31/08/2021

Jet2.com commande l’A321neo ! 

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Jet2.com a passé une commande de 36 A321neo, faisant de la compagnie aérienne basée à Leeds, au Royaume-Uni, un nouveau client Airbus et un nouvel opérateur de la famille A320neo. Cette commande est la première à refléter les ambitieux plans d'expansion et de modernisation de la flotte de Jet2.com, qui comprennent le remplacement de sa flotte existante par la famille A320neo, plus efficace. Le choix du moteur sera effectué à une date ultérieure.

"Jet2.com sera fier d'exploiter l'Airbus A321neo dans les années à venir.  Cet avion est, selon nous aujourd'hui, le plus efficace et le plus respectueux de l'environnement de sa catégorie - il offrira à nos clients vacanciers une expérience merveilleusement confortable et agréable lorsqu'ils voyageront avec nous pour leur vacances “Jet2holiday” bien méritées", a déclaré Philip Meeson, président exécutif de Jet2.com.

L'avion sera configuré avec 232 sièges, avec une cabine Airspace dotée d'un éclairage innovant, de nouveaux sièges et de coffres à bagages 60 % plus grands offrant du rangement supplémentaire.

"Nous nous félicitons de la décision de Jet2.com. Après avoir traditionnellement exploité des avions non équipés de commandes de vol électriques, nous constatons avec une grande satisfaction qu'après avoir testé quelques A321 loués et effectué une évaluation complète, Jet2.com se tourne vers l'avenir et investit dans la technologie moderne et pérenne des commandes de vol électriques d'Airbus. Cela témoigne de la vision de Jet2.com en matière d'efficacité, de qualité, de performance et de vol respectueux de l'environnement", a déclaré Christian Scherer, Chief Commercial Officer et Head of International d'Airbus.

La famille A320neo intègre les dernières technologies, notamment des moteurs de nouvelle génération et des Sharklets, permettant une réduction de 20 % de la consommation de carburant par siège. Avec une autonomie supplémentaire allant jusqu'à 900 km ou deux tonnes de charge utile en plus, l'A321neo offrira à Jet2.com un potentiel de revenus supplémentaires.

A la fin du mois de juillet 2021, la famille A320neo avait remporté plus de 7’400 commandes fermes de la part de plus de 120 clients dans le monde.

Photo : A321neo aux couleurs de Jet2.com @ Airbus

 

30/08/2021

Les coûts du F-35 sous la loupe !

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Les débats sur les coûts de l’avion de combat F-35 de Lockheed Martin sont devenus légion, d’une part à causes de ses nombreux succès à l’exportation qui font grincer des dents la concurrence et de l’autre les nombreuses critiques du GAO américain (Government Accountability Office). Pour celles et ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que je n’ai pas épargné le F-35 en ce qui concerne son développement. J’ai également été un des premiers, il a y 10 ans à décrire le F-35 comme l’avion qui allait permettre aux USA de revenir sur le devant de scène en matière d’exportation.

Mardi 31 août les opposants aux avions de combat vont officiellement lancer leur campagne « STOP F-35 » qui va nous amener à un nouveau vote, comme lors de l’achat des Boeing F/A-18 « Hornet ». Précisons d’emblée que la gauche aurait lancé une initiative quel que soit le choix de l’avion ! Une partie des arguments sont basés sur les coûts du F-35, l’occasion de remettre l’Eglise au milieu du village.

Les coûts annoncés 

Le conseil Fédéral sur la base des résultats de l’évaluation « air2030 » va proposer au Parlement d’acquérir un paquet comprenant 36 avions Lockheed Martin F-35A, ainsi que l’ensemble des systèmes connexes (armement, simulateurs, pièces de rechange, moteurs de rechange, formation des équipes de maintenance et des pilotes) pour un montant de Chf 5'068 milliards de francs, soit un volume financier très inférieur au budget cadre de 6 milliards de francs suisses approuvé par les citoyennes et les citoyens, lors de la votation du 27 septembre 2020. En ce qui concerne les coûts d’exploitation et de maintenance, le projet est devisé à 15,5 milliards de francs sur 30 ans, soit 2 milliards de moins que l’avion suivant évalué.  

