05/01/2021

Pilatus a livré le 100ème PC-24!

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C’est un jalon important qui vient d’être réalisé par l’avionneur suisse Pilatus Aircraft. Ce dernier vient de livrer le 100èmeexemplaire de son « Super Versatile Jet » PC-24. L’avion est désormais présent sur tous les continents.

Livraison record :

Cette livraison intervient moins de trois ans après la première livraison du premier exemplaire. Le 100ème PC-24 « fabriqué par Pilatus en Suisse » est désormais utilisé comme avion d'affaires avec son nouveau propriétaire, Jetfly Aviation. Ce transfert marque une nouvelle étape dans l'histoire encore jeune du premier avion d'affaires suisse: la flotte mondiale a jusqu'à présent enregistré plus de 3’ 500 heures de sécurité dans les airs, dont plus de 2’375 heures ont été accumulées par le leader de la flotte.

L'intérieur exceptionnellement généreux du PC-24 offre confortablement un espace suffisant pour accueillir jusqu'à dix passagers. En ce qui concerne la taille de la cabine, le PC-24 a gagné sa place dans la catégorie des « jets de taille moyenne »: les clients qui optent pour un PC-24 se retrouvent en fait avec la même taille de cabine que dans un modèle de la catégorie de prix immédiatement supérieure.

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Le Pilatus PC-24 Super Versatile Jet :

Capable d’utiliser des pistes très courtes et peu aménagées, le PC-24 est le premier jet d’affaires du monde à pouvoir bénéficier d’une porte cargo standard. Le jet dispose également d’une cabine très spacieuse dont l’intérieur peut être adapté aux exigences personnelles du client. Tout ce qui en fait un « hyper polyvalent Jet », un avion qui est conçu pour une grande variété de missions en ligne avec les besoins individuels. Le cockpit est construit autour d’une suite avionique développée sur un concept Pilatus baptisé « Advanced Cockpit Environnement » (ACE), avec quatre écrans de 12 pouces et un système de vision synthétique. Le PC-24 offre aux passagers des sièges réglables individuellement, une salle de bain avec toilettes, un espace bagages qui reste accessible en vol et une armoire. L’avion dispose d’un système de sécurisation des bagages, une caractéristique unique dans cette catégorie d'avions, et qui est très appréciée par les pilotes chargés de ranger les bagages des passagers. Désormais, le PC-24 est également disponible avec un service de restauration en vol modulaire. L'office avant est situé dans la section avant de la cabine et offre un espace de rangement supplémentaire pour le café, la glace, les boissons et les articles de restauration.

Le contrôle strict du poids a permis à Pilatus d'équiper le PC-24 de deux moteurs à réaction légers Williams FJ44-4A-QPM, ce qui a permis d'économiser plus de 400 lb par rapport aux turbofans traditionnels des avions intermédiaires. Le fait de pouvoir utiliser des moteurs plus légers a eu un effet d'entraînement sur le poids global de la cellule, des structures de support, des ailes et du train d'atterrissage.

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Les APU sont pratiquement incontournables dans les avions de taille moyenne, mais Pilatus ne pouvait pas se permettre les 300 livres de poids du troisième moteur. Ainsi, il a travaillé avec Williams pour développer un nouveau mode de puissance silencieuse (QPM) pour que le moteur droit qui réduit le régime au ralenti au sol permette de continuer de fournir une alimentation électrique suffisante pour le climatiseur ou les chaufferettes électriques lorsque l'avion est stationné. Le moteur droit, fonctionnant avec le QPM, fait moins de bruit qu'un APU typique, soit une bonne nouvelle pour les voisins de l'aéroport.

Le jet offre un rayon d’action de 3’610 km avec quatre passagers (3’300 avec six passagers) et une vitesse de croisière maximale de 787 km/h. Il peut désormais emporter jusqu'à 10 passagers en cabine pressurisée. Avec une distance de décollage de 820 mètres et une distance d'atterrissage de 770 mètres, le PC-24 est destiné à être utilisé également sur des pistes non revêtues (neige, herbe, sable).

L'appareil a également la possibilité d'atteindre rapidement un niveau de vol élevé (45 000 pieds), comme de nombreux jets d'affaires, pour échapper à l'intensité du trafic sur les principales routes aériennes et garantir ainsi, une meilleure souplesse.

