31/08/2020

Pourquoi est-ce important de renouveler notre flotte aérienne ?

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Air2030, ce n'est pas juste l'achat d'un avion, mais d'un système complet (avion/système sol-air) capable de répondre à une multitude de menaces actuelles et futures. Il s’agit notamment de pouvoir répondre aux attaques physiques et non physiques, soit une combinaison de guerre conventionnelle avec l'infini de l’internet.

Pourquoi maintenant ?

Avec le refus de la votation sur le « Fond Gripen », les avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » datant des années 1970 n’ont pas été remplacés. Ceux-ci sont depuis un certain temps devenus obsolètes et vont être retirés complètement du service très prochainement.

La flotte de Boeing F/A-18 C/D « Hornet » a dépassé la moitié de sa vie cellule. L’avion est conçu pour 5’000 heures de vol. Les heures annuellement nécessaires pour l'entraînement de nos pilotes sont de 5’500 heures environ (120 h/an par pilote + simulateur). La prolongation de vie à 6’000 heures en cours doit permettre de pouvoir voler jusqu'en 2030. Il ne sera pas possible de prolonger l’avion car, dès 2023, Boeing ne livrera plus les mises à jour des logiciels et dès 2032, l’avionneur ne pourra pas garantir l’obtention de pièces détachées. C’est pour cela que les pays utilisateurs comme la Suisse (l’Australie, le Canada, l’Espagne, la Finlande, le Koweït et l’US Navy) planifient le retrait et le remplacement d’ici 10 ans de l’ensemble des modèles de « Hornet ».

Préliminaires à Air2030 :

La décision de lancer le programme « Air2030 » ne s’est pas faite en un jour. Toutes les alternatives ont été étudiées (prolongations des avions, sous-traitance de la police du ciel, achat d’avions d’occasions) mais au final ces dernières n’offraient pas de solutions viables à long terme, ni en fonction de l’ensemble des besoins.

C’est après l’étude des alternatives que le DDPS a lancé le projet « Air2030 ». Pour ce faire, deux groupes de travail ont été créés :

  • Groupe d’accompagnement pour l’évaluation de l’acquisition.
  • Groupe d’experts sur le futur avion.

S’ajoute les discussions de Watteville, ainsi que celles au Parlement.

En parallèle, un document complet « Avenir de la Défense aérienne » a été publié. Il faut y ajouter les trois rapports complémentaires demandés par Mme la Conseillère Fédérale Viola Amherd :

  • État de la menace par Mme l’ambassadrice Pälvi Pulli.
  • Avis externe sur l’avion de combat par le Professeur Claude Nicollier.
  • Affaires compensatoires par l’expert Kurt Grüter.

Financement garanti :

Le financement est entièrement pris sur le budget ordinaire de l’armée. Aucun financement par d'autres départements ou autres institutions n’est occasionné. Cet argent en cas de « NON » n’ira pas ailleurs ! Il restera à disposition du budget de l’armée.

De plus, selon une étude du Professeur Cédric Tille du Graduate Institute Geneva, "l’analyse montre clairement que la défense n’a pas siphonné des ressources au détriment d’autres besoins. Bien au contraire, elle représente le seul poste qui a dû se serrer la ceinture alors que les autres catégories affichaient une croissance soutenue."

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Coûts effectifs :

Le plafond de 6 mia pour l'acquisition d'avions de combat comprend des coûts globaux sur la durée de vie des appareils : CHF 18 mia au maximum (avion ayant les coûts de maintenance les plus élevés) le plus bas étant de 12 mia, soit un coût mensuelle sur 30 ans maximum de 4 CHF soit le prix d’un café par famille. La vie des cellules des nouveaux avions est plus longue, soit une fourchette de 8'000 à 10'000 heures de vols en comparaison au F/A-18 qui est de 5'000 heures. De plus, les nouveautés en matière de diagnostic de panne (IA) vont permettre de diminuer certains travaux de maintenance.

Avions de luxe ?

Les avions de combat en compétition sont standards et correspondent aux besoins et à la technologie nécessaire selon un cahier des charges établi en adéquation avec l’analyse des menaces. Ils répondent à des besoins clairement identifiés. Des avions plus légers ne peuvent effectuer les missions les plus basics de la police du ciel et encore moins en ce qui concerne les tâches les plus avancées. 

La défense sol-air ne suffit pas !