Coûts d’achat

Le prix pour le « paquet complet » de Chf 5'068 milliards de francs est le plus bas des quatre offres. Il s’explique par le fait que 680 F-35 sont déjà en service dans le monde, pour un total actuel de 3'423 commandes à ce jour. 14 pays ont commandés le F-35. Les coûts « nus » d’un F-35A sont aujourd’hui de 77,9 millions de dollars.

Coûts d’exploitation / maintenance

Les coûts d’exploitations pour la Suisse atteignent 15,5 milliards de francs sur 30 ans. Soit un coût direct de 9,4 milliards de francs auquel il faut ajouter les coûts pour le personnel navigant, la préparation et l’exploitation, la maintenance des avions, la supervision des systèmes et la maintenance des appareils par l’industrie, y compris les charges de matériel, abonnements systèmes de logistique (ODIN), le carburant, y compris l’impôt sur les huiles minérales ainsi que la TVA.

En ce qui concerne les heures de vols, il possible de réduire sensiblement celles-ci. En effet, selon les australiens et les israéliens le « système » F-35 permet une formation très différente des autres appareils, une préparation plus poussée en simulateur permet de réaliser plus rapidement des exercices complets en vol réel, alors qu’il fallait plus de vols avec un aéronef de génération plus ancienne pour arriver au même résultat.

Différence USA / Suisse

Ce montant peut paraître faible par rapport aux nombreuses critiques du GAO américain sur ces mêmes coûts. Pour autant, il faut faire une importante distinction. En effet, le Pentagone achète ses avions « nus », soit sans armement, sans pièces détachées, sans compter les surcoûts dû aux opérations extérieures. Ces derniers font partie de commandes séparées. Cette manière de faire augmentent les coûts de l’ordre de 20 à 30% et explique notamment les problèmes de maintenance dû au manque de pièces détachées et de moteurs de réserves.

Cette constatation n’est pas juste le fait du F-35, on retrouve les mêmes problèmes pour l’ensemble des appareils  en service, démonstration : les chiffres de l'US Air Force pour le nouveau F-15EX établissent le coût de cet avion à 87,7 millions de dollars l'exemplaire. Mais ces chiffres concernent les avions de base et n'incluent pas l'équipement supplémentaire requis pour les rendre aptes au combat. Lorsque vous ajoutez la suite de contre-mesures électroniques (ECM) et les nacelles de ciblage qui permettent au F-15EX de voler en combat, son prix grimpe à 101,1 millions de dollars, 22,5 millions de dollars ou 29% de plus qu'un F-35A prêt au combat. Les coûts supplémentaires requis pour exploiter et maintenir l’avion et ses sous-systèmes ne sont pas pris en compte dans l'évaluation du coût par heure de vol du F-15EX. De manière déconcertante, ces coûts d'acquisition ne sont jamais pris en compte dans l'évaluation par le Pentagone. Certains médias européens adorent taper sur le F-35, mais ils ont volontairement, ou non, oublier de préciser ces éléments qui sont fondamentaux dans la compréhension des différences de coûts.  

Au final, les pressions du GAO rendent service à tous les utilisateurs quelques soit la méthode d’achat et permet de réduire encore les coûts du programme F-35.

Exemples étrangers

Les pays qui comme la Suisse achètent un paquet complet et non un avion « nu » s’en sortent mieux que les USA, quelques exemples :

Pays-Bas : 37 F-35 pour 4,5 milliards d’euros soit 140 millions l’avion complet en 2013. Depuis les coûts ont baissé à 111 millions.

Norvège : Le F-35 a non seulement répondu aux attentes budgétaires, mais les a dépassées. Vegard Norstad Finberg explique : « Le prix de l'avion était nettement inférieur à celui que nous avions calculé en 2012. « La dernière livraison nous a coûté moins de 80 millions de dollars par avion ».

