31/08/2020

Pourquoi est-ce important de renouveler notre flotte aérienne ?

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Air2030, ce n'est pas juste l'achat d'un avion, mais d'un système complet (avion/système sol-air) capable de répondre à une multitude de menaces actuelles et futures. Il s’agit notamment de pouvoir répondre aux attaques physiques et non physiques, soit une combinaison de guerre conventionnelle avec l'infini de l’internet.

Pourquoi maintenant ?

Avec le refus de la votation sur le « Fond Gripen », les avions de combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » datant des années 1970 n’ont pas été remplacés. Ceux-ci sont depuis un certain temps devenus obsolètes et vont être retirés complètement du service très prochainement.

La flotte de Boeing F/A-18 C/D « Hornet » a dépassé la moitié de sa vie cellule. L’avion est conçu pour 5’000 heures de vol. Les heures annuellement nécessaires pour l'entraînement de nos pilotes sont de 5’500 heures environ (120 h/an par pilote + simulateur). La prolongation de vie à 6’000 heures en cours doit permettre de pouvoir voler jusqu'en 2030. Il ne sera pas possible de prolonger l’avion car, dès 2023, Boeing ne livrera plus les mises à jour des logiciels et dès 2032, l’avionneur ne pourra pas garantir l’obtention de pièces détachées. C’est pour cela que les pays utilisateurs comme la Suisse (l’Australie, le Canada, l’Espagne, la Finlande, le Koweït et l’US Navy) planifient le retrait et le remplacement d’ici 10 ans de l’ensemble des modèles de « Hornet ».

Préliminaires à Air2030 :

La décision de lancer le programme « Air2030 » ne s’est pas faite en un jour. Toutes les alternatives ont été étudiées (prolongations des avions, sous-traitance de la police du ciel, achat d’avions d’occasions) mais au final ces dernières n’offraient pas de solutions viables à long terme, ni en fonction de l’ensemble des besoins.

C’est après l’étude des alternatives que le DDPS a lancé le projet « Air2030 ». Pour ce faire, deux groupes de travail ont été créés :

  • Groupe d’accompagnement pour l’évaluation de l’acquisition.
  • Groupe d’experts sur le futur avion.

S’ajoute les discussions de Watteville, ainsi que celles au Parlement.

En parallèle, un document complet « Avenir de la Défense aérienne » a été publié. Il faut y ajouter les trois rapports complémentaires demandés par Mme la Conseillère Fédérale Viola Amherd :

  • État de la menace par Mme l’ambassadrice Pälvi Pulli.
  • Avis externe sur l’avion de combat par le Professeur Claude Nicollier.
  • Affaires compensatoires par l’expert Kurt Grüter.

Financement garanti :

Le financement est entièrement pris sur le budget ordinaire de l’armée. Aucun financement par d'autres départements ou autres institutions n’est occasionné. Cet argent en cas de « NON » n’ira pas ailleurs ! Il restera à disposition du budget de l’armée.

De plus, selon une étude du Professeur Cédric Tille du Graduate Institute Geneva, "l’analyse montre clairement que la défense n’a pas siphonné des ressources au détriment d’autres besoins. Bien au contraire, elle représente le seul poste qui a dû se serrer la ceinture alors que les autres catégories affichaient une croissance soutenue."

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Coûts effectifs :

Le plafond de 6 mia pour l'acquisition d'avions de combat comprend des coûts globaux sur la durée de vie des appareils : CHF 18 mia au maximum (avion ayant les coûts de maintenance les plus élevés) le plus bas étant de 12 mia, soit un coût mensuelle sur 30 ans maximum de 4 CHF soit le prix d’un café par famille. La vie des cellules des nouveaux avions est plus longue, soit une fourchette de 8'000 à 10'000 heures de vols en comparaison au F/A-18 qui est de 5'000 heures. De plus, les nouveautés en matière de diagnostic de panne (IA) vont permettre de diminuer certains travaux de maintenance.

