18/01/2021

La Grèce a fait un pas supplémentaire en direction du Rafale !

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Crise du COVID oblige, les choses ont été ralenties en ce qui concerne l’achat du Rafale par la Grèce. Après deux jours de débat, au cours desquels un consensus multipartite s'est formé, 276 législateurs grecs sur 300 ont voté positivement la loi ouvrant la voie à un achat de 18 avions Rafale pour un total de 2,5 milliards d'euros. Un accord devrait être signé à Athènes, entre les ministres grecs et français avant la fin du mois de janvier 2021. 

Le contrat comprend 12 Rafale d'occasion de l'Armée de l'Air française et 6 appareils neufs aux, tous au standard F3-R actuel. Le contrat prend en compte différentes armes telles que des missiles antinavires Exocet et des missiles de croisière SCALP. En mode air-air, les missiles Mica et Meteor compléteront l’équipement ainsi que le matériel connexe de formation.

Les six premiers avions, issus de l'inventaire de l'armée de l'air française, devraient arriver dès juillet 2021 en Grèce. Le reste de la commande sera livré en deux fois sur six en 2022 et 2023. Selon Athènes, les Rafale seront basés à Tanagra, la base de la 114e Escadre de combat de l'Armée de l'air hellénique.

Cette acquisition fait partie des plans de la Grèce visant à renforcer sa capacité de défense alors qu'elle fait face à des tensions accrues avec la Turquie concernant leurs eaux territoriales respectives dans la région de la Méditerranée orientale.

France, assurer le remplacement :

La vente de Rafale en Grèce est une excellente nouvelle pour Dassault Aviation et les futures prospections d’exportations. Mais le prélèvement d’avions sur le stock de l’Armée de l’air en fait grincer des dents plus d’un chez nos voisins français. Le risque bien réel d’une perte de capacité est en soi une épée de Damoclès, dont l’Armée de l’air se serait bien passée. Et ceci d’autant plus que les opérations extérieures demandent toujours plus d’engagement, alors que le nombre de Rafale va se trouver sensiblement réduit. Situation certes temporaire, mais qui complique la tâche à différents niveaux (formation, déploiement, disponibilité).

La Ministre de la Défense Mme Florence Parly évoque de son côté remplacement par des appareils neufs, nouvelle génération, soit le future Rafale F4. La France envisageait donc d’avancer ses commandes de nouveaux appareils pour venir en soutien à l'avionneur Dassault Aviation. Au final, si cette solution était approuvée prochainement l’Armée de l’air pourrait compter sur un renouvellement d’avions neufs au standard le plus haut, plus important que prévu et plus rapidement. 

En plus de cette commande de 12 appareils, Dassault doit encore livrer 28 avions à la France entre 2022 et 2024. Les 12 nouveaux seraient livrés immédiatement après selon Madame Parly. Et d'ici 2023, le ministère des Forces armées prévoit d'en commander 30 autres qui seront livrés à partir de 2027.

Photo : image de synthèse d’un Rafale aux couleurs de la Grèce @ZEUSosX

 

Commentaires

Concernant le prélèvement des avions auprès de l'armée de l'air, il faut voir que les 12 avions ne seront pas prélevés immédiatement. De plus, il y a un nouveau type de contrat de maintenance signé entre Dassault et L'armée de l'air qui fait que la disponibilité de la flotte a été portée contractuellement à 73% (76% pour le moment). Donc, pour assurer le même nombre d'heures de vol, moins d'avions sont nécessaires.

Donc il n'y a pas de perte de capacité à atteindre.

Écrit par : Bruno | 18/01/2021

@Bruno Oui et Mme Parly compte également compenser cette perte d'appareils, par une commande de pièces détachées qui permettrait de remettre en service des chasseurs qui étaient hors service car en attente de pièces.
Mais si la Croatie opte également pour le Rafale ça va être plus délicat. Ca ferait un prélèvement supplémentaire de 12 appareils.

Écrit par : François-01 | 18/01/2021

@ Bruno et Francois,
Ne prendriez vous pas un peu les gens pour des imbé.....les ?? Et si un conflit éclatait au moyen orient ou avec la Turquie ?? On fait quoi ??

