19/11/2020

Air2030 : les offres finales des avionneurs ont été transmises !

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En date du 18 novembre, les quatre avionneurs en compétition ont remis leur offre finale à la Suisse dans le cadre du projet « air2030 ». La décision finale du choix de l’avion de combat et du futur système sol-air longue portée (prochain article) devrait être effective au mois de juin 2021.

Les offres finales :

Au début de 2019, les avionneurs avaient transmis une première offre complète qui a servis de base de travail. Celle-ci a été complétée précédemment par une série d’essais chez les avionneurs sur des simulateurs avec des scénarios ciblés et des demandes précises en matière de maintenance par exemple. Puis au printemps 2019, les quatre appareils sont venus en Suisse, à Payerne pour une série de vols tests en conditions réelles. Depuis, les données sont traitées, analysées et notées par les différents groupes de travail. A noter, que pour l’instant les résultats sont compartimentés et que personne ne connait l’ensemble des résultats. Ce travail sera effectué au début de l’année 2021, par un groupe spécifique composé de spécialistes de chaque domaine (pilotes d’essais, ingénieurs : maintenance, logistique, électronique, etc.). Pour parfaire le choix, les avionneurs devaient encore transmettre leurs dernières offres complètes avec notamment les prix définitifs qui comprennent non seulement l’avion, mais également un paquet complet avec les systèmes de formation en simulateurs, pièces de rechange, armement, offres de coopération entre les forces armées et entre les offices d'armement, projets de compensation prévus ou d’ores et déjà engagés.

Pour ce faire, chaque avionneur ainsi que les deux fournisseurs potentiels du système sol-air disposaient d’un créneau horaire définis de 60 minutes pour remettre les différents documents de l’offre. Cette remise est protocolaire, pas de présentation spécifique ni discussion, mais un travail administratif sous l’œil attentif d’un huissier de justice qui devait répertorier chaque document avec précision.

Les prix dépendent de l'équipement technique requis, mais chaque avionneur peut faire d’importantes remise de prix, jusqu’à 20%. De plus, il faut tenir compte l'autonomie de fonctionnement et de maintenance du nouvel avion de combat, qui est également très importante en termes de choix. Notre pays n’a pas pour vocation d’être complètement autonome en la matière, mais il faut trouver un équilibre des intérêts avec les pays utilisateurs. Le nouvel avion doit s’inscrire dans un cadre de sécurité au cœur de l’Europe et permettre la continuité de la collaboration avec nos voisins que ce soit dans les domaines physiques ou non physique comme le cyberespace. Le futur avion devra fonctionner en mode de guerre en réseau (Network Centric Warfare) avec le futur système sol-air et dans un avenir avec les unités au sol (chars, artilleries, cyber) et pouvoir échanger des données avec nos voisins directs.

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Les quatre prétendants :  

Airbus Eurofighter Quadriga : 

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L’Eurofighter testé était un FGR.4 (T3 Block5) mais le standard proposé est le « Quadriga » commandé par l’Allemagne. L’avion comprend notamment un cockpit grand écran et les systèmes anticollision G-CAS et TAW. L’avion est optimisé pour la guerre en réseau.  Le pilote dispose du viseur de casque « Stryker II » de BAe Systems.

Le radar AESA :

L’avion est doté du nouveau radar CAPTOR-E MK1 qui offre un mode multimode air/air et air/ sol avec repositionneur WFoR, une portée air-air accrue avec une détection et suivi plus rapides des cibles, un entrelacé « simultané » Air/Air & Air/Ground, un coûts de cycle de vie réduits, potentiel de croissance pour de futures améliorations.

Le système AIS :

Le système AIS (Attack and Identification System) réalise la fusion des informations remontant des multiples capteurs embarqués et des capteurs externes via le système MIDS (Multifunction Information Distribution System). C'est par ce système que l'on contrôle les émissions électromagnétiques de l’avion pour réduire sa détectabilité (système EMCON - EMission CONtrol).

Le système PIRATE (IRST) :

Le PIRATE, pour Passive Infra Red Airborne Tracking Equipment (IRST), est un équipement de deuxième génération d’imagerie infrarouge. Le PIRATE intègre à la fois une capacité FLIR (imagerie infrarouge frontale) et l’IRST (veille et poursuite infrarouge). Le système fait appel à un capteur infrarouge très sensible qui opère dans des longueurs d’onde de 3 à 11 µm en deux bandes. Cela permet aussi bien la détection des panaches de gaz d’échappement chauds des moteurs à réaction que la détection de la surface de chauffe causée par la friction avec l'air de l’atmosphère.

Le système DASS :

L’Eurofighter dispose d’une architecture modulaire pour le système défensif, le DASS (Defensive Aids Sub System). Toutes les parties du DASS sont contrôlées par un DAC (Defensive Aids Computer). Le DAC offre une capacité entièrement automatisée pour analyser et répondre à toute menace que l’Eurofighter pourrait rencontrer. Pour fournir ces informations essentielles sur la situation extérieure, le DASS s’appuie sur différents sous-systèmes comme le détecteur d’alerte radar et son équivalent optronique, le Détecteur d’Alerte Laser (DAL) qui prévient de toute illumination liée à des télémètres lasers ou autres systèmes de guidage laser. Le Détecteurs de Départ Missiles (DDM) qui fournit des informations à 360° sur toute approche de missile, donnant ainsi le temps nécessaire pour engager des manœuvres d’évitement, en s’appuyant par exemple sur des leurres.

Nacelle ATFLIR:

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAe Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAe Systems Avionics.

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Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Mauser BK-27, Missiles air-air : ASRAAM, IRIS-T, AIM-9X, AMRAAM AIM-120, METEOR. Air-sol : Brimstone, Storm-Shadow, Taurus. Antiradar : HARM, ALARM. Bombes : GBU 10/16/24, Enhanced Paveway, JDAM.

 

Boeing Super Hornet BlockIII :

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Le Super Hornet testé était le BlockII, le standard offert est le BlockIII, ce dernier vient d’être commandé par l’US Navy. Ce dernier comprend un Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action. Un cockpit grand écran est intégré et les systèmes anticollision G-CAS et TAW sont disponibles. L’avion est optimisé pour la guerre en réseau. La pilote dispose du viseur de casque Boeing JHMCS II.

Radar AESA :

Le Super Hornet BlockIII est doté du radar Raytheon à balayage électronique (AESA) AN/APG-79 qui augmente la portée de détection et de poursuite de cible air-air et fournit une cartographie air-sol à haute résolution et à longue portée.  L'AN/APG-79 dispose d'un diagnostic de surveillance interne qui peut être interprété sur le terrain et sur les lignes de front, ce qui permet de réduire les coûts et d'améliorer l'état de préparation en temps de guerre Avec son balayage électronique actif du faisceau, qui permet au faisceau radar d'être dirigé à presque la vitesse de la lumière, l'APG-79 optimise la conscience de la situation et offre des capacités air-air et air-surface supérieures. Le faisceau agile permet au radar multimode de s'entrelacer en temps quasi réel, de sorte que le pilote et l'équipage peuvent utiliser les deux modes simultanément.