Le PC-24 donne accès à presque deux fois plus d'aérodromes dans le monde que les autres jets actuellement sur le marché. Il rapproche les passagers de leur destination réelle car le PC-24 est conçu pour être utilisé dans les petits aéroports avec des pistes plus courtes - un excellent moyen d'éviter les complexités administratives habituelles dans les grands aéroports et de réduire au minimum les transferts au sol.

 

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Photos : 1 PC-24 2 & 3 Intérieur 4 Cockpit @ Pilatus Aircraft

 

Commentaires

100è exemplaire !...les chaînes tournent à plein régime à Stans ...

Écrit par : philbeau | 05/01/2021

Bravo les suisses ! Beau succès !
Je ne sais pas si cela présenterait un intérêt, mais je me dit qu'une fusion de Pilatus et Dassaul aurait fière allure.
Les deux avionneurs seraient vraiment complémentaires. Secteur des avions école et des avions de chasse pour le militaire et secteur moyen et supérieur pour les avions d'affaire. Bon après les deux entreprise fonctionnent très bien comme ça ...

Écrit par : François-01 | 05/01/2021

@ François : il y a quelques temps j'avais avancé la même idée , dans le cadre d'un choix du Rafale par la Suisse...

Écrit par : philbeau | 05/01/2021

@François : "Je ne sais pas si cela présenterait un intérêt, mais je me dit qu'une fusion de Pilatus et Dassaul aurait fière allure."
On en lit des c... sur le web mais alors, celle-là bat des records !
Ensuite, Pilatus dans la "World Company" : cela serait le top du top et ça ferait l'objet d'un sketch aux Guignols de l'Info (s'ils existaient toujours)...

Écrit par : Flutter | 06/01/2021

@François
Je ne vois pas l'intérêt d'une telle fusion les deux groupes sont en bonne santé et ont leurs images propres, regrouper les deux n'aurai que peu d'intérêt même au niveau marketing.
@Flutter
Juste pour info Dassault est tout sauf une "World Company", ce n'est pas parce le chiffre d'affaires du groupe Dassault est plus de 10 fois plus grand que pilatus que la gestion est mondialiste, le groupe est resté dans une gestion"familiale même si les chiffres donnent le vertige. Il n'y va qu'à voir ce que fait le groupe de ses bénéfices : il garde beaucoup de trésorerie, verse moins de dividendes aux actionnaires qu'on pourrait s'y attendre au vu des ses bénéfices, verse beaucoup d'intéressement a ses employés.

Écrit par : Emixam | 06/01/2021

@Flutter: je ne suis pas aussi catégorique que vous car tous les gens qui écrivent sur ce site n'ont pas toujours les mêmes infos ou compétences aéronautiques.. Ce n'est pas une raison pour leur tomber dessus comme ça. Ceci dit les 2 entités sont assez jaloux de leur indépendance et de leur image. Sinon ça serait fait éventuellement depuis longtemps. De surcroit ce n'est pas la méme clientéle. et quand on sait les implications politiques qui gèrent (j'allais dire polluent) les ventes de matériel. Ca laisse sceptique. Enfin ne croyez pas que tout le monde a envie de s'allier avec des français, pour de multiples raisons avouées (ou inavouables) sociales, arrogance.(regardez AFR/KLM) Il faudrait plus de place pour développer ici.Mais c'est un fait que dont beaucoup ne veulent pas évoquer ou reconnaitre.

Écrit par : Lotser68 | 06/01/2021

Fusion Dassault / Pilatus ? Certainement pas, par contre en cas de choix par la Suisse du Rafale, on peut imaginer que l’offre française comprend des liens de rapprochement avec l’avionneur suisse. Donc, il faut entrevoir une collaboration sur certain domaine mais pas de fusion. A noter qu’un tel programme est également possible avec Boeing ou Airbus.

Écrit par : Martin | 06/01/2021

Pilatus, entreprise suisse, se porte extrêmement bien. Et tout ce que certains trouvent à dire, c'est qu'il faut qu'elle fusionne ! C'est vrai ça : une entreprise suisse, indépendante, qui se porte bien, qui est à la pointe de la technologie, c'est un scandale. C'est xénophobe. Voire raciste. Il faut absolument qu'elle se lie à un grand groupe, car plus c'est gros, plus c'est beau, c'est bien connu. Allez, moi je propose une fusion avec Airbus : Ca aurait "fière allure" (Mdr pour pas pleurer). Puis, avec un peu de chance, Airbus(-Pilatus lol) fusionnera avec Boeing, là c'est l'extase...