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La défense sol-air seule ne permet pas de protéger l’espace aérien. En Suisse, les radars au sol subissent les effets de la topographie. Les ondes radars ne traversant pas les montagnes, la capacité de couverture d’un système sol-air de moyenne/longue-portée est limitée à 15'000 km(Données Rapport sur la Défense Aérienne). Par ailleurs, un système sol-air est une arme de guerre, mais inutilisable en temps de paix. De plus, l’engagement contre des missiles balistiques est complexe et ne peut être effectué de manière fiable qu’avec un engagement en « réseau » avec un avion de combat multirôle.

Pas seulement un avion, mais un système complet :

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Nous sommes amenés à voter uniquement sur l’achat de l’avion. Mais « Air2030 » n’est pas qu’un avion pour assurer la police du ciel. C’est un projet complet en vue d’adapter les Forces aériennes aux nombreux défis qui les attendent. La guerre se complique avec ce qu’on appelle les « opérations multi-domaines » (détection tout azimut, combat au-delà de la portée visuelle, guerre en réseau (Electronic Warfare) et antibalistique, reconnaissance). Parce que les avions de combat modernes sont conçus comme des plateformes volantes polyvalentes, ils servent également de pont entre les espaces physiques et non physiques. Aujourd'hui, les liaisons de données vers tous les partenaires au sol et les capteurs capables de vérifier les dangers au sol et dans les airs à distance sont presque plus importants que l'armement ou les caractéristiques de vol pour les combats aériens classiques. La capacité de mener une guerre électronique est de plus en plus attendue car les avions de combat modernes en sont la clé de voûte !

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En conséquence, l’avion de combat moderne est directement lié à la cyberguerre, car celui-ci en est un vecteur direct. Air2030 allie un avion avec un système sol-air qui vont travailler en binôme, afin de répondre de manière la plus adaptée à l’évolution des menaces. Les « zones non couvertes » par le système sol-air seront complétées par le radar volant de l’avion car sans ce dernier, la détection reste limitée.

Un avion léger ne répond pas aux besoins minimums :

La contre-proposition pour l’achat du M346FA n’est qu’un leurre.  Cet appareil n’est pas adapté il n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet d’affaires rapidement. Son radar est inadapté en montagne à cause de sa faible puissance (apparition de faux échos).

La Suisse partenaire de sécurité :

L’histoire des conflits nous montre à bien des égards que l’on ne peut compter sur la protection de ses voisins. Par contre, il est nécessaire de participer à une sécurité commune. La Suisse est un partenaire de choix dans ce que l’on appelle la sécurité centre-europe. D’ailleurs, l’acquisition d’un nouvel avion de combat associé à un système complet de défense aérienne est particulièrement bien vu de la part de nos voisins français, allemands et italiens. Ceux-ci espèrent qu’à l’avenir nous pourrons continuer de travailler ensemble pour améliorer l’échange de données, afin de mieux sécuriser nos espaces aériens.  

Sans protection aérienne, nous violons nos traités de neutralité et devenons peu attractifs en tant qu'hôtes de conférences internationales.

Certifiés bio-kérosène : 

Les nouveaux avions de combat seront tous certifiés pour voler avec du bio-kérosène. A l’avenir, il sera donc possible de protéger notre espace aérien tout en offrant une meilleure adéquation avec la protection du climat. Selon les avionneurs, l’état des certifications est le suivant : le Super Hornet = certifié, F-35 = certification en cours, Rafale & Eurofighter = certification attendue pour 2023. A noter au passage que la consommation de kérosène par l’armée ne représente que 2% de la totalité du kérosène chargé en Suisse. 

Les offsets un retour sur investissement :

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Les affaires compensatoires sont soumises à la loi du marché. Le tout est contrôlé à l’aide d’un registre public et l’argent investi permettra de donner un nouveau souffle à l’industrie avec des emplois, donc des cotisations AVS et un retour en termes d’impôts. C’est ainsi que l’argent travail pour le bien de la communauté.  En l’occurrence, des affaires compensatoires sont prévues pour l’achat des nouveaux avions : les entreprises étrangères qui se verront confier des mandats devront compenser 60% de la valeur contractuelle par l’octroi de mandats en Suisse, dont 20% directement et 40% indirectement dans des domaines liés à la sécurité. Afin de garantir que toutes les régions y trouvent leur compte, une répartition est fixée : 65% en Suisse alémanique, 30% en Suisse romande et 5% en Suisse italienne. Ces affaires compensatoires permettront des transferts de savoir technologique en faveur des entreprises suisses, ainsi qu’un accès pour ces dernières à de nouveaux marchés étrangers. Les participations industrielles sont une garantie pour chaque compétence et sont de ce fait dans l’intérêt de la politique de sécurité.