IRST21 :

L’IRST (Infrared Search-and-Track) AN/ASG-34 destiné au « Super Hornet » est développé en commun par Lockheed-Martin, Boeing et General Electric. Contrairement aux systèmes IRST montés sur les nez des aéronefs, celui-ci, est installé dans un réservoir ventral de type General-Electric FPU-13. Il est capable malgré sa position particulière sur l’aéronef, de suivre des cibles en hauteur et ceci jusqu’à 16’000 mètres d’altitudes à longue portée. Les données du capteur de IRST21 sont fusionnées avec les DTP-N et TTNT et augmente ainsi, la conscience de la situation du pilote. Le système permet un partage d'information avec d'autres aéronefs non équipés de l'IRST.

Contre-mesure IDECM :

Le système intégré de contre-mesures défensives AN/ALQ-214 (IDECM) assure une prise de conscience coordonnée de la situation et gère les contre-mesures de tromperie embarquées et non embarquées, les leurres consommables et le contrôle du signal et de la fréquence des émissions. Le système a été développé conjointement par les systèmes de guerre électronique et d'information de BAe Systems. Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar AESA permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.

Le système IDECM comprend le distributeur de contre-mesures ALE-47, le leurre remorqué AN/ALE-55 à fibre optique et le récepteur d’avertisseurs radar AN/ALR-67 (V) 3. Ce dernier intercepte, identifie et hiérarchise les signaux de menace, qui se caractérisent par la fréquence, l'amplitude, la direction et la largeur d'impulsion.

Nacelles :

ATFLIR/Reco :

L’appareil est équipé du module de ciblage de précision Raytheon AN/ASQ-228 ATFLIR (infrarouge à visée avancée de ciblage avancé). L’ATFLIR consiste en un réseau de plans focaux fixes de 3 à 5 microns ciblant en mode FLIR, et qui comprend un suiveur laser à haute puissance pompé par diode de BAe Systems Avionics, une caméra de navigation FLIR et de télévision CCD de BAe Systems Avionics.

SNIPER :

Les avions de l’US Marine Corps sont équipés du module de ciblage avancé Northening Grumman Litening AT, avec FLIR de 540 x 512 pixels, téléviseur CCD, système de suivi de point laser, marqueur laser infrarouge et télémètre / indicateur laser infrarouge. La nacelle AN/AAQ-33 « Sniper Advanced Targeting Pod » est également disponible. L’avion est doté du module de reconnaissance multifonction Raytheon SHARP qui est capable de la reconnaissance simultanée aéroportée et terrestre. 

Radios & IFF :

L’avion dispose de radios cryptées numériques Rockwell-Collins AN/ARC-210 Gen 5.2, MIDS-JTRS, SATCOM-DAMA, et du système de reconnaissance ami/ennemi IFF AN/APX-111 (V) de BAe Systems.

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Armement : (12 points d’emport) : 1 canon Vulcan M61A2 de 20mm. Air-air : AIM-9X-II, AIM-120C7. Air-sol : JASSM, AGM-84 SLAM, Maverick.  Antiradar : HARM.  Antinavire : Harpoon. Bombes guidées : MK-76, MK-82LD, MK-82HD, MK-84, JDAM, JSOW. Intégrations futures air-air : BAe METEOR, Raytheon Peregrine, Lockheed Martin AIM-260.

Dassault Rafale F4 :

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Le Rafale testé était le F3-R, le modèle proposé est le F4 qui comprendra entre autres un nouveau système de Pronostic et d’Aide au Diagnostic introduisant des capacités de maintenance prédictive. La capacité de guerre en réseau et différentes améliorations des systèmes. Le système de viseur casque TARGO II de l’Israélien Elbit Systems est proposé. Une réorganisation du cockpit est envisagée. L’avion est commandé par la France.

Radar AESA : 

Le Rafale est équipé d'un radar « RBE2 » à balayage électronique actif « AESA » conçu par Thales. Le système permet de traiter 40 cibles simultanément et d’en engager 8. Le radar RBE2 peut être couplé au système de suivi de terrain en fournissant une cartographie du terrain devant l’avion.

OSF :

Le système OSF (optronique secteur frontal) de Thalès est un système de détection et de poursuite passif composé d'une voie infrarouge bi-bande (3-5 µm et 8-12 µm), capable de détecter et de poursuivre les cibles à plus de 100 km, et d'une voie télévision capable d'identifier une cible, d'en détecter l'armement à plus de 50 km. Le capteur TV est couplé à un télémètre laser. Ce système présente le grand avantage de permettre une identification visuelle à 50 kilomètres, idéale pour des missions de la police aérienne. Il permet aussi d’engager des cibles en toute discrétion (radar sur veille).

SPECTRA :

Le système de guerre électronique développé par Thales « Spectra » (Système de protection et d'évitement des conduites de tir pour Rafale) est le système électromagnétique de détection, d'autoprotection et d’engagement en mode passif du RAFALE. Le RAFALE possède trois détecteurs radar de 120° (deux antennes devant les plans-canard, une antenne en haut de dérive), trois détecteurs d'alerte laser (DAL) de 120° (deux antennes sur le fuselage en bas du pare-brise, une antenne logée dans un barillet sur la dérive) et deux détecteurs de départ missile (DDM) infrarouge (deux antennes logées dans un barillet sur la dérive).

Le système assure une veille dans tous les spectres sur 360° en détectant une source avec une précision de moins de 1° (suffisante pour les attaquer ou les brouiller individuellement), en l'identifiant par comparaison des signaux à une banque de données, en hiérarchisant et en localisant les menaces en mode interférométrique, en les fusionnant avec les pistes détectées par d'autres capteurs (radar, OSF), en les présentant au pilote et en lui proposant des contre-mesures. Le Rafale possède 3 brouilleurs (2 antennes à balayage électronique actives situés devant les entrées d'air et un à la base de la dérive), 4 lance-leurres modulaires à éjection vers le haut et 4 lance-paillettes 

L’avion dispose également du système SAASM (Selective availability anti-spoofing module). Ce dernier permet d'éviter le brouillage électronique du GPS par l'adversaire

Nacelles :

TALIOS :

La nouvelle nacelle développée par Thales PDL-NG (Pod de Désignation Laser de Nouvelle Génération) permet de faire de la reconnaissance, de l'identification de cibles terrestres comme aériennes, et du ciblage laser au profit d'un armement guidé laser. Le TALIOS dispose de la dernière génération de capteurs à haute résolution et de haute précision de stabilisation ligne de mire. Une vision grand-angle. Le pod TALIOS est conçu comme un système « plug & lutte » pour l'intégration de tous les combattants actuels et futurs.

SNIPER :

A l’exportation le Rafale F3-R offre également la nacelle AN/AAQ-33 « Sniper » de Lockheed Martin qui assure la désignation de cible pour des bombes à guidage laser, la nacelle Sniper peut aussi servir de nacelle de reconnaissance tout temps grâce à son FLIR et un caméra CCD embarquée.

AEROS :

La nacelle de reconnaissance de dernière génération, la nacelle AEROS : (Airborne Reconnaissance Electro Optical System) est 100% numérique, A l’avant, le bloc optique du capteur HA/MA (haute altitude/moyenne altitude) permet la prise de vue photographique à moyenne portée ou bien à longue portée et distance de sécurité. L’AREOS Reco NG a des portées d’identification de plusieurs dizaines de kilomètres. A l’arrière de l’AREOS Reco NG, le capteur basse altitude permet de photographier d’horizon à horizon à seulement 60 mètres du sol et à des vitesses très élevées. Qu’elle travaille en mode « ponctuel », « couverture de zone » ou encore « suivi d’itinéraire », la nacelle fonctionne automatiquement et connaît en permanence sa position précise dans l’espace, ce qui lui permet de gérer, en roulis et en tangage, le pointage des optiques.