Écrit par : Bobo | 18/01/2021

@Bobo : "Et si un conflit éclatait au moyen orient ou avec la Turquie ?? On fait quoi ??"

On privilégie l'armée française en arrêtant les livraisons.

Autrement, le gouvernement français, le constructeur et plusieurs sites/magazines d’informations militaires (sérieux) confirment ce qu'explique Bruno et Francois-01.

Écrit par : FredericA | 18/01/2021

@ Al&X | 18/01/2021 (Votre article sur l’arrivée du Mirage 2000…)

Je vais essayer de vous apporter un début de réponse à vos questions :

Question 1:
"Une partie des Rafale initialement prévus pour l’Armée de l’air ont été prélevés pour venir équiper les clients étrangers comme l’Egypte, le Qatar et l’Inde et prochainement la Grèce«
Dassault a-t-il des problèmes de capacité de livraison ?"

Après les commandes successives, entre 2015 et 2016, de ces trois pays, Dassault a immédiatement ouvert une deuxième ligne d’assemblage portant la capacité de production de 11 à 22 appareils par an. Si les contrats continuaient à arriver ; il était question à l’époque d’une deuxième tranche au Qatar de 36 unités et de 12 unités en Egypte, voire d’une deuxième tranche de 36 appareils en Inde. La question d’une troisième ligne de production était clairement posée et envisagée.
Comme vous le savez, il n’en a rien été, et Dassault et l’Etat Français se sont « contentés » d’une production de 22 appareils neufs par an.

Question n°2
Si le budget Défense 2014-2019 avait été approuvé, comment se fait-il que la production des Rafales français a été réduite au point que l’Armée de l’Air joue le rôle de stock pour Dassault?

Comme manifestement de nouvelles commandes n’étaient plus à l’ordre du jour, la capacité disponible a été engagée pour accélérer le Rétrofit des appareils entre les Standards F3 et F3R, ainsi que la mise à jour des 11 premiers Rafale Marine du standard F1, au Standard F3R.

Entre temps, en 2018, le principe du Rafale F4 a été adopté avec à la clé une constatation industrielle, il fallait créer un double Standard F4.

Rappel :
Jusqu’à présent, la conception évolutive du Rafale faisait que tout appareil, à partir du standard F2, était capable d’évoluer simplement vers de nouveaux standards.
Une fois ses logiciels et ses calculateurs mis à jour, un Rafale livré au standard F2 pouvait bien se voir équipé d’une antenne radar AESA et des DDM-NG (détecteur de départ missile) prélevés sur un Rafale F3R en réparation, par exemple. Afin de préparer l’évolution du combat aérien dans les deux prochaines décennies, il a été décidé par les industriels du Team Rafale (Dassault, Thales et Safran) que les nouveaux avions livrés directement au standard F4 bénéficieraient d’améliorations physiques et de mesures conservatoires qu’il ne sera pas possible d’intégrer aux Rafale déjà livrés sans de lourdes et coûteuses modifications de cellule.

Les nouveaux appareils seront ainsi livrés au standard F4.2, avec l’ensemble des modifications du F4 et les mesures conservatoires pour l’implantation future de nouveaux équipements. Il peut s’agir de simples ouvertures prévues dans le fuselage, de câblages spécifiques, de disposition pour l’installation d’antennes conformes ou encore d’antennes de guerre électronique plus larges. Les appareils actuellement en service seront modernisés au standard F4.1, avec l’ensemble des mises à jour logicielles et autant de modifications matérielles que possible, dans la limite des volumes et dimensions existants.

Question n°3
Si la Suisse se décide pour le Rafale, faut-il se faire des soucis pour l'approvisionnement?
Car la fournitures des pièces détachées pour l’Armé de l’Air semblent avoir aussi un problème.

La commande Grecque, ne concerne que six appareils neufs au standard F3R(+) donc compatible au standard F4.2, les douze autres, rétrofités, resteront au standard F4.1.
Pour l’instant il reste grosso modo moins une cinquantaine de Rafale (tous pays confondus) à livrer soit environ un peu plus de deux ans de production au standard F4.1 (22 x 3 = 66 appareils).
Donc Dassault, peut sans problèmes livrer ces appareils neufs jusqu’à fin 2023.

