17/11/2021

Avions de combat, les EAU aiguisent les appétits !

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Mais quel avionneur remportera la mise au sein des Émirats Arabes Unis ? D’ailleurs, il se pourrait bien que comme pour le Qatar ou l’Égypte, le Koweït, plusieurs modèles d’avions pourraient obtenir un contrat.

F-35, Rafale ou Su-75 

Ils sont trois à pouvoir revendiquer une vente importante pour venir moderniser la Force aérienne des EAU. En janvier dernier, l’américain Lockheed Martin était en pole position avec un accord avec les États-Unis portant sur un total de 50 avions de combat Lockheed Martin F-35A pour un coût estimé à 10,4 milliards de dollars. Les Émirats arabes unis, l'un des alliés les plus proches de Washington au Moyen-Orient, ont depuis longtemps exprimé leur intérêt pour l'acquisition des avions furtifs F-35 fabriqués par Lockheed Martin et se sont vu promettre une chance de les acheter dans le cadre d'un accord parallèle lorsqu'ils ont accepté de normaliser les relations avec Israël en août dernier. 

Mais pour cela, il faut un accord qui ne gêne pas l’allié Israélien. Tout accord doit satisfaire des décennies d’accord avec Israël selon lequel toute arme américaine vendue à la région ne doit pas nuire à « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël, garantissant que les armes américaines fournies à Israël sont « supérieures en capacité » à celles vendues à ses voisins. Dans un premier temps les USA ont travaillé à ce que les F-35 potentiels pour les EAU puissent être bridés et donc inférieurs à ceux vendus à Israël. Mais l’administration Biden n’est pas satisfaite, et des voix se sont élevées pour bloquer purement est simplement cette vente. Les EAU ne seraient pas suffisamment sûr pour obtenir un avion aussi sophistiqué que le F-35A.

De son côté la France tente une opération de séduction avec le Rafale depuis un certain temps. Dassault offre la dernière version, soit le F4 avec des livraisons prévues pour 2025. Les signaux semblent positifs du côté de Paris, et une décision pourrait tomber au début de décembre déjà. Pour le petit Émirats, la solution française ne souffrirait pas à priori de blocage politique. On ne sait pas cependant, si Paris limiterait certains équipements destinés aux EAU. En revanche, en cas de commande, Dassault obtiendrait une belle revanche, les tractations pour vendre le Rafale aux EAU ont débuté, il y a plus de 10 ans, avant d’échouer en octobre 2010.

Troisième avionneur en piste, le groupe russe Rostec propose le tout nouveau Sukhoi Su-75 « Checkmate ». Une offre intéressante avec un appareil de 5 ème génération ayant une signature radar réduite et offrant un grand avantage en termes de prix très inférieur au F-35 et  Rafale, on parle d’une fourchette de 30 à 40 millions de dollars. L’autre intérêt de l’avion russe vient de sa connectivité avec des drones et une version possible non habité, sans oublier une large palette d’armement air-air, air-sol et antiradar. Par contre, l’avion ne volant pas encore, les EAU devraient attendre plus longtemps pour l’obtenir. A moins que le Su-75 viennent compléter plus tard, un premier achat occidental ?

Photos : F-35, Rafale, Su-75