Écrit par : Flutter | 06/01/2021

Je me permets de répondre à tous concernant l'idée de fusion.
Je pense qu'il n'y a aucune arrogance de la part de François, il parle d'une fusion et pas d'un rachat, il met ces deux avionneurs sur pied d'égalité, donc pas besoin de lui tomber dessus aussi violemment.
Ensuite, l'avis de tout le monde ici n'a pas la moindre valeur à ce sujet. Il s'agit de deux entreprises familiales, ni la Suisse, ni la France n'ont leur mot à dire à ce sujet.
Quant à l'intérêt d'une telle fusion, il peut exister. Ils n'ont pas d'appareil en concurrence, leurs marchés peuvent être complémentaires, et les compétences pourrait permettre des économies et/ou des développements communs.
Militairement, la compétence jet chez Dassault et turboprop d'entraînement chez Pilatus a clairement un intérêt réel.
Pour la partie civile, les niches de Pilatus avec le PC-12 et maintenant le PC-24 leur ont permis à de prendre une ampleur énorme. Dassault se situe dans une autre gamme de jets plus grands. Dans l'idée, pourquoi pas.
...
Toutefois, je me permets de noter certains éléments pour les Français qui lisent ce blog.
- Pilatus est une entreprise basée dans le canton de Nidwald. Pilatus est une entreprise familiale de la région. Pilatus a un siège très suisse-allemand (qui est très différent de l'allemand). La communication pourrait déjà être un problème.
Ensuite, la réputation des entreprises françaises n'est honnêtement pas terrible. Il y a principalement ce risque de grève qui se produisent trop régulièrement. Et il y a le risque social en France qui cherche plus en plus à bloquer l'économie pour leurs revendications.
C'est de la politique française, ça ne nous regarde pas. Mais ça refroidit bien des investisseurs ou des partenaires potentiels.
- La culture entrepreneuriale est trop différente, et je pense que c'est la clé ici !
De mon point de vue, les grandes entreprises françaises se reposent sur l'état pour garantir l'emploi. On l'a vu avec Alstom qui a été racheté plusieurs fois par l'état pour augmenter son capital, ou alors le racheter à un groupe vendant sa participation afin de ne pas laisser son cours s'effondrer. Et on l'a vu avec l'achat de TGV pour des lignes régionales... Et ce alors que tous les groupes ferroviaires exportent des trains à grande vitesse partout dans le monde.
Il se trouve que ce n'est pas le cas de la Suisse. En Suisse, une entreprise privée est une entreprise privée. Certes on favorise du matériel suisse quand on peut, mais il faut aussi qu'il soit pertinent, et ce n'est pas pour faire plaisir au patron du groupe.
Et comme le marché intérieur d'un petit pays est petit, la Suisse est obligée d'exporter. Et c'est le cœur du marché de Pilatus. A la différence de Dassault en France, Pilatus développe des appareils sur fond propre, et leurs succès récents (le PC-21 et le PC-24) sont le résultat de paris pour offrir des appareils dans un autre marché que leur marché historique.
Un premier jet développé seul, ce n'est pas rien. Et un premier avion d'entraînement permettant de faire la transition sur avion de chasse directement depuis un turboprop, avec la capacité de simulation en vol et de reproduction d'autres appareils. C'est un beau concept, et en plus il permet des économies substantielles en améliorant la qualité de la formation et en simplifiant la transition.
Maintenant, quelle est la situation de Dassault?
- pour le Rafale, c'est l'état qui fait tout semble-t-il. L'état sacrifie sa propre armée pour satisfaire l'export, offre des appareils d'occasions et en rachète des neufs plus chers, etc... Donc militairement, plus d'innovation sur fond propre, que des commandes publiques gérées par l'Etat.
- Pour les jets privés, dites moi si je me trompe, mais Dassault me donne l'impression de ne pas vouloir sortir de son marché traditionnel. Alors c'est sûr qu'avec un marché compliqué et un carnet de commandes plein côté militaire, c'est compréhensible.
Mais marché compliqué ne signifie pas qu'il n'y a pas de niches à exploiter. Pilatus a trouvé cette niche, a développé son PC-24 et malgré qu'il s'agisse d'une première, que le marché était loin d'être idéal, ils ont réussi à trouver une clientèle qui a fait confiance.
Pour en revenir aux Falcon... Dassault ne sort pas de son "confort", les appareils sont tous dans cette variation de gamme dans la vingtaine de mètres, . Et si ça convient aux actionnaires, et que ça fonctionne, c'est parfait.
Attention, je ne critique pas Dassault. Mais je mets en évidence la différence de culture entrepreneuriale qui pourrait être compliquée à gérer à long terme
- pour ses logiciels, rien à dire par contre si ce n'est qu'ils sont excellents pour en avoir utilisé, et je pense qu'ils n'ont pas / peu de concurrence, avec une gamme qui suit les technologies existantes
...
Je pense que culturellement (suisse allemand vs français) la différence est bcp trop importante pour que cela puisse fonctionner à long terme. Mais ce n'est qu'une opinion personnelle.