Radios & IFF :

Le Rafale dispose de postes radio utilisables en clair comme en mode évasion de fréquence lui permettant d’être complètement interopérable avec les systèmes de communication de l’Otan, ainsi que d'un nouvel IFF mode 5/S. 

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Armement

14 points d’emport : 1 canon Nexter DEFA 791B de 30mm. Air-air : missiles MICA (EM et IR), METEOR. Air-sol : missile SCALP-EG. Antinavire : missile AM39 Exocet BlockII. Bombes : AASM « HAMMER », GBU-12, GBU-16, GBU-24, MK-82, BLU-111/B

 

Le Lockheed Martin F-35A « Lightning II » F4 :

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Le F-35 testé était un F3, le modèle proposé est le F4 qui comprend plusieurs améliorations.

Le F-35A/F4 est un avion de combat doté de capacités furtives. Avion monoplace ne nécessitant pas l’obligation d’une version biplace pour la transition, le F-35 a été conçu spécifiquement autour d’une architecture informatique très puissante pour permettre une totale fusion de l’ensemble des capteurs multispectraux. A noter que le traditionnel viseur tête haute (HUD) est supprimé, l’ensemble des informations sont ainsi partagées entre l’écran et le viseur de casque Rockwell Collins ESA Vision Systems LLC, « Helmet Mounted Display System ». Le pilote dispose de la liaison de données TADIL-J (Tactical Digital Information Link) soit une version améliorée de la Link16 de l’Otan. Le TADIL-J a été conçu comme une liaison de données améliorée utilisée pour échanger des informations en temps quasi-réel (NRT). Il s’agit d’un système de communication, de navigation et d’identification qui facilite l’échange d’informations entre les systèmes de commandement, de contrôle, de communication, d’informatique et de renseignement (C4I) tactiques. Le composant d’émission et de réception radio de TADIL-J est le système commun de distribution d’informations tactiques (JTIDS). Le nouveau système ODIN sera disponible en remplacement d’ALIS. Le système intègre les fonctionnalités suivantes : la maintenance, les pronostics de pannes, la chaîne d’approvisionnement, les services d’assistance aux clients. Le F-35 dispose pour la première fois des actionneurs électro-hydrostatiques (EHA) agissant en tant que commandes de vol principale, ce qui inclut le gouvernail, les empennages horizontaux et la surface de contrôle du flaperon. Les actionneurs des commandes de vol, bien qu’ils possèdent des systèmes hydrauliques internes à boucle fermée, sont contrôlés et alimentés par électricité et non de manière hydraulique, ce qui permet une capacité de survie accrue et un risque réduit.

Radar AESA : 

Le F-35A est équipé du radar à balayage électronique AESA conçu AN/APG-81conçu par Northrop-Grumman. Le système dispose des modes air-air et air-sol, suivi de terrain, cartographie à haute résolution, détection de véhicules terrestres, de l’écoute passive et des capacités de brouillage. 

L’EOTS : 

Le système de ciblage électro-optique de poursuite infrarouge (EOTS) AN/AAQ-40 produit par Lockheed Martin est un système de localisation et désignation de cible air-air et air-sol comprenant un FLIR, une caméra TV à haute définition et un système laser (télémétrie, désignation de cible). Le système est composé d’une fenêtre en saphir durable et est relié à l'ordinateur central intégré de l'avion via une interface à fibre optique à haute vitesse. Le système EOTS améliore la connaissance de la situation des pilotes de F-35 et permet aux équipages d'aéronefs d'identifier les zones d'intérêt, d'effectuer des reconnaissances et de livrer avec précision des armes à guidage laser et GPS.

AN/ASQ-239 Barracuda :

Le système AN/ASQ-239 conçu par BAe Systems protège le F-35 grâce à une technologie avancée afin de contrer les menaces actuelles et émergentes. La suite offre une alerte radar entièrement intégrée, une aide au ciblage et une autoprotection, pour détecter et contrer les menaces aériennes et terrestres.

Le système fournit au pilote une connaissance maximale de la situation, aidant à identifier, surveiller, analyser et répondre aux menaces potentielles. Une avionique et des capteurs avancés fournissent une vue en temps réel et à 360 degrés de l'espace de combat, aidant à maximiser les distances de détection et offrant au pilote des options pour échapper, engager, contrer ou bloquer les menaces.

AN/AAQ-37 (DAS) :

Le système d’alerte missile de Northrop Grumman Electronic System DAS (Distributed Aperture System) AN/AAQ-37 comprend 6 détecteurs infrarouges répartis en différents points de façon à fournir une vision à 360° autour de l'avion. Le système est combiné à un brouilleur Sanders/ITT ALQ-214.

Radios & IFF :  

Le F-35A est doté système de navigation et de combat Northrop Grumman AN/ASQ-242, qui inclut : le système de communication Harris Corporation Multifunction Advanced Data link (MADL) avec une radio SINCGARS, une radio cryptée HAVE QUICK et un interrogateur/ transpondeur IFF Mode5.

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Armement : 

10 points d’emport : 4 internes et 6 externes. 1 canon General Dynamics GAU-22 de 25mm. Air-air : AIM-9X Sidewinder, IRIS-T, ASRAAM, AIM-120 AMRAAM, METEOR. Air-sol : AGM-((AARGM, AGM-158 JASSM Brimstone, AGM-169 JCM. Antinavire : JSM, LRASM. Bombes : Mark 82, Mark 84, Small Diameter Bombe, JDAM, AGM-154 JSOW. Intégrations futures air-air : BAe METEOR, Raytheon Peregrine, Lockheed Martin AIM-260.

Photos : 1 Dans l’ordre alphabétique, Airbus Eurofighter, Boeing Super Hornet, Dassault Rafale, Lockheed Martin F-35A @DDPS 2/3Eurofighter + Cockpit 4/5 Super Hornet + Cockpit 6/7 Rafale + Cockpit 8/9 F-35 + Cockpit.

 

 

 

Commentaires

Merci PK

Le seul qui n'a pas d'écran panoramique est le Rafale, il s'agit surement du tableau de bord d'un F-3, mais est aussi le cas du F-4 ?

Écrit par : Jean | 19/11/2020

@Jean: Comme je l'écris dans l'article, Dassault semble travailler sur une nouvelle configuration du cockpit qui pourrait être effective pour le standard F4. Mais pas de confirmation pour l'instant.

Écrit par : Pk | 19/11/2020

@jean
l'écran panoramique n'est pas une choix aussi évident qu'il parait. Un pilote de combat doit pouvoir acommoder sa vue en aussi peu de temps que possible entre l'intérieur et l'extérieur de l'avion. Aucun écran panoramique ne permet d'éviter cette accommodation. Seul l'écran centrale du Rafale le permet car il est focalisé à l'infinie.

Écrit par : Herciv | 19/11/2020

@Herciv: oui, merci, je suis au courant pour cette proposition d'assemblage de 4 F-35 en Suisse. Je reste dubitatif face à cette idée, car je ne vois pas l'intérêt de mettre en place une chaîne d'assemblage pour seulement 4 appareils d'une part, sans parler du coût et de l'autre sachant qu'il y a une chaîne d'assemblage pas loin chez nos voisins italiens.

