement sont à la charge des pays membres des trois cercles d’investissement du programme F-35. La Suisse comme la Finlande ou l’Allemagne ne paieront pas de surcoût mais bénéficieront des fonctionnalités additionnelles.

Point 3 : le système d'information logistique autonome ALIS a coûté aux contribuables 28 millions de dollars (environ trois minutes de dépenses fédérales aux taux actuels) pour corriger les lacunes d'ALIS. Pour autant, le rapport reconnaît que même sans développer un remplaçant pour ALIS, certains objectifs clés ont été atteints, tels que la réduction de la taille du matériel et l'obtention d'un meilleur accès aux données techniques. Le système sera remplacé par ODIN, plus compact et fiable, dont les premiers essais ont d’ailleurs confirmé non seulement le potentiel, mais également les qualités de fonctionnement.

Correctifs systèmes

Le GAO reconnaît qu’il n’y a plus de problèmes graves qui péjorent le F-35. En ce qui concerne les « correctifs systèmes » ils sont passés sous la barre des 800. Précisons que ceux-ci comprennent également les demandes spécifiques des clients. Est-ce anormal ? Certainement pas, car tous les aéronefs civiles ou militaires ont, ce que l’on nomme, des correctifs systèmes qui, tout au long de la vie d’un aéronef sont parfois corrigés ou pas. De fait, lorsqu’un aéronef atteint sa fin de vie, il n’est pas rare que ce dernier le soit avec des « correctifs non réglés ». La sécurité a-t-elle été altérée ? Non en aucun cas. Là, encore il est important de mentionner qu’aux USA, on parle ouvertement de ces correctifs. Par contre, en Europe, la langue de bois est de mise. Combien de « correctifs systèmes » sont inventoriés pour le Rafale ou l’Eurofighter? Silence radio !

Exemple

Lorsque nous avons réceptionné les premiers les F/A-18 Hornet en 1996, pas moins de 917 « correctifs systèmes » étaient connus. Depuis, un certain nombre ont été » corrigés et d’autres en décembre dernier avec l’introduction de la dernière version logiciel disponible. Cependant, certains de ses « correctifs identifiés » ne seront jamais modifiés au moment de la retraite du Hornet.

Anecdotes à propos du GAO

Le travail du GAO a toujours été entrepris dans un cadre très comptable, vous l’aurez compris, et le contribuable américain ne s’en plaindra pas tout comme les clients à l’exportations vu que l’objectif de baisser les coûts est en définitif le point central. Pour autant, cette vision très basée sur les chiffres a donné lieu à des recommandations qui prêtent à sourire avec le recul :

A la fin des année 70, le programme du F-16 « Fighting Falcon » était sur la sellette, au point qu’en 1982, un rapport du GAO concluait qu’il fallait stopper toute la production du F-16 dès le 600ème appareil ! Aujourd’hui, le F-16 est toujours en production !

A la même époque, le démonstrateur YF-17 était lui aussi dans le viseur comptable du GAO. Ce dernier expliquait qu’il ne fallait pas construire le F/A-18 « Hornet » qui ne serait qu’un avion mort-né issu d’un démonstrateur plein de lacunes « le YF-17 ! »

Que dit le rapport du CBO d’avril dernier

Le CBO n’a pas toujours été tendre avec le programme F-35. En 2016, ce dernier avait produit un rapport très négatif sur les coûts de production du F-35 qui péjoraient le fonctionnement des unités. Dans son dernier rapport datant d’avril 2022, le CBO s’est attelé à sa tâche principale « l’étude du fonctionnement du F-35 dans le terrain ». Dans ce rapport, le Bureau du budget du Congrès (CBO) analyse la disponibilité et l'utilisation des avions de combat F-35 du ministère de la Défense (DoD). Le CBO calcule les taux de disponibilité des aéronefs en divisant le nombre d'heures pendant lesquelles les aéronefs sont à la fois aptes à la mission et en possession d'escadrons opérationnels par le nombre total d'heures d'aéronefs pour l'ensemble de la flotte tout en tenant compte des aéronefs en maintenance. Un avion apte à la mission peut accomplir au moins une de ses missions principales ou toutes en mêmes temps. Les capacités de survie sont également prises en compte.

Évolution de la disponibilité

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Les différents Corps de l’armée américaine (USAF, USMC, US Navy, National Guard) exploitent actuellement environ 450 avions de type F-35 et prévoient d'en exploiter environ 2’500 d'ici le milieu des années 2040. Les F-35 ont commencé à être exploités en 2011. La disponibilité des F-35A et des F-35C a diminué entre 2015 à 2018, mais a augmenté en 2019 et 2020. (La disponibilité est mesurée comme le pourcentage de temps pendant lequel un avion peut voler en formation ou en mission.)