Notre souveraineté :

Notre aviation militaire garantit notre souveraineté aérienne et aucun avion étranger armé ne peut traverser notre territoire pour des opérations à l’étranger. Ceci est la garantie de notre politique de sécurité, ainsi qu’en matière de relation étrangère.

Sans protection aérienne, nous violons nos traités de neutralité et devenons peu attractifs en tant qu'hôtes de conférences internationales.

Un double danger le 27 septembre :

Les opposants à l’achat du nouvel avion n’ont pas de véritables arguments, ils distillent de fausses informations en permanences et l’objectif et l’affaiblissement de l’armée pour mieux la supprimer ! Enfumage, tentatives de détourner l’esprit des citoyennes et citoyens forment un dangereux mélanges qui aurait comme conséquences l’affaiblissement de notre sécurité d’une part et de l’autre, une perte de confiance dans notre système politique, qui serait sacrifier sur l’autel des « Fake News ». 

Il n’y pas de plan B à l’achat d’un nouvel avion de combat !

Sources : armasuisse, ETH, Zürich étude Niklas Masuhr, Rapport US Navy 2017, Swissmem, Graduate Institute Geneva, AGEFI.

 

30/08/2020

Le Mi-171Sh-VN « Storm » prêt pour la production !

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Révélé en 2017 le nouvel hélicoptère destinés aux forces spéciales Rostec MIi171Sh-VN « Storm » vient d’être présenté pour la première fois à l'exposition de défense Army 2020 à Koubinka, près de Moscou, du 23 au 29 août. Le nouvel appareil est prêt pour son entrée en production.

Rostec a déclaré dans un communiqué que l'hélicoptère de transport amélioré Mi-171Sh-VN « Storm » '', sera construit à l'usine aéronautique d'Ulan-Ude (U-UAZ, une filiale de Russian Helicopters).

Le Mi-171Sh-VN « Storm » est conçu pour être plus efficace et capable de survivre dans un environnement de conflit moderne. L'hélicoptère a été développé en fonction de l'expérience de combat, y compris en Syrie, a déclaré le directeur général de Russian Helicopters, Andrey Boginsky.

Selon ses spécifications officielles, le Mi-171Sh-VN « Storm » a un poids maximal au décollage de 13’500 kg, une charge utile maximale de 4’000 kg, un rayon d’action de 1‘065 km, un plafond de service de 6’000 mètres, une vitesse maximale de 280 km/h, et une vitesse de croisière de 260 km/h. L'hélicoptère dispose d'un équipage de trois personnes et peut transporter jusqu'à 37 soldats équipés. Le Mi-171Sh-VN est alimenté par deux moteurs avec une puissance de 1’900 ch chacun. Il possède des pales de rotor principal composites et un rotor de queue de type X.

Pour les spécificités, le Mi-171Sh-VN « Storm » dispose d’une avionique avec écrans EFIS IBKV-17VP. L’équipage est protégé par une armure en Kevlar au niveau des planchers de la cabine de l'équipage et du compartiment à cargaison. L'hélicoptère est plus lourdement armé que les M-8/17 précédemment développés, avec une suite d'armement composée de mitrailleuses Kord 12,7 mm montées sur la porte et tirant vers l'avant, de roquettes, de bombes et de missiles guidés antichar Ataka. Un double système de caméras OPS-24N-1L FLIR permet indépendamment de tirer et de continuer à surveiller la zone d’intervention.

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Photos : Mi-171Sh-VN « Strom »@ Rostec

 

 

29/08/2020

Suède : 3'000 heures de vol pour un Gripen !

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Cette semaine, l’escadron F17 de la base aérienne de Ronneby / Kallinge en Suède a franchi une étape importante, lorsque l'un des avions de combat un Saab JAS39C Gripen a atteint les 3’000 heures de vol. C'est le premier Gripen à avoir atteint ce nombre d'heures.

Pour l’occasion, le JAS39C Gripen, série 39210 a été décoré spécialement pour l’occasion. Le 39210, souvent appelé le "210", a, comme beaucoup d'autres, été modifié et mis à jour avec du nouveau matériel et des logiciels depuis sa mise en service en 2005. Mais la longue durée de vol totale du « 210 » est très rare pour les avions de combat suédois. Le seul avion de combat opérationnel en Suède qui atteint ce nombre d’heures et le Saab 37 Viggen avec 3’100 heures de vol, qui a été utilisé à une époque où les heures de vols étaient plus importantes qu'aujourd'hui.