Écrit par : Fab | 11/01/2021

@Fab : "pour les jets privés, dites moi si je me trompe, mais Dassault me donne l'impression de ne pas vouloir sortir de son marché traditionnel."

Je pense que c'est effectivement le cas. J'y vois deux raisons :

- La méthode de conception qui fait évoluer (maturer) les produits en délaissant les ruptures technologiques. Aussi, chaque nouvel appareil est une évolution, plus ou moins profonde, du précédent

- Une situation relativement confortable sur le marché des jets d'affaire haut de gamme. Bien ancré sur son segment, la gamme de Dassault Falcon jet satisfait la clientèle. Ce faisant, la prise de risque n'est pas nécessaire pour se démarquer et prendre (voire conserver) des parts de marchés. Signe de bonne santé, Dassault a réussi à rebondir après le naufrage du moteur Silvercret

Écrit par : FredericA | 12/01/2021

@Fab
Je suis en grande partie d'accord avec vous, y compris, et bien qu'étant français, sur les inquiétudes que peut générer à l'étranger le climat social français.

Je passe rapidement sur le commentaire de Flutter qui, dans l'évocation d'une fusion entre deux entreprises étrangères voit du racisme, alors que moi j'y vois le rapprochement entre deux nations.
Mais il est vrai que j'ai sous estimé la différence de taille entre les deux entreprises.

En revanche je pense que Dassault sais investir et innover sans le soutient des fonds de la défense nationale.
Tout le développement des avions d'affaire s'est fait sur fonds propres. Et Dassault a su innover avec notamment les premières commandes de vol électriques, et les premiers systèmes de vision synthétiques sur avions d'affaire. Avec également la création de Dassault Système (Auquel ne croyait d'ailleurs pas trop Marcel Dassault au départ)
Même dans le domaine militaire Dassault sait investir sur fonds propres. Le Mirage4000, par exemple n'était pas une commande de l'état français. (certes ils ne l'ont finalement vendu nul part !!!)