En 2021, les taux de disponibilité des trois flottes de F-35 étaient plus élevés que ceux de la plupart des autres avions de combat en service au États-Unis.

Le rapport explique que bon nombre des F-35 plus anciens ont passé de longues périodes totalisant un an ou plus, à subir une maintenance afin d’être amenés à des normes opérationnelles complètes grâce à un programme de « rafraîchissement technologique » (C’est-à-dire une maintenance approfondie au-delà de la capacité du personnel où l'avion opère).

Le DoD a dû mettre à niveau ces premiers avions pour atteindre les normes opérationnelles actuelles.  A contrario, les F-35, plus récents, n’ont pas nécessité autant de temps pour la maintenance, car ils ont reçu les mises à niveau lors de leur fabrication.

Le nombre total d'heures de vol annuel pour chaque flotte de F-35 a généralement augmenté avec la taille de la flotte.

Les trois flottes de F-35 sont un mélange de nouveaux avions avec peu d'heure de vol et d'avions avec plus de 1’000 heures de vol.

Augmentation des heures de vol

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Le nombre total d'heures de vol annuel pour chaque flotte de F-35 a généralement augmenté à mesure que les flottes se sont développées. Au cours des premières années d'exploitation, les heures de vol par avion ont augmenté pour les trois flottes.

Pour comprendre cette évolution, il faut prendre en compte les facteurs suivants :

 Évolution et maturation de l’avion

Augmentation du stock de pièces détachées

Jusqu’ici, les achats d’avions au sein du Pentagone comprenaient des flottes « nues » sans pièce détachée et armement. L’achat de matériel connexe en dehors de l’avion contribue à une augmentation des coûts à l’heure de vol de l’ordre de 20 à 30% et prétérite la maintenance et la disponibilité des flottes

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Le Pentagone prévoit à l’avenir des achats en « paquets » afin de réduire cette problématique. Cette vision est celle retenue par exemple par la Suisse, la Finlande et l’Allemagne, pour ne citer que ces pays.

Meilleure survivabilité

Le CBO note également l’excellent comportement du F-35 en matière de létalité et de survie. Dans les différents exercices aériens comme « Red Flag », le F-35 réalise des taux d’efficacité face aux appareils de 4 -ème et 4++ génération (appareils US & européens) de l’ordre de 20 contre 1 en combat et accomplit des missions de frappe et de reconnaissance beaucoup plus efficacement que les autres aéronefs. De plus, il est l'avion de combat le plus facile à entretenir dans l'inventaire commun.

Conclusion

Oui, le programme F-35 a été complexe à tout point de vue (coûts, mise au point) mais il s’agit d’une nouvelle génération avec des technologies innovantes qui surpassent de loin les systèmes existants. On ne peut créer le meilleur avion du moment sans avoir à traverser de nombreux écueils. Le GAO est un peu le Pitbull qui ne lâche pas son os. Mais, pour finir, il faut le remercier, car le contribuable américain et les clients à l’export y trouvent  leur compte. Nombreux sont les programmes américains de défense qui ont subi et continuent de subir les attaques de ce dernier, encore faut-il mettre en balance l’ensembles des rapports et surtout de prendre le temps de connaître son sujet. Malheureusement, les raccourcis sont souvent faciles.

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Photos : 1 & 2 F-35 @ USAF Tableaux : 1 & 2 CBO Rapport avril 22 3 Etude Finlandaise @ Pentti Perttula

 

 

 

Commentaires

Effectivement le F-35 n'est peut être pas très bien né, d'ailleurs il est né au cours de la période d'ultra technologisme des américains, avec notamment les programmes SeaWolf, Zumwalt dont les armées américaines sortent tout doucement, obligées par le pivot imposé par la Chine. Mais force est de constater qu'après un accouchement difficile, les corrections faites au programme laissent présager un âge adulte plus serein. Ce programme va d'ailleurs grandement bénéficier et bénéficie déjà aux NGADs de l'US Air Force et de l'US Navy qui privilégient je crois des cycles de développement plus courts et itératifs.