Écrit par : PK | 19/11/2020

@Herciv: La technologie d'un grand écran testée et installée maintenant de manière générale ne pose plus de problème d'adaptation visuel, c'est l'une des raisons qui fait que ce denrier est adopté de manière généralisée. Par contre, l'écran central du Rafale qui est issus de la bonne vieille configuration "chaussette" ne permettra pas une vision situationnelle suffisante avec le mise en réseau.

Écrit par : Mathieu | 19/11/2020

"@Herciv: La technologie d'un grand écran testée et installée maintenant de manière générale ne pose plus de problème d'adaptation visuel, c'est l'une des raisons qui fait que ce denrier est adopté de manière généralisée. Par contre, l'écran central du Rafale qui est issus de la bonne vieille configuration "chaussette" ne permettra pas une vision situationnelle suffisante avec le mise en réseau."

Ah bon?

Rafale:
Un écran central de 10 pouces de côté soit 25.4*25.4 = 645.16 cm²
Deux écrans latéraux de 6 pouces de côté soit 15.24*15.24 = 232.2576 x 2 = 464,5152 cm²
Quatre écrans latéraux de 3.5 pouces de côté soit 8.89*8.89 = 79.0321*4 = 316,1284 cm²

Résultat: 1434.8036 cm² d'écrans

Le F-35 lui a un mono-écran de 20 pouces par 8 pouces. Soit 50.8cm x 20.32cm. Soit 1032.256 cm² d'écran.

1434cm² d'écrans dans le Rafale, 1032cm² d'écran dans le F-35.

Mais à part ça il y a une meilleure SITAC dans le F-35...

Écrit par : chasseur de trolls | 19/11/2020

Très bon article et très complet. Manque que les prix ;-)

Écrit par : Wolff | 19/11/2020

@mathieu. Manifestement vous n'avez aucune idée de ce qu'est une vision à l'infini.
Alors voilà :
en théorie, c'est un objet situé à une distance infinie du dispositif optique. Les rayons lumineux en provenance de cet objet vers le dispositif optique sont tous parallèles.
En pratique, c'est juste un objet situé suffisamment loin pour qu'on puisse considérer sans trop d'erreur que les rayons lumineux en provenance de cet objet vers le dispositif sont parallèles.
ET donc il existe des dispositifs particuliers qui permettent de projeter une image à l'infini.
Le f-35 n'a aucun dispositif de cette nature. Le rafale OUi.

Ensuite toute les situations ne nécessitent pas une adaptation immédiate mais par contre celle qui le nécessitent sont critiques. Combat à vue, ravitaillement en vol, décollage, atterissage.
Quand il n'y aura des cockpit totalement fermé cette vision à l'infini ne sera plus nécessaire sauf ...
Sauf si les fameux casques à réalité augmentée fonctionnent avec une projection à l'infini ce qui est très probable.

Écrit par : Herciv | 19/11/2020

@pk
Je comprends pas non plus. Est-ce un truc du genre "à prendre ou à laisser". On a fait le minimum. On peut pas imaginer que l'assemblage se fasse à CAMERI par des compagnons Suisses ?

Écrit par : Herciv | 19/11/2020

@Chasseur de troll

Votre démonstration me fait beaucoup sourire ... dans le même acabit, le Rafale et l'Eurofighter sont meilleurs que le F-35 pace qu'ils ont deux réacteurs au lieu de un, mais le F-35 compense parce qu'il a deux dérives au lieu d'une pour les deux autres ! C'est correct n'est ce pas ??? :-)))

Écrit par : Raoul | 19/11/2020

Herciv, PK: Airbus propose l'assemblage de 40 Eurofighter en Suisse, plutôt raisonnable face à LM qui en propose 4. Mais était-ce une demande de la Suisse?

Écrit par : Yves | 19/11/2020

@Yves: Non, à ma connaissance il n'y avait pas de demande pour un assemblage en Suisse, principalement pour des questions de coûts. Mais il semble que certains avionneurs tentent le tout pour le tout, pour tenter de se distinguer.

Écrit par : Pk | 19/11/2020

@Herciv: Merci de me faire une explication que je ne remets pas en doute, mais encore une fois, je me répète les nouveaux grands écrans ne posent pas de problème d'adaptation visuel. Et il semble bien que Dassault puisse se diriger en direction d'un tel cockpit à l'avenit sur le F4. D'ailleurs, il semble bien que sur le Scaf cette question est déjà réglée.

Écrit par : Martin | 19/11/2020

@martin si les grand écran posent autant problème que les anciens et pour cause ils sont situés à quelqhes dizaine de centimètres des yeux des pilotes. Donc forcément il y a adaptation c'est purement de la physique ni plus ni moins.
Et je vous ait donné la solution et son bémol : un cockpit totalement fermé avec projection. Le bémol c'est si les pilotes doivent mettre un casque de réalité augmenté en plus. Lui focalisera à l'infini pour des problème de fatigue visuelle et donc le problème perdurera.

Écrit par : Herciv | 19/11/2020

Il y a là quatre beaux avions et je me garderai bien d'essayer de les départager. Pour ma part, je reste persuadé que le volet politique prendra davantage de place que ce que l'on avait imaginé à l'origine, sachant que la Suisse a là une carte à jouer dans les équilibres économiques du moment, comme l'accord cadre Suisse vs CE ou l'adoption d'une licence en Europe pour la bourse suisse et donc, le maintien de la place financière.

Cet achat peut bien être une chance pour la Suisse dans ces moments délicats, soit un aspect qui n'a jamais été perçu par les opposants à un achat d'avions de combat. A suivre.

Écrit par : BadCox57 | 20/11/2020

@Martin. Regardez bien les images de cockpit fournies par @pk. Regardez bien la taille des symboles que vous arrivez à visualiser sur ces images. Regardez aussi ce que les grands écran modernes affichent vraiment.
Rarement des petits chiffres sont affichés souvent ce sont des grands symboles. Quand il y a des petit chiffres l'image est trop floueh ben l'oeil c'est pareil. Il est obligé d'accommoder si les symboles sont trop petit.
A l'inverse regardez l'écran tête haute du Rafale, il affiche des petits symboles et même un paysage.
Les lois de l'optique sont les mêmes pour tout le monde. Choisir un grand écran non focalisé à l'infini (par nature) et vous ne pourrez afficher que des gros dessins. Choisir des visualisation à l'infini permet d'afficher des détails et notamment des nombres ou des paysages.
Normalement dans le f-35 ça devrait être le rôle du casque de remplacer la HUD avec un tel niveau de détail car lui il peut être équipé de lentilles suffisamment petite compte tenu de la taille des imageurs actuels.
Pour info à Grenoble le CEA LETI travail sur ce genre d'imageur depuis de nombreuses années ...Deuxième info en 1996 j'ai postulé pour travailler sur un tel casque chez Thalès. Le projet de Thalès n'a pas abouti car le casque final était trop lourd (1.3 kg).

Écrit par : Herciv | 20/11/2020

@ Herciv: je crois que l'on vous a compris !! Bon les images des cockpit ne sont pas à le même taille et de l'autre ça fonctionne très bien.

Écrit par : Yves | 20/11/2020

@Herciv: encore une fois merci ! Mais le fait est que ces grand écran fonctionne très bien qt qu'il devienne la norme.

Écrit par : Martin | 20/11/2020

Bonjour à toutes et à tous

A la lecture (et même relecture) de l'excellent article de PK, j'ai le sentiment que le concours semble être joué.