Le 210 a en ce sens fonctionné comme un avion d'essai et sans aucun incident majeur. Cette étape va permettre à l’avionneur de travailler en vue de l’augmentation du potentiel cellule des Gripen C/D. La famille Gripen montre une bien plus grande résistance que les appareils antérieurs de l’avionneur suédois.

Actuellement les JAS-39 Gripen C/D subissent une inspection toutes les 200 heures et avec 3’000 heures de vol derrière lui, le « 210 » est le seul à avoir subi l'inspection numéro 15. Cette étape permet également aux équipes de maintenance de l’aviation suédoise de travailler avec de nouvelles données qui serviront pour augmenter la capacité opérationnelle.

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Photos : le « 210 » et sa décoration @ Flygvapnet F17

La police de Victoria réceptionne un King Air 350ER !

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Textron Aviation a livré un Beechcraft King Air 350ER à la société australienne de services aéronautiques Skytraders, qui exploitera et entretiendra l'avion pour le compte de la police de Victoria.

Le King Air 350ER soutiendra principalement l'escadre aérienne de la police de Victoria (VPAW) et son équipe d'officiers de vol tactiques, qui dirigent les forces de l'ordre aéroportées pour les missions de formation, la recherche et le sauvetage les missions de sécurité maritime en mer dans tout l'État de Victoria, en Australie.

Le King Air 350ER :

Le Beechcraft King Air 350ER est une version étendue du bimoteur à turbopropulseur King Air 350i. L’avion est doté de deux turbopropulseurs PT6A-60A de Pratt & Whitney Canada ou PT6A-67A installés en usine en option avec des hélices à quatre pales Hartzell. En ce qui concerne l’avionique, l’avion dispose d’une suite numérique Collins Aerospace Pro Line Fusion entièrement intégrée qui fournit aux pilotes une excellente vision situationnel écrans tactiles.

Possibilités infinies de missions spéciales :

Le King Air 350 permet une grande variété de missions pour les clients gouvernementaux, militaires et commerciaux pour des missions critiques.  Avec une qualité, une polyvalence et des coûts d'exploitation faibles le King Air 350 est optimisé pour les ambulances aériennes, les ISR, le transport utilitaire, les levés aériens, l'inspection en vol, la formation et un certain nombre d'autres opérations spéciales. 

Photo : King Air 350 ER destiné à la police de Victoria @ Textron

 

28/08/2020

Taïwan renforce sa capacité de maintenance des F-16 !

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La société taïwanaise de développement industriel aérospatial (AIDC) a inauguré ce vendredi 28 août un centre de maintenance, de réparation, de révision et de mise à niveau (MRO & U) pour soutenir la flotte en expansion d’avions de combat Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon & Viper ». 

L'AIDC a confirmé que l'installation située dans le complexe d'AIDC à Taichung est positionnée pour fournir des services MRO & U pour les nouveaux avions F-16C/D Block 70 « Viper » récemment commandés par Taiwan, ainsi que pour les anciens modèles F-16A/B, qui sont actuellement en cours de modernisation.

Lors d’une cérémonie d’inauguration, le président taïwanais Tsai Ing-wen a déclaré que l’installation « réduirait considérablement » le temps nécessaire pour entretenir ses avions F-16, ce qui améliorerait la capacité de combat aérien de Taiwan et aiderait à maintenir la paix et la stabilité régionales. 

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Un futur support régional ?

Si le soutien aux F-16 exploités localement est la priorité du nouveau centre, l'AIDC espère également, à temps, conclure des accords MRO & U avec des opérateurs régionaux de F-16, tels que l'Indonésie, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande.

L’AIDC vise à promouvoir l’installation en tant qu’alternative rentable à l’approvisionnement en services d’appui aux États-Unis, bien que les responsables aient reconnu que les problèmes politiques et les préoccupations des pays de la région concernant l’engagement avec Taïwan pourraient entraver ces aspirations.

Mise à jour des F-16 :

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Cette mise à jour doit permettre une revalorisation des appareils de type F-16 A/B, afin, de combler le retard technologique vis-à-vis de l’imposant et menaçant voisin chinois. Celui-ci, a en effet sérieusement renforcé sa position avec la mise en ligne des Shenyang J-2 « Dragon Véloce » et l’arrivée des Shenyang J-11 (Sukhoi 27 chinois).