Écrit par : Bruno | 29/05/2022

Je n'ai pas de craintes pour le programme F-35 qui va poursuivre son développement.
Par contre, le programme suisse m'inquiète !
Je ne doute absolument pas du mode de sélection du F-35, mais de l'utilisation instrumentalisée du système démocratique suisse qui montre ici ses limites !
Après la saga du Gripen et le référundum qui a de justesse, reconduit la chasse suisse, voici qu'une initiative dite populaire (personne n'est dupe de qui tire les ficelles) risque de renvoyer le programme de renouvellement suisse aux oubliettes pour la deuxième fois !
Et contre cela, vous ne pouvez rien PK ; c'est le modèle global qui fait défaut ! Ce dossier sera certainement amené à prendre une importance capitale dans les mois qui viennent, car derrière cet achat, ce sont les ennemis de la Suisse qui en testent les systèmes démocratiques et l'aisance à les déstabiliser !
La décisision finale se jouera dans les mains des politiques, mais soyez sur que les conséquences futures seront incommensurables s'ils gèrent ce dossier à la légère !
On verra bien quel cheminement empruntera le vote populaire lié à l'initiative du "Non au F-35", mais elle est capitale et va bien plus loin que son périmètre attitré !
Les intérêts stratégiques de ce grand pays limitrophe de la Suisse ne cesseront plus de venir empiéter sur la souveraineté suisse et son indépendance, en cas de gestion molle de cette question ! Ce qui se joue, ce n'est pas seulement l'acquisition d'un nouvel avion, mais bien plus ! Une démocratie aux pieds mous ne fait jamais long feu !

Écrit par : Distras | 30/05/2022

@ Distras:


Cessez donc l'hypocrisie,et nommez donc ce "pays ennemi de la Suisse,grand pays limitrophe",qui "piloterait" cette votation.....


ENCORE UNE FOIS,NON!!!!!
LA FRANCE N'EST PAS VOTRE ENNEMI!!!!!
VOS POLITIQUES de gauche et du SSA OUI!



La France n'à AUCUN intérêt à voir une Suisse faible,sans défense,bien au contraire! Quitte à ce que vos forces aériennes soient équipées de F35!

Écrit par : Grosminet | 30/05/2022

@Grosminet. Ne vous leurrez pas, cette opinion est commune en Suisse, et accessoirement pas que contre la France ; j'ai pu lire ici des réflexions sur l'Espagne et l'Italie pas franchement amicales. L'UE dans son ensemble est concernée, même si les réalités géographiques, démographiques et économiques font qu'on s'en tape assez : la Suisse est un non-sujet pour les français, les italiens comme pour les espagnols.
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Par contre en Suisse ces électeurs sont suffisants pour avoir un impact électoral réel, aux conséquences tout à fait palpables desquelles le domaine militaire est une goûte d'eau...
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Donc pour Bruno : ça fait un moment que le sujet militaire Suisse est fermé pour les français. Malgré votre orgueil, et malgré votre presse nationale, il a été d'un intérêt très relatif, et est toujours passé en second plan par rapport à d'autres sujets de relations bilatérales/européennes.
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Côté militaire, les français ont d'autres chats à fouetter que de s'intéresser à la Suisse. Entre le Sahel, l'Europe de l'Est, la mer noire et la méditerranée occidentale, les positions françaises sur le Léman vont être fâcheusement dégarnies, c'est le moment d'entrer en France. Attention quand même de ne pas rester piégé car ils ont opté pour une stratégie traître : les cafetiers sont chargés de retenir l'armée suisse avec du vin, de la bière et des coupes de glace... Si c'est définitivement non réglementaire, vous pouvez déployer vos avions (même américains) en Roumanie ou en Pologne : même la France vous en sera reconnaissante.

Écrit par : Edgar | 30/05/2022

@Grominet,
Permettez-moi de vous faire remarquer que je n'ai jamais prononcé de nom, si vous voulez en attitrer un, cela n'engage que vous !
D'un autre coté, les citoyens suisses qui lisent sans cesse des articles délétères sur leur mauvaise gestion, voire leur incapacité à gérer la chose aéronautique dans la presse de ce grand pays donneur de leçon, a déjà bien saturé leur faculté de tolérance. Et il en faut beaucoup pour excéder un Suisse !
Nous verrons bien, si la Suisse est assez solide pour renvoyer les bouts de chaussures de son voisin qui dépassent sur son territoire, de l'autre côté de la frontière !
Néanmoins, je me dis que si les Suisses ont su bâtir et sauvegarder leur système bancaire face à tous ceux qui ont essayé de le soumettre à leurs propres intérêts, ils seront certainement bien gérer ce cas d'espèce particulier.

Écrit par : Distras | 30/05/2022

@Distras : Je pense sincèrement que les équipementiers français ont très bien compris que le marché suisse consernant les avions de combat était perdu et que même au cas où l'initiative populaire "STOP F-35" devait être acceptée par le peuple, le Rafale ne serait pas acheté puisque le GSSA avait annoncé qu'en cas d'un choix européen une initiative serait lancée "plus tard"... Je suis donc d'accord avec Grosminet sur le fait que la France n'a aucun intérêt d'une Suisse militairement faible. Et je pense même que l'Armée de l'Air trouvera un intérêt à effectuer des exercices (types Epervier) avec les F-35 suisses.