Avions de luxe ?

Les avions de combat en compétition sont standards et correspondent aux besoins et à la technologie nécessaire selon un cahier des charges établi en adéquation avec l’analyse des menaces. Ils répondent à des besoins clairement identifiés. Des avions plus légers ne peuvent effectuer les missions les plus basics de la police du ciel et encore moins en ce qui concerne les tâches les plus avancées. 

La défense sol-air ne suffit pas !

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La défense sol-air seule ne permet pas de protéger l’espace aérien. En Suisse, les radars au sol subissent les effets de la topographie. Les ondes radars ne traversant pas les montagnes, la capacité de couverture d’un système sol-air de moyenne/longue-portée est limitée à 15'000 km(Données Rapport sur la Défense Aérienne). Par ailleurs, un système sol-air est une arme de guerre, mais inutilisable en temps de paix. De plus, l’engagement contre des missiles balistiques est complexe et ne peut être effectué de manière fiable qu’avec un engagement en « réseau » avec un avion de combat multirôle.

Pas seulement un avion, mais un système complet :

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Nous sommes amenés à voter uniquement sur l’achat de l’avion. Mais « Air2030 » n’est pas qu’un avion pour assurer la police du ciel. C’est un projet complet en vue d’adapter les Forces aériennes aux nombreux défis qui les attendent. La guerre se complique avec ce qu’on appelle les « opérations multi-domaines » (détection tout azimut, combat au-delà de la portée visuelle, guerre en réseau (Electronic Warfare) et antibalistique, reconnaissance). Parce que les avions de combat modernes sont conçus comme des plateformes volantes polyvalentes, ils servent également de pont entre les espaces physiques et non physiques. Aujourd'hui, les liaisons de données vers tous les partenaires au sol et les capteurs capables de vérifier les dangers au sol et dans les airs à distance sont presque plus importants que l'armement ou les caractéristiques de vol pour les combats aériens classiques. La capacité de mener une guerre électronique est de plus en plus attendue car les avions de combat modernes en sont la clé de voûte !

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En conséquence, l’avion de combat moderne est directement lié à la cyberguerre, car celui-ci en est un vecteur direct. Air2030 allie un avion avec un système sol-air qui vont travailler en binôme, afin de répondre de manière la plus adaptée à l’évolution des menaces. Les « zones non couvertes » par le système sol-air seront complétées par le radar volant de l’avion car sans ce dernier, la détection reste limitée.

Un avion léger ne répond pas aux besoins minimums :

La contre-proposition pour l’achat du M346FA n’est qu’un leurre.  Cet appareil n’est pas adapté il n’est pas à la norme QRA15 (décollage en moins de 15 minutes) son plafond pratique de 12'000 mètres ne permet pas de rejoindre un avion de ligne à haute altitude. Trop lent, pas de postcombustion, il ne peut pas rejoindre non plus un jet d’affaires rapidement. Son radar est inadapté en montagne à cause de sa faible puissance (apparition de faux échos).

La Suisse partenaire de sécurité :

L’histoire des conflits nous montre à bien des égards que l’on ne peut compter sur la protection de ses voisins. Par contre, il est nécessaire de participer à une sécurité commune. La Suisse est un partenaire de choix dans ce que l’on appelle la sécurité centre-europe. D’ailleurs, l’acquisition d’un nouvel avion de combat associé à un système complet de défense aérienne est particulièrement bien vu de la part de nos voisins français, allemands et italiens. Ceux-ci espèrent qu’à l’avenir nous pourrons continuer de travailler ensemble pour améliorer l’échange de données, afin de mieux sécuriser nos espaces aériens.  

Sans protection aérienne, nous violons nos traités de neutralité et devenons peu attractifs en tant qu'hôtes de conférences internationales.