Comme vous le savez, et PK l’a également relaté, en octobre 2020, Madame Parly, a effectué une nouvelle commande de 12 appareils neufs pour l’Armée de l’Air Française, toujours dans l’optique de deux lignes de production annuelle et d’une livraison aux environs de 2024.
A noter que dès 2022, TOUS les nouveaux appareils seront compatibles au standard F4.2, donc un rétrofit complet de certains avions et notamment ceux de l’Armée de l’Air Française, voire des six nouveaux pour la Grèce, peut être fait plus tard.

Si par bonheur la Suisse confirmait une commande de 30 à 40 appareils, tout dépendrait du calendrier de livraison, mais comme vous le savez, ce sera seulement à partir de 2024 voire 2025 (standard F4.2 oblige).
Si la Suisse (et/ou d’autres clients potentiels) décide(nt) d’un calendrier serré, la possibilité d’ouvrir une troisième ligne est toujours d’actualité, surtout en cette période de crise ou les disponibilités sont présentes, donc vous voyez, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Écrit par : forêt10 | 18/01/2021

Petites précisions à propos de l'impact du prélèvement d'appareils sur la flotte de Rafale de l'Armée de l'Air et de l'Espace (Désolé pour la longueur, mais je ne voit pas comment l'expliquer plus simplement) :
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1°) Le Rafale est un avion modulaire, évolutif, à l'architecture virtualisée, et est donc "plug & play" avec les équipements qu'on lui adjoint (AESA ou PESA, DDM ou DDM NG ; MDPU=EMTI de différentes générations, etc...). Cela veut dire qu'on peut "déshabiller Paul pour habiller Jacques" ou mixer n'importe-quelle combinaison très facilement, c'est le logiciel du Rafale qui gère ça.
http://www.portail-aviation.com/blog/2014/12/09/rafale-la-revolution-dans-levolution/
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2°) Pendant longtemps (avant 2015 et les premiers contrats exports) la France a commandé des Rafale à une cadence un peu plus élevée que nécessaire pour maintenir la chaine de production à 11 appareils/an (seuil en-dessous duquel on serait passé à de l'artisanat !).
Une cellule de Rafale (B ou C) était initialement annoncée pour 7000H de vol (environ 30 ans à environ 250H/an), cette durée vient d'être portée à 9000H moyennant une petite maintenance lors du passage au F3R.
Il y a donc plus de cellules que nécessaire pour effectuer le contrat opérationnel demandé par l'état à l'instant "T", i.e. l'ensemble des missions à effectuer (Formation, Entrainements, PO, FAS, OPEX, RSD, etc...), et que donc un certain nombre de cellules sont "sous cocon".
Au passage, ceci explique la disponibilité GLOBALE de la flotte dont la presse s'empresse de critiquer sans comprendre qu'elle compte ces cellules sous cocon (ou encore les 10 Rafale M qui sont passé du standard F1 à F3 il y a quelques années). La disponibilité" est au-delà de 90% là où il y en a besoin (OPEX, CdG, Etc...) . . .
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3°) La gestion de la flotte de Rafale se fait donc principalement en fonction de l'usure de sa cellule (en heures). Les appareils ayant surconsommé leur potentiel sur une période donnée (en OPEX, au RSD, etc...) se verront mis sous "cocon" en "régénération de potentiel" pendant que d'autres en sortiront (récupérant leur équipements, cf 1° ). Pour faire simple, il y a X heures de potentiel dans le parc, on en a besoin de Y par an pendant N années, tant que X > Y * N + marge, c'est gérable (grâce à la modularité de la plateforme).
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=> En prélever 12 d'occasion ne pose donc pas de gros souci, du moins sur le court à moyen terme, et si l'armée ne voit pas ça d'un bon œil, c'est surtout par manque de garanties sur le moyen à long terme, où il faudra tôt ou tard remplacer le potentiel d'heure de vol parti en occasion par des appareils neufs.
Ce cas de figure n'était pas prévu au départ (et donc pas "contractualisé"), il me semble que cela a été corrigé par le gouvernement afin d'apporter des garanties à l'AAeE qu'elle recevra bien de nouveaux Rafale plus tard . . . Et ça risque de se reproduire avec d'autres clients (comme la Croatie par exemple) . . .