Je constate que sur ces 4 prétendants, PK, s'exprime de façon différente (à moins qu'il laisse transpirer son propre sentiment):

- dithyrambique pour l'un
- exhaustif pour un autre
- neutre pour un troisième
- énumératif pour un quatrième

Si vous relisez, ses précédentes interventions, vous remarquerez, que certaines positions ont évoluées, et que surtout certains ont marqué des points depuis la dernière fois!

Faites votre choix!
Pour ma part j'ai mon pronostic, RDV donc en 2021 pour le dépouillement final.

Écrit par : forêt10 | 20/11/2020

@martin @yves Oui ils deviendront peut-être la norme mais si il y a écran dans l'avions il faudra aussi à un moment une focalisation à l'infini soit dans le casque soit sur un écran dédié.
Pour être dans le casque il faut des résolution d'écran et des tailles compatibles avec le niveau de détail atteint sur les HUD et çà reste encore un défis.
Encore une fois c'est purement les lois de l'optique et le grand écran n'y changera rien. L'oeil du pilote doit accommoder quand il regarde cet écran et quand il regarde à l'infini et ça prend une ou deux secondes. Tout discours racontant autre chose est de la fumisterie.
La seule solution pour sortir de cette accomodation c'est un écran recouvrant intégralement la verrière pour empècher le pilote de regarder à l'extérieur. Le problème parce que forcément çà pose des problème c'est que il faudra se passer de casque de réalité augmentée qui eux focalise à l'infini.
Que vous le vouliez ou non ces écrans ne sont pas des solutions miracles. Ils solutionnent certaines contraintes mais en aucun cas ils ne solutionnent les problèmes d'adaptation de l'oeil.

Écrit par : Herciv | 20/11/2020

@Martin: Ce n'est pas l'écran le problème mais le pilote. Le passage d'une vision à l'infini vers une vision sur un objet plus proche demande environ 0.2 à 0.4 seconde suivant l'age. C'est le temps d’accommodation que l'on gagne avec une visu collimatée.

Écrit par : schnorkeloch | 20/11/2020

@ BadCox57
Selon vos dires ? un achat d’avion européen (Rafale VS Eurofighter) permettrait à la Suisse d’avoir un jocker en main pour des raisons politiques sur l’Europe (selon votre texte)
Détrompez-vous, les tracas politiques du passé à aujourd’hui n’ont rien a voir avec un achat d’avion Européen qui ne changera en rien au problème.
L’achat d’un avion est une chose et la politique une autre.

Écrit par : jean1 | 20/11/2020

Il n'y a donc toujours que le Rafale qui offre des capacités de détection, visée et tir totalement passives (et en plus, totalement automatiques et quasi-instantanées). Ce qui veut dire que même face à des ennemis furtifs, il sera le dernier à émettre des ondes. Comment se fait-il que les concurrents n'ont pas encore su développer ce genre de capacités ? Il me semble que c'est le meilleur moyen de prendre l'avantage sur un avion furtif...

Écrit par : Rascasse | 20/11/2020

@ Herciv:
Thalès avait abandonné son projet de casque à affichage intégré, mais ils ont racheté le projet Scorpion aux USA, et l'ont amélioré et développé. Si bien qu'aujourd'hui, ils ont un petit systèmes très efficace et précis, avec un monocle qui permet au pilote de continuer à suivre ses autres affichages. Et c'est adaptable à presque tous les casques.
Autant que je sache, ils ont beaucoup de succès avec ce système dans les hélicoptères d'attaque, y compris aux USA.

Écrit par : Rascasse | 20/11/2020

@Forêt10 : Non le choix n'est pas fait et de loin, il suffit de lire (re-lire) mes explications sur le mode d'analyse pour le comprendre. La prestation de chaque appareil est au neutre en utilisant les données que les avionneurs ont bien voulu me donner et contrôler. Cependant chacun, distille ce qu'il veut bien sans trop en dire. D'ou quelques différences. Mais il ne faut pas s'attarder à celà.

Écrit par : Pk | 20/11/2020

@Rascasse: Comme explique à Frorêt10, les données correspondent à ce que les avionneurs ont bien voulu transmettre. D'un point de vue technique tous les concurrent offrent les même capacaité hormis le furtif. La question des capacités de détection, visée et tir totalement passives est reprise chez chacun.

Écrit par : Pk | 20/11/2020

@forêt10
J'ai fait l'erreur de croire et d'exprimer qu'un blogueur Finlandais (corporalfrisk) était pro ou anti certains avions parce que le ton était différent d'un avion à l'autre. Vous semblez faire la même erreur. Je pense qu'un bloggueur doit tenter de rester neutre et que mettre trop en avant ses différences de tonalité envers l'une ou l'autre des propositions risque de faire perdre beaucoup d'intérêt à son blog puisqu'on les uns et les autres pourront être enclin à ne pas développer de la même manière pensant avoir ou pas le soutien du bloggueur.
Que CorporalFrisk ou PK ait un favori est très probable mais je pense qu'il ne faut pas leur demander de l'exprimer.

Écrit par : Herciv | 20/11/2020

Question d'un non-spécialiste : nous avons essayé un modèle de chaque avion. Les offres concernent une version plus "moderne", par exemple F3 puis F4 pour le Rafale. Pourquoi alors le Gripen n'a-t-il pas été mis dans les mêmes conditions ? Il me semble que la version D aurait pu être prise en essais sachant que la version F suivrait ... Merci de vos éclaircissements.

Écrit par : Daniel Cochard | 20/11/2020

@ Forêt10 :

Je pense que notre hôte reste prudent, une "surprise" étant toujours possible...

Mais, quand on voie ce qui transpire des offres LM et Euro fighter, on "sent" ces constructeurs inquiets à tel point qu'ils font très tôt la révélation publique de leur offre... Comme s'ils cherchaient des soutiens...

En étant un peu pinailleur, en me mettant à la place d'un citoyen Suisse lisant certains arguments, je trouve que, finalement,"l'arrogance française", c'est rien du tout comparé à ce qui vient d'être annoncé...Certains arguments sont limite insultants...

DASSAULT, JE PENSE (c'est donc un AVIS PERSONNEL) se basera sur ses précédentes offres (si ma mémoire est bonne, 18 avions pour 2.2 milliards d'euros... Donc 36 appareils pour 4.5 milliards max), en y ajoutant une louche de propositions faites à la Belgique (participation au SCAF, par exemple ?).... Reste l'inconnue, l'offre BOEING qui, je n'en doute pas, sera certainement TRÈS agressive, pour compenser le fait que, contrairement à l'avion français, il n'y ait pas de coopération "pratique" sur les territoires autorisés d'entraînement, d'aide à la détection, etc...

Écrit par : Grosminet | 20/11/2020

@ Herciv

Je n'ai fait qu'exprimer mon sentiment personnel.

En aucun cas, j'ai voulu mettre PK (que je côtoie sur ce blog depuis près de 15 ans) dans l'embarras!

D'ailleurs, je n'ai pas dévoilé mon classement, je laisse à chacun le soin d'avoir sa propre interprétation...

Écrit par : forêt10 | 20/11/2020

@Daniel Cochard : Le Gripen C/D a été testé en 2008 déjà, l'avion s'est avéré très en retard face à ses concurents à l'époque déjà. Le Gripen E/F a été recalé car pas encore en service et de nombreux composants étaient encore stade de prototype malheureusement. La demande d'armasuisse présisait très clairement que les appareils testés devaient être pleinement opérationnels et ne pas avoir de sous-systèmes en développement.