Écrit par : François-01 | 12/01/2021

@François,
Les innovations de Dassault Aviation dont vous parlez sont anciennes.
Oui, dans les années 50, 60, 70 et en partie les années 80, Dassault était capable de développer des produits ou des concepts dans son coin sur fond propre.
Le Mirage 4000 date de quand? 1979... Ça a presque 42 ans. Et c'est le dernier produit militaire conçu sur fond propre sauf erreur.
...
Quant à la partie aviation d'affaire, je ne vois pas Dassault comme étant un pionnier en ce moment.
Les commandes de vol électriques ont été acquises technologiquement en développant des avions de chasse financés par l'état. Dassault n'a fait que d'utiliser ces compétences à d'autres avions en l'incluant à l'aviation d'affaire. Ce n'est pas une innovation impressionnante, c'était le pas logique à franchir lors de la conception d'un nouvel appareil.
La technologie était déjà éprouvée en 2007 lors de la mise en service du Falcon 7X. Le Mirage 2000 date de? 1978... Et si on parle de la gouverne du Mirage IV, c'était en 1964 qu'elle utilisait des commandes de vol électrique. 29 ans ou 43 ans pour appliquer cette technologie à l'aviation d'affaire? C'est mieux que d'autres, mais on ne peut plus parler d'innovation quand c'est un standard de l'aviation militaire et commerciale depuis longtemps et encore moins quand c'est une compétence du groupe depuis longtemps !
...
Juste pour vous faire un petit rappel, l'aviation d'affaire est un marché qui s'est durci. Il y a moins de clients (surtout d'entreprises clientes). Dassault n'a plus que 10% des commandes qu'elle avait il y a 10 ans. 90% de réduction...
Le pic de ventes d'avions d'affaires date de 2008. Aujourd'hui le volume de ventes d'appareils neufs est d'environ 60-65 % de ce qu'il était. Ils auraient pu perdre peut-être la moitié de leurs ventes. Mais 90% de réduction de ventes? C'est loin d'être un succès, d'autant plus pour un groupe aussi compétent.
...
Si on regarde Pilatus, ils ne font QUE ça, de l'innovation ! Leur histoire n'est pas si impressionnante, par contre leur histoire récente? Pour une petite entreprise familiale face à des groupes en bourse... pas mal.
Et Dassault a largement les compétences pour réellement innover, pour attaquer d'autres marchés que celui qu'ils occupent maintenant.
...
Quant à Dassault Systems, à nouveau, ça date de 1981...
Ou alors 1977 quand il s'agissait de développer des logiciels pour Dassault aviation.
Certes, Dassault a depuis étoffé son offre, suit les technologies qui sortent. Et leurs produits sont parmi les meilleurs dans certains domaines de l'ingénierie.
...
Mais depuis les années 80? Quelle gros coup stratégique a été fait par Dassault? Le rachat d'un groupe américain (Medidata Solutions). Mais ce n'est pas de l'innovation.
...
Je vous rappelle que Pilatus n'avait JAMAIS conçu d'avion à réaction. Leur idée de pénétrer une niche inexploitées, avec des petits avions d'affaires mais avec une cabine de bonne taille, la capacité de décoller et atterrir sur des pistes très courtes et non préparées.
Pilatus a révolutionné l'entrainement des pilotes de chasse avec une capacité de simulateur en vol. Et tous les autres groupes se calent dessus pour leurs nouveaux projets.
...
Dassault en l'état n'offre "que" des compétences. Combien même elles son vastes, impressionnantes, pour s'allier il faut avoir une culture qui tende dans une direction assez uniforme. Ça ne serait pas le cas aujourd'hui...
Et je le regrette simplement par passion.

Écrit par : Fab | 13/01/2021

@Fab
Je ne tiens pas à opposer Pilatus et Dassault qui sont deux avionneurs que j'admire, mais je vous trouve un peu sévère avec Dassault.
Il est vrai qu'ils sont plutôt en difficulté avec les ventes de Falcon en ce moment.
Dans votre récapitulatif vous oubliez la vision synthétique, qui est plus récente.
Il y a eu le mini manche latéral aussi.
On ne peut pas non plus sortir une innovation importante tous les 10 ans.
D'ailleurs il a toujours été dans la stratégie de Dassault d'évoluer progressivement avec reprenant des éléments des précédents et une seule innovation.
On ne peut pas de nos jours sortir un avions de chasse si on est pas adossé à sa propre armée nationale comme premier client.
En appliquant votre raisonnement je pourrais dire qu'un avion d'affaire qui opère sur terrains sommaires c'est ce que faisait Dassault avec les Mystère 20 et 10 dans les années 60.
Concernant les commandes de vol électriques ils étaient les premiers sur avions d'affaire, et vous leur reprochez de ne pas l'avoir fait plus tôt !!
Si c'était si facile, les autres n'avaient qu'à le faire.
Mais franchement je ne tiens pas à opposer ces deux entreprises. Pilatus a vraiment de beaux produits avec le PC-12, PC-21 et PC-24 et il est vrai que sortir un appareil à réaction était un réel pari qu'ils ont remporté avec brio.

