24/11/2020

Police du ciel, un King Air en difficulté !

image.hot-mission.png

Hier en fin de matinée, l'intervention rapide des Forces aériennes dans le cadre d'une « Hot Mission », un avion d'Air-Glaciers a pu effectuer un atterrissage d'urgence contrôlé lundi après-midi, malgré des problèmes de train d'atterrissage. 

Hier à 11h20, les Forces aériennes ont reçu un appel d'urgence d'un bi turbopropulseur  Beechcraf King Air 200 d'Air-Glaciers en vol à destination de Sion. Le pilote a signalé qu'il n'avait aucune indication claire que son train d'atterrissage avant était correctement sorti et verrouillé pour l'atterrissage.

126896019_663939970963373_7671966884326989684_o.jpg

Les Forces aériennes ont alors déclenché une Hot Mission pour effectuer une vérification visuelle du train d'atterrissage du King Air 200. En quelques minutes, deux FA-18 étaient sur place et ont pu confirmer que le train d'atterrissage avant n'était que partiellement sorti. Grâce à cette assistance des Forces aériennes, le King Air, a pu tourner en cercle afin de s’alléger en toute sécurité. Alors à court de carburant, il a pu effectuer un atterrissage d'urgence contrôlé à Sion à 14h35 et l'équipage a pu quitter l'avion de manière autonome.

En touchant la piste, le train avant s’est affaissé et l’avion a piqué du nez, mais il ne s’est pas enflammé, les pompiers ayant immédiatement répandu un tapis de mousse. (Sources : DDPS, Aéroport de Sion)

2eatpFDR4lCB93-nbzUVZe.jpg

Photos : 1 & 2 le King Air 200 en vol contrôlé par la nacelle FLIR d’un Hornet@ DDPS  3 au sol @ Police de Sion

 

Commentaires

On peut quand même se poser la question de la nécessité d'envoyer 2 FA-18 gérer cette situation spécifique (sauf si les avions étaient déjà en vol). Un simple passage à basse altitude au dessus de la piste aurait permis au personnel au sol de se rendre compte de la situation.

Ou l'envoi d'un hélico, par exemple d'Air Glaciers vu la localisation de l'incident, aurait aussi permis de réaliser le même travail à moindre frais...

Écrit par : chris2002 | 24/11/2020

@Chris2002: Non, car lors de la déclaration de l'incidentl le King Air 200 était déjà en vol en région montagneuse à une altitude ou il y avait une zone de brouillard. Malheureusement aucun avion des Froces aériennes n'étaient disponible en vol dans la région. Un décollage de la PA24 a été nécessaire, pour repérer l'avion d'une part, confirmer le problème, le guider de manière sécuritaire sur Sion et assurer la sécurité autour de l'avion durant ses circuits. Un hélicoptère vol moins vite qu'un King Air 200.

Écrit par : Pk | 24/11/2020

@PK : "Un hélicoptère vol moins vite qu'un King Air 200." Certes mais un King Air doit pouvoir sans problème ralentir à une vitesse compatible à celle d'un hélico, et il ne s'agissait pas d'intercepter une menace mais d'aller aider un avion, du coup demander au King Air de ralentir n'aurait pas posé problème. Surtout que le train d'atterrissage ne peut pas être sorti à pleine vitesse.

Écrit par : chris2002 | 24/11/2020

Un peu risible quand même, envoyer deux chasseurs à 60 millions des $ l'unité équipés de sindewinders à 1 milion de $ pièces pour vérifier si la roue d'un petit avion était bien sortie ..... Ça en fait une bien drôle de publicité sur la nécessité d'investir 6 miliards dans une nouvelle chasse suisse !!! Il s'est enfin passé quelque chose dans le ciel suisse ...

Écrit par : Bobo | 24/11/2020

Chris2002: c'est assez pénible de lire des remarques de personnes qui ne connaissent rien à l'aviation et encore moins aux précédures de sécurité. En définitive vous essayez d'avoir le dernier mot mais basé sur rien, hormis des croyances personnelles. Mais qu'attendez-vous pour prendre une place de responsable de la sécurité aérienne. Un de modestie que diable !