Écrit par : PK | 20/11/2020

@Daniel Cochard
Il ne faut pas confondre les standards du Rafale (ou des autres comme le Typhoon) et les Gripen C/E.
Pour le Rafale les différents standards correspondent principalement des évolutions d'équipements (nouveau radar, nouveau missiles etc) et très peu d'évolution structurelles de l'avion. Entre les standards une rapide mis à jour est possible donc entre le F3R testé et le F4.2 qui serait livré en cas de victoire les seules différences seront des radars plus performant une meilleure interaction entre les appareils et des nouvelles possibilités d'armes disponible mais le comportement de l'appareil serait le même, donc ils testent le F-3R mettent une note et estiment l'amélioration lié au nouveau équipements.
Le Gripen E est lui un nouvel appareil issu du Gripen C, et comme il est plus long plus large plus haut et plus lourd que son "père" difficile de faire une évaluation sachant que le comportement des deux appareils peut être très différents. Difficile dans ces conditions de faire une évaluation précise du E en testant le C.

Écrit par : Emixam | 20/11/2020

Le Rafale devrait gagner.
Dommage que le Gripen E est hors concours

Écrit par : Corday | 21/11/2020

@Grosminet."DASSAULT, JE PENSE (c'est donc un AVIS PERSONNEL) se basera sur ses précédentes offres (si ma mémoire est bonne, 18 avions pour 2.2 milliards d'euros... Donc 36 appareils pour 4.5 milliards". En plus du fait que le Rafale est certainement l'un des favoris, cette offre serait en effet très alléchante financièrement. Cependant, lors d'une interview du PDG Eric Trappier sur un media suisse il y a plusieurs mois, une interview généraliste pas centrée sur le Rafale, à un moment donné le journaliste lui a posé la question "alors combien pour un Rafale?110-120 millions?" Eric Trappier lui a répondu "plutôt 150". Ce qui mettrait le nombre de 36 que vous mentionnez à 5,4 milliards. Mais on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. Désolé par contre le lien a disparu.

Écrit par : Baz driver | 21/11/2020

@ Baz-driver:

150 millions armement inclus.....

Il est évident que Dassault ne vendrait pas au prix fort ses Rafale,surtout face à la perspective de:

remporter un contrat européen face à ses adversaires (ce qui fera taire beaucoup de monde affirmant que Rafale est une merde,et que c'est pour ça que personne n'en veut).....dans une compétition EQUITABLE (on se rappelle de la victoire "théorique" du power-point en Hollande,et de celle acquise avant même le concours en Belgique,malgré une proposition finale du gouvernement Français offrant le beurre,l'argent du beurre,le c*l de la crémière ET celui de sa fille en plus des clés du moulin)

Ses précédentes offres à un prix "cassé" ...il serait illogique de refaire une offre,mais à prix fort (et perso,j'appelerais ça du foutage de gueule,aussi insultant pour la Suisse que certains arguments utilisés par LM et Airbus....Ce qui,à titre perso encore,me mettrait en colère contre Dassault )

F18 SH en embuscade et solidement armé niveau arguments(financiers inclus!),qui est donc LE concurrent à battre

Une victoire "technico-économique" en Suisse qui permettrait d'ouvrir un peu plus les portes de la Finlande (qui,SI l'info d'une source bien placée est viable,seraient déjà bien ouvertes au Rafale ....ET au F18,les Gripen E et F35 ayant étés jugés "décevants" )


Je vais même oser des paris:

victoire technique:
Rafale

victoire économique:
F18

victoire "politique":
F18


Nous savons TOUS que la victoire sera AUSSI politique et économique.....et une proposition "façon Belgique" serait l'argument ultime pour assurer une victoire de Rafale face au F18....Tout en respectant la neutralité et la souveraineté Suisse !

Alors,la question est: Dassault a t-il eu le courage de "poser ses coui**es sur la table" pour remporter le contrat,tout en empêchant les politiques Français de venir ENCORE foutre le boxon,ce qui ferait perdre à coup sûr le Rafale ?

Écrit par : Grosminet | 21/11/2020

@Grosminet


Je vous cite : Mais, quand on voie ce qui transpire des offres LM et Euro fighter, on "sent" ces constructeurs inquiets à tel point qu'ils font très tôt la révélation publique de leur offre... Comme s'ils cherchaient des soutiens...

Vous oubliez un élément important, cette vente n'a rien de vital pour deux des trois des 4 concurents ! Et je ne parle pas des américains ni de l'avion européens. Certes il y a renchérissement sur les offres, mais ça n'empêche personne de dormir vous savez... sauf peut être un des constructeurs fort en retard sur les autres cahiers de commandes !

Écrit par : Bobo | 21/11/2020

@Grosminets. Evidemment 150 millions tout inclu...

Écrit par : Baz driver | 21/11/2020

@Grosminet."Je vais même oser des paris:

victoire technique:
Rafale

victoire économique:
F18

victoire "politique":
F18"

J'ai plutôt tendance à être d'accord avec vous mais... sur un plan politique nous sommes actuellement en difficulté sur la conclusion d'un nouvel accord cadre avec l'UE, qui, dois-je le rappeler, est notre premier partenaire commercial. Donc peut-être que les USA n'auront que le second contrat pour la défense aérienne, malgré leur poids....

Ensuite par rapport au dépôt des offres l'autre jour, je dirais que certains de nos politiciens ont vu les conférences de presse d'Airbus et LM comme étant un joli coup marketing, mais une grave erreur politique par rapport au cadre fixé par le Conseil Fédéral....Au moins, pour l'instant, Boeing et Dassault se sont abstenus d'interférer dans le processus de sélection....

Donc "wait and see". De plus 36 Rafales à 150 millions, cela représente 5,4 milliards, soit 10% en dessous de l'enveloppe prévu. C'est déjà pas mal...

Écrit par : Baz driver | 21/11/2020

@PK: Je reviens sur le viseur de casque du Rafale:

"Le système de viseur casque TARGO II de l’Israélien Elbit Systems est proposé."

Si mes souvenirs ne me jouent pas des tours (j'avais lu l'article en 2019), la version F4 sera disponible avec un nouveau viseur de casque fourni par Thalès.

Qu'en est-il exactement pour nous?

Écrit par : forêt10 | 21/11/2020

@ Bobo:

Hem....vaut il mieux être en "retard" de commandes sur les autres,ou en retard de standard?

Hmmmm?

Je demande hein,parce que comparer le rafale et ses "seulement" 333 appareils commandés fermement (je ne compte pas encore la commande grecque,et encore moins les potentielles ventes futures) qui est produit par un pays seul,à un EF produit et vendu par 4 à "seulement" 671 exemplaires (dont 510 pour les 4 pays producteurs,soit une moyenne de 127 chacun....)....

Accessoirement,VOUS oubliez un élément important: sans la nouvelle commande allemande (jusqu'à 93 exemplaires!mais pour le mettre à égalité avec l'objectif prévu en France,j'y inclus donc 93 au lieu des 38 commandés seulement ),la chaîne de production aurait étée fermée après la production de 52 exemplaires destinés au Koweit et au Quatar....