La modernisation des F-16 taïwanais comprendra l’adjonction d’un nouveau radar de type AESA, soit le Northrop-Grumman APG-83, une avionique modernisée, un cockpit tout écrans compatibles avec des lunettes de vision nocturne, une centrale de navigation GPS, un nouveau système de guerre électronique de type l’ALQ-176 couplé avec système de leurres ALQ-184 (V) 7.  En matière de communication les appareils recevront de nouvelles radios numériques ainsi qu’une liaison de donnée (Link16) améliorée. Les pilotes recevront un viseur de casque permettant l’emploi du missile Raytheon AIM-9X « hyper véloce » en remplacement des AIM-9PM actuels.

Question motorisation, les moteurs Pratt & Whitney F100-PW-220 seront portés à la norme -229E plus puissant et permettant de réduire le temps de maintenance.

Taïwan prévoit l’acquisition d’une nacelle de ciblage, mais n’a pour l’heure pas précisé le modèle choisit entre le AN/AAQ-33 SNIPER ou AN/AAQ-28 LITENING plus ancien.

Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

Rappel :

L'administration Trump a d'abord approuvé la vente du F-16V en août 2019, qui a ensuite été approuvée par le Congrès. En novembre, le Parlement de Taïwan a accepté le budget de 8,1 milliards de dollars, permettant au MND de signer l'accord. Le calendrier de livraison du programme, nommé en interne « Phoenix Soaring », prévoit que les deux premiers F-16V un monoplace et biplace soient livrés d'ici 2023 pour les tests initiaux, tandis que le dernier des 66 appareils devrait à recevoir d'ici 2026. Selon les médias locaux, 56 des avions seront des monoplaces, les 10 autres biplaces.

La ROCAF a l'intention de stationner les F-16V à Chihhang AFB à Taitung, qui abrite actuellement la 7e Escadre d'entraînement au pilotage (FTW) qui pilote le F-5E / F Tiger II dans le rôle d'entraînement de chasse. Les F-5 seront remplacés par le T-5 « Brave Eagle » Advanced Jet Trainer indigène au cours de la prochaine décennie.

Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » : 

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Le Lockheed-Martin F-16 « Viper » Block70/72 est le dernier et le plus avancé de la famille des « Fighting Falcon ». La configuration F-16V comprend de nombreuses améliorations destinées à maintenir le F-16 à la pointe des avions de combat. Selon Lockheed-Martin, cette nouvelle version va fournir des capacités de combat de pointe tout en restant une solution évolutive et abordable pour le client.

Le F-16V dispose d’un nouveau radar à antenne électronique Electronically Scanned Array (AESA) Northrop-Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam ». L'APG-83 fournit aux pilotes une vision inégalée en matière de détail de la zone de cibles et d’affichages cartographiques numérique couplé à un système IRST. L’avionique est également améliorée avec un écran géant 6x8 central (CPD) à haute résolution, un nouveau bus de données à haute vitesse. Les capacités opérationnelles sont améliorées grâce à un nouveau système de liaisons de données Link-16 « Theater Data Link », l’adjonction de la dernière version de la nacelle de désignation « Sniper », d’un nouveau système de navigation et de précision par GPS. L’avion est également doté du système automatique Ground Collision Avoidance (Auto GCAS). En matière d’armement, le F-16V permet d’emporter l’ensemble des armes disponibles et futures en de l’US Air Force.

Taïwan a passé commande de nacelles de ciblage AN/AAQ-33 SNIPER. Concernant l’armement, les F-16 seront dotés en plus de l’AIM-9X, de missiles AIM-120C7 AMRAAM et d’une variété d’armes guidées d’attaque au sol comme les bombes GBU-10 Enhanced Paveway II ou GBU-56 JDAM Laser.

Taiwan a reçu des missiles Raytheon AGM-84L « Harpoon » BlockII antinavire et du matériel connexe. Dont des unités de contrôle de guidage « Harpoon », 30 conteneurs, 30 pylônes de lancement, ainsi que des kits de configuration AGM-84G à AGM-84L.

Photos : 1 Le F-16 est la pièce maîtresse de l’aviation taïwanaise 2 Cérémonie d’inauguration du centre AIDC 3 F-16A@AIDC  4 F-16 Viper @ LM