P.S. Merci aux membres du forum AD.net que je lis depuis 2015 et qui me corrigeront (peut-être) si j'ai mal assimilé ce que j'ai glané comme infos chez eux ^^

Écrit par : Obelix38 | 18/01/2021

@FredericA : je suis toujours effaré de propos comme ceux de Bobo qui mettent les intérêts commerciaux avant la raison d'État. La question ne se pose pas, non seulement on récupère tous les avions destinés à la Grèce ou a quiconque, mais encore, si on peut faire main basse sur des appareils étrangers déjà livré on s'arrange pour qu'ils se retrouve, par hasard, à Istres.

Écrit par : pfff | 18/01/2021

@Obelix
Petite précision le soucis principal n'est même pas le remplacement des avions d'occasion vendu (ça au final c'est le politique qui décide) c'est surtout que même si les appareils sont remplacés et même si le contrat RAVEL signé avec Dassault assure un haut niveau de disponibilité de l'appareil (ce qui permet de faire les mêmes missions qu'avant avec moins d'appareils) en cas de gros besoin (guerre etc.) cette vente laissera l'armée de l'air avec beaucoup moins de marge de manœuvre que prévu durant 2 à 3 ans (le temps du remplacement des appareils).
Or une armée aussi active a l'international que celle de la France doit toujours avoir une réserve pour pouvoir augmenter rapidement son activité militaire (car ces interventions son par nature imprévisibles).

Écrit par : Emixam | 19/01/2021

@forêt10 : Nos commentaires se complètent plutôt bien ( Je ne voulais pas alourdir le mien pour expliquer la nuance entre F4.1 et F4.2 ).
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@Emixam : Si je suis plutôt d'accord avec vous sur l'aspect "cellules" du problème d'un "pic imprévisible", il n'empêche pas moins qu'il devra également s'accompagner d'un pic de besoin en pilotes, et en équipements (Radars, DDM, etc...) et là, le délai peut poser souci . . .
Si il faut attendre la formation de jeunes pilotes, ça se compte en années, si on fait appel à d'anciens pilotes, le temps qu'ils ne retrouvent leurs automatismes sera moins long mais ce ne sera pas immédiat (C'est ce qui ressort des vidéos d'Até Chuet )
Pour ce qui est des équipements, nous avons par exemple un nombre d'AESA limités (50 à 60 si mes souvenirs sont bons), etc...
Avec tout ça, même avec assez d’appareils sous cocon, je ne voit pas comment on peut répondre à un pic soudain en moins de 6 à 18 mois...

Écrit par : Obelix38 | 19/01/2021

Juste une question suite à vos différents posts.
Scénario improbable mais, Si une guerre éclate entre la Grèce et la Turquie, et qu'en parallèle l'action de la France à l'internationale venait à s'intensifier ??
Comment les industriels ainsi que les politiques pourraient gérer la situation surtout concernant d'un coté le respect des contrats signés avec la gréce et/ou la Croatie (voir même suisse), et d'un autre coté le besoin opérationnel de la France.
La fameuse ligne de production numéro 3 réglerait-elle les éventuelles besoins immediats de tout le monde ??

Écrit par : MBMW | 19/01/2021

Obelix38: Pour information l’entretien des 147 Rafale en service dans l’armée de l’air (105) et la marine nationale (42) a couté 611,2 millions d’euros au total en 2018, selon les chiffres fournies par le ministère des armées, en réponse à une question du député (LR, Haute-Marne) François Cornut-Gentille. Soit un coût de 4,16 millions en moyenne par appareil.

Le taux de disponibilité dans l’armée de l’air a été de 53,7% soit en moyenne 56/57 appareils disponibles : et de 53,6% dans la marine - soit 22/23 appareils disponibles. Au total, le parc a donc été, toujours en moyenne, de 78/80 Rafale disponibles durant l’année.
Nos militaires doivent toujours faire plus avec moins.
L'hyper technologie fait augmenter les pannes plus vite que l'on peut les réparer. De plus l'externalisation de l'entretien des appareils et peut être plus économique mais incompatible avec les exigences militaires.
Je vous laisse deviner le taux de disponibilités du F 35.