Tant pour les Pays-Bas que pour la Norvège les coûts d'exploitation sont stabilisés et sensiblement moindre que prévu, des baissent additionnelles sont mêmes envisagées dans les années avenir.

Coûts de développement & partenariat

Dans le calcul des coûts d’exploitation du F-35, il me faut vous parler des frais de développent de l’avion. Pour les initiateurs de l’initiative STOP F-35 la Suisse devra payer chaque année des frais additionnels de développement c’est FAUX ! Seul les pays membre du Partenariat (3 niveaux) Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas et Canada participent aux coûts de développement de l’avion, la Suisse n’en fait pas partie ! Nous ne paierons pas un centime de plus.

Le prix du mensonge à 25 milliards

Selon l’initiative STOP F-35, les coûts du F-35 en Suisse seront de 25 milliards de nos francs et même bien plus. Ce chiffre est faux car nous atteignons un coûts total achat / exploitation de 21 milliards sur 30 ans et plus. Si l’on tient compte d’une mise à jour mie-vie (MLU) du F-35 en prenant un montant fictif exagéré de 1 milliard de nos francs, nous sommes toujours en dessous du montant des opposants. Sachant qu’un autre choix d’appareil par le Conseil Fédéral aurait couté plus cher pour un rapport coût/efficacité moindre.

Garanties et processus

Il faut préciser que le « paquet » du F-35 sera acquis à travers le programme américain Foreign Military Sales (FMS) aux conditions qui s’appliquent à l’État américain. Ce dernier gère l’acquisition à travers ses propres contrats avec les entreprises. Les prix et les conditions contractuelles y sont fixés de manière contraignante et soumis à un contrôle strict. En cas de dépassements des coûts, l’État américain interviendrait auprès du constructeur au profit de la Suisse afin de faire respecter le caractère contraignant des prix.

Les offres et leurs montants sont contraignants. L’offre du fournisseur reste valable dix ans pour les coûts d’acquisition comme pour les coûts d’exploitation. Au-delà d’un tel délai, aucune offre ne serait considérée comme sérieuse. Pour calculer les coûts d’exploitation, le DDPS se fonde donc sur l’offre et sur ses propres expériences des différents avions de combat que la Suisse a acquis jusqu’ici. Il tient compte notamment du vieillissement des systèmes qui, au fil des ans, accroît les frais de maintenance.

Afin de s’assurer de la viabilité des résultats, la conseillère fédérale Viola Amherd a commandé auprès du cabinet d’avocats zurichois Homburger SA une étude de plausibilité en vue de l’acquisition des nouveaux avions de combat. Cette étude portait sur la méthodologie d’évaluation, les critères d’adjudication ainsi que l’évaluation financière des offres, Homburger est arrivé à la conclusion que le classement des soumissionnaires selon l’analyse coûts-utilité faite par armasuisse dans le rapport d’évaluation était réaliste.

Sources : DDPS, GAO, Joint Programme Office, The White House Gov., LT Gen, Eric FICK USAF, V.N. Finberg NAF. RAAF, IAF.

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Photos : F-35A @ LM

 

 

29/08/2021

Un second escadron de Su-30SM pour le Kazakhstan !

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La force de défense aérienne du Kazakhstan (KADF) va réceptionner quatre avions de combat multirôles Sukhoi Su-30SM « Flanker-H » d'ici la fin de 2022, a déclaré le directeur du Service fédéral russe de coopération militaro-technique, Dmitry Shugayev. Actuellement le pays dispose de 20 appareils de ce type en service.  

Un second escadron

La KADF devrait donc recevoir quatre autres Su-30SM pour compléter son deuxième escadron de ce type d'avions, a déclaré 25 août Dmitry Shugayev, directeur du Service fédéral russe de coopération militaro-technique.

Rappel  

C’est en 2014, que le Kazakhstan a signé un contrat d'une valeur d’environ 776,9 millions de dollars pour un premier lot de quatre Su-30SM, qui ont été livrés avant avril 2015.