Certifiés bio-kérosène : 

Les nouveaux avions de combat seront tous certifiés pour voler avec du bio-kérosène. A l’avenir, il sera donc possible de protéger notre espace aérien tout en offrant une meilleure adéquation avec la protection du climat. Selon les avionneurs, l’état des certifications est le suivant : le Super Hornet = certifié, F-35 = certification en cours, Rafale & Eurofighter = certification attendue pour 2023. A noter au passage que la consommation de kérosène par l’armée ne représente que 2% de la totalité du kérosène chargé en Suisse. 

Les offsets un retour sur investissement :

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Les affaires compensatoires sont soumises à la loi du marché. Le tout est contrôlé à l’aide d’un registre public et l’argent investi permettra de donner un nouveau souffle à l’industrie avec des emplois, donc des cotisations AVS et un retour en termes d’impôts. C’est ainsi que l’argent travail pour le bien de la communauté.  En l’occurrence, des affaires compensatoires sont prévues pour l’achat des nouveaux avions : les entreprises étrangères qui se verront confier des mandats devront compenser 60% de la valeur contractuelle par l’octroi de mandats en Suisse, dont 20% directement et 40% indirectement dans des domaines liés à la sécurité. Afin de garantir que toutes les régions y trouvent leur compte, une répartition est fixée : 65% en Suisse alémanique, 30% en Suisse romande et 5% en Suisse italienne. Ces affaires compensatoires permettront des transferts de savoir technologique en faveur des entreprises suisses, ainsi qu’un accès pour ces dernières à de nouveaux marchés étrangers. Les participations industrielles sont une garantie pour chaque compétence et sont de ce fait dans l’intérêt de la politique de sécurité.

Notre souveraineté :

Notre aviation militaire garantit notre souveraineté aérienne et aucun avion étranger armé ne peut traverser notre territoire pour des opérations à l’étranger. Ceci est la garantie de notre politique de sécurité, ainsi qu’en matière de relation étrangère.

Sans protection aérienne, nous violons nos traités de neutralité et devenons peu attractifs en tant qu'hôtes de conférences internationales.

Un double danger le 27 septembre :

Les opposants à l’achat du nouvel avion n’ont pas de véritables arguments, ils distillent de fausses informations en permanences et l’objectif et l’affaiblissement de l’armée pour mieux la supprimer ! Enfumage, tentatives de détourner l’esprit des citoyennes et citoyens forment un dangereux mélanges qui aurait comme conséquences l’affaiblissement de notre sécurité d’une part et de l’autre, une perte de confiance dans notre système politique, qui serait sacrifier sur l’autel des « Fake News ». 

Il n’y pas de plan B à l’achat d’un nouvel avion de combat !

Sources : armasuisse, ETH, Zürich étude Niklas Masuhr, Rapport US Navy 2017, Swissmem, Graduate Institute Geneva, AGEFI.

 

Commentaires

@Pk, très bon exposé. J'aime particulièrement le graphique PIB vs Budget militaire. Où nous sommes parmis les plus faibles, et ce depuis longtemps. N'en déplaise à une gauche mensongère et réductrice. Et je le répète ,soutenue par des médias publics payés par TOUS les contribuables, mais qui nous servent une soupe orientée anti-defense en général....Inadmissible...

Écrit par : Baz driver | 31/08/2020

Bravo et merci pour cet article.
Il serait encore mieux s'il comportait certains liens pour approfondir certains sujets et asseoir davantage sa crédibilité ;-)

Écrit par : Vincent | 31/08/2020

Merci pour cette exposé. Vous dites:"Des avions plus légers ne peuvent effectuer les missions les plus basics de la police du ciel" et pourtant en 2014, le DDPS avait sélectionné le Gripen mais comme vous n'acceptez pas le débat contradictoire, vous n'allez pas publier mon poste (comme les deux précédents sur le sujet).
Pour le reste, je suis d'accord quoi que sans les offset, on aurait eu une facture moins lourde mais avec la crise actuelle, mieux vaut sauvegarder des emplois et laisser filer la dette. Et au passage il y a toujours un plan B, comme le F16