@Edgar : No stress, l'armée suisse en France, je l'ai vécu "de mon temps" dans les années 1990, avec des exercices commun avec l'Armée de Terre. Tout s'était bien passé (pour nous en tous cas) et non, nous n'avions pas été piégés par les cafetiers français et leurs bibines où leurs glaces. ;o)
À part ça, on aura toujours des anti-européens qui sont prèts à tout pour critiquer et déprécier les membres de l'Europe, tout comme on trouve régulièrement des critiques et insultes (probablement pas plus ni moins fondées) sur la Suisse et les Suisses dans des médias européens. Ce n'est à chaque fois qu'une minorité, mais qui se fait généralement plus entendre que la grande majorité. Je pense qu'on peut vivre avec...

Écrit par : Jo-ailes | 30/05/2022

Je pense que la tension entre Paris et Berne a beaucoup baissé, avev led ventes UAE et indonedienne.Le carnet de commandes du Rafale est plein a craquer. Ça refroifit les esprits. Il reste des incompréhensions de ce côté du Jura, mais le choix suisse est souverain et... C'est le passé.

Écrit par : Yves Pagot | 03/06/2022

@Yves Pagot: Sachant que d’autres systèmes sont en course en Suisse dont le canon Nexter CEASAR, Thales est présent avec modèle de radar de contre batterie et se positionne pour le futur radar tactique à basse altitude la France aurait tord de se mètre à dos la Confédération Helvétique.

Écrit par : Greg | 03/06/2022

@Bruno. Sans parler du Zumwalt, qui a eu des problèmes techniques et surtout budgétaires, le Seawolff ne souffre pas exactement des mêmes problèmes. Le Seawolff est un sous-marin aux capacités inégalées avant que les Virginia Block V n'apparaissent. Ce qui a conduit la Navy a renoncer à cette classe, c'est avant tout la disparition de la Guerre Froide, associée aux couts du programme et de leur acquisition.. Comme beaucoup d'autres programmes US à l'époque, et comme simple exemple, le F-22.

Écrit par : Baz driver | 04/06/2022

A moins que ce sujet ne soit tabou,l'équipe de sélection du F35 a t'elle examiné avec gravité et précision,l'hypothèse de la mise en oeuvre de l'appareil à partir de sites(aérodromes avec cavernes) aujourd'hui mis en "sommeil".
En cas de guerre chaude, 36 avions détruits par surprise sur les 2 actuelles bases majeures de la Suisse serait pour le moins navrant.Surtout après avoir consenti pendant longtemps d'importants dépenses confédérales pour aménager et durcir des endroits ad hoc.
Qui a une réponse claire ?

Écrit par : CBGB-315 | 04/06/2022

A moins que ce sujet ne soit tabou,l'équipe de sélection du F35 a t'elle examiné avec gravité et précision,l'hypothèse de la mise en oeuvre de l'appareil à partir de sites(aérodromes avec cavernes) aujourd'hui mis en "sommeil".
En cas de guerre chaude, 36 avions détruits par surprise sur les 2 actuelles bases majeures de la Suisse serait pour le moins navrant.Surtout après avoir consenti pendant longtemps d'importants dépenses confédérales pour aménager et durcir des endroits ad hoc.
Qui a une réponse claire ?

Écrit par : CBGB-315 | 04/06/2022

@CBGB-315: L’objectif est de ne pas être surpris avec une activation rapide des Forces aériennes. Mais la question de la décentralisation des unités aériennes est effectivement prise en compte. Le domaine est confidentiel, cependant l’année dernière dès exercices de réactivation de sites aériens ont été effectués. De plus, un exercice avec le matériel mobiles permettant d’équiper un tronçon d’autoroute à également fait l’objet d’une réactivation. Il est prévu à l’avenir de telles exercices et de maintenir à nouveau une pleine capacité de décentralisation.

Écrit par : PK | 04/06/2022

@Greg: Raté pour le canon CEASAR, c'est un européen qui a gagné soit l'Archer de BAE (UK)/Bofors (SW). Le camion porteur sera allemand avec la nouvelle gamme de chez MAN.

Écrit par : Bellami | 10/06/2022

@Greg, Bellami: Il s'agit d'une Short Liste, d'autes systèmes peuvent en faire partie !! Pas encore définitif!

Écrit par : PK | 10/06/2022

Le congrès devrait utiliser le protocole Suisse, ça lui éviterait de perdre du temps...
https://air-cosmos.com/article/le-congres-americain-ouvre-une-enquete-sur-la-fiabilite-du-f-35-39606

Écrit par : born-87 | 20/06/2022

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