Écrit par : François-01 | 14/01/2021

Si Pilatus devait fusionner, ce que je ne souhaite pas du tout, pourquoi ne penser qu'à Dassault ? Il existe en Europe, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni des firmes tout aussi compétentes, sans oublier Leonardo en Italie en constante progression. Mentalité typiquement romande à ne voir de bon que la France et en l'occurrence Dassault. Et si son Rafale était si fantastique que prôné, bien d'autres nations occidentales ou de l'OTAN l'auraient acquis, à part la Grèce qui en rachète en urgence les deux tiers d'occasion. L'Allemagne a opté pour le FA-18 Super-Hornet et d'autres nations pour le F-35 ou l'Eurofighter (dont trois de nos voisins) En conclusion, gardons en Suisse ce qui est suisse. C'est déjà assez lamentable d'avoir vu MOWAG passer en mains USA et SIG en mains allemandes.

Écrit par : gilbug | 14/01/2021

Je ne tiens pas opposer les deux.
Mais dans la perspective que vous mentionnez de fusion, il y a une différence stratégique majeure.
Pilatus est encore un petit dans le monde de l'aviation et cherche à grandir.
Dassault par contre est dans un autre stade, c'est une entreprise très installée, qui grandit militairement par la valeur de leurs ventes (et pas par le nombre de ventes).
Et dans l'aviation privée, Dassault a perdu plus de clientèle que le marché moyen n'en a perdu, et ceci est dû à la position de Dassault dans l'aviation d'affaire sur le créneau qui a le plus souffert.
...
Attention, je ne dis pas que Dassault ne produit pas d'excellents produits, Dassault le fait ! Et je ne reproche rien à personne.
Je dis que Dassault n'innove plus bcp sur fond propre. Au mieux, elle adapte des compétences acquises militairement. Et ce n'est pas une critique.
Je pense que dans une fusion, il doit y avoir des intérêts.
Moi le risque que je vois dans une fusion avec Dassault, c'est que Dassault aurait le contrôle du groupe car Dassault est plus grand. Et qu'ensuite ils imposent leur stratégie sur l'aviation d'affaire qui est en ce moment conservatrice.
A ce moment, Pilatus se retrouverait à produire les produits actuels sans possibilité d'innover et de s'imposer sur d'autres marchés.
...
Est-ce que Pilatus produit un avion révolutionnaire? Non, et oui. Il est le seul sur le marché à faire ce qu'il fait. Mais surtout, pour Pilatus, c'est de l'innovation. Ils ont développé de nouvelles compétences qu'ils n'avaient pas.
Dans le cas de Dassault, je dis simplement qu'ils ont commencé à travailler avec les commandes de vol électriques il y a un petit moment. Ce que je dis, c'est que techniquement, à mes yeux, ce n'est pas de l'innovation lorsque la technologie est maîtrisée depuis 30 ans.
Par contre, oui, c'est les premiers à avoir utilisé cette technologie dans l'aviation d'affaire, et si c'était un critère à l'achat, oui Dassault aurait un bon point. Simplement dans l'idée, ce n'est pas une innovation.
...
Mais ça revient à ce que je disais au début. Dassault Aviation se contente des innovations financées par l'état pour ensuite les réintégrer à l'aviation d'affaire (et c'est très intelligent, ils ont absolument raison de le faire).
Par contre, ils ne font plus bcp de mouvements stratégiques sur fond propre.
Ils se contentent de leur marché traditionnel, et modernisent leurs avions en intégrant les moteurs récents, et mettant en place leurs technologies éprouvées. Mais ce n'est pas une critique, c'est leur stratégie.
Et cette stratégie ne correspond pas à celle de Pilatus qui innove car elle a bcp de compétences à développer, ce qui n'est plus le cas de Dassault.
...
Et quand vous dites:
"D'ailleurs il a toujours été dans la stratégie de Dassault d'évoluer progressivement avec reprenant des éléments des précédents et une seule innovation".
Il s'agit de la stratégie moderne de Dassault. Par le passé, Dassault a fait ses gros coups en développant de nouveaux appareils révolutionnaires, et ce sur fond propre en plus !
Dans l'aviation militaire:
- Le Mirage III est une révolution cela n'avait jamais été fait par Dassault, et c'est financé sur fond propre. La base de Mystère Delta conçue pour l'armée de l'air puis abandonnée était très loin du Mirage III.
- Le Mirage IV avec des dimensions hors normes pour des jets militaires français, pour une capacité jamais employée avant, la capacité de vol à Mach 2, le radar permettant le suivi de terrain, etc... C'était de la science fiction à l'époque.
- Le Mirage G n'était pas une simple évolution. C'était une révolution.
Dans l'aviation d'affaire:
- Mystère Falcon 20 en 63 - c'est une révolution chez Dassault, le groupe passe de constructeur militaire à constructeur plus généraliste, et ce avec un excellent appareil au vu de sa carrière.
Très rapidement suivent le Falcon 10, le Falcon 30 et le Falcon 50, différentes gammes de dimension et capacités.
Et surprise, Dassault développe un avion commercial... Le Mercure 100, même si il n'a pas été produit à bcp d'exemplaire, il a eu 21 ans de service.
...
Quoi qu'il en soit, dans l'aviation d'affaire Dassault reste dans sa zone de confort. C'est une stratégie. Mais c'est bien sa stratégie. Je ne vois pas Dassault Aviation affaire comme étant une entreprise innovante.