En décembre 2015, un second contrat a été signé pour huit plates-formes additionnelles. Les deux premiers chasseurs sont arrivés au Kazakhstan en décembre 2016 et deux autres en décembre 2017. 

Dans un accord-cadre signé en août 2017, Astana a annoncé son intention d'acheter 12 nouveaux Su-30SM à Moscou. Astana a passé une commande pour huit de ces avions lors du salon de la défense KADEX tenu en mai 2018. La livraison de ces huit plates-formes devrait être achevée en 2020.

Sukhoi Su-30SM

Les SU-30SM se différencient des Su-30MKI indiens par leurs équipements entièrement russes, leur système d'identification "ami/ennemi" et par d’autres éléments. Pour développer cette version, Sukhoi profita de son expérience avec le programme Su-35 en ce qui concerne par exemple l’avionique. Tout comme la version MKI, le SM dispose de plans canard et de tuyères à poussée vectorielle couplées aux moteurs Saturn Lyulka AL-31FP.

L’appareil dispose d’un radar à antenne à balayage électronique (AESA) de type BAR-R N-011M couplé à un IRTS OLS-30 et le système Optico-Laser-teplotelevizionnaya. L’antenne en bande X permet de suivre 30 cibles aériennes en mode piste, pendant l’exploration et d’engager 6 cibles simultanément en mode attaque. L’avionique est également de dernière génération avec écrans multifonctions (EFIS), système de positionnement par satellite GLONASS et un nouveau système de communication sécurisé S-108 NKVS-27. Par ailleurs l’avion dispose du système de mise en réseau KS-2 / R-098 (Tipovyi Kompleks Svyazi) de données de vol Intra-Flight chiffré (IFDL) qui permet la mise en réseau de jusqu'à 16 chasseurs Sukhoi. Le système de guerre électronique est basé sur le Khibiny-MV-10V, L-175B et L-175M. Le Khibiny russe est un système avancé de guerre électronique (EW) monté sur avion, il est capable de brouiller les systèmes d'armes radar à la pointe de la technologie.

L’armement est multiple pour permettre l’engagement air-air et air-sol mais également air-surface. L’option de dissuasion nucléaire est également possible avec capacité de frappe d’interdiction et la suppression des défenses antiaériennes.

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Photos : Su-30SM de la KADF @ UAC

 

27/08/2021

Des F-35 & F-15EX pour Israël !

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Israël prépare activement un nouveau processus destiné à aboutir à l'acquisition par l'armée de l'air de nouveaux avions de combat.  Après un long débat interne, l'armée de l’air israélienne a décidé d'acheter un troisième escadron de Lockheed Martin F-35I et un autre escadron Boeing F-15EX. On parle de 50 appareils au total.

Israël utilisera à la fois les mécanismes de financement existants et de nouveaux prêts. Le premier proviendra du financement militaire étranger annuel fourni par Washington en vertu d'un mémorandum d'accord américano-israélien de 2016. Le second d'un financement normal via le programme d'acquisition d'équipement militaire du pays.

F-35 & F-15 au menu

Le pays table sur deux types d’avion, soit le Lokcheed Martin F-35 A (F-35I Adir) et le tout nouveau Boeing F-15EX « Eagle II. L’idée est de mélanger les capacités complémentaires des deux avions. Israël dispose déjà de deux escadrons de F-35I « Adir ». Le F-35 est le chasseur multirôle le plus avancé au monde, combinant des capacités exceptionnelles de capteurs et de réseau avec des technologies avancées qui le rendent difficile à détecter. Ce dernier a été testé en opération pour frapper des cibles iraniennes en Syrie et l'aurait survolé le Liban et d'autres régions. D’un point de vue air-air, les israéliens confirment également que le F-35 surpasse les derniers avions russes en service qui sillonnent le ciel syrien. Aucun d’eux n’a été capable à ce jour, d’accrocher le F-35 israélien en mode air-air, le F-35 étant capable non seulement de se dissimuler, mais de fournir une réaction immédiate pour éviter toute facilité d’engagement de l’adversaire, celui-ci restant par contre en permanence sous la menace d’un tir de l’Adir.   En renforçant sa dotation en F-35 Israël, va démultiplier ses capacités air-air et air-sol.