Écrit par : Wolff | 31/08/2020

N'étant pas suisse, je me permets de vous solliciter pour avoir votre ressenti concernant cette votation.
Y'a t'il une tendance qui se dégage (plutôt oui ou plutôt non) ??
Si c'est le non, quel moyen a l'état major en suisse pour essayer de retourner les sondages (et les votes) en leur faveur ?? Débat télévisé ?? Campagne de sensibilisation ?? Journée Porte ouverte ??.
Car, de mon point de vue, ça serait un cataclysme si c'est le non qui l'emporte, dans le contexte mondial actuel, et il serait primordial de mettre toutes les chances de son coté.'
Nous avons besoin de pays européens militairement forts (surtout ceux de l’Europe de l'ouest).

Écrit par : MBMW | 31/08/2020

Je suis pour l'achat, mais dire qu'il n'y a pas de plan b serait exagéré, il n'y avait pas de plan b au grippen et pouf, nous revoilà à devoir révolté ce truc

Écrit par : Flo | 31/08/2020

@Wolff: Mais le Gripen à plus forte raison le "E" n'est pas un avion léger du type du M34, il est capable d'effectuer toutes les missions (air-air, air-sol, antinavire, EW, reco). Je vous rappelle qu'il était en course jusq'au printemps dernier, mais que les Suédois ont laissé tomber car certains systèmes encore ne dévellopement n'étaient disponible pour les essais.

Concernant les Offsets, la facture ne sera pas plus élevée, étant donnée le choix de 60%. Avec un tel montant les coûts n'augmentent pas.

Non, il n'y a pas de plan B, si les opposants gagnent la bataille, il n'y aura AUCUN avion, ni ceux en course, ni le M346, ni le F-16 ou même des MIG-35 et autre Su-30 !

Écrit par : PK | 31/08/2020

@Flo: Non il n'y a pas de plan "B" ! Avec le Gripen il s'agissait d'un remplacement partiel de la flotte d'avions avec la possibilité de racheter plus d'avion du même type ou d'un autre modèle par la suite. Cette fois il n'y a pas de seconde chance car il s'agit du remplacement complet de la flotte.

Écrit par : Pk | 31/08/2020

@Flo : "Je suis pour l'achat, mais dire qu'il n'y a pas de plan b serait exagéré, il n'y avait pas de plan b au grippen et pouf, nous revoilà à devoir révolté ce truc"
Disons que si le peuple est contre l'achat d'avions de combat achetés avec une enveloppe extraordinaire (2014) et qu'il est contre l'achat d'avions de combat dans le budget militaire ordinaire (2020)... Comment les financer autrement?

Et même s'il était annoncé de recommencer une nouvelle campagne d'acquisition (ce qui ne sera probablement pas le cas), il faudra plusieurs années pour étudier et décider quelle solution et/ou quels types d'appareils serait adaptée à nos besoins (négociations avec les constructeurs ou éventuellement d'autres forces aériennes, votations puisque le GSSA et la gauche s'opposera à tout achat, signatures des contrats, attente des livraisons). En gros, cette fois ça a commencé en 2014-2015 pour avoir des avions probablement livrés entre 2025 et 2030, si on devait recommencer après ces votations, tous nos appareils seraient déjà retirés du service bien avant que les nouveaux soient réceptionnés...

Écrit par : Jo-ailes | 31/08/2020

Autre question que je n'ai jamais eu l'occasion de poser à un représentant du GSSA... Quel achat ce mouvement aimerait que l'armée fasse avec ces 6 mia qui resteront de toutes façons dans le budget militaire : améliorer l'équipement de l'infanterie, moderniser l'artillerie, acheter des hélicoptères antichars ou remplacer nos Leopard 2 ?