Écrit par : Valentine Remont | 24/11/2020

@Chris2002 : Le but est d'aider l'équipage en détresse et non leur rajouter de la charge de travail en leur imposant un vol lent à proximité d'un autre aéronef (chose pour laquelle un pilote civil n'est pas formé).
Par ailleurs, l'avion était en altitude, dans une zone ou la visibilité était dégradée, lui demander d'effectuer un vol lent aurait contribué à réduire les marges de sécurité de façon inacceptable.
Enfin, l'arrivée rapide de la PA permet de réduire rapidement le niveau de stress de l'équipage ce qui augmente leur disponibilité pour traiter la panne.

Écrit par : Lopolux | 24/11/2020

@Chris: un hélicoptère comme un Ecureil à une vitesse moyenne de l'ordre de 200 km/ h un King Air en circuit hossile au minimum à 250km/h. On ne parlée pas ici de la phase d'atterrissage mais d'interception et ensuite de la sécurisation du circuit .

Écrit par : Pk | 24/11/2020

@Bobo: Remarque d'une rare ignorance, je vous rapelle qu'en France on effectue de genre de travail avec des Rafale. Les deux derniers engagements concernaient un Piper tomahawk à moteur piston et d'un ULM !!

Écrit par : Pk | 24/11/2020

Il y a parfois des commentaires qu‘il faudrait mieux poubelliser tant leur vacuité est grande...

Écrit par : Vinch | 24/11/2020

Pardonnez ma question naïve, mais la qualité de la deuxième photo correspond à la réalité ou est-ce la qualité des photos prises dans de telles circonstances ?

Écrit par : robert-grandpierre | 24/11/2020

Il s'agissait d'un vol Air Glaciers à destination de Saint-Tropez (La Môle). Selon FlightRadar24 on voit bien que le King Air 200 a tournoyé sur la Méditerranée suite à leur problème et a décidé de rejoindre la Suisse où il était attendu dans un premier temps à Genève...
Concernant FA18 ou pas, va-t-on écrire d'innombrables commentaires si l'on envoie une ambulance pour un accident de la route sans blessés graves? Sécurité first et bon exercice pour chacun.

Écrit par : Guex | 24/11/2020

@Chris2002: votre commentaire n'est pas celui d'un pro ,c'est évident. Dans ma carrière j'ai eu moults incidents de genre à gérer et avec de bien plus gros avions. Le but et d'arriver vite sur la position de l'intercepteur et d'essayer d'alléger la charge de travail de l'équipage qui est déjà suffisamment stressé comme ça. Une P.O (Permanence opérationnelle) s'occupe généralement de ces cas et ils sont là pour ça.Un hélico. Non mais je rêve surtout s'il est au Niveau 200... Quand il y a des incidents aéronautiques on trouve toujours des "yaka faucon" (voire des vrais.)..lol pour dire ce qu'il fallait faire.L'équipage est sauf (peut etre même était- il seul d'ailleurs) et c'est le plus important. Merci aux 2 chasseurs .

Écrit par : Lotser68 | 24/11/2020

Et bien, côté commentaires, il y en a certains qui sont doués pour le rase motte... Bobo, qu'est ce que tu imagines ? Les suisses ont un type d'appareil pour escorter les UML, un autre pour les avions légers, un pour les avions de ligne, le troisième l'interception des militaires ? Et avec les procédures et formations adhoc pour chacun.
.
La plupart des avions volent beaucoup plus vite que les hélo, même en vitesse réduite, et ils ont aussi un plafond beaucoup plus haut. Et ils volent quand les hélo ne peuvent pas voler.
.
Une perte d'instrument dans l'orage sur un petit avion comme ça, l'avion est perdu, et pour le rejoindre et le guider un militaire doit utiliser son radar... oui, les radars dans l'orage c'est le mal, mais c'est toujours mieux qu'un hélico dans l'orage.

Écrit par : pfff | 24/11/2020

@robert-grandpierre : la deuxième photo est une photo infra-rouge. Elle détecte les points de chaleur. La longeur d'onde est plus grande que les ondes visibles, d'où l'apparence d'une qualité moindre. L'infrarouge a l'avantage de détecter des signaux également la nuit ou dans des conditions de moindre visibilité. Cette technologie est complémentaire à la photo classique.

Écrit par : Gamay | 25/11/2020

@Gamay
Merci beaucoup !

Écrit par : robert-grandpierre | 27/11/2020

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.