Malgré les capacités exceptionnelles du F-35, Israël cherche à moderniser les capacités de sa flotte de F-15. Pour ce faire, la Force aérienne veut se doter de la nouvelle version du F-15, le F-15EX « Eagle II » surnommé le F-15IA dans le pays et moderniser certains de ses anciens F-15I.

Le F-15EX devrait permettre un emport massif d’armement grâce à sa capacité de 30’000 livres d'armes, tandis que le F-35 peut transporter 5’000 livres en interne et a jusqu'à 18’ 000 livres de capacité de charge utile totale lorsqu'il utilise des stations externes. Le F-35 peut transporter quatre à six missiles en interne sans augmenter la signature radar de l'avion, et dispose d'une capacité de transport supplémentaire lorsque la furtivité n'est pas requise. En comparaison, le F-15EX peut emporter jusqu'à 12 missiles externes

Adaptation des F-35I F-15IA

Les deux avions seront équipés de certains systèmes développés par Israël. Le F-15IA en transportera plus, car l'accès à ses systèmes de base est plus facile.  L'IAF prépare des essais de systèmes d'armes et de systèmes électroniques sur un avion F-35 d'essai spécial. Il a été construit selon un cahier des charges qui a pris deux ans à préparer. De l’autre, différents systèmes seront également incorporés sur le F-15IA. Actuellement 50 F-35 sont en commande en Israël, 20 ont été livrés. Avec cette future commande Israël va atteindre son seuil minimal de 75 F-35, mais la baisse de coûts généralisées permet d'entrevoir de nouvelles commandes avec un objectif plus élevé de 120 "Adir".

F-35i "Adir"

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Le F-35I permet progressivement à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Les israéliens participent au programme F-35 avec notamment la production de 811 paires d’ailes par Israël Aerospace Industries (IAI). Elbit Systems fournit le viseur de casque du pilote. Il faut également noter, que les F-35 "Adir" israéliens sont sensiblement différents avec un système de communication unique dans le cockpit. De plus, les F-35 "Adir" disposent d’un second système de liaison de données, connu sous le nom de "Ravnet-300" et produit par la société Rafael Défense. Ce système qui est à certains égards comparables au système « Link16 » standard de l'OTAN, fonctionne nettement plus rapidement et permet plusieurs applications. Mais les israéliens vont encore plus loin, avec la préparation de l’intégration de systèmes indigènes à bord.

Boeing F-15EX « Eagle II »

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Boeing a doté le F-15EX d’une version améliorée du radar Raytheon APG-63 (V) 3 à balayage électronique actif (AESA), avec une nouvelle suite de guerre électronique dénommée EPAWSS « Eagle Passive/Active Warning Survivability », et un capteur IRST et une liaison de données améliorée permettant de travaillant en binôme avec le F-22 et le F-35.

Le F-15 ainsi modernisé, offre la possibilité de travailler directement avec le F-22 et le F-35 en appuis avec une forte capacité de tir grâce au transport de missiles accrut, mais il permettrait également de fonctionner de manière plus furtive avec l’armement monté dans les trappes. La particularité réside dans le fait, qu’il sera possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnel, emport de carburant et armes en externes. 

Capacité d’emport phénoménale :

Avec la possibilité d’emporter jusqu’à 24 missiles air-air, le F-15EX « Advanced » sera bien supérieur à ses concurrents, mais il pourra également emporter une gamme complète d’armes comme par exemple : le JSOW, le Harpoon, le missile antiradar HARM. On parle également d’adapter progressivement des armes à énergie dirigée comme les lasers, une fois que ceux-ci seront disponibles. Par ailleurs, il peut lancer des armes hypersoniques jusqu'à 22 pieds de long et pesant jusqu'à 7’000 livres. La grande taille de l’avion en facilitera l’intégration. Dernier élément, le F-15EX pourra travailler en binôme avec des drones pour les actions de frappes en profondeur.