Écrit par : Jo-ailes | 31/08/2020

@PK
Ok mes excuses. Je n'ai pas la même définition d'avion léger. Pour moi, un Gripen et un F16 sont des avions de chasse légers car monoréacteur. Un FA18 ou Rafale sont des avions de chasse moyens et la proposition de la gauche M34 n'est même pas un avion de chasse mais d'entraînement, donc hors sujet.

D'accord avec vous, n'importe quel avion russe est hors sujet car non compatible avec nos alliés potentiels (une démocratie). Je rappelle que si l'Allemagne nazi avait déclaré la guerre à la Suisse en 1940 en même temps qu'à la France, la Suisse aurait eu le droit d'avoir un allié malgré sa neutralité inscrite dans la Constitution selon l'adage"les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Si un pays de l'O.t.a.n se fait attaquer, on ne bouge pas mais si on se fait attaquer par le même agresseur, on peut devenir l'allié de l'O.t.a.n. et donc, ça pourrait être utile d'avoir du matériel compatible. Donc MIG out à moins que Poutine se mette au droit d'initiative, au referendum, au respect de la liberté d'expression, etc. Bref à la démocratie comme les valeurs que nous prônons.

Écrit par : Wolff | 31/08/2020

Bonjour,

Vous notez: "De plus, l’engagement contre des missiles balistiques est complexe et ne peut être effectué de manière fiable qu’avec un engagement en « réseau » avec un avion de combat multirôle."
Pouvez-vous préciser en quoi un avion de combat multirôle est utile dans la lutte contre les missiles balistiques ?

Cordialement

Écrit par : Pier'O | 31/08/2020

Il n'y a pas de plan B, point barre.
Ceux qui votent contre l'avion sont automatiquement contre l'Armée ou sa suppression. On n'engage pas des troupes au sol sans une couverture aérienne.
Un pays souverain se défend lui-même! Très bon article et surtout il faut parler dans son entourage de cet article et mettre en exergue le ration PIB/armée.

Écrit par : Tzaut | 31/08/2020

@Pier'O

Les missiles longues portée les plus récent comme le Meteor et l'AMRAAM version D peuvent, sauf erreur de ma part, prendre pour cible des missiles balistiques ou des missiles de croisière. Ce ne sont plus des missiles anti avion mais aussi anti missile.

Écrit par : yo | 01/09/2020

@Wolff

le F16 n'est plus vraiment un avion léger c'est surtout devenu un camion à bombes.

Écrit par : yo | 01/09/2020

Pier'O: Les nouveauxa avions de combat, peuvent désormais grâce aux radar à balayage électronique AESA et la nouvelle génération de capteur infrarouge IRST à longue portée détecter, suivre et détruire des missiles balistiques à trajectoire tendue (Cruise missile ) ou courbe (rentrée atmosphérique) dans un pays montagneux comme le notre, la Défense sol-air reste limitée, l'avion pemret de suivre de combler les vides dans les vallées (voir figure plus haut) mais également très loin par delà les limites topographique.

Écrit par : Pk | 01/09/2020

@Pier'O: Pk a parfaitement raison. Et cela a déjà été démontré en 2019 avec, même si beaucoup le détestent,le F-35. L'hyper-connectivite a pris le pas sur beaucoup de paramètres de pures performances des avions de combat. On vit une révolution dans le domaine aérien qui inclut tous les partenaires, air, terre, marins et satellitaires. L'information aujourd'hui est une arme....

Écrit par : Baz driver | 01/09/2020

Etonnant que personne ne parle du principal paramètre qui risque d'influencer le referundum, le coronavirus ! D'abord est ce que ça va influer sur la participation, et deuxième interrogation ; est-ce que en période de crise sanitaire, poser une question si cruciale pour les réarmement de la suisse est le bon moment ? Il y a décidément beaucoup de militaires sur ce blog qui pensent en militaires, or il faut tenir compte de TOUS les paramètres !