Alors qu'il reste encore 53 exemplaires export,et 114 exemplaires France à produire....soit presque 7 ans de production,contre 26 mois pour un EF2000 (hors la nouvelle commande des 93 exemplaires allemands (93 PREVUS,38 seulement commandés),qui porte à 6 ans max,au rythme lent de 2 avions par mois)

QUI a un besoin vital de vendre ?????
Surtout quand il est plus cher,pas encore au niveau techno du Rafale,et pire,arrive A CHAQUE FOIS derrière lors des évaluations! (et je parle juste des avions européens! parce que Boeing AUSSI DOIT prolonger les lignes de fabrication du SH)


Attention,en AUCUN CAS je n'affirme que Dassault n'a pas besoin de vendre le Rafale!
Je dis que,contrairement à ce que VOUS affirmez,il n'a pas un besoin "vital" aussi important qu'Airbus pour l'Ef2000...


Et que,ce pseudo "retard de commandes" (retard par rapport à quoi? y'a t-il quelque part une annonce de Dassault affirmant qu'en dessous d'un certain seuil,le programme serait un échec????? y'a t'il une annonce de Dassault affirmant qu'il souhaite vendre plus de Rafale que d'EF2000/F18/F35???) que vous lui repprochez,c'est juste VOTRE avis personnel......

c'est VOUS qui considérez comme un "échec" un avion peu vendu ....
Dans ce cas,l'Ef2000 est un échec face au F18 SH (656 appareils vendus,y compris les Growler),le Gripen E est un échec avec "seulement" 188 exemplaires PREVUS,le F22 (187 appareils de série) est un échec,vu la cible initiale de 648 ....

Écrit par : Grosminet | 21/11/2020

@Bobo : vous plaisantez ? Hormis le F35 qui n'est pas sérieusement en lice en Suisse, la vente est vitale pour les 3 autres concurrents. La question clefs pour eux est de savoir s'il faudra fermer ou non les chaînes de prod'.
.
Seul le F35 n'a pas cette épée de damoclés, et il est également le seul à être un peu hors jeu en ne ciblant pas exactement les besoins suisses. en cas d'échec il s'en tirera avec moins de dommages puisque la chaîne de prod' est pleine pour 10 ans, encore qu'il sera compliqué d'expliquer aux prospects pourquoi un furtif n'a finalement pas été retenu.

Écrit par : pfff | 21/11/2020

@Forêt10: Il est parfaitement possible qu'un autre modèle de viseur de casque puisse être disponible en 2025, TARGO III ou même un produit de chez Thales, mais rien ne filtre des offres. Par contre pour chaque appareil, il y a une marge en ce qui concerne les équipements disponibles aujourd'hui et d'autres d'ici là. Une fois le choix fait, armasuisse et les Forces aériennes auront le loisir d'approuver tel ou tel adaptation.

Écrit par : PK | 22/11/2020

@PK En sachant que la Suisse a un stock d'AMRAAM (dont certains qui ont été commandés en 2010) et de Sidewinder. La Rafale étant le seul avion proposé qui, a ma connaissance, n'est compatible avec ces deux missiles. Serait-ce un désavantage, car il faudrait ensuite liquider les stocks en cas de choix du Rafale ?

@Grosminet

Le F22 n'est même pas comparable étant donné qu'il a été interdit à l'export.

Écrit par : yo | 22/11/2020

@PK: Merci!

Écrit par : forêt10 | 22/11/2020

@YO: Non, car les standards des Sidewinder et AMRAAM en service seront obsolètes d'ici 2030. d'ailleurs pour les deux candidats US les propositions vont en direction de la nouvelle génération de Sidewinder 9X-II et un nouveau missile hypersonique. Donc, pas de désavantage pour le Rafale.

Écrit par : PK | 22/11/2020

@ Yo:

Ce n'est pas parce que Rafale ne propose pas ces missiles qu'il est incompatible,contrairement à une croyance largement répandue car:

Rafale est aux standards Otan,ce qui veut dire que TOUS les matériels "standards" peuvent être montés dessus
Rafale possède une architecture ouverte,qui permet d'intégrer les logiciels dédiés

Il "suffit" de payer pour l'intégration de ces missiles (comme on choisit une option sur sa voiture)


Après,il reste à voir les fameux missiles dont il est question:
le sidewinder (Aim9x) est un missile d'auto-défense A COURTE PORTEE....hors,Rafale propose en "équivalent" les Mica,dont les performances sont largement supérieures...

L'AMRAAM disponible en Suisse est,sauf erreur de ma part,la version C7,la plus "évoluée" disponible pour les clients...hors,ses caractéristiques "officielles" (issues du constructeur lui même! portée,vitesse,n.e.z... ) sont inférieures à celles du Meteor (heureusement serais je tenté de dire,vu l'écart d'âge entre les deux)

Missiles obsolètes,et PK nous donne des infos utiles sur ce qui est prévu de ce coté là







Mon exemple du F22 était sorti à dessein: montrer l'absurdité d'un "argument" utilisé précédement...ce n'est pas parce qu'un avion est "peu vendu" que c'est un échec,voire,une démonstration de qualités inférieures aux autres

Écrit par : Grosminet | 22/11/2020

@Pk
On dit souvent que le Rafale est combat proven, ainsi que le F18 si je ne me trompe pas ? Qu'en est-il de l'Eurofighter ? Et concernant ce terme n'est il pas un peu galvaudé dans la mesure ou il ne s'agit que de missions de bombardement dans des deserts ou la riposte est quasi inexistante ? Le Rafale a t'il déjà combattu contre d'autres avions ? Mig, Sukhoi ou autre ?
Merci

Écrit par : Charles | 22/11/2020

@Jean1
Loin de moi l'idée qu'un achat européen débloquerait ces fameuses négociations si complexes avec la CE et donc qu'il faut acheter européen pour cela.

Je pense simplement que ce peut être un argument dans la manche des négociateurs suisses. Vu les temps qui courent, ce serait juste de bonne guerre. Après tout, négocier, on le fait bien en achetant sa voiture à bien plus petite échelle, même si comparaison n'est pas raison.

Écrit par : BadCox57 | 22/11/2020

Le Rafale devrait gagner.
Dommage que le Gripen E est hors concours.

Écrit par : Corday | 23/11/2020

@Charles :
1/ sur le terme de combat proven. D'abord il n'y a pas que des missions de bombardement. Dans les missions effectuées en territoires hostiles par les F18 et Rafales, il y a du CAS, interception, supériorité aérienne, renseignement, pénétration, bombardement, SEAD/DEAD...
.
La plupart de ces missions, le pilote risque sa vie, et pas de façon métaphorique. lorsque les Rafale français sont en mission de SEAD en Libye, ou les F18 US font du renseignement et pénètrent sur les défenses iraniennes, ce sont de vrais missiles qui sont en face, et personne n'est là pour faire de cadeau. Donc, le terme n'est absolument pas galvaudé. Lorsqu'un pilote d'hélico français s'est pris en vol au sahel une balle dans la cuisse, il est vraiment mort.
.
En gros, la seule mission qui manque(rait) selon vous, est une mission de chasse avec destruction d'un appareil adverse. On les a envoyé pour interdire le ciel, et personne n'a osé les affronter. Si certains des adversaires préfèrent ne pas envoyer d'avion pour s'y opposer, voyez surtout un effet de la supériorité de ces appareil. Il n'y a aucun doute que si des mig21 avaient été envoyés, ils ne seraient pas rentrés.
.
Sur l'EF, il a effectué une large panoplie de mission, notamment au service des anglais. Les anglais ont eu un penchant pour le Tornado pour le bombardement qui était plus adapté à ces missions.

Écrit par : pfff | 23/11/2020

@Charles : " Et concernant ce terme n'est il pas un peu galvaudé dans la mesure ou il ne s'agit que de missions de bombardement dans des deserts ou la riposte est quasi inexistante ?"