La plate-forme nécessite également une formation transitoire minimale sans main-d'œuvre supplémentaire et peu ou pas de changements d'infrastructure, assurant la poursuite de la mission.

L'architecture OMS permettra l'insertion rapide des dernières technologies aéronautiques. Pour soutenir davantage la cellule numérique et faire avancer l’insertion de technologique, le programme F-15EX utilise le précurseur à l’initiative DevSecOps du ministère de la Défense, visant à développer des logiciels sécurisés, flexibles et agiles. De plus, l'architecture des systèmes de mission ouverts garantit sa viabilité pendant des décennies. L'épine dorsale numérique du F-15EX, ses systèmes de mission ouverts et sa capacité de charge utile généreuse cadrent bien avec la nouvelle vision de l’USAF d'une future guerre en réseau.  Le F-15EX réunit les avantages de l'ingénierie numérique, des systèmes de mission ouverts et du développement de logiciels agiles rester abordable et évolutif pour les décennies à venir.

Photos : 1 & 2 F-35I @ IAF 3 F-15EX Eagle II  @ Boeing

 

26/08/2021

Des taxis aériens bientôt en service ?

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L’avionneur brésilien Embraer vise le marché des taxis aérien avec sa filiale Eve Urban Air Mobility en Asie-Pacifique et en Amérique latine.

Eve Urban Air Mobility Solutions, Inc. (Eve)

Embraer a lancé en octobre 2020 sa filiale Eve Urban Air Mobility Solutions, Inc. (Eve) tant que nouvelle société indépendante dédiée à l'accélération de l'écosystème de la mobilité aérienne urbaine (UAM). Eve développe un portefeuille complet de solutions pour activer le marché UAM et, à terme, profiter à la vie des gens, y compris la progression et la certification du véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) de l'entreprise, les services complets associés et le réseau d'assistance, et la création de solutions de gestion du trafic aérien. André Stein, ancien responsable de la stratégie d'EmbraerX, a été nommé PDG d'Eve.

Eve bénéficiera d'une concentration, d'une vitesse et d'une agilité accrues, permettant à l'entreprise d'innover et d'exécuter à un rythme accéléré afin de tirer pleinement parti de l'opportunité UAM mondiale. Bénéficiant d'un état d'esprit de startup, soutenu par plus de 50 ans d'expertise aérospatiale d'Embraer, Eve dévoile aujourd'hui une proposition de marché unique et précieuse. La conception eVTOL centrée sur l'humain d'Eve représente un développement de produit réel et certifiable. 

Le marché d’Asie-Pacifique

L’avionneur Embraer  a conclu un accord avec Ascent, une plateforme de réservation de taxis aériens pour la fourniture de 100 avions électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL). Actuellement, la plate-forme Ascent est utilisée pour réserver des hélicoptères, mais la société envisage depuis longtemps de s'étendre aux eVTOL. Avec 100’ 000 heures de vol allouées chaque année, Ascent prévoit de desservir cinq villes d’ici cinq ans, soit  :

Bangkok, Thaïlande

Manille

Singapour

Tokyo, Japon

Melbourne, Australie

La région ploie sous les problèmes de mobilités et le nouvel engin peut réduire ces problèmes en offrant une croissance durable. 

L’Amérique Latine

Embraer travaille également au développement d’EVE en sur le prometteur marché sud-américain, avec un second accord avec la société avec Flapper, une autre plateforme d'aviation privée à la demande, pour développer la mobilité aérienne urbaine en Amérique latine. Dans cet accord, Eve a accepté de fournir à Flapper 25 eVTOL pour commencer à équiper les villes suivantes d’ici 2026 :

São Paulo, Brésil

Rio de Janeiro, Brésil

Belo Horizonte, Brésil

Santiago du Chili, Chili

Bogota, Colombie

Mexico, Mexique

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Photos : le Taxi EVE d’Embraer @ Embraer