11/08/2021

US Navy, trois candidats pour remplacer le Goshawk !

Gt45-index.jpg

L’US Navy prépare le remplacement de sa flotte d’avions écoles Boeing / BAe T-45 « Goshawk » dans le cadre du programme « Undergraduate Jet Training System » (UJTS). Trois appareils sont sur les rangs pour participer à la future compétition.

Les demandes de l’US Navy

Si le cahier des charges n’est pas totalement divulgué, l’US Navy a rendu publique quelques données pour son futur jet formateur : la demande précise que l’avion doit pouvoir être piloté indépendamment des deux places avant et arrière. L'USN souhaite savoir quels appareils peuvent intégrer des technologies avancées, telles que le mode d'atterrissage de précision, qui est utilisé pour aider à poser le Boeing F-18E/F « Super Hornet » et le F-35C sur les porte-avions. Le futur avion doit être doté d'un système automatique d'évitement des collisions au sol (GCAS). Les avionneurs en concours devront démontrer de quelle manière leur avion gère les forces d'atterrissage à taux de descente élevé, caractéristique de la formation à l'atterrissage sur le pont court d'un porte-avions.

Dans le cadre de son nouveau programme « Undergraduate Jet Training System », la Navy désire un avion d'entraînement à réaction basé à terre capable de pratiquer l'atterrissage et le décollage de simulation sur des porte-avions nucléaires d'ici 2028 ou plus tôt, selon une demande de renseignements mis en ligne le 14 mai 2020.

En termes de caractéristiques, le futur avion devra voler 400 heures par année et être capable de supporter des atterrissages simulés sur porte-avions et sur terrain à un rythme de 1’200 par avion par an. L’avion doit pouvoir effectuer des atterrissages par « touch-and-go » 45 fois par an. L'avion doit avoir une durée de vie en vol d'au moins 14’400 heures et être capable de supporter 43’200 atterrissages.

L'avion devrait avoir un plafond opérationnel de 41’000 pieds. Il devrait être capable de vitesses supérieures à 600 nœuds (1’111 km/h).

Les concurrents 

Les trois avionneurs en course sont Boeing/Saab avec le T-7B « Red Hawk » soit une version navalisée du T-7A, Lockheed Martin/KAI Aerospace avec le T-50A et Raytheon/Leonardo avec le T-100 (M-346).  

Le T-7B « Red Hawk » de Boeing/Saab : 

unnamed-1.jpg

Le T-7B « Red Hawk » de Boeing/Saab dérivé du T-7A de l’US Air Force comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le T-7A dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le « Red Hawk » est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab T-7A est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.

Le M-346/T-100  :

unnamed-2.jpg

Le T-100 de Leonardo & Lockheed Martin est un dérivé du M-346 «  Master ». Il se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2’880 kgp sont produits sous licence par Fiat-Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « Zero-Zero » Martin-Baker Mk16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multifonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital « Fly-by-Wire2 programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air.

Le T-50A :

t-50a-tx2-1920x1125.jpg

Le KAI T-50 « Golden Eagl e» de KAI Aerospace en collaboration avec Raytheon est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex.  Le T-50 «Golden Eagle» est largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes. Les ingénieurs de KAI se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’équipements américains, comme le GPS fournit par Honeywell.

Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une durée de 8’000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.

 

Photos : 1 T-45 « Goshawk » de la Navy & USN T-7A @ Boieng 3 T-100 @ Leonardo 4 T-50 @ KAI

 

 

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.