Écrit par : Fab | 14/01/2021

@Fab
Une explication supplémentaire de la fonte du carnet de commande civil chez Dassault est la mésaventure du Falcon 5X, les gros problèmes du moteur silvercrest de Safran ont entraînés des retards puis un annulation de l'appareil. Le remplaçant le 6X doit arriver en 2022 alors qui le 5X devait être commercialisé en 2016-2017. Ce trou de 5-6ans a été très pénalisant pour le constructeur car il ne pouvait proposé que les 7X/8X plus performant plus gros mais plus cher (et tri réacteur) ou la gamme Falcon 2000 plus petite et de conception relativement ancienne (même si elle a été amélioré de nombreuses fois la dernière version a été mis en service en 2014).
Donc cette gamme sur laquelle Dassault avait énormément investi (les "super biréacteur") a cruellement manquée dans le carnet de commande, mais la présentation en fin d'année du 6X et les bons premiers retours semble indiquer en embelli future pour la partie civile de Dassault (sous réserve que l'appareil soit prêt pour 2022).

Écrit par : Emixam | 15/01/2021

@Emicam,
Ca ne fait qu'un appareil qui manque...
C'est certes dans une gamme qui a une clientèle certaine. Mais au lieu de n'avoir plus que 1/10 e des ventes civiles, au mieux avec le 5x il aurait eu 1.5/10 des ventes d'il y a 10 ans.
Commandes des dernières années:
-2011: 36 commandes, 63 produits, 118 à produire
-2012: 58 commandes, 66 produits, 110 à produire
-2013: 64 commandes, 77 produits, 097 à produire
-2014: 90 commandes, 66 produits, 121 à produire
-2015: 45 commandes, 20 Falcon 2000 annulés, 55 produits, 91 à produire
-2016: 33 commandes, 12 Falcon 5X annulés, 49 produits, 63 à produire
-2017: 41 commandes, 03 Falcon 5X annulés, 49 produits, 52 à produire
-2018: 42 commandes, 41 Falcon livrés, 53 à produire
-2019: 40 commandes, 40 livrés, 53 à produire
Le Falcon 5X n'a pas eu tant de commandes que ça vu les annulations.
Par comparaison, voici d'autres appareils commandés bien avant leur 1e livraison:
- Global 7500: 200 avant son premier vol en 2016.
- PC-24: 84 ventes en 36 heures, fermeture du carnet de commande, réouvert à EBACE 2019, 40 avions vendus lors de cet événement
Et à terme, Pilatus planifie la vente de 4'000 PC-24 en 40 ans. A titre de comparaison, en 2018, Dassault a produit 2'500 appareils de la gamme Falcon.
Ce que Pilatus fait depuis 2 décennies, c'est la diversification de ses produits.
Et j'ai l'impression que Dassault fait le contraire, resserrer sa gamme de produits. Je ne sais pas si il y a une forme d'arrogance face aux "petits avions", ou si c'est stratégique, et de quelle manière. Mais si une entreprise familiale n'ayant jamais produit de jet arrive à entrer sur le marché aussi rapidement, j'imagine que Dassault pourrait exploser la concurrence.
Donc à nouveau, je ne critique pas la qualité des produits. Je regrette par contre la stratégie très conservatrice de Dassault.

Écrit par : Fab | 15/01/2021

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