Écrit par : Loïc | 21/01/2021

@Loic je suis très surpris de vos chiffres, le ministre de la défense français a communiqué en septembre octobre sur le contrat RAVEL passé avec Dassault qui a fait passé la disponibilité du Rafale a 76% (pour une disponibilité prévu par le contrat de 73%). De son côté Dassault a annoncé que pour l'année prochaine il avait pour objectif 80% on est loin des53%.
Je soupçonne que la disponibilité que vous annoncez mélange les avions non disponible pour cause de panne et les appareils mis sous "cocon" pour géré le potentiel de vol.
Les rafales était prévu au départ pour durée 30 ans et 7500h (potentiel augmenté depuis a 9000h) soit 250h/an. Quand un avion atteint 250h avant la fin de l'année il est mis sous cocon donc mis administrativement indisponible mais contrairement à une vraie panne l'appareil est utilisable en quelques heures.
Cette pratique permet d'homogénéiser le potentiel de vol de tous les appareils, mais a pour principal défaut de faussement baisser la disponibilité des appareils dans les rapports. (ex: un appareil déployé le 1er janvier pour 6 mois aux Emirats Arabes Unis qui effectue 750h de vol, a son retour en France panne ou pas panne passera 2,5 ans sous cocon car il a consommé 3 ans d'heure de vol théorique. Il est classé indisponible mais en cas de conflit il est activé en quelques heures, donc la disponibilité globale est parfois trompeuses).

Écrit par : Emixam | 21/01/2021

@Loïc Entre les appareils "en régénération de potentiel" (comme l'explique @Emixam) et le fait que l'armée ne va pas dépenser du MCO pour des appareils qui ne lui servent pas à l'instant T pour satisfaire au contrat opérationnel fixé par l'état, vous avez l'explication.
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Ce taux a même été inférieur à 50% pendant la période où la dizaine de Rafale M F1 étaient en "rétrofit F3" (et donc immobilisés, en 2013 il me semble).
Un taux bas fait scandale dans l'opinion, et les scandales c'est la principale source de revenu de la presse généraliste, normal que vous n'y trouviez jamais un début d'explication (ils vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis ! :D )
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Là où le Rafale montre sa réelle disponibilité et la facilité de sa maintenance (en comparaison de productions étrangères) c'est en OPEX ou à bord du CdG, où elle dépasse généralement les 90% :
https://www.meretmarine.com/fr/content/charles-de-gaulle-succes-du-passage-au-tout-rafale

Écrit par : Obelix38 | 21/01/2021

@Emixam
Loic évoque une disponibilité en 2018. Or le contrat RAVEL que vous citez est plus récent. Vos deux chiffres sont donc exactes.
Votre remarque sur les appareils mis de côté pour cause de dépassement de son potentiel d'heures de vol dépassées est intéressante.
Un appareil en état de voler techniquement devrait être comptabilisés comme disponible.
D'un autre coté si l'armée n'a pas les moyens de le faire voler il n'est pas disponible (car en définitive s'il est mis de côté c'est parce que l'armée n'a les moyens que d'un certain nombre d'heures de vols annuel)

Cela pose la question de la définition de la disponibilité des appareils.
Quand un appareil est-il considéré comme disponible ?
Je crois que la règle communément admise est qu'un avion est considéré comme dispo si on peut l'utiliser dans les six heures, pour au moins une des missions pour laquelle il a été conçu.

Écrit par : François-01 | 21/01/2021

Signature du contrat lundi.
Livraison en trois tranches.
Les six premiers appareils d'occasion dans six mois en juin.
Livraison des six appareils neufs 26 mois après, et les six derniers appareils d'occasion 26 mois après, en 2023.

Écrit par : François-01 | 23/01/2021

En effet, sur un petit contingent d’appareils avec des militaires comme personnel d’entretien corvéable à merci par amour de la patrie... Et un stock de rechange piqué dans les réserves stratégiques!

Écrit par : Loïc | 23/01/2021

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