Écrit par : Ribert | 01/09/2020

@Ribert: Vous ne devez pas être Suisse, car vous auriez comme information que les sondages sont positifs, en faveur de l'achat de l'avion, avec un énomre soutien politique. Deuxièmement. En Suisse pas besoin de se déplacer pour voter, nous avons le vote par correspondance. La planification des votes est faite avec 12 à 16 mois d'avance, il n'est pas possible de changer la disposition de ceux-ci. Et pour terminer les compensations économiques sur cet achat son un élément favorable à la relance des entreprises. Non, il n'y pas que des Militaires (crétins) comme vous semblez le penser.

Écrit par : Martin | 01/09/2020

Bonjour....
Excellent article ! J'ai vu sur Youtube je crois , un reportage sur la délégation des Socialistes , ( un monsieur et une dame , totalement hors sol , angéliques ) en Italie chez Léonardo .... Ils étaient séduit par un avion "pas cher" qui ferait bien l'affaire .... l'Armée Suisse n'ayant pas besoin d'une Ferrari alors qu'une Clio ferait bien l'affaire !!! Cela veut tout dire sur les dirigeants de gauche qui n'ont aucun sens des réalités .... et cela dans toute l'Europe ! Chacun comptant sur l'autre pour se défendre , on voit le résultat avec la crise du Covid avec chacun se repliant sur lui même !!! Je fais confiance à la Suisse pour se défendre !!!

Écrit par : alain peulet | 01/09/2020

Bonjour,
Il y a bien un plan B : Sous traiter la protection du territoire à une autre nation.
Par contre niveau souveraineté c'est la catastrophe.
De plus le coût financier et politique est loin d'être négligeable.

Écrit par : julienJLA | 01/09/2020

@Martin : Oui vous avez raison pour la planification des votations et le fait qu'elles puissent être faites par correspondance et que l'appuis politique est important.
En ce qui concerne les sondages, je préfère rester prudent puisque si le deuxième donne une majorité de OUI, celui publié quelques jours plus tôt donnait un OUI timide (50% contre 47% de NON si ma mémoire est bonne). Je préfère rester vigilant et continuer à informer mon entourage jusqu'au 27 septembre, en restant dans la vérité, afin d'augmenter les chances pour que cet achat puisse être fait.

Écrit par : Jo-ailes | 01/09/2020

@Jo-ailes: Je ne fais pas référence au petit sondage de Tamedia, mais du premier sondage officiel GFS soit 58 % de OUI aux avions :

https://www.swissinfo.ch/fre/sondage---non--à-l-initiative-de-limitation---oui--aux-avions-de-chasse/45980832

Écrit par : Martin | 01/09/2020

@julienJLA: La sous-traitance de la police du ciel a été étudiée lors des préliminaires à Air2030 j'en parée plus haut. Cette solution n'est pas en soi un plan B car effectivement nous perdrions notre souveraineté ainsi que nos prérogatives en matières de "bons offices", soit la fin de la Genève internationale et nous perdrions également le CIO et l'UEFA. Se retrouver sous tutelle de l'Otan comme l'Estonie, la Lituanie par exemple serait dommageable sur plusieurs points.

Écrit par : Pk | 01/09/2020

@Martin : J'ai bien compris votre message, j'ai juste dit qu'il y avait un autre sondage, peut-être moins officiel (Tamedia, en effet), qui donnait une marge nettement plus petite qauelques jours avant. Et je continue de penser qu'il vaut mieux rester prudent, surtout quand nos médias publiques sortent des dossiers comme celui-ci :
https://www.rts.ch/info/suisse/11530080-la-suisse-et-les-avions-de-combat-une-longue-histoire-de-batailles-politiques.html
On y trouve tous les points négatifs de notre aviation militaire, mais le positif n'est pas mentionné.