Je vois souvent ce type de remarques sur les blogs d'actualités militaires. A mon humble avis, il n'y a pas de "vraie" ou de "fausse" guerre. Une mission de combat comporte toujours des risques. Dans le cas des bombardements "dans des déserts", les danger peuvent venir :
- des 4x4 équipés de canons de 23 mm récupérés sur blindés et installés à sur la plage arrière des pick-up
- D'une panne qui survient en territoire hostile à 500 km de la plus proche base
- D'une incompréhension ou d'un excès de zèle d'une armée amie (cf. l'appareil Russe abattu par l'armée Syrienne)
- D'un équipement antiaérien portatif (type MANPADS) récemment acquis pas les ennemis
- etc.

Pour répondre à votre question, le dernier combat aérien a eu lieu durant la guerre du Golf quand un MiG 25 Irakien a abattu un F-18 US. Depuis...

Écrit par : FredericA | 23/11/2020

@FredericA. Je ne comprends pas la toute fin de votre réponse, il y a eu durant cette guerre et après celle-ci d'autres combats aériens. Surtout que le combat que vous mentionnez est survenu au tout début de cette guerre de 1991....

Écrit par : Baz driver | 23/11/2020

@PK Sauf erreur de ma part il n'ya pas de missile longue portée inclus dans les deux offres, du moins selon le DSCA. Il y'a bien des Sidewinder et une panoplie de bombes mais pas d'équivalent au meteor par exemple. D'ou m'a question sur les AMRAAM. Mais merci pour la précision sur la validité des missiles stockés en Suisse.

@Grosminet Oui je doute bien qu'après investissement et modification il est possible de mettre des Sidewinder sur un Rafale, mais pour le coup le prix monte dans ce cas là et il donc pas viable. D'ailleurs je suis pas connaisseur mais le AIM9x et le MICA sont les deux des missiles que l'on peut tirer par dessus l'épaule. Est ce que leur performance sont si différentes ? Personnellement je n'ai jamais eu sous les yeux des articles qui parlaient des performance de ces deux missiles.

En ce qui concerne version la plus récente disponible à l'export de l'AMRAAM c'est l'AIM 120 D, commandé par la Royal Australian Air Force selon Wikipedia, mais aussi par la Grande Bretagne selon Defense News et la Corée du Sud selon the Defense post. Selon wikipedia (pas la meilleur source je sais) la version D aurait une portée au delà de 160km, le mettant donc dans la même classe que le meteor, mais ça veut pas dire qu'il est tout aussi performant.

D'autres pays l'on commandé selon d'autres site mais je vais arrêter mon pavé ici.

Écrit par : yo | 24/11/2020

@FredericA: Un risque important est la collision en vol, ce qui est arrivé récemment aux français comme aux russes, et justement les missions de CAS sont particulièrement propices à ce genre d'accident. 350km, entre 30m et 150m du sol avec 5 aéronefs sur zone de 5 hectares, de nuit, c'est déjà compliqué en entrainement, mais il faut y ajouter les spectateurs au sol qui tirent à la kalash et au manpad, et pas que pour mettre l'ambiance, et si possible ne pas se gourer entre les mecs camouflés en vert sombre gentils et les mecs camouflés en vert sombre méchants.... Si pour certains ce n'est pas une guerre, il faut surtout pas qu'il se gênent pour y aller en touriste.

Écrit par : pfff | 24/11/2020

@Yo: Les offres DSCA publiées ne sont en fait qu'une "autorisation de base " d'exportation, soit un document juridique obligatoire aux USA. Ce document ne reflète qu'une partie non exhaustive de l'offre réelle. Les prix, les quantités ne sont là que pour donner une base. L'offre réelle transmise reprend les éléments demandés par la Suisse. En ce qui concerne, le missile à longue-portée et supersonique, les deux offres américaines proposent les systèmes que je site dans l'article. Cependant, ces systèmes seront effectifs ou validés sur d'ici 2023 à 2026. La Suisse peut donc déjà choisir l'un ou l'autre. Une fois le choix fait "si il est américain"une nouvelle demande d'exportation sera faite concernant le type de missile longue-portée.

Écrit par : PK | 24/11/2020

@PF & FredericA

Merci de m'avoir répondu, mais c'est effectivement en combat qu' un avion acquiert ses gallons de "combat proven", car c'est là que la létalité est la plus élevée et que ses qualités intrinsèques font une différence ! Je suis assez mitigé sur ce terme qui pour moi veut dire 'kill a flying target". Certes, des missions en zone de guerre en territoire ennemis induisent aussi des risques importants, mais au dessus de la Libye, de la Syrie ou l'Irak, ce risque est assez relatif car essentiellement composé de zones inhabitées et non défendues. Ces terrains de guerre ne sont pas comparables au survol de l'ex-Yougoslavie par exemple où les pilotes OTAN ont eu très très chaud aux fesses !

Écrit par : Charles | 24/11/2020

@Charles. Pfff et FrédéricA ont raison. Dites moi, qu'est-ce qui est plus important? Un pilote aux commandes d'un F-18 ou d'un Rafale qui en une ou deux passes à grands risques détruit 3 ou 4 Mig/Su au sol et qui ne décolleront plus jamais, ou un F-15C qui en abat 2 en l'air qui menaçait ceux-ci. Ni l'un ni l'autre, tout est complémentaire et ne tend qu'à un seul but. Dans les deux cas, c'est du Combat Proven....Et un travail d'équipe, pas d'Ego à ce niveau là.

Écrit par : Baz driver | 24/11/2020

@ Charles:

Hem.....vous semblez oublier qu'en Afghanistan,les talebs possèdent des manpads....
c'est "un peu" plus sérieux quand même que les gaziers "babouches/kalash" du Mali....Et pourtant,les Rafale y étaient avec les copains!

AVANT la chute du Colonel en Libye,les Rafales,M2000 et autres copains de l'Otan opéraient au dessus de la Libye,dont,à partir du 19 mars 2011,des frappes contre les systèmes de DCA dont des Kub,S200 (des matériels plus sérieux que ceux en ex-yougo! )

Pour les frappes en Syrie contre des bunkers soupçonnés d'abriter des armements chimiques utilisés par le dictateur en titre,on retrouve les Kub,les S200,des BUk pour le coté syrien (c'est un peu costaud quand même) et les S400 pour les Russes (qui n'ont pas bougé une oreille,pas plus que les aviateurs syriens qui sont restés "au sol" pour bénéfcier de la protection des S400 russes...)

Accessoirement,Israël intervient encore là-bas malgré la livraison aux syriens de S300 avec leurs "vieux" F16



Donc,on peut légitimement affirmer que ces zones,contrairement à ce que l'on pense,sont loin,très loin d'être de paisibles petits convoyages d'entraînement

Écrit par : Grosminet | 24/11/2020

Bonjour,

Qui peut me dire comment le F-35 a été évalué, alors qu’aucun biplace n’est venu ?

Merci

Écrit par : Arsène | 26/11/2020

@Arsène : Il n'existe aucun biplace pour la famille F-35. De fait, des capteurs ont été installés à bord pour suivre les exercices de tests imposés en Suisse (Situation similaire ne Finlande au début de cette année). Par contre, avant les essais en Suisse, les pilotes d'essais se sont rendu chez les avionneurs et ont pu tester les aéronefs en simulateur.

Écrit par : Pk | 26/11/2020

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