Écrit par : Jo-ailes | 02/09/2020

Lors d’un débat organisé à Genève, la conseillère nationale verte Klopfenstein avait ressassé l’argument comme quoi « l’Autriche avec 15 avions faisait tout aussi bien ». Ayant réussi à prendre la parole, j’avais souligné que si notre voisin était si mal équipé, c’est la faute à un ministre de la défense ancien objecteur (!) qui, faute de pouvoir casser le contrat pour l’achat des avions avait réussi à réduire drastiquement le nombre d’Eurofighters à acheter, que que l’aviation autrichienne ne fait pas la police du ciel pendant les heures de bureau, mais à la demi-journée!!! (+1x par mois une journée entière...). Je lui avais demandé aussi pourquoi ne pas citer nos autres voisins, la France qui a des centaines de Rafale, l’Allemagne qui a des Eurofighter et va commander des Super Hornet et l’Italie qui a des Eurofighter et des F-35.

Écrit par : Jan Imhof | 02/09/2020

Nouveau sondage positif, Tamedia a puplié ce matin un second sondage qui confirme l'avance du OUI aux avions : https://www.20min.ch/fr/story/linitiative-de-limitation-perd-du-terrain-selon-un-sondage-759050330488

Écrit par : Marco | 02/09/2020

Merci à PK pour ces articles toujours bien documentés.
Mais je m'adresse à tous les lecteurs de ce blog, en effet la mission pour nous MAINTENANT c'est de convaincre "LES INDECIS qui feront la différence lors de ce vote crucial pour notre aviation et notre armée. Nous connaissons tous des voisins, amis que nous devons convaincre car trop perméable aux Fake-News.
Ensemble œuvrons pour un OUI clair à la sécurité aérienne !
Merci à tous !
Didier

Écrit par : Didier | 02/09/2020

@PK:
Dans l'une des photos de l'article, il y une phrase intrigante
"Crimée, utilisation radar AESA pour injecter des virus"
Est-ce un incident survenu en Crimée ??
Si oui, auriez vous des potins croustillants ??
Merci :-)

Écrit par : MBMW | 04/09/2020

@MBMW: Pas un incident, mais une réalité ! Pour neutraliser la Crimée, les Russes ont dû brouiller les communications étatiques, mais également bloquer internet et la téléphonie mobile. Pour réaliser cette dernière, ils ont utilisé des Su-30SM et téléchargé des virus à bord. Une fois dans l'espace aérien de la Crimée ces appareils ont ciblé les réseaux de téléphonie mobile pour ensuite y injecté les virus grâce à la technologie des radas à balayage électronique. Le "Black Out " ainsi optenu à permis ensuite d'assurer le largage des parachutistes en toute sécurité, que nous avons vu sur toutes le Tv le lendemain.

Écrit par : PK | 04/09/2020

Les résultats du deuxième sondage de l'institut gfs.bern (2 au 10 septembre) donnent 56% de OUI et 40% de NON, avec +/- 3% de marge d'erreur. C'est pas trop mal, même si le NON progresse, mais il ne faut surtout pas se démobiliser et rester vigilant!
https://www.rts.ch/info/suisse/11605576-rejet-de-linitiative-de-ludc-oui-aux-avions-de-combat-selon-le-2e-sondage-ssr.html

Écrit par : Jo-ailes | 16/09/2020

@Jo-ailes : sur TAMEDIA c'est 65% de OUI ! Bon le sondage est bizzaroïde masi interressant car effectué un peu plus tard qeu celui de GFS. https://www.20min.ch/fr/story/la-loi-sur-la-chasse-vers-un-score-serre-865390650862

Écrit par : Mathieu | 16/09/2020

@Mathieu. J'aurais plutôt tendance à suivre celui de gfs.bern. Comme le dit Jo-ailes, il faut continuer à se mobiliser et convaincre.

Écrit par : Baz driver | 16/09/2020

@Baz Driver : Oui sur le fond GFS est plus sûr

Écrit par : Mathieu | 